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Les dix enseignements de la Copa América

La victoire inédite et logique du Chili, l'indigence du Brésil, un Messi bipolaire, ou le grand retour du numéro 10. Ce sont quelques-unes des leçons tirées après trois semaines exhaltantes de Copa América.

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  • Le Chili joue toujours aussi bien et gagne


    À domicile, doté de la meilleure génération de joueurs de son histoire, et mûri par ses désillusions récentes, le Chili se trouvait dans la configuration idéale pour enfin remporter un trophée. Malgré un Alexis Sánchez en demi-teinte, mais avec des Vidal, Medel, ou Aránguiz absolument énormes, la sélection de Jorge Sampaoli n'a pas manqué son rendez-vous. Meilleure équipe, avec l'Argentine, jusqu'en demi-finale, elle a beaucoup mieux maîtrisé son sujet que l'Albiceleste lors de l'ultime rencontre, et a obtenu aux penaltys ce qu'elle avait mérité lors du temps réglementaire. Le Chili n'a jamais dévié de son fil rouge, malgré les polémiques sur un arbitrage à la casa, une Ferrari crashée dans un fossé, et un doigt dans le cul. « On a joué comme jamais et perdu comme toujours » avaient coutume de dire les Chiliens devant l'incapacité de leur sélection à triompher lors des grands rendez-vous. Les temps ont changé pour le pays andin.

  • Bielsa, le temps t'a donné raison


    Le fameux slogan des adeptes de l'entraîneur aliéné n'a jamais joui d'une telle légitimité que samedi soir après la panenka d'Alexis Sánchez. Bien entendu, cette victoire est avant tout celle de Sampaoli et de ses joueurs, mais il est difficile d'objecter que rien n'aurait été possible sans la révolution entamée par Marcelo Bielsa en 2007. El Loco n'a évidemment pas inventé Vidal, Sánchez ou Medel, mais il a donné une identité de jeu au Chili qui résiste aux circonstances, aux années, et au nom de l'adversaire. Bielsa a aussi doté son ancien pays d'accueil d'un centre d'entraînement national de premier ordre, en donnant parfois de sa poche pour réaliser certaines améliorations. Jorge Sampaoli a poursuivi l'œuvre de son maître spirituel, interrompue par la parenthèse Claudio Borghi. Ce Chili agressif et vertical, c'est celui d'El Loco, même si le disciple a fini par se détacher du dogme bielsiste pour se montrer plus pragmatique. Quoi qu'il en soit, la victoire de la Roja n'a fait que conforter l'immense cote de popularité de Bielsa dans la longiligne nation, remercié dans la rue, à la télévision, ou sur Twitter.

  • L'Argentine attend toujours son Messi


    Il n'a toujours pas donné à l'Argentine un trophée, mais difficile de parler d'un Messi aux deux visages. Car, balle au pied, aucun joueur n'a fait autant de différences lors de cette Copa que lui, même s'il n'a inscrit qu'un but sur penalty. Pour expliquer son différentiel de rendement avec sa version barcelonaise, le terrain de ses accointances avec ses coéquipiers mérite d'être exploré. Car, en sélection nationale, Messi ne s'est toujours pas trouvé ce partenaire avec qui il s'entend les yeux fermés. Agüero est son pote, mais sur le terrain, il peine à le trouver. Avec Pastore, cette Copa América a laissé entrevoir une amorce de complicité, mais seul le temps pourrait la solidifier. Pas non plus de latéral volant, type Dani Alves, pour dialoguer à bâtons rompus dans le couloir. Leader balle au pied, capitaine de l'Argentine, Messi n'en est pas moins le dernier que l'on aperçoit sur une photo de groupe. Un manque de charisme évident qui pourrait, peut-être, expliquer son histoire tourmentée avec l'Albiceleste. Une hypothèse qui incline forcément à se livrer à une nouvelle comparaison avec Maradona. Car, si El Diez ne répétait pas l'exceptionnel autant que Messi, son emprise sur les siens était tout autre. Maradona se sentait en lutte contre le monde, l'adversité comme terrain d'expression naturelle. Pas celui de Messi, biberonné dans l'opulence barcelonaise. Le quadruple Ballon d'or a bien tenté en finale et la grande majorité des fautes chiliennes ont été commises sur sa personne, mais quand a-t-on vu le meilleur joueur du monde se rebeller, contre le traitement dont il faisait l'objet, mais, surtout, contre la trame d'un match qui a commencé à échapper à l'Argentine à partir du début de deuxième période ? Le charisme n'est pas la première qualité que l'on cherche chez un joueur, mais dans les moments clés, ceux qui font les champions ou les désillusions, il peut faire la différence, comme un crochet de Lionel Messi.


