Mondial 2014 - Éliminatoires - Zone Europe - Biélorussie/France (2-4)

Par Christophe Gleizes et Côme Tessier

Les discours de mi-temps peuvent-ils vraiment changer le cours d’un match?

Après une première mi-temps catastrophique en Biélorussie, les Bleus se sont bien repris hier en seconde période pour finalement s'imposer 4-2. L'occasion de s'intéresser plus en détails aux discours de mi-temps. Servent-ils à quelque chose ? Peuvent-ils vraiment renverser des montagnes ?

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Patrice Evra, spécialiste des causeries de mi-temps
Patrice Evra, spécialiste des causeries de mi-temps
Tandis qu'elle regagne les coulisses, tristement menée 1-0 par une modeste formation biélorusse, l'équipe de France est au plus bas, proche du néant. En quarante-cinq minutes de jeu, elle n'a pratiquement rien montré. Sur les visages fermés de ses compagnons, le Marseillais Mathieu Valbuena sent de « l'abattement ». Comme il l'a confié à L'Équipe, « un grand silence » règne alors dans l'intimité feutrée du vestiaire. L'ambiance est lourde et pesante. Un joueur, pourtant, va prendre ses responsabilités : Patrice Évra. En véritable taulier du groupe, à défaut d'être un leader sur le terrain, le défenseur de Manchester United prend la parole pour remobiliser ses coéquipiers. « Il nous a dit qu’à un moment donné, il fallait se lâcher. Qu’on avait le plus grand respect pour la Biélorussie, mais qu’on était l’équipe de France et que si on voulait consolider notre deuxième place, il fallait montrer un autre visage », se souvient Franck Ribéry, avant d'ajouter : « Il a tenu un discours d'homme qui a fait du bien à tout le monde. » La suite, tout le monde la connaît : les Bleus, pourtant muets depuis plus de 500 minutes, inscrivent quatre buts aux Biélorusses pour finalement largement s'imposer et valider leur ticket pour les barrages.

Un bon mot vaut mieux qu'un long discours

Ce n'est pas la première fois qu'un petit speech à la mi-temps fait du bien aux Bleus. Déjà, en octobre dernier, à l'occasion du match nul contre l'Espagne (1-1), Didier Deschamps avait su motiver ses troupes à la pause malgré un premier acte délicat. Dans l'euphorie d'après-match, au terme de la mi-temps la plus aboutie des Bleus depuis bien longtemps, les joueurs avaient tenu à rendre hommage au sélectionneur. « Le coach nous a dit d'y croire, car rien n'était joué. On savait qu'on aurait d'autres opportunités », racontait par exemple Yohan Cabaye, tandis que Mamadou Sakho expliquait : « Le discours du coach y a été pour beaucoup. Il nous a remobilisés. » Mais le rôle de l'entraîneur ne s'arrête pas seulement au discours, aussi bon soit-il. À la mi-temps du match, Didier Deschamps opère plusieurs changements tactiques pour permettre le renouveau : « Le coach m'a demandé de jouer en 10 entre les lignes, se remémore Mathieu Valbuena. J'ai essayé de mettre de la mobilité, de faire en sorte qu'on ait le ballon parce qu'on ne l'a pas eu beaucoup en première. On a été récompensés parce qu'on n'a rien lâché. » « Je savais que dans la première partie du match, on allait être obligés de défendre. Ceux qui ont commencé ont fait le travail et ceux qui sont entrés ont apporté beaucoup dans le jeu. Mathieu était important pour avoir une animation offensive plus dangereuse et garder le ballon », confirme alors Deschamps.

