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Les enjeux du groupe B

Vu qu’aucune équipe n’est encore définitivement qualifiée ou éliminée dans cette poule serrée, la dernière journée va être primordiale. Et comme chacun a son avenir entre les pieds, il devrait y avoir de l’action… Avec un Bale qui confirme et une Angleterre enfin conquérante ?

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L’Angleterre veut terminer le travail



Les Three Lions leaders et totalement maîtres de leur destin avant le dernier match de groupe, c’est un petit miracle. Loin d’être « emballants » comme lors de leur première mi-temps contre la Russie prétendument réussie, les Anglais ont galéré pour récupérer quatre points. Mais en renversant le score contre le pays de Galles dans les derniers instants (alors qu’ils avaient été menés), la confiance est sans doute revenue. Bref, les « Rosbifs » ont une chance en or de conserver leur première place et se taper un des meilleurs troisièmes (qui, à cette heure, est impossible à connaître ; Irlande du Nord ? Roumanie ? Tchéquie ? Albanie ?) en huitièmes. Pour ça, il suffit qu’ils gagnent face à l’emmerdante Slovaquie, ou qu’ils prennent un point sans que le pays de Galles ne l’emporte dans l’autre rencontre. Mais en réalité, les supporters osent croire que l’objectif est un peu plus élevé. L’idée, c’est quand même de réaliser un match plein et maîtrisé de bout en bout, avec un score de plus d’un pion d’écart et sans goal décisif inscrit dans le temps additionnel. Pas évident dans une poule où les quatre équipes ont pour le moment marqué à chaque confrontation.


La Bale est dans le camp gallois



C’est le moment. Guidés par un Gareth Bale en feu sur coups de pied arrêtés – deux coups francs inscrits sur trois tentatives –, les séduisants Gallois, absents des grandes compétitions depuis 1958, peuvent se qualifier les doigts dans le nez s’ils ne font pas les cons. En face, la Russie n’a franchement pas montré grand-chose. Or, un point pourrait suffire aux Dragons pour garder la deuxième place (si la Slovaquie ne bat pas l’Angleterre), qui leur donnera le droit de défier le deuxième du groupe F (la Hongrie, l’Islande ou le Portugal, voire l’Autriche) à Nice. Et pourquoi ne pas voir plus haut ? En récoltant trois unités, Bale & compagnie pourraient profiter d’une éventuelle contre-performance des voisins anglais pour choper la première place. Quant aux soldats de Poutine, tout reste jouable (hormis la position de leader) : en cas de victoire liée à une défaite de la Slovaquie (ou de l’Angleterre, suivant dans ce cas le goal average particulier), ils deviendraient numéro deux. Et même si la Slovaquie joue les fortes têtes, l’Aigle bicéphale augmenterait ses chances de voir la phase éliminatoire en tant que meilleur troisième potentiel. Un beau bordel.


La question pourrie : la Slovaquie doit-elle jouer le nul ?



C’est LA question qui remue les méninges de beaucoup de sélectionneurs : combien faut-il de points pour pouvoir se qualifier en étant troisième ? Trois, quatre ? Quid de la différence de buts ? Dans cet océan de calculs presque inutiles à réaliser puisqu’un seul groupe est bouclé, les entraîneurs vont sans doute être tentés de fermer le jeu et de réduire les risques d’une défaite en assurant le point du nul, quitte à zapper la deuxième place pour se concentrer sur la troisième. La Slovaquie est exactement dans ce cas-là : face à l’ogre anglais et ses cartouches offensives, difficile d’envisager les Bleu et Blanc partir à l’abordage et tenter le tout pour le tout. En effet, avec un match nul, les hommes de Ján Kozák sont assurés de terminer au minimum troisièmes (même deuxièmes si la Russie l’emporte) avec quatre unités (ce qui devrait normalement suffire et qui est déjà mieux que l'Albanie, troisième du groupe A). Alors, quelle tactique adopter ? Miser sur l’attente et le contre.



La question tribunes : les Russes vont-ils remettre le couvert ?



Alexandre Chpryguine pourrait être dans les tribunes ce lundi. L’ultranationaliste président des fans russes a d’ores et déjà indiqué qu’il avait sa place pour le match. Vingt de ses collègues, ayant reçu des tampons de sortie de territoire « classiques » , peuvent également revenir en France, en théorie. Avec 10 000 supporters de chaque équipe attendus pour ce match - dont « 150 ultras essentiellement russes » selon Pascal Mailhos, le préfet de la Haute-Garonne -, le match est évidemment classé à risques. Les 2 100 policiers et gendarmes toulousains mobilisés seront au taquet.

Le prono : Victoire des Anglais devant la Slovaquie + match nul entre le pays de Galles et la Russie = classement inchangé (Angleterre premier / Pays de Galles deuxième / Slovaquie troisième avec trois points)

Par Florian Cadu
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