  • L'Argentine, une sélection de losers ?


    Il y a un an, au Maracanã, l'Albiceleste, alors outsider, avait réalisé le match qu'il fallait pour battre l'Allemagne, mais Higuaín avait laissé son réalisme au vestiaire. Cette année, l'Argentine, favorite face au Chili, a manqué sa finale, s'est montrée inférieure collectivement, et au bout, un même résultat négatif. Un revers qui étire à vingt-deux ans la période de sevrage d'un pays habitué à gagner. Depuis la victoire de Batistuta et consorts face au Mexique en 1993, l'Argentine a disputé trois finales de Copa América (2004, 2007, 2015), une finale de Mondial, pour quatre défaites. Le pays de Maradona, Messi, Di Stéfano est aussi celui d'Héctor Cúper.

  • Le numéro 10 n'est pas mort


    La qualité de jeu de cette Copa América a fait débat, mais le tournoi sud-américain a amené une nouvelle réjouissante : le numéro 10 n'est pas mort. James Rodríguez l'avait rappelé lors du Mondial, mais il était bien seul. Cette fois, c'est Jorge Valdivia, au temps de jeu marginal au Brésil, et Javier Pastore, la seule mais significative innovation de Gerardo Martino, qui ont redonné au numéro devenu presque tabou en Europe, tout son lustre. Entre les lignes, El Mago a régalé ses coéquipiers de passes subtilement dosées et rapidement pensées. Tandis que Pastore a oscillé entre dribbles dans une cage d'escalier et orientations exquises. Dieu merci, Riquelme n'était pas l'ultimo diez.

  • Sans Neymar, la Seleção perd toute dignité


    Comme l'an dernier, le Brésil a déçu, interprété un football d'une pauvreté affligeante, et comme l'an dernier, Neymar, le seul à pouvoir désorienter les défenses adverses, n'a pu terminer la compétition. Comme l'an dernier, c'est une rixe avec Camilo Zúñiga, verbale cette fois, qui lui a fait voir la sortie. Le Brésil serait-il allé plus loin avec sa star ? Rien n'est moins sûr. L'obstacle paraguayen aurait peut-être été à sa portée, mais une demi-finale face à l'Argentine aurait renvoyé aux fantômes du 7-1. Soutenu par sa Fédération, Dunga, qui n'a pas su remettre la Seleção sur les rails du succès, se voit désormais confier la périlleuse mission de qualifier le Brésil pour la Russie 2018. Considérer que le Brésil puisse ne pas être du Mondial n'est plus une pure élucubration, c'est aujourd'hui une hypothèse raisonnable.


  • La surprise péruvienne


    Le Pérou s'est avancé dans l'inconnu au Chili. Il est reparti avec une médaille de bronze, remonté à bloc, et avec l'espoir d'enfin revoir une Coupe du monde, qu'il ne fréquente plus depuis 1982. Arrivé il y a seulement trois mois, l'émacié Ricardo Gareca a redonné de l'ordre et de la fougue à la Blanquirroja. Le changement provoqué par le sélectionneur argentin a été d'une telle magnitude que le Pérou semblait parti pour faire au moins jeu égal avec le Chili avant l'expulsion de Zambrano, et qu'en infériorité numérique, la Roja a peiné à prendre le dessus sur son voisin. Outre l'héroïque Paolo Guerrero, toujours admirable en sélection, la sélection de Gareca pourra aussi compter sur Christian Cueva, la révélation de la Copa, pour que la prochaine campagne éliminatoire ne se termine pas à nouveau le bec dans l'eau.

  • La descendance prolifique de Larissa Riquelme


    Alors que les sélectionneurs remettaient la doudoune à la mode pour se protéger du froid de l'hiver austral, elles ont passé leur Copa à moitié nues ou à menacer de tout enlever en cas de victoire de leur pays, voire même d'une simple qualification pour le deuxième tour, pour les moins exigeantes, ou les plus intrépides. Surnommées « les petites amies de la Copa América » , Vivi, Danielle ou Nissu ont fait autant de clics que Messi, Neymar et consorts pendant cette Copa. Et même pas un mot pour Larissa Riquelme, qui avait pourtant montré le chemin, le téléphone calé entre les seins.