Si ses vertus peuvent se révéler insoupçonnées, il reste difficile d'identifier concrètement les retombées d'un bon discours. Suffit-il vraiment d'être un grand meneur d'hommes pour renverser des montagnes footballistiques ? Rolland Courbis, l'ancien entraîneur de l'OM, n'en est pas persuadé. Il est pourtant un spécialiste reconnu de l'exercice oratoire, qu'il pratique avec une gouaille désormais reconnue. Son plus beau fait d'armes ? Une incroyable remontée face à Montpellier, le samedi 22 août 1998. Menée 4-0 à la mi-temps devant son public, son équipe réussit l'exploit d'inscrire cinq buts d'affilée en seconde période pour finalement s'imposer au terme d'un scénario à couper le souffle (5-4). « Concrètement, ce jour-là, je pense que les changements effectués en seconde période ont été beaucoup plus importants que mon discours à la mi-temps. Selon moi, dans le vestiaire, moins on en dit, mieux c'est. Dans une situation difficile, plus le discours est court, plus il est efficace. » Mais qu'a-t-il bien pu leur dire à la mi-temps pour provoquer une telle révolte ? « Je leur ai dit : bon allez, maintenant on va gagner le deuxième match de quarante-cinq minutes, cela nous servira pour la prochaine rencontre et on mettra cette défaite sur le compte d'un accident. Je tenais à voir une réaction, car il y a une différence entre perdre 4-2 et perdre 8-0. Et puis j'ai terminé en leur disant "Sait-on jamais…" Mais très franchement je pensais avoir une chance sur un million de revenir. »


Une infime probabilité qui ne l'empêche pas de charrier Loulou Nicollin à la mi-temps, en lui assurant que sa victoire ne fait aucun doute. « Franchement, c’est le hasard, c’est un concours de circonstances qui me fait dire ça. Je vois Michel Mézy et Louis Nicollin sortir de leur vestiaire, mais eux ne me voient pas. Quand j’arrive, ils sont en train de rigoler comme deux baleines et en me voyant, ils passent d’une tête d’anniversaire ou de mariage à une tête d’enterrement. Je les ai "rassurés" tout de suite et eux me tapaient sur l’épaule comme pour me consoler. Et c’est là que je dis à Loulou : "Mais tu me consoles pour quoi ? On va gagner 5-4 !" Et là, avec un petit rictus, il me répond : "Oh, t’en serais bien capable !" La suite, ce n’est même plus un exploit sportif, c’est un miracle qui ne s’est jamais passé sur un terrain de foot. Ils ont fait des recherches dans tous les pays, c’est un scénario qui n’est jamais arrivé. Il n’y a jamais eu un club ou une équipe nationale qui était mené 4-0 et qui a gagné 5-4. Mais bon, moi, j'ai toujours été original dans ma carrière d'entraîneur », explique-t-il, rigolard. Difficile cependant d'imaginer qu'il ne sentait pas la révolte naissante dans les yeux de ses joueurs avant de balancer une telle prophétie auto-réalisatrice. Mais Rolland Courbis n'attribue à son leadership et son discours qu'une part très modérée de ce succès : « Sans faire le faux modeste, notre remontée dans ce match-là, c'est autant grâce à nous que par la faute de Montpellier. Au retour des vestiaires, j'étais confiant comme on peut être confiant quand on a quatre bosses sur la tête. Et pourtant, en seconde période, ils ont reculé, ils nous ont attendus, leurs attaquants ne nous menaçaient plus et on en a profité. »

À la pause, Serge le disait

Des retournements de situation après la mi-temps, Serge Le Dizet en a lui aussi connu, même s'ils sont un peu moins spectaculaires. L'ancien entraîneur du FC Nantes garde particulièrement en mémoire un fabuleux Nantes/Strasbourg, disputé en 2005 lors de la 16e journée de Ligue 1. Menés 2-0 à la mi-temps, les Canaris rentrent au vestiaire la tête basse. Reboostés par le discours du technicien, ils reviennent métamorphosés sur la pelouse et s'imposent finalement 4-3 grâce à une seconde période de folie. « Je me souviens surtout d'avoir fait deux remplacements à la mi-temps, dont Habib Bamogo à la place de Claudiu Keserü, qui passait complètement à côté de son match », explique calmement l'actuel entraîneur adjoint du SCO Angers. Il poursuit : « La mi-temps reste un moment-clé pour recadrer ses joueurs et parler de ce qui s'est fait et de ce qui ne s'est pas fait. Je crois plus aux consignes données à la pause que celles sur le bord du terrain, où il n'est jamais évident que les joueurs entendent ce que l'on a à dire. C'est un moment particulier et très important, où on peut tout remettre à plat, autour de l'entraîneur, du capitaine et de deux trois joueurs cadres. » Ces derniers, comme Patrice Évra chez les Bleus, profitent de leur légitimité dans le vestiaire pour être écoutés et faire passer des messages, mettant ainsi à profit « leur capacité d'analyse tirée de leur expérience ».


