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Les dix dates de Damien Duff

C’est désormais officiel et plutôt triste pour tous les fans de déboulés couloir gauche : Damien Duff se range. À 36 ans, l’ancien milieu de Chelsea, Blackburn, Fulham ou encore Newcastle tire définitivement un trait sur presque vingt piges de foot pro. Retour sur les dix faits marquants d’une carrière plombée par les pépins physiques.

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La Coupe du monde espoir, 1997

Au beau milieu des années 90, l’Irlande du football est au plus mal. L’équipe nationale, emmenée par un John Aldridge vieillissant et sans réelle relève, ne parvient pas à se qualifier pour l’Euro 96 organisé chez son voisin anglais. Vient alors, l’année suivante, le Mondial U20 qui se tiendra en Malaisie. L’occasion pour la jeune Green Army de redorer le blason tricolore. Dans cette équipe de minots, un milieu gauche retient l’attention. Vif, technique et doté d’un pied gauche remarquable, Damien Duff régale et offre la qualification aux siens pour les quarts de la compète (faisant de lui le premier joueur à marquer un but en or dans un tournoi international), ainsi que la 3e place à l’Irlande lors de la petite finale face au Ghana. La FIFA lui décerne même la mention « d’étoile montante » dans son rapport officiel. Costaud.

L’entrée dans la cour des grands, le 25 août 2001

Au sortir de ce Mondial réussi, Duff s’engage dans la foulée avec Blackburn, récent vainqueur de la Premier League un an auparavant sous la houlette de Kenny Dalglish. L’Irlandais débarque dans une équipe bien en place, où il peine à trouver sa place dès son arrivée. Après quatre saisons remplies et un ascenseur réalisé entre l’élite et la seconde division, Damien s’épanouit pleinement dans l’écurie coachée par Graeme Souness. Il inscrit son premier pion en Premier League en août 2001 à Ewood Park contre le Tottenham de Teddy Sheringham. Un but qui donne la victoire aux Rovers. Pas la pire des premières, hein.

La célébration folle face à l’Arabie saoudite, le 11 juin 2002

Fort d’une saison à près de dix réalisations, Damien Duff et sa bande de copains irlandais déboulent en Corée du Sud avec l’envie d’en découdre. Si le parcours des hommes de Mick McMarthy ne restera pas dans les mémoires collectives - éliminés en huitièmes par l’Espagne aux tirs au but -, l’une des images du tournoi restera toutefois l’originale célébration du natif de Dublin face à l’Arabie saoudite. Après avoir trompé le portier saoudien, Duff se présente devant les tribunes du stade de Suwon et adresse un genre de salut oriental aux travées. Un joli clin d’œil sarcastique.

Le mercato 2004 et l’arrivée couplée de Robben et Mourinho

Sans les blessures à répétition, Damien Duff aurait sans doute connu une tout autre carrière. Mais les mésaventures physiques n’ont pas été les seules à pourrir ses perspectives. Une saison après son arrivée à Chelsea, en 2003 - un exercice plutôt réussi, d’ailleurs -, l’ailier irish voit débarquer coup sur coup Arjen Robben et José Mourinho. Deux claques dans la tronche, puisque le Mou’ compte tout simplement l’éjecter du onze type et le remplacer par la nouvelle recrue batave. Heureusement pour lui, Robben se blesse rapidement, obligeant le technicien portugais à réintégrer Duff dans son équipe. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le « Duffer » profite de cette occasion pour claquer sa meilleure saison en club. Au nez, à la barbe et à la calvitie déjà croissante d’Arjen.

La qualification pour les quarts de C1, le 8 mars 2005

Le point d’orgue de cet exercice demeure sans contexte la joute retour du huitième de finale de Ligue des champions opposant Chelsea à Barcelone, à Stamford Bridge. Ce jour-là, Duff récite une partition phénoménale, donnant le bouillon à Juliano Belletti pendant 86 minutes. Défaits 2-1 au Camp Nou, les Blues se doivent de faire mieux dans leur antre. Mateja Kežman et consorts surprennent rapidement les Catalans qui concèdent deux pions en 17 minutes. Une poignée de secondes plus tard, l’Irlandais volant est lancé par Joe Cole. Trop rapide pour Puyol et trop précis pour Víctor Valdés, il donne un avantage de trois buts à sa formation, avant qu’un superbe doublé de Ronaldinho ne relance le suspense, finalement enterré par un coup de casque libérateur de Terry en fin de partie. On est loin d’une « fucking disgrace » .