  • Le Mexique avait mieux à faire


    Star d'internet lors du dernier Mondial, Miguel « El Piojo » Herrera n'a pu flamber au Chili. Une phase de poules calamiteuse, sauf sa belle réplique donnée au Chili, et retour direct à Mexico pour El Tri. Le sélectionneur mexicain avait pourtant annoncé que son équipe visait la finale, malgré le scepticisme escortant son choix de se mesurer au meilleur de l'Amérique du Sud avec une équipe B. Peut-être aurait-il dû dire la vérité : que le Mexique avait beaucoup mieux à faire cet été que de se les cailler au Chili. Mercredi, armé de Guardado, Herrera et Vela, El Tri débutera sa Gold Cup face à Cuba. Viendront ensuite d'enthousiasmants duels face au Guatemala et Trinidad et Tobago. Dans la vie du Mexique, il y a des priorités.


  • Luis Suárez a manqué à l'Uruguay


    Le tenant du titre était privé de son Pistolero, et sa Copa América s'est terminée sur un coup fumant, tramé par Gonzalo Jara. Malgré cette élimination dans le fracas, les Uruguayens ont encore montré quel redoutable ensemble ils formaient quand il s'agissait de rétrécir les espaces et d'exploiter les rares situations favorables. En quarts de finale, la domination du Chili a ainsi été totale, mais les meilleurs occasions ont été Celeste avant l'expulsion d'Edinson Cavani, dont le présent ressemble à un interminable chemin de croix. Guidé depuis neuf ans par Tabárez, l'Uruguay ne réinvente pas le football, mais disposer de joueurs qui appliquent les mêmes principes de jeu depuis qu'ils intègrent les sélections de jeunes permet au pays de trois millions d'habitants de rester compétitif. Si Luis Suárez avait été là, le Chili aurait-il gagné sa Copa América ?

    Par Thomas Goubin
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    Quel plaisir de voir de vrai numéro 10 briller, nous faire rêver lors de cette Copa America ! Muchas Gracias El Flaco, Valdivia, les dignes héritiers de Riquelme, Enzo Francescoli ou autre Socrates !!
    Point Ballon d'Or 2015 au 06/07/15 :
    1- Messi
    2- Neymar
    3- CR7
    4- Vidal
    5- Hazard ou Suarez

    Vous en pensez quoi ?
    Je vois plutôt:
    1-Messi
    2-CR7
    3-Neymar
    3-Suarez
    5-Vidal
    6-Alexis
    7-Hazard
    8-Rackitic
    9-Verratti
    10-Tevez
    Surcouf13 Niveau : DHR
    Non mais vous en avez pas marre avec Bielsa ?! Certes c'est un bob entraineur qui fait bien jouer ses équipes, mais faut arrêter de croire que c'est grâce à lui que le Chili a gagné. C'est Sampaoli le sélectionneur pas Bielsa. On pourra aussi dire que les résultats moyens de Bilbao cette saison sont dus à Bielsa si je résonne comme vous.
    aswinning_11 Niveau : Ligue 2
    Je pense que les gens sont un peu durs avec Messi. Imaginez une victoire aux pénalties de l'Argentine et on aurait rien dit, malgré sa transparence en finale. Un peu comme en CDM, une victoire sur penalties et on aurait crié au génie.
    On sait que c'est un Dieu du foot, il a juste manqué d'un rien pour gagné. On va pas cherché d'excuse mais il y a 11 joueurs dans une équipe.
    Message posté par Bergkamp81
    Point Ballon d'Or 2015 au 06/07/15 :
    1- Messi
    2- Neymar
    3- CR7
    4- Vidal
    5- Hazard ou Suarez

    Vous en pensez quoi ?


    J'en pense que les débats sur le BO (amusants par ailleurs) prennent suffisamment de place à partir du mois de Novembre pour qu'on savoure encore les quelques semaines où on y échappera.
    Note : 3
    Message posté par Surcouf13
    Non mais vous en avez pas marre avec Bielsa ?! Certes c'est un bob entraineur qui fait bien jouer ses équipes, mais faut arrêter de croire que c'est grâce à lui que le Chili a gagné. C'est Sampaoli le sélectionneur pas Bielsa. On pourra aussi dire que les résultats moyens de Bilbao cette saison sont dus à Bielsa si je résonne comme vous.