Surtout, en cas de difficulté, la mi-temps a pour vertu d'offrir une respiration dans le match, qui devient immédiatement l'occasion d'un coaching gagnant. « C'est un moment de réunion de tous, au calme. Les éléments extérieurs ne sont pas là : ni les supporters, ni les adversaires, ni les médias… C'est le moment idéal pour influencer une équipe. Vous sentez qu'il faut changer quelque chose, des joueurs par exemple dans le cas de Nantes-Strasbourg, mais ça peut être aussi une stratégie, une organisation. Et si ça fonctionne, vous reprenez rapidement confiance, alors que l'adversaire se pose des questions. Le rapport de force bascule, car vous savez que vous allez dans la bonne direction. » Dans le cas du match contre la Biélorussie, il semble évident selon le technicien angevin que les discours prononcés à la pause ont eu une influence majeure : « Pour le match de l'équipe de France, on savait que les Biélorusses allaient baisser de rythme, physiquement, à un moment ou à un autre. L'encadrement tricolore a sûrement dû insister là-dessus à la mi-temps, sur le fait que les adversaires allaient connaître un coup de moins bien. » Ainsi, l'équipe de France a pu se sortir mardi de l'ornière biélorusse grâce à quelques bons mots, qui peuvent « redonner confiance lorsque tout va mal ». À l'avenir, il serait néanmoins appréciable qu'elle commence le match pied au plancher et qu'elle cesse enfin de travailler à mi-temps.

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35 réactions ;
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  • Message posté par Aswad le 11/09/2013 à 20:48
      Note : 5  /

    Les discours de mi-temps peuvent-ils vraiment changer le cours d’un match?
    OUI

  • Message posté par Tom Monchéri le 11/09/2013 à 20:55
      Note : 20  /

    Sur FM oui...

  • Message posté par jibz99 le 11/09/2013 à 20:58
      Note : 7  /

    Faut-il vraiment se poser la question ?

    La finale de Ligue des Champions Liverpool-Milan AC en est sûrement le plus bel exemple...

  • Message posté par ozymandias le 11/09/2013 à 21:02
      Note : 12  /

    Merci à Pat Evra d'avoir sauvé la France, oui monsieur la France.

  • Message posté par strover le 11/09/2013 à 21:04
      Note : 1 

    Paye ton discours d'homme suantant de testostérone et emprunt de virilité, faut pas exagérer non plus. Heureusement pour lui il n'a pas joué avec Mathaus.

  • Message posté par DjangoRoro le 11/09/2013 à 21:06
      Note : 1 

    Bon bah je vais dire non comme tout le monde dit oui ...

  • soldafada13 a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par Le Joker le 11/09/2013 à 21:13
      Note : 3  /

    Et la fameuse gueulante de Mémé Jacquet en 98 contre la Croatie? Ok, on était pas mené, mais comme exemple de remobilisation d'hommes pendant une mi temps, c'était du beau travail...

  • Message posté par Misaki21 le 11/09/2013 à 21:16
      Note : 10  /

    Comment ne pas mentionner le "Vous voulez perdre? Parce qu'en jouant comme ça, vous allez perdre les gars!" d'Aimé Jacquet à la mi-temps de France-Croatie 98?

