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Les douze travaux de Laurent Blanc

Voilà le Président à la tête du PSG. Tout sauf une fin en soi. Surtout que l'ancien patron de l'équipe de France a (déjà) du pain sur la planche. Que ce soit sur le terrain ou en dehors, Laurent Blanc va devoir se sortir les doigts.

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- Trouver une hiérarchie en défense centrale
C'était le souci de Carlo Ancelotti l'an dernier. Qui à côté de Thiago Silva ? Pour les gros matchs européens, le sourcil levé préférait la paire brésilienne. Pour la Ligue 1, c'était plutôt Sakho. Avec l'arrivée de Blanc, défenseur de métier et Français, cette hiérarchie peut-elle s'inverser ? Possible. On sait le Président fan du capitaine du Brésil - « Il est au top niveau mondial, il n'a aucune faille » , disait-il dans les colonnes du Parisien en mai dernier - mais quid de son acolyte ? Alex aimerait rentrer au pays et le club est chaud pour débusquer David Luiz de Chelsea, histoire de reformer la charnière centrale du Brésil. Comme dans le même temps, Sakho s'est vu proposer une prolongation de contrat, les pistes sont toujours brouillées. Blanc devra trancher, et vite. Tout en gardant tout le monde motivé (sachant que David Luiz peut jouer milieu défensif).

- Gérer la presse
Carlo Ancelotti laissera l'image d'un homme de communication. À la fois drôle et attachant, l'Italien savait y faire. Même quand la moitié des suiveurs de Ligue 1 doutaient de lui. Laurent Blanc, lui, a de la chance, puisqu'il arrive dans un climat extrêmement favorable. Il compte de nombreux amis dans le milieu. Et des mecs qui influencent assez fortement la plèbe (Dugarry et Ménès, notamment). Membre de France 98, le Président jouit d'une grosse popularité médiatique. Il sera donc relativement épargné à son entrée en fonction. Cela étant dit, à Paris encore plus qu'ailleurs, les résultats détermineront la suite de son traitement populaire. Comme Laurent Blanc n'est ni un mec drôle ni un grand communiquant ( « Je crois que bon  » , « On va juger sur pièce  » ), il faudra se montrer très solide dans l'exercice médiatique.

- Donner un style de jeu bandant à son équipe
On a souvent reproché à Ancelotti une gestion à minima de son potentiel joueur. Le PSG a souvent gagné les matchs par des exploits individuels, dans l'ennui le plus total. Blanc devra donner un style plus sexy à son onze. Lui que l'on sait admiratif du jeu à l'espagnole (possession de balle, décalage, passes, etc) devra donner de l'épaisseur à son groupe. En gros, plus question de s'ennuyer au Parc des Princes. Son Bordeaux avait de la gueule, c'est vrai. À lui de trouver un moyen de bien faire jouer le PSG et ainsi en finir avec le winning ugly, notamment en Ligue 1.

- Faire quelque chose en Europe
Le communiqué du club est limpide. Laurent Blanc doit « poursuivre le chemin initié l'an dernier et conduire l'équipe vers les sommets européens » . Voilà, c'est dit. Ramener la Ligue des champions dans les cinq ans est toujours l'objectif. Blanc doit donc faire aussi bien que Carlo, à savoir un quart de finale de C1 (ce qu'il a déjà fait avec Bordeaux, par exemple). C'est ambitieux et terriblement logique. Le récent top 8 contre Barcelone ne doit pas être une soirée sans lendemain. Le titre de champion est le minimum syndical, mais c'est sur son parcours européen que le Président sera avant tout jugé.

- Être moins condescendant en Ligue 1
Le coup d'épaule de Leonardo, les matchs balancés à Reims, Nice ou Sochaux, ça, le Qatar n'en veut plus. Le nouvel entraîneur devra respecter son championnat et afficher un visage plus compétitif, peu importe l'adversaire. Dans les couloirs du club, on aimerait afficher la même solidité nationale que le Bayern Munich. D'autant que les étrangers ont pris la mesure de la L1 et Blanc connaît parfaitement la maison, cela devrait permettre d'éviter les impairs. Et si cela ne suffit pas, le pognon et les noms ronflants de l'AS Monaco devraient suffire à motiver les troupes.

