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  2. // Lorient/Lille (1-1)

Les Dogues ne mordent plus

Au terme d'une rencontre rythmée, avec une pelle d'occasions (30 tirs, trois poteaux), le LOSC est allé se prendre les pieds dans le tapis synthétique du Moustoir. Lorient, mené contre le cours du jeu, a persévéré et a réussi à égaliser par Gameiro, forcément.

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Lorient / Lille : 1-1


Buteurs : Gameiro (68') pour les Merlus ; Debuchy (42') pour les Dogues



Pour vendre cette affiche du dimanche, faute de nom ronflant - outre Hazard, allez - pour l'audimat Canal, tout avait été misé sur l'envie de voir du jeu au Moustoir. Pari réussi, du début à la fin. D'entrée de jeu, le LOSC se porte haut sur le terrain, essayant de couper les relations de relances courtes pour les Lorientais. Ajouté à cela, le duo Gervinho-Sow sème la panique dans la défense bretonne (5'). Mais étrangement, Lille ne capitalise pas sur cette entame canon. Enfin si, un seul joueur finalement se montre aussi tranchant que les premières minutes de ses attaquants : Mickaël Landreau, en plein show. Le portier lillois sort au devant de Gameiro, lancé dans la profondeur, qui ne peut toucher que le poteau (12'), Mvuemba envoie deux sondes repoussées par les gants de Landreau (14' et 16'). Les Lorientais sont donc rentrés dans leur rencontre, après cinq minutes de pré-chauffage. Les déplacements se multiplient, toute l'équipe est en mouvement et les latéraux s'en donnent à cœur joie, Morel à gauche et Baca à droite mettent constamment à l'amende Beria et Emerson, en grosse souffrance. Heureusement pour le LOSC, Landreau poursuit son show sur deux frappes d'Amalfitano (35' et 41') alors que, préalablement Chedjou avait sauvé sur sa ligne une première tentative du remuant Amalfitano (28').

Rudi Garcia panse alors les plaies. Terminé le 433 de début de match, Sow est désormais seul en pointe, et place à un 451 avec Debuchy décalé sur le côté droit pour stopper l'hémorragie. Lorient réussira tout de même à s'adapter, profitant des largesses entre Rami et Chedjou et des appels toujours bien sentis de Gameiro et Amalfitano. Seulement, cette année, il semble écrit que Lille a le profil du futur champion, c'est-à-dire une équipe capable de marquer même contre le cours du jeu, pas besoin des événements en sa faveur pour se montrer dangereux. Sow, sans prendre le dessus dans son débordement sur Baca, centre au deuxième poteau, cuir repris en taclant et de volée par Debuchy dans un angle très fermé. Audard est battu et Lille enfile le costume du braqueur (42'). 0-1.



En deuxième période, on repart sur les mêmes bases. Gameiro offre toujours autant de solutions dans ses appels, Amalfitano, en numéro 10, décroche bien et distribue. La doublette lorientaise multiplie les moments de complicité (quel duo Gourcuff sortira-t-il de son chapeau la saison prochaine ?). Gameiro bute une première fois sur Landreau de près (60') mais trouvera l'ouverture sur un énième une-deux. Cette fois-ci, une fois n'est pas coutume, l'échange se fera du crâne. Gameiro transmet dans l'axe au compère Morgan qui remet illico, dans le dos de Rami, loin de donner son corps à la science sur ce coup, sur son passeur. Landreau baisse enfin les armes (68'). 1-1. Lille n'est pas bien, bafouille ses offensives et sur les rare fautes de concentration de la défense bretonne, se montre empreinté, à l'image d'un Gervinho imprécis dans son contrôle sur un caviar d'Hazard (79') ou un peu guignard (poteau de Hazard, 85'). Lorient pousse, revisite un peu plus les ailes, momentanément délaissées depuis le retour des vestiaires. Morel est monté d'un cran, Arnaud Le Lan étant entré en cours de jeu pour occuper le poste d'arrière gauche. Cabaye et Mavuba n'arrivent toujours pas à faire leur loi au milieu de terrain, et par conséquent à nourrir en bons ballons ses nouveaux attaquants De Melo et Frau, suppléant Sow et Gervinho. Merlus et Dogues se quittent sur ce bon match nul, pour le spectacle au moins. Car comptablement, l'équipe de Rudi Garcia laisse sa première place à portée de l'OM, qui compte un match en retard et peut s'estimer heureuse d'une réussite quasi-insolente et d'un Landreau en culotte de pompier.





Ronan Boscher

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