  • Message posté par Picou le 11/09/2013 à 21:18
      Note : 3  /

    Ribery et Evra qui racontent à L'equipe ce qui se passe dans le vestiaire, pas besoin de chercher plus loin la/les taupes.

  • Message posté par Jean-Louis Bouffon le 11/09/2013 à 21:23
      Note : 7  /



    Sur ouïFM ? Ça n'a pas de sens !

  • Message posté par Clint le 11/09/2013 à 21:24
      Note : 5  /

    Charlton-Huddersfield 7-6 (21 décembre 1957) A la 62ème minute de ce match, Huddersfield inscrit son cinquième but sur la pelouse de Charlton et mène 1-5, avec les locaux réduits à 10. Puis, le scénario exceptionnel se déclenche : quatre buts de Summers en 17 minutes et un autre de Ryan, et Charlton repasse devant. Huddersfield égalise à la 86ème minute mais Ryan, encore lui, donne la victoire à Charlton à la 89ème minute, pour le match le plus dingue de l’Histoire.

    Y'a mieux Rolland faut pas trop t'y croire mec.

  • Message posté par Mortacci le 11/09/2013 à 21:30
      Note : 9  /

    M'est d'avis que le discours, Courbis, il l'a bien fait à l'époque. Je crois juste qu'il s'est trompé de vestiaire...

  • Message posté par Moudugland le 11/09/2013 à 21:36
      Note : - 1 

    Message posté par Misaki21
    Comment ne pas mentionner le "Vous voulez perdre? Parce qu'en jouant comme ça, vous allez perdre les gars!" d'Aimé Jacquet à la mi-temps de France-Croatie 98?


    Allez zou, souvenirs :

    http://www.youtube.com/watch?v=9YkLDfF3mTc

  • Message posté par leopold-saroyan le 11/09/2013 à 22:15
      Note : 4  /

    La quintessence du discours à la pause (coup de tête 1979) Tout est dit !
    http://www.youtube.com/watch?v=iekRS3cZHSc

  • Message posté par VIril mais correct le 11/09/2013 à 22:46
      Note : - 1 

    et les discours de fin de match peuvent changer une saison ,article 2.O? un discours d'avant match ça change peut tout changer, article 3.0? un discours de président ça change quelque chose article 4.O ? un discours chambreur d'un adversaire ça peut changer un match, article 5.0 ? enfin le discours de la presse influence t'il le comportement des joueurs sur un match article 6.0?

    et je parle de l'article "un huit clos ça change un match ....?" que vous avez dégainé en "pilot" ...

    c'est un nouveau filon en or pour so foot afin de fourguer du contenu ???

    bah oui à priori un match de foot peut être influencé de milles façons ... la magie du ballon rond quoi ... sinon ça s’appellerait du "Riner" ou "Nadal terre battue"

  • Message posté par Amynos le 11/09/2013 à 22:47
      Note : 2 

    Voila exactement le genre de discours qu'il faudrait pour les francais http://www.youtube.com/watch?v=kKG1_wdY3m0

  • soldafada13 a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par kikette38 le 11/09/2013 à 23:28
      Note : 3  /

    Pour l'avoir vécu, je dirais que oui.
    Je me souviens qu'à la mi-temps d'un match, l'équipe que j'entrainais était menée 0-1 par une équipe mais vraiment bidon.

    C'est clair que les grands discours ne servent à rien.
    Je me souviens avoir claqué la porte du vestiaire gueulé comme un putois mais j'étais vraiment énervé. Alors ok c'était un match amateur ( mais sénior quand même ) et ok même si on avait gagné 3-1 au final, je me souviens surtout que j'étais super déçu à la fin du match même si soulagé.
    Car je me disais qu'un discours intelligent et tactique ne suffisait pas avec cette équipe et qu'il fallait rester basique avec des phrases du type " faut leur rentrer dans le cul".

  • soldafada13 a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par papaboubadiop le 11/09/2013 à 23:57
      Note : 2 

    Serge le disait... toujours voulu la sortir celle-là!