    Les grands entraîneurs ne sont pas toujours ceux qui remportent le plus de trophées. Ce sont ceux qui lancent des dynamiques, ceux dont on peut encore voir les traces de leur travail bien des années après leur départ.

    Par exemple, prend le Barça de cette année qui gagne tout. Même si Luis Enrique a fait du bon travail et a un peu changé le style de cette équipe, ça me semble quand même impossible d'affirmer que Guardiola n'y est absolument pour rien dans ces succès.

    On voit aussi ça avec l'histoire de Liverpool. Bob Peasley a remporté une vingtaine de trophées en 7 ans avec ce club. Pourtant, tout le monde vous le dira : c'est avant tout grâce au travail de Bill Shankly durant les années précédentes que le club à pu en arriver à ce niveau.
    Message posté par Surcouf13
    Non mais vous en avez pas marre avec Bielsa ?! Certes c'est un bob entraineur qui fait bien jouer ses équipes, mais faut arrêter de croire que c'est grâce à lui que le Chili a gagné. C'est Sampaoli le sélectionneur pas Bielsa. On pourra aussi dire que les résultats moyens de Bilbao cette saison sont dus à Bielsa si je résonne comme vous.

    Si Bielsa ne bouleverse pas complètement la mentalité du foot chilien, on serait probablement en train de pleurer une énième élimination en quarts, avec une demi-douzaine d'expulsions, quelques beuveries, une baston entre Valdivia et Herrera et avec el Pelao Acosta à la tête de l'équipe.
    Sans même parler de son influence au niveau des clubs, où je doute que des Berizzo, Sampaoli, Mario Salas ou autres Pablo Guede soient passés sans les succès qu'il a eu en sélection.
    - sur le Brésil, imaginer qu'ils pourraient ne pas se qualifier pour la prochaine CM me paraît un peu exagéré, mais c'est vrai que ce qui inquiète c'est l'absence de qualité. Rarement le Brésil avait eu une génération aussi faible, notamment dans le secteur offensif. Les voir jouer avec un attaquant évoluant en Chine au poste de 9 fait de la peine.
    - sur l'Argentine, il ne leur manque qu'une défense digne de ce nom. Martino n'a pas non plus utilisé toutes la variété qu'il avait dans le secteur offensif, notamment avec Tévez et Lamela. Mais le chantier est derrière, Rojo et Zabaleta ne sont pas au niveau, Demichelis devrait prendre sa retraite. Mais il n'y a pas encore grand-monde en réserve semble-t-il...
    - sur l'Uruguay: je pense que le cycle prend fin. Ils jouent toujours de la même manière, et ça reste efficace défensivement, mais il n'y a rien offensivement. Suárez leur fera évidemment du bien par son retour, mais il ne pourra pas tout faire tout seul.
    Le Paraguay et le Pérou ont montré de belles promesses.
    Note : 1
    Jose Maria Gimenez - Godin et un bon gardien derrière, ils trouveront bien un remplaçant à la Arevalo Rios pour le chien de garde devant la défense. Ensuite niveau création il y a Lodeiro et le petit De Arracaesca qui joue au Brésil et qui peut exploser, pour jouer derrière Cavani - Suarez. Je pense qu'ils se qualifieront encore en 2018 !

    Pour la défense centrale argentine avec Otamendi et Garay c'est absolument excellent je trouve et il y a le temps de voir venir. Les points faibles sont vraiment les latéraux et la connerie de mettre Biglia au lieu de Banega.
    Note : 1
    Oh la légende de la première tof. J'ai rigolé de bon cœur comme un con. Ça fait du bien, merci.
    Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
    Message posté par Surcouf13
    Non mais vous en avez pas marre avec Bielsa ?! Certes c'est un bob entraineur qui fait bien jouer ses équipes, mais faut arrêter de croire que c'est grâce à lui que le Chili a gagné. C'est Sampaoli le sélectionneur pas Bielsa. On pourra aussi dire que les résultats moyens de Bilbao cette saison sont dus à Bielsa si je résonne comme vous.


    Je vois ce que tu veux dire, moi-même la Bielsamania me fatigue car à lire/entendre certains,Bielsa est arrivé au premier entraînement de la sélection Chilienne en contractant ses gros biceps et en faisant bouger ses puissants pectoraux,puis,en deux coups de cuillère à pot,il a fait passer une équipe à peine au niveau des Iles Salomon à une équipe huitième de finaliste de la coupe du monde 2010.

