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Les douloureux adieux grenoblois de Sofiane Feghouli

Grenoble, Valence, West Ham... Ça devient une tendance inquiétante, Sofiane Feghouli rate toujours ses au revoir. Tout avait commencé dans la capitale des Alpes en 2010, quand Feghouli avait quitté son premier club après une saison pleine de blessures, de rumeurs, de non-dits et d'échecs sportifs.

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« Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien » , chantait Joe Dassin dans Salut les amoureux. Sofiane Feghouli, lui, préfère les larmes et la vaisselle cassée. Actuellement en train d'essayer de quitter West Ham après un début de saison pourri, l'Algérien se dirige vers la porte de sortie avec la mine contrariée. Pas une nouveauté pour Feghouli, qui rate presque toujours ses départs, et qui avait quitté Valence l'été dernier après des semaines de conflits avec le club qu'il avait servi pendant plus de deux cents matchs. Une situation classique entre un joueur en fin de contrat qui veut partir et un club qui gère le dossier de façon périlleuse, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qu'avait vécu le joueur quand il a quitté Grenoble, le club qui l'a lancé en pro, en 2010. À l'époque, Sofiane Feghouli est un jeunot de vingt ans en train de devenir trop gros pour le GF38, parfois surnommé « le nouveau Zidane » par des observateurs un peu trop enthousiastes, et qui s'était offert une saison de Ligue 2, puis une de Ligue 1 plus que convaincantes. Mais la saison 2009-2010 est un cauchemar absolu pour Grenoble, avec une série de douze défaites d'affilée en championnat pour démarrer, et des propriétaires japonais à la gestion floue. « Il faut remettre ça dans le contexte du moment » , rappelle Pierre Wantiez, directeur général du club à l'époque, « avec un président à Tokyo, un club qui flottait dans son management et Sofiane s'est engouffré dans la brèche quand il a eu l'opportunité de partir. » Dans le fond, rien d'exceptionnel pour un jeune joueur ambitieux. Mais c'est sur la forme que la dernière saison grenobloise de Feghouli a été compliquée.

La blessure de la colère


La saison démarre, et le cas Feghouli occupe rapidement les dirigeants du GF38, puisqu'il ne lui reste plus qu'une année de contrat. Au club, forcément, tout le monde veut le voir rester, à commencer par son entraîneur Mecha Baždarević : « Je lui ai demandé très tôt de prolonger. » Mais le joueur plaît à plusieurs gros clubs, et il le sait. Pire, il se blesse très rapidement au genou, et une partie du public l'accuse de faire semblant pour se préserver et préparer son départ à l'été. Dès la septième journée, un point de non-retour est atteint, et lors d'une défaite à Auxerre, Feghouli va faire un bras d'honneur aux supporters grenoblois. Blessé ? Pas blessé ? Baždarević ne veut pas polémiquer : « Il était vraiment blessé. Au contraire, il a voulu reprendre trop vite. Il voulait vraiment rejouer. Je sais qu'il y a pas mal de gens qui pensait qu'il en rajoutait, mais je ne pense pas. C'est un garçon qui se donne toujours à fond, il aimait jouer ! » Mais à la fin de la saison, Feghouli n'a joué que cinq matchs et la rumeur de sa vraie-fausse blessure ne le quitte pas. Nassim Akrour, son coéquipier d'alors, coupe la poire en deux : « Il a eu des pépins physiques, et pour revenir, il a pris son temps parce qu'il était en fin de contrat et qu'il avait des propositions plus alléchantes. Il faut se mettre à sa place. Je sais qu'il savait qu'il avait des touches. C'étaient des clubs plus huppés que Grenoble, alors il fallait partir ! Il a eu cette chance, et est allé dans un club qu'on ne peut pas refuser. »

L'alerte de l'agent espagnol


Mais là encore, le fait qu'il signe à Valence à la fin de la saison n'est pas le souci principal. Ce qui gêne, c'est qu'on soupçonne Feghouli d'avoir déjà signé pour Valence dès l'été 2009, et donc d'avoir tout fait pour se préserver jusqu'à l'été d'après en attendant la fin de son contrat grenoblois. Plusieurs faits vont dans le sens de cette thèse. Le 10 mai 2009, Feghouli est invité au Mestalla par Valence pour assister à la victoire du club contre le Real 3-0, et sort du stade avec des étoiles plein les yeux. De retour à Grenoble après l'été pour la reprise, en plus de sa blessure, Feghouli n'est pas fiable. À certains moments, il prend des entraînements à la légère, à d'autres il jure à Baždarević qu'il sera opérationnel pour le match, puis fait marche arrière la veille. Mais le plus troublant, c'est cet appel que reçoit Pierre Wantiez d'un agent espagnol à l'été 2009, qui demande si Feghouli est à vendre maintenant et demande un mandat sur le joueur. « Je réponds non, mais qu'on pouvait en discuter. Il me dit : "Dépêchez-vous, vous allez vous faire doubler par Valence. Vous avez tort, je peux vous le sortir aujourd'hui, et l'année prochaine il va signer pour zéro à Valence." » Quant à l'agent de Feghouli, il ne refuse pas une prolongation à Grenoble, mais demande un salaire très élevé que le club ne peut pas aligner. À la fin de la saison, aucune surprise, Grenoble est bon dernier de Ligue 1 avec cinq petites victoires, et Feghouli file à Valence gratuitement, sans avoir prolongé son contrat.

« Je défends le garçon, je défends le joueur »


Mais même plusieurs années après, aucun des protagonistes ne veut donner à Feghouli le rôle de l'enfant gâté. Baždarević se souvient d'un gamin un peu dépassé par les événements, et pris au milieu d'une saison compliquée pour tout le monde : « Il manquait peut-être d'expérience dans les situations comme ça. Ça venait peut-être aussi de son entourage, qui voulait absolument qu'il parte. Il y avait trop de choses autour de lui qui l'empêchaient d'être à 100% dans sa tête. Aujourd'hui, on dit qu'il fallait faire ci, il fallait faire çà... Ils avaient tous un petit peu raison et un petit peu tort, dirigeants, public, entourage. Mais je défends le garçon, je défends le joueur. » Nassim Akrour, en vieux routier qu'il est, en veut surtout au cynisme des clubs : « C'est facile pour les autres clubs de venir s'intéresser à quelqu'un qui est en fin de contrat. Ils se disent : "On ne va pas payer un transfert, on va attendre qu'il ait fini." » Quant à Pierre Wantiez, il garde une impression de gâchis : « Il y a une vraie déception, mais il faut relativiser. L'équipe ne gagne pas un match, il est blessé, pris à partie par le public, mais qui aime bien châtie bien. Pour moi, ce n'est pas un bad boy. » Et l'affaire de sa blessure et du contrat qu'il aurait signé un an avant son départ ? Wantiez n'a toujours pas éclairci le mystère : « Je ne saurai jamais si c'est vrai. Ce n'est pas parce qu'un joueur est en fin de contrat qu'il n'a pas le droit de se blesser, mais j'ai été très troublé. » Pourtant, dans une interview accordée à So Foot en novembre dernier, Feghouli confiait sans détour : « Ma décision était prise. Je suis arrivé à l’été 2010, mais on s’était mis d’accord avec Valence un an avant la fin de mon contrat à Grenoble. » La fin du suspense.

Par Alexandre Doskov Tous propos recueillis par AD, sauf ceux de Sofiane Feghouli tirés de So Foot n°141
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