  • Message posté par drbenway le 12/09/2013 à 00:18
      

    Il y a les discours à la mi-temps et les phrases dites sur un terrain.
    Dont le légendaire 'Il va falloir qu'on durcisse un peu le jeu là' lancé par Deschamps à Dessailly et consorts après avoir encaissé le but lors du OM-Psg de 93, trois jours après la finale de Munich. Quelques minutes plus tard, Boli se retrouvait à l'horizontale à 2 mètres du sol pour placer une tête inouïe.

  • Message posté par Bierre PourDieux le 12/09/2013 à 00:36
      

    Mouais... Mais ce dont on ne parle pas, c'est les fois où l'équipe en prend encore deux au retour des vestiaires, quand à la mi-temps ya eu un discours mémorable.
    (quand on y pense ce serait sympa: "pourtant Pat nous a dit "les gars, faut faire quelque chose", mais assez étonnamment ça n'a pas suffi").
    15 mn de pause, ça change forcément un match, discours d'homme ou pas.

  • Message posté par soldafada130 le 12/09/2013 à 00:52
      Note : - 6  &


  • Message posté par CochonHallal le 12/09/2013 à 00:52
      Note : - 1 

    je rejoins l'analyse de feu soldatfada

    Les biélorusses étaient cramés à la 60e : le physique "champions league" des joueurs français a fait le reste, bien aidé par la nullité du gardien et le manque de sérénéité des défenseurs slaves

  • Message posté par soldafada130 le 12/09/2013 à 01:02
      Note : - 5  &


  • Message posté par HF le 12/09/2013 à 02:23
      

    Dès fois une bonne gueulante à la mi temps permet de tirer le meilleur d'un collectif! On touche à l'Ego et ça part tout seul.

  • Message posté par alejer le 12/09/2013 à 08:40
      

    eh ouais, rendez ce putain de brassard a patrice evra !

  • Message posté par Mehmet Scholl le 12/09/2013 à 09:44
      Note : 4  /

    Selon une source proche du dossier, Virginie Caprice aurait contacté les bleus via un SMS envoyé à Patrice Evra

    " Allez les bleus, vous pouvez le faire, je vous invite chez moi en cas de victoire !! Bisous partout !! "

    Evra se serait levé d'un seul homme en tendant son smartphone à l'assemblée : Putain les gars, vous voulez enfiler un oignon, bah va falloir défoncer du bielorusse d'abord, fini les conneries maintenant, on se la sort et on les tords ces blaireaux !!

    Et Ribery de reprendre : Azy on va la gang bang cette bia... ces biélorusses !

    La suite, on la connait

  • Message posté par max29 le 12/09/2013 à 10:18
      

    Ben voila, Pat Evra entraineur adjoint!

    Parce que prendre une soufflante d'un joueur qui se fait bouffer par le premier georgien venu et incapable d'envoyer un centre potable, ben c'est tout de suite beaucoup moins crédible!

  • Message posté par Tonyoo69 le 12/09/2013 à 10:38
      

    C'est bien de parler de Nantes Strasbourg de 2006, mais la finale Lverpool Milan aurait été un exemple pas mal non pus hein! ;)

  • Message posté par DoucementAvecLaCristaline le 12/09/2013 à 10:40
      Note : 3  /

    J'ai bien aimé quand les réactions des "journalistes" de TF1 lorsque Ribéry annonce à la fin du match que c'est grâce au discours de Pat Evra à la mi-temps qu'ils ont redréssés la tête. La première chose qui vient à l'idée (de toute personne normalement constituée) est de lui demander plus de détails sur ledit discours. Non?
    Mais pas pour les mecs de TF1, on sentait vraiment qu'ils ne voulaient pas faire de la bonne pub à Evra et ils sont vite passer à un autre sujet. Quelles auraient été leurs réactions si Francky avait dit "Evra à engueulé toute l'équipe, y'à eu une grosse bastion titulaire VS Evra, ça nous a remobilisé"