    Les huitièmes de finale de la coupe du monde 2014 avec victoire sur l'Espagne et élimination d'un ongle par le Brésil en son absence ? C'EST GRÂCE A LUI.

    Il a fait le même coup avec l'Athletic Bilbao qui boxait dans la même catégorie que le Real Murcie et qu'il a hissé en finale de l'Europa League 2012.

    Bielsa le meilleur entraîneur de Ligue 1, Bielsa le visionnaire,Bielsa l'incompris...

    Mais en dépit de ce fanatisme,il faut aussi reconnaître qu'il a un vrai style qui se répercute sur les équipes avec les avantages et les inconvénients.Et il est vrai que le Chili actuel a encore -en partie- le comportement de la période Bielsa et avec aussi peu d'années d'écarts entre son passage et aujourd'hui ainsi que le noyau dur qui est presque identique, ce n'est pas un hasard.Et j'apprends qu'il a donné de sa poche pour peaufiner un centre d'entraînement moderne.

    Je lui reconnais aussi une vraie classe, non feinte,mais sincère : il ne rejette pas les torts sur l'arbitrage, c'est d'autant plus appréciable qu'il s'agit d'une rareté.
    madkarlito Niveau : CFA2
    Message posté par rty


    Les grands entraîneurs ne sont pas toujours ceux qui remportent le plus de trophées. Ce sont ceux qui lancent des dynamiques, ceux dont on peut encore voir les traces de leur travail bien des années après leur départ.

    Par exemple, prend le Barça de cette année qui gagne tout. Même si Luis Enrique a fait du bon travail et a un peu changé le style de cette équipe, ça me semble quand même impossible d'affirmer que Guardiola n'y est absolument pour rien dans ces succès.

    On voit aussi ça avec l'histoire de Liverpool. Bob Peasley a remporté une vingtaine de trophées en 7 ans avec ce club. Pourtant, tout le monde vous le dira : c'est avant tout grâce au travail de Bill Shankly durant les années précédentes que le club à pu en arriver à ce niveau.


    Je vois pas ce que Guardiola a à voir avec le Barcelona irrésistible de cette année. C'est pas du tout le même style de jeu. C'est pragmatique, on ferme la boutique quand on a deux goals d'avance, on ménage les cadres. L'assistant de Lucho a passé un temps fou à réapprendre à Piqué à défendre normalement. Il y a quasi plus de toque dans ce Barcelone. Iniesta n'a rien de l'Iniesta d'il y a 5 ans. Barcelone aujourd'hui c'est le meilleur trio offensif de ces 20 dernières années (je le préfère à Eto Henry et Ronaldinho, beaucoup moins pragmatique et régulier). La défense est bonne sans être monstrueuse même si Piqué est enfin devenu un très très bon défenseur. Il y a enfin un bon gardien dans les cages. Faut arréter avec Guardiola ca devient pitoyable. D'ailleurs Guardiola a dominé le foot avec une équipe moins compétitive que celle d'Enrique mais plus logique et avec un style unique, pour ne rien enlever au travail de Guardiola, ou les clés du jeu étaient donnés à Xavi et Iniesta. Ici les clés du jeu c'est Messi et Suarez qui les ont. Et Barcelone est invincible parce que son trio d'attaque est invincible. Tu mets Messi Suarez Neymar devant la défense et le milieu de terrain du Dortmund de cette année, c'est Dortmund qui aurait gagné la C1. Point barre.