- Se faire respecter par Zlatan Ibrahimović
On parle d'un vestiaire compliqué à gérer. Mouais. C'est surtout le Z qu'il faut gérer. Les autres, c'est tranquille en réalité, notamment les Français que Blanc a eu sous la main en équipe de France (Ménez, Sakho, Matuidi). De sa relation avec le Suédois dépendra, en partie, la tournure de la saison. Ibra n'est pas un ignorant, il connaît parfaitement le football et son passé. Il a, par exemple, un grand respect pour Sonny Anderson, pourtant pas le Brésilien le plus marquant de ces 20 dernières années. Nul doute que le glorieux passé de joueur du Français devrait permettre d'instaurer un certain respect auprès des cracks du vestiaire.

- Savoir communiquer autrement
Avec le Qatar, le PSG est devenu une machine difficile à percer. Un club qui ne communique pas tellement, et mal. Avec cette nouvelle tête française et connue du grand public de la Ligue 1, le club espère combler le fossé qui s'est instauré avec le football français. Un football qui reprochait au PSG de ne jamais se tourner vers les Français. Dès lors, les conférences de presse seront en français et la garde rapprochée de l'entraîneur sera également bleu-blanc-rouge. C'est une nouveauté. Dans un pays qui a du mal à accepter les étrangers, c'est forcément une bonne nouvelle.

- Ne pas se faire virer
Blanc signe officiellement pour deux ans, mais personne n'est dupe, on sait que le coach est capable de se faire lourder un soir d'hiver, salement. Alors forcément, sa principale mission consistera à terminer la saison en vie. On parle quand même d'un club qui vire son coach un soir de décembre alors qu'il vient de boucler la phase aller avec le maillot jaune...


- Faire progresser les joueurs, notamment les Français
Ancelotti a façonné Matuidi, fait de Verratti une craquotte et de Jallet un international. Blanc devra faire mieux, à savoir élever le niveau de certains de ses joueurs. On pense notamment à Sakho, qu'il est capable de polir encore un peu plus. Son rôle premier sera de tirer le meilleur de son groupe et, pourquoi pas, de nous sortir quelques cracks chez les jeunes.

- Savoir déléguer
Entre Jean-Louis Gasset et Claude Makelele, le Français pourra s'appuyer sur deux hommes de confiance. Compte tenu du staff conséquent à sa disposition (a priori, seuls Clement et Mauri devraient partir), Blanc devra déléguer et composer avec une infrastructure humaine conséquente et efficace. Ça commence par le marché des transferts, le terrain de chasse privé de Leonardo.

- Cohabiter avec le Qatar et Leonardo
Carlo Ancelotti se faisait appeler à 3 heures du matin depuis le Qatar. Il faut savoir faire avec. QSI n'est pas du genre à faire dans l'humain. On est dans le business pur et dur. Entre le directeur sportif omnipotent Leonardo et Doha qui ne comprend pas forcément toutes les subtilités psychologiques du football français, Blanc devra se montrer solide. Oui Laurent, tu vas en prendre plein la gueule. À toi de faire le dos rond.

- Faire capoter le projet Arsène 2014
Francis Cabrel le dit depuis longtemps, « C'est écrit  » . Arsène Wenger coach du PSG en 2014. Tout le Qatar en rêve. Alors Laurent Blanc n'a pas le choix. Soit il prie pour que l'Alsacien prolonge vite fait son bail avec les Gunners, soit il sort une saison d'exception, forçant ainsi ses patrons à renoncer à ce rêve bleu. Dans les deux cas, il devra être irréprochable.

Par Mathieu Faure
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