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Les dix matchs de légende de Manchester United

L’histoire d’un club se construit avec des matchs légendaires. Des victoires, mais aussi des défaites. Deuxième épisode de cette nouvelle rubrique, avec le top 10 des matchs de légende de Manchester United.

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10. Nottingham Forest 0-1 Manchester United

7 janvier 1990 - Troisième tour de FA Cup

Un mythe. Le tableau : la pelouse défoncée du City Ground de Nottingham, Brian Clough sur le banc de Forest et donc Manchester United en face, pour un troisième tour de FA Cup. Sir Alex Ferguson a enfilé le costume d’entraîneur de MU depuis un peu plus de trois ans. Son bilan ? Une seconde place en 87-88 derrière Liverpool et deux autres saisons plus anecdotiques à installer une révolution lente. Problème, l’Écossais n’a désormais plus beaucoup de temps, et ce tour de coupe peut lui valoir sa tête. Manchester United n’a alors plus gagné depuis mi-novembre et danse dangereusement avec la zone rouge en championnat. Les noms de possibles successeurs (Kendall, Venables, Clough, Robson) commencent à sortir. Début décembre, une défaite contre Crystal Palace à Old Trafford a fait pousser une banderole devenue mythique : « 3 years of Excuses and It’s Still Crap. Ta Ra Fergie ! » En interne, la position de Ferguson est pourtant renforcée, surtout après cette victoire décisive à Nottingham pour son avenir grâce à Mark Robins. Plus de quatre mois plus tard, Ferguson s’impose à Wembley face à Palace et remporte son premier titre, une FA Cup. On connaît la suite.

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9. Manchester United 4-2 Blackpool

24 avril 1948 - Finale de FA Cup

Février 1945. Matt Busby fait face à James W. Gibson, l’un des boss de l’époque de Manchester United. Sa présence dans ce bureau, Busby la doit à une solide connaissance, Louis Rocca, qui a joué les intermédiaires après avoir appris que le Liverpool FC était également sur le coup. L’Écossais est clair : s’il arrive, ce n’est pas pour trois ans, mais au moins cinq et à une seule condition. « Chacun peut avoir son idée sur la question. Appelez-ça de l’arrogance, de la confiance, de l’ignorance, mais ce n’était surtout pas discutable. Si j’acceptais ce job, c’était avec la certitude d’avoir toute liberté dans mes idées et mon travail » , expliquera plus tard Matt Busby. À cette époque, il n’a que trente-cinq ans, mais s’en fiche pas mal, tant qu’il a ses convictions. Sa mission à United débutera en octobre de la même année, une fois ses engagements avec l’armée terminés. La suite n’est que l’histoire d’un groupe brillant, porté par le caractère du capitaine Johnny Carey, avant d’être déchiré par la tragédie de Munich. Chaque légende a son début. Pour Busby, le premier sommet sera donc ce 24 avril 1948, à Wembley, face au Blackpool de Stanley Matthews et Stan Mortensen. Son plan de départ était fixe : conserver le ballon, jouer aussi loin possible de Matthews et voir. Problème, les Seasiders parviennent à mener deux fois au score avant de voir United faire la différence et remporter la première FA Cup du club depuis 1909 grâce notamment à un doublé de Jack Rowley. Busby est satisfait : « C’est la victoire d’une grande équipe sous toutes ses formes. » Du Matt dans le texte.

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8. Manchester United 2-2 Liverpool

1er octobre 1995 - 5e journée de Premier League

Il y a des jours où l’on vient voir un peu plus qu’un match de foot. On vient voir un visage, un geste, un homme. Deux cent quarante-huit jours d’attente, c’est long. Alors, pour l’occasion, une campagne publicitaire a été montée autour de l’événement à partir de cette phrase historique : « Nous n’oublierons jamais cette soirée à Crystal Palace (quand tu as marqué cette incroyable volée contre Wimbledon). » Mieux, des masques en latex ont été fabriqués. Ce visage, c’est celui d’Éric Cantona, suspendu depuis le 25 janvier 1995 et son kung-fu envoyé à Selhurst Park. Présent le 1er octobre de la même année, Phil Downs, responsable de l’accueil des personnes handicapées à Old Trafford, explique que « ce jour-là, chaque personne présente a compris qu’elle vivait un moment unique dans l’histoire du sport » . Dans les colonnes du Guardian, David Lacey annonce que « Dieu revient parmi ses disciples » . Cet après-midi d’automne 95, à Old Trafford, c’est Liverpool en face, forcément particulier. Cantona entre col relevé, en queue de file et bombe le torse. Dès son premier ballon, il offre l’ouverture du score à Nicky Butt. Au fond, le score final (2-2) importe peu. Ce que l’on retiendra, c’est que Canto est revenu et que pour fêter ça, il s’est même accroché au poteau qui tient les filets après avoir inscrit le deuxième but sur penalty. Iconique.