    Et Messi serait aussi devenu le meilleur joueur au monde sans avoir croisé la route de Guardiola.
    Skywalker Texas Ranger Niveau : DHR
    Je trouve très dur le commentaire sur Messi, car sa finale a été une purge, il a pas pu faire deux mètres sans se retrouver au sol.
    Pour le Brésil, ça devient très inquiétant cette fragilité mentale surtout de la part de ses leaders mais bon ça devrait passer, même si c'est par les barrages.
    Enfin le Chili a su répondre présent, qui plus est par le collectif... et cet hymne qui fout les frissons !
    Postman Pat Niveau : Loisir
    Salut sofoot, salut Thomas.
    SoFoot c'est super, l'article est sympa, touça. Par contre, c'est pas pour faire chier que je poste ici mon premier commentaire sur sofoot.com, mais les modes de mots à la cons qui ne veulent rien dire, s'il vous plaît, non. Dans le troisième paragraphe, au titre pourtant saillant qui semblait annoncer une délicieuse sauterie entre délicatesse du verbe et élégance du ballon rond, tout s'écroule et vient rappeler la déliquescence de notre langue, objet usé d'un manège lugubre dont les rouages numériques obéissent à la mélopée funèbre d'un petit oiseau bleu.
    Quoique... Non.. Puisque différentiel est plus long à écrire que différence, Twitter serait-il le mauvais coupable? Mais alors, pourquoi écrire différentiel? Pourquoi?! Parce que c'est un vilain mot qu'on emploie partout pour signifier différence? Ou parce que c'est vraiment d'un "dispositif d'engrenages qui accorde toujours le plus de couple à la roue motrice qui tourne le plus vite" dont on parle quand on évoque Messi? M'est avis que l'usage d'un "différence" dans la phrase précédente à encouragé l'auteur, sans nul doute usé par les horaires de sa direction et les caprices changeants d'un lectorat exigeant, a varier, à la hâte, ses outils sémantiques. Je suggère trois solutions qui me semblent satisfaisantes pour remédier à un problème répandu:
    -prêter autant d'attention au français qu'au franchissement de ligne de but, surtout quand c'est son rôle de journaliste. Tout le temps, partout, en CFA comme en finale de CdM.
    -augmenter le salaire des journalistes et pigistes sofoot, afin que cette reconnaissance financièrement accrue de leur travail les encouragent à s'y impliquer avec persévérance
    -suprimé lé salèr et laissé tou le mnde ékrir sur sofoot, pour un football populaire authentique.
    Message posté par madkarlito


    Je vois pas ce que Guardiola a à voir avec le Barcelona irrésistible de cette année.


    Mais farpaitement.

    Tout être instruit sait pertinemment que tout vient de Cruyff (qui a lui-même tout piqué à Kovacs).
    Message posté par momobarca
    - sur le Brésil, imaginer qu'ils pourraient ne pas se qualifier pour la prochaine CM me paraît un peu exagéré, mais c'est vrai que ce qui inquiète c'est l'absence de qualité. Rarement le Brésil avait eu une génération aussi faible, notamment dans le secteur offensif. Les voir jouer avec un attaquant évoluant en Chine au poste de 9 fait de la peine.
    - sur l'Argentine, il ne leur manque qu'une défense digne de ce nom. Martino n'a pas non plus utilisé toutes la variété qu'il avait dans le secteur offensif, notamment avec Tévez et Lamela. Mais le chantier est derrière, Rojo et Zabaleta ne sont pas au niveau, Demichelis devrait prendre sa retraite. Mais il n'y a pas encore grand-monde en réserve semble-t-il...
    - sur l'Uruguay: je pense que le cycle prend fin. Ils jouent toujours de la même manière, et ça reste efficace défensivement, mais il n'y a rien offensivement. Suárez leur fera évidemment du bien par son retour, mais il ne pourra pas tout faire tout seul.
    Le Paraguay et le Pérou ont montré de belles promesses.


    Je ne suis pas du tout d'accord avec toi concernant l'argentine ;).

    Le problème c'est qu'ils ont pas vraiment de fond de jeu. Surtout offensivement, ils ont les joueurs mais ils jouent vraiment pas bien collectivement. Et leur défense est vraiment costaud, ils ont pris pas beaucoup de buts pendant cette CA (ni même pendant le mondial) et Garay+Otamendi c'est des monstres. T'y ajoute mascherano en milieu déf et t'a ptetre la plus grosse défense au monde (au niveau des séléctions nationales). Trouves moi 5 latéraux meilleurs que Zabaleta et Rojo au passage.
    madkarlito Niveau : CFA2
    Message posté par RAI/10/

    Trouves moi 5 latéraux meilleurs que (...) et Rojo au passage.


    Ouch.


    PS : je peux en citer une vingtaine minimum
    madkarlito Niveau : CFA2
    Pour Rojo évidémment
    Rien que dans cette Copa América: Alves, Filipe Luis, Murillo, Advíncula et Zúñiga. alors si tu m'en demandes cinq en tout...
    Rojo défensivement est correct mais n'apporte rien offensivement. Zabaleta a 30 ans mais paraît 35 depuis quelques mois, année très moyenne à Man City et mauvaise Copa América. Suffit de comparer avec le Barça, Messi joue énormément avec les latéraux, en combinaisons avec Alves ou en transversales pour Alba. Là, rien, parce que les latéraux n'apportent absolument rien.
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