Le but contre son camp dévastateur, le 24 mai 2009

Ce n’est ni le plus drôle des CSC, ni même le plus improbable. En fait, il ne s’agit que d’une frappe de Gareth Barry, alors à Aston Villa, déviée dans ses propres filoches par Duff. Sauf que ce but fait perdre le point du match nul à Newcastle ce jour-là. Une défaite synonyme de descente en Championship pour les Magpies, auxquels il ne manquait qu’un point pour être sauvés et envoyer Hull City à leur place en D2. Pas le genre de bonhomme à se dérober devant ses responsabilités, l’Irlandais promet à la Toon Army de rester malgré la descente et de tout faire pour monter dés l’année suivante. L’Irlandais est même buteur pour le premier match de Newcastle en seconde division l’année suivante. Avant d’être acheté, dans la foulée, par Fulham. Un type de (presque) parole, donc.

L’étonnante finale de League Europa, le 12 mai 2010

Durant l’ensemble de sa carrière, le « Duffer » en a connu, des rencontres à enjeu. Des finales de Cup, des matchs pour le titre de Premier League, des joutes décisives aussi bien en Coupe du monde qu’à l’Euro… Mais aucune, sans doute, ne vaut cette finale de Ligue Europa 2010. Tombeurs, entre autres, de la Juve, du Shakhtar et de Wolfsburg, les Cottagers, conduits par un superbe trio Duff-Dempsey-Zamora, sont opposés à l’Atlético. Un doublé de Diego Forlán aura finalement raison des espoirs de la bande de Roy Hodgson, qui écrit néanmoins l’une des plus belles aventures de l’histoire du Fulham FC. Et qui signe là le dernier grand rendez-vous disputé par Damien Duff.

Les adieux internationaux, le 18 juin 2012

Au sortir de la saison 2011-2012, le milieu gauche est déjà sur la pente descendante. Moins véloce, il peine à faire la différence comme jadis, sans forcer. Mais c’est avec une réelle motivation que les Irlandais viennent disputer le second championnat d’Europe de leur histoire, préparé conjointement par l’Ukraine et la Pologne. Une motivation vite retombée, car les joueurs de Giovanni Trapattoni sont tour à tour corrigés par la Croatie, l’Espagne puis l’Italie. Une dernière rencontre face à la Squadra AzzurraDamien Duff hérite de l’honneur du capitanat, lui qui célébrait là sa 101e et ultime cape avec la Green Army. Un patron.

La fin d’une carrière au haut niveau, le 10 juin 2014

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« Je quitte Fulham. Je n’ai même pas parlé au club, et le club ne m’a pas parlé. Nous n’avons plus besoin de discuter. » Après cinq saisons de très bons et loyaux services, Damien Duff s’en va. Ses jambes ne lui permettent plus de tenir l’intensité imposée par la Premier League. À 34 ans, il tire donc un trait définitif sur 18 exercices en Angleterre, quelques titres (deux Premier League avec Chelsea, une League Cup avec Blackburn, mais surtout une Coupe Intertoto avec Newcastle !) et une ribambelle de montées dans son couloir gauche. En traversant l’océan Indien, le - quasi - néo-retraité rejoint ainsi David Villa à Melbourne City. Une aventure australienne aussi courte qu’illusoire, Duff ne participant qu’à 15 matchs avant d’annoncer qu’il souhaite quitter le pays en mars 2015.

Le retour aux sources, le 14 juillet 2015

Quatre mois plus tard, Duff s’engage au bled, chez les Shamrock Rovers, le club le plus titré de l’Île verte. À Dublin, il retrouve sa famille et ses amis d’enfance. Et en profite pour apporter sa légère contribution à la capitale irlandaise en reversant l’intégralité de son salaire à des œuvres de charité. « Je ne veux pas recevoir un seul centime. Je pense qu’il s’agit de quelque chose de bien parce que je ne souhaite que jouer au football, raconte-t-il au Sunday Times à l’époque. Mais je ne veux pas faire les gros titres pour cela. » À l’image de sa carrière, en définitive. Celle d’un homme qui a toujours préféré l’effort collectif à l’individualisme et une passe décisive à un but. Et cette passe-là pourrait bien être la plus belle de sa carrière.



Par Eddy Serres
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