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7. Manchester United 1-0 FC Barcelone

29 avril 2008 - Demi-finale retour de C1

Même s’il s’est fait taper deux fois en finale de C1 dernièrement, Manchester United n’a pas toujours perdu ses confrontations face au FC Barcelone. Alors qu’elle empile les buts en championnat – le trio Rooney-Ronaldo-Tévez fait des merveilles –, la bande à Fergie construit son troisième sacre européen (glané fin mai à Moscou face à Chelsea aux tirs au but) sur sa solidité défensive. Du huitième de finale aller à la finale, les Red Devils n’encaisseront que deux petits buts. La paire Ferdinand-Vidić est ce qui se fait de mieux en Europe. Face au Barça de Messi, Eto’o et Henry, le Serbe est blessé. Tant pis, Wes Brown glisse dans l’axe et Hargreaves passe arrière droit. Rio, brassard au bras, fera le taf pour deux. Un petit – mais ô combien somptueux – but de Scholes en début de match scellera le score de cette demi-finale d’une rare intensité. Le ralenti est cruel pour Víctor Valdés. A-t-on déjà vu un gardien être aussi loin du ballon sur une frappe de loin ?

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6. Étoile rouge de Belgrade 3-3 Manchester United

5 février 1958 - Quart de finale retour de C1

Les Busby Babes, cette génération prometteuse biberonnée par Matt Busby, tient son premier exploit : une qualification pour le dernier carré de la C1, acquise à Belgrade au terme d’un match nul héroïque (3-3, victoire des Red Devils 2-1 à l’aller). Seulement, personne ne pourra jamais répondre à la question « jusqu’où ces Busby Babes peuvent-ils aller ? » Après son départ de Yougoslavie le lendemain du match, le vol 609 de la British European Airways doit faire une escale à Munich pour faire le plein. Il n’en repartira jamais. Après deux tentatives de décollage ratées, l’équipage s’offre un troisième essai. Fatal. L’avion finira sa course dans des barils de fioul, occasionnant une explosion. Vingt et une personnes perdent la vie dans la tragédie, dont la vedette mancunienne Duncan Edwards, qui succombera à ses blessures à l’hôpital deux semaines plus tard. Chanceux dans son malheur, le club voit Bobby Charlton et Matt Busby survivre miraculeusement, ainsi que seize autres personnes. Ce dernier mettra huit ans à reconstituer une équipe de très haut niveau, constituée autour de son avant-centre dégarni. Et le club capitalisera à souhaits sur le business de la nostalgie pour vendre des mugs et des agendas en masse bien avant que le merchandising des clubs de foot ne devienne commun.

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5. Manchester United 4-3 Real Madrid

23 avril 2003 - Quart de finale retour de C1

Pour les supporters de la Juve, Van der Sar est – à juste titre – une pipe. Et pourtant, le Néerlandais a laissé un souvenir impérissable aux fans de MU. Barthez, c’est l’inverse : il est considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire en France, alors qu’il a passé la moitié de son séjour en Angleterre à se trouer. Battu 3-1 à l’aller, à Madrid, MU voit ses espoirs de remuntada très vite douchés par Ronaldo, qui va passer sa soirée à faire du portier chauve sa chose, avant de sortir sous les applaudissements d’Old Trafford. Pourtant, deux des trois buts du Brésilien ce soir-là étaient évitables, du moins pour un gardien placé sur sa ligne plutôt que sur celle des six-mètres. L’enjeu pour la qualif étant très vite réglé, le match se transforme en exhibition. Que MU gagne à l’orgueil, bien que trois fois mené, grâce à un doublé de Beckham, remplaçant au coup d’envoi. L’une des raisons de son départ en fin de saison. La fin d’une ère. Il sera remplacé dans l’effectif mancunien par un jeune portugais de dix-sept ans.

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4. Manchester United 0-1 Manchester City

27 avril 1974 - 42e journée du championnat d’Angleterre

Dans la tribune d’Old Trafford, Matt Busby a le visage fermé. L’homme, devenu directeur technique, a lâché le banc depuis maintenant trois saisons, mais connaît l’odeur de l’angoisse. Que reste-t-il de son héritage ? Pas grand-chose, car le Manchester United de 68 n’est alors plus qu’un lointain souvenir. Son essence, sa United Trinity, n’est plus là. Peu avant ce 27 avril 1974, George Best s’est fait dégager. Bobby Charlton, lui, est déjà barré depuis plus d’un an. Et Denis Law ? Il a rejoint Manchester City, lâché par son ancien sélectionneur, Tommy Docherty, qu’il avait pourtant aidé à installer sur le banc de United. Pour Law, City est une dernière pige avant de ranger sa crinière. Mais avait-il imaginé la fin comme ça ? Le pouvait-il au moins ? Non, certainement pas. Car en cette fin du mois d’avril et du championnat d’Angleterre, à Old Trafford, l’international écossais, Ballon d’or 64, fait la gueule et ne veut pas sourire. C’est pourtant l’un des derniers matchs de sa vie, mais c’est aussi le plus difficile à traverser. Car à huit minutes de la fin, Denis Law marque d’une talonnade devant la Stretford End et envoie Manchester United, l’amour de sa vie, en deuxième division. Le terrain est envahi, l’homme inconsolable et tombera ensuite dans une profonde dépression après le chaos d’un match qui sera arrêté pour la première fois de l’histoire. « Après dix-neuf ans à essayer de marquer les buts les plus difficiles, je venais de rencontrer le but que je ne voulais pas marquer. (...) Combien de temps ce sentiment va rester en moi ? C’est une honte pour toute ma vie » , expliquera-t-il en 2002 au Daily Mail. Le fer rouge.


