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  3. // Côte d'Ivoire/Angola (2-0)

Les Éléphants en trompe l’œil

Une nouvelle fois vainqueur face à l’Angola (2-0) malgré un match joué sur un rythme de sénateur, la Côte d’Ivoire réalise un sans-faute lors de cette première phase de poule. Diablement efficaces, les Éléphants devront montrer un visage plus séduisant pour la victoire finale. L’Angola, elle, passe à la trappe.

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Côte d'Ivoire - Angola : 2-0
Buts: E.Eboué (33e) et W.Bony (64e) pour la Côte d'Ivoire.

La Côte d’Ivoire n’est toujours pas séduisante, la Côte d’Ivoire ne fait rêver personne, mais la Côte d’Ivoire est toujours là, et elle est diablement réaliste. Si les Éléphants ne sont pour l’instant pas capables de pratiquer un jeu alléchant et offensif, les hommes de François Zahoui ont au moins le mérite d’être efficaces. Ce soir, au Malabio Stadium, le but d’Eboué à la 33ème minute est venu le rappeler aux Palancas Negras. Alors que les Éléphants jouent à deux à l’heure et butent sur le bloc angolais, Bony s’empare du ballon au milieu de terrain, élimine deux joueurs et trouve au second poteau Emmanuel Eboué qui, en bon défenseur, ouvre le score d’un tacle glissé. En face, l’Angola et son mastodonte serial buteur Manucho n’avaient qu’une idée en tête : ramener au moins le point du match nul pour s’assurer la qualification en quarts de finale. Privées de ballons pendant tout le match, les Antilopes noires ont fait bloc derrière, mais ont manqué tout simplement de talent pour venir à bout d’Ivoiriens de plus en plus favoris pour la victoire finale.

Le coup de poignard d’Eboué

Néanmoins, la tactique angolaise aurait pu être payante, tant la Côte d’Ivoire a éprouvé les pires difficultés à développer son jeu. Sans Drogba, Yaya Touré, Kalou, Gervinho et Zokora, les coiffeurs ivoiriens mettent le pied sur le ballon d’entrée. Imprécis dans leurs transmissions et incapables de créer du mouvement, les attaquants ivoiriens Bony, Doumbia et Ya Konan ont toutes les peines du monde à s’approcher de la cage de Wilson. Les Éléphants jouent toujours sur un rythme de sénateur et laissent leurs individualités faire le travail. D’abord par Gradel, avec un enchaînement sombrero-frappe sur le côté gauche. Dans les gants de Wilson (6ème). Puis par un rush de Wilfried Bony. L’attaquant du Vitesse Arnhem s’empare de la boule côté droit, efface deux joueurs et balance une frappe puissante bien sortie par le portier des Antilopes. En face, Manucho se sent un peu seul, comme les douze spectateurs présents dans le stade. Le sélectionneur angolais, Lito Vidigal, lui, s’en fout. Son équipe est bien organisée et empêche les Ivoiriens de développer leurs attaques. Les Palancas jouent même quelques coups à fond comme à la 9ème minute, et ce bon pressing qui permet à Manucho de tenter une frappe détourné en corner. De bonnes intentions mises en miettes lors de cette cruelle 33ème minute, et le coup de poignard asséné conjointement par Bony et Eboué (1-0). Ensuite, plus rien. Les deux équipes rentrent au vestiaire avec la sensation qu’une fois encore, la Côte d’Ivoire ne s’est pas foulée.

Bony en bon renard

A la mi-temps, les hommes de Lito Vidigal apprennent que le Soudan mène 1-0 face au Burkina Faso. Leur qualification ne tient qu’à un fil et ils attaquent le second acte le mord aux dents. Mateus obtient un coup-franc côté gauche, bien détourné par le mur (50ème), puis Manucho va au contre sur le gardien Yeboah. En vain. Les Ivoiriens gèrent et passent du rythme de sénateur à celui d’immortel de l’Académie française. Le tempo est suffisant pour doubler la mise. Sur une action pourtant anodine, Massunguna lobe son gardien de la tête alors que celui-ci venait à sa rencontre. Bony n’a plus qu’à pousser dans le but vide (2-0, 64ème minute). L’Angola est alors éliminé et tente de réagir, d’abord par Manucho, sur une frappe bien timide (73ème), puis sur un coup-franc vicieux détourné par Yeboah (76ème). Une révolte bien tardive. Entre temps, le Soudan l’emporte 2 buts à 1 et les Palancas Negras peuvent dire adieu aux quarts de finale. La CAN vient de nous livrer un nouveau coup de tonnerre.

Par Romain Leroux
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Tchê... les bramôgô de babi préfèrent ça que woba woba dans poule pour zayé quand ul faut gboumgbra pour avancer. Bouche parole là nous on gbô plus ça. Plus de négociation on a deja parlé pour nous. Soit la coupe soit un gôtôli au Camp Génie de Bouaké.
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