    A moins que ce ne soit juste de l'incompétence... Fort probable. Je n'oublierai jamais le jour où l'incompétence journalistique des mecs de TF1 a été révélé au grand jour:
    Finale coupe de France 2005, un bon vieux Auxerre-Sedan. Auxerre gagne et CJP, alors homme de terrain, interview Guy Roux (avec qui il avait commenté des matches à l'euro 2000 donc je suppose à peu près copains).
    Celui ci termine son interview part "c'est la 3eme coupe de france que je gagne et c'est la dernière". CJP ne relève même pas. J'étais jeune et con mais j'ai direct compris (je ne pense pas avoir été le seul) que Guy nous annonçait qu'il raccrochait les gants. CJP n'a rien capté. C'est 2 minutes après (Roux lui avait surement ré-expliqué hors antenne), qu'il intervient, fier de son scoop : "hey les gars Guy Roux arrête c'était son dernier match avec l'AJA!".
    Comme quand il est tout heureux de nous balancé une anecdote à la con* sur un joueur qui s'était mit en évidence 5 minutes plus tôt. Si ça ne sortait pas de ton oreillette CJP, t'aurais pas attendu 5 minutes... Et il se croit bon en plus!

    Ca ne sert à rien de parler des journaleux, surtout de CJP, la démonstration de sa nulité a déjà été faite maintes fois. (pourtant je l'aimais bien à ces débuts, à l'euro 2000 et après sur téléfoot, mais depuis qu'il a remplacé Gilardi...).
    Mais là ça me parraissait important de souligner que quand ça se passe mal dans le vestiaire (embrouilles - Anelka/Domenech/Mexico/2010 + Ben Arfa/Blanc/Sveridge/Euro2012) les medias ne ratent pas l'occasion d'en faire des débats interminables. A l'inverse, quand un des mutins de Knysna provoque quelque chose de bien, ça part aux oubliettes. C'est bien révélateur de l'ambiance de merde* qui entoure l'EDF qu'on se fait une joie de démonter au moindre faux pas.

    Pis leurs gueules à la fin du matches... Et leurs commentaires lorsqu'on marque les buts du 2-2 3-2 4-2, on croirait que ça les fait chier*!! Ok le contenu n'est pas grandiose mais bordel, on aurait dit qu'ils commentaient des buts encaissés par l'EDF alors qu'on était en train de gagner un match donné perdu à la mi temps. Et après on va taper sur les joueurs soit-disant pas motivés...

  • Message posté par bunk le 12/09/2013 à 10:45
      

    "Va ****er ta m*** avec ta ta**ique de ****e"

    Oui, quelques mots bien placés peuvent changer le cours d'un match
    (voire plus).

  • Message posté par leolom le 12/09/2013 à 12:39
      

    Mais dis nous Solfada... tu es un peu frustré au boulot ? enfin, si tu n'es pas encore au collège, allez lycée max...
    Car pour s'exprimer de la façon dont tu le fais, tu dois réellement avoir besoin de tirer un coup... Détends toi... Effectivement tu es toujours dans la place, malheureusement pour nous et pour la hauteur du débat...
    Je te propose de continuer ton trollage sur un autre site... Tu ferais plaisir à tout le monde !
    A bon entendeur salue...
    ps : dis moi si tu comprends pas tous les mots je me ferais un plaisir de te les expliquer ...

  • Message posté par Tom Monchéri le 12/09/2013 à 17:31
      

    Message posté par Jean-Louis Bouffon


    Sur ouïFM ? Ça n'a pas de sens !


    Bah si mec !! la pause Pub
    Exemple :

    -Euh bebert ?
    -oui boss?
    -non mais c'est quoi cette musique de merde que tu nous passe depuis t'aleur la ? on perd de l'audience la !! tu va me sortir les doigts et me mettre du (relativement) bon son et me changer tout ca ok!!???
    -Ok désolé boss


    *****45 min après

    -Putain bebert ta bien taféé !! plus 40% d'audience !!!

    Voila :)

    Sorry..


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