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3. Manchester United 4-1 (a.p.) Benfica

29 mai 1968 - Finale de C1

On se demande parfois pourquoi, certaines saisons, United opte pour un équipement extérieur bleu, assez éloigné des couleurs historiques du club. La raison vient de ce match. Dix ans pile après la catastrophe aérienne de Munich qui a ravagé les espoirs de sacre européen des Red Devils, MU tient enfin son trophée et devient le premier club anglais à remporter la C1, mais pas le premier club britannique : le Celtic de Jock Stein avait précédé les joueurs de Busby (lui aussi écossais) en 1967. Aux Portugais l’expérience (la bande à Eusébio a déjà deux titres de champion d’Europe dans sa besace), aux Anglais le coup de pouce du destin : la finale se dispute à Wembley. Mais ils devront faire sans Denis Law, opéré du genou. Champion du monde et Ballon d’or 1966, Bobby Charlton se montre à la hauteur de l’événement et inscrit un doublé. Mais l’histoire retiendra surtout le but de George Best au tout début de la prolongation : petit pont sur le libéro lisboète, crochet pour effacer le gardien et marquer dans le but vide. Il vient d’avoir vingt-deux ans, file vers le Ballon d’or 68, mais sa carrière est déjà derrière lui. Le reste ne sera que punchlines et vie débridée.

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2. Manchester United 2-1 Bayern Munich

26 mai 1999 - Finale de la Ligue des champions

Une ville assiégée par des sales gosses mal élevés, imbibés de bière et frappés par le soleil. Un jour qui aurait pu être le quatre-vingt-dixième anniversaire de Matt Busby, l’autre légende, prédécesseur d’un homme qui n’est pas encore Sir. Et, au bout, l’histoire. De ce soir de mai 1999, David Beckham, vingt-quatre berges à l’époque, se rappelle avant tout un instant : « Je me suis retourné et j’ai vu que le trophée avait été amené au bord du terrain avec les couleurs du Bayern Munich. Deux minutes plus tard, il était dans mes mains et il était à nous. » Il est assez fou de voir ce qu’il peut se passer en deux minutes. Non, Manchester United n’aurait jamais dû foutre le bordel au Camp Nou ce soir-là. Non, la meilleure équipe n’a pas gagné, mais alors ? Plus de trente ans après sa première victoire en C1 contre Benfica à Wembley, MU vient donc d’accrocher sa deuxième étoile. Le Bayern avait pourtant fait le plus dur, ouvert le score d’entrée grâce à Mario Basler et a ensuite passé la rencontre à boxer la bande à Ferguson, laissant Carsten Jancker jouer avec les poteaux. Puis, Fergie a lancé Sheringham et Solskjær, pour voir. Du kick and rush dégueulasse et une fin de soirée connue dans un Camp Nou chantant alors en allemand : les deux entrants retournent le scénario dans le temps additionnel. L’histoire raconte que Sir Alex Ferguson n’a pas vu les buts des siens, coincé dans le couloir menant aux vestiaires. La légende retiendra que Manchester United a achevé son triplé ainsi.

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1. Manchester United 2-1 (a.p.) Arsenal

14 avril 1999 - Demi-finale replay de FA Cup

Le plus beau but du plus beau joueur de l’histoire du club. Au coude à coude en championnat, Arsenal et MU se disputent également une finale de Cup à Wembley. Mais en ce printemps 1999, rien à faire, le karma est avec les Red Devils. Trois jours plus tôt, les deux équipes s’étaient quittées sur un tristoune 0-0. Les revoilà à Villa Park pour un replay épique. Beckham ouvre le score d’un coup de patte magistral au quart d’heure de jeu. Bergkamp lui répondra lors du second acte. Mais le Néerlandais, d’ordinaire si calme, si décisif, ratera le penalty de la gagne, alors que les hommes de Ferguson étaient réduits à 10 à la suite de l’exclusion de Roy Keane. La parade de Schmeichel n’aura pas été vaine : lors de la prolongation, Ryan Giggs va s’offrir son plus beau slalom. Il efface Vieira, Dixon, Keown, et Dixon encore, puis envoie une cacahuète sous la barre de Seaman. Au coup de sifflet final, alors que Manchester United est en route vers un triplé historique, le Gallois s’offrira un bain de foule bien mérité. Le genre de succès qui conditionne toute une fin de saison.

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Par Maxime Brigand et Marc Hervez
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