Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 17 Résultats Classements Options

Les enfants nord-irlandais du Celtic

Ils étaient près de 60 000, mercredi soir au « Paradise » , pour voir le Celtic faire un pas de plus vers un 48e titre de champion d’Écosse face à Aberdeen. Ils étaient également des milliers à suivre la rencontre en Irlande, où le Celtic est très populaire. À Belfast, le club le plus important de la capitale nord-irlandaise a longtemps évolué dans un stade surnommé « Paradise » , et porté un maillot aux couleurs vert et blanc. Mais il n’a pas résisté aux conflits religieux qui empoissonnaient la ville au milieu du XXe siècle. Les couleurs « vert et blanc » ont survécu, et sont portées chaque semaine par les joueurs du Donegal Celtic Club. Reportage à Belfast, depuis un centre commercial autrefois nommé « Celtic Park » ...

Modififié
Les habitants de Belfast ne l’apprécient guère, il est pourtant indispensable. En cette froide et grisâtre matinée du mois de janvier, il est comme à son habitude très chargé. « Westlink » , l’axe routier principal de la capitale irlandaise est le seul qui connecte les trois points les plus importants de la ville : le port, l’aéroport et le centre-ville. Traversant la ville centralement du nord au sud, on peut y repérer sur sa droite Falls road, cette rue connue pour abriter quelques-unes des plus belles fresques murales de la ville anciennement peuplée en majorité de catholiques. Sur sa gauche, on aperçoit Windsor Park, stade où évolue habituellement l’Irlande du Nord, et domicile de Linfield, club historique de la communauté protestante de Belfast.


C’est à l’ouest de cet axe qu'est fixé le rendez-vous. Au « Park centre » , un centre commercial moderne qui n’aurait sans doute que peu d’intérêt si l’on ne s’intéressait pas à son histoire. Construit en 1983, il a pris la place de « Celtic Park » , le domicile du Belfast Celtic Club, le plus grand club de football irlandais de la première moitié du 20e siècle.

« When we had Celtic we had everything »


À l’entrée du centre commercial, un homme attend, entièrement vêtu de noir. Il s’agit de Padraig Coyle, ancien correspondant de la BBC en Irlande du Nord et aujourd’hui le président de l’association des amis du Belfast Celtic club. Le bonhomme se veut guide privilégié du « Belfast Celtic Museum » , un musée situé en plein cœur du « Park centre » . À l’intérieur, un immense drapeau vert et blanc avec l’inscription «  When we had Celtic, We had everything » attire la curiosité et provoque la première explication de la journée. « Cette phrase dit beaucoup de l’importance que ce club avait ici, explique Padraig Coyle. Il faut bien comprendre qu’à l’époque, la vie était très compliquée pour les catholiques. Beaucoup d’emplois étaient réservés aux protestants, et les catholiques n’avaient pas grand-chose. »


Crée en 1890, le Belfast Celtic club naît dans un Belfast en pleine expansion. Son port moderne fait de la ville l’une des capitales de la révolution industrielle au Royaume-Uni. Elle transforme la capitale nord-irlandaise en une destination de choix pour les Irlandais fuyant la grande famine (1845-1851). En majorité catholique, ils s’installent dans le quartier de Falls Roads, mais ne sont pas très bien vus par les protestants. À l’image de son grand frère écossais, le Belfast Celtic Club va être créé pour être le représentant de la communauté catholique de la ville. Il obtient dès le départ la bénédiction de celui qui n’est pas encore le géant de Glasgow. « À sa création, le secrétaire du club a été chargé d’obtenir un partenariat avec le Celtic. Ils ont fait parvenir une aide financière. La majorité des membres fondateurs étaient des fans du Celtic, le premier stade de Belfast a rapidement était surnommé "Paradise" et l’équipe évoluait en vert et blanc. » Les deux clubs profitent ensuite de leur partenariat privilégié pour faire des échanges gagnant-gagnant. « Quand le Celtic avait des joueurs qui revenaient de blessure, ils partaient faire quelques mois à Belfast pour se remettre en jambes. Lorsqu’un joueur brillait avec le Belfast Celtic, il avait de grandes chances de partir un jour à Glasgow. »

Onze titres en vingt ans


Le Belfast Celtic Club fait ses grands débuts en première division lors de l’année 1896. En 1899, les « Vert et Blanc » remportent leur premier titre de champion d’Irlande, au nez et à la barbe de Linfield, le club protestant de la ville, grand favori de l’épreuve. Avant de s’imposer comme le grand club irlandais du XXe siècle en remportant onze fois le championnat dans l’entre-deux-guerres. Être supporter du club est tout sauf facile dans une ville où l’œcuménisme n’est pas très populaire. « Si un groupe de protestants vous voyait avec un signe du Belfast Celtic, ça voulait dire que vous étiez catholiques, dans ce cas-là ils vous marquaient avec un petit coup de craie dans le dos pour vous identifier, ça devenait très dangereux de se balader dans la rue. »



C’est cette guerre de religion qui finira par tuer le Belfast Celtic club. Le 27 décembre 1948, l’affiche du Boxing Day oppose le Belfast Celtic club à Linfield. Ce jour-là, les « Vert et Blanc » ouvrent rapidement le score et mènent 1-0 à la pause. Les supporters de Linfield envahissent la pelouse et tentent de s’en prendre à plusieurs joueurs du Celtic. La police disperse la foule, mais le climat reste tendu. Un joueur est particulièrement visé : Jimmy Jones. Attaquant protestant du Celtic, et ancien joueur de Linfield, il vient de blesser sur un contact pourtant ordinaire l’un de ses adversaires du jour. À la fin du match, les supporters de club de l’Est de Belfast se dirigent vers lui, le jettent au sol et lui assènent des coups de pied jusqu’à le laisser inconscient, avec une jambe brisée.

Nouvelle ère


L’incident est celui de trop pour les dirigeants du club, qui décideront de se retirer à jamais du championnat. Les quartiers de l’Ouest de Belfast se retrouvent donc sans club pour les représenter jusqu’à l’année 1970, date de naissance du Donegal Celtic Club. Situé au sud-ouest de Belfast, à Suffolk Road, quatre kilomètres au sud de l’ancien « Celtic Park » . C’est dans ce club house en pleins travaux que Michael Rafferty, secrétaire du club, reçoit. « Le club a été créé en 1970 par des fans du Celtic, vous savez ici c’est un club très populaire, il y a beaucoup de groupes de supporters du Celtic à Belfast. » Aujourd’hui, le club qui évolue en vert et blanc est bien ancré dans le championnat amateur irlandais. « Il y a eu des matchs un peu tendus oui, mais la relation entre catholiques et protestants est bien meilleure à Belfast. » Il en veut pour preuve l’entraîneur de l’équipe première, Stephen Hatfield, qui est protestant. Une nouvelle ère, assurément.

Par Charles Thiallier, à Belfast
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 17:45 Leeds enchaîne 17
Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Podcast Football Recall Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
vendredi 17 août Inceste, homosexualité, sacrifice de sa mère : Shiva N'Zigou déballe tout 168