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Les Diables dans le rouge ?

Ce week-end, Manchester United a gros à jouer. Alors qu'il pouvait s'imaginer passer une fin de saison tranquille, pourquoi pas triplement titrée, le voici en train de presque prendre peur du retour de Chelsea. Et la visite d'Everton n'est pas forcément la meilleure des nouvelles. Pas actuellement en tout cas.

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Ce samedi après-midi, s'il ne veut pas se rendre une fin de saison plus stressante qu'elle ne l'est déjà, Manchester United va devoir remettre les choses au clair. C'est au moment où il paraissait le plus sûr de lui, toujours aussi peu génial mais si diablement efficace que la machine à gagner de Sir Alex s'est prise deux plombs dans l'aile : face aux citoyens de Mancini & Cie d'une part (élimination en FA Cup), et face à une bande de Magpies libérés de ne plus avoir rien à jouer cette saison, sauf miracle. Les Red Devils battent de l'aile et ont besoin de se rassurer. Statistiquement, Everton est à Old Trafford un bon client : aucune victoire sur les dix-sept derniers déplacements, dont quatorze défaites. Les mathématiques disent aussi que Manchester reste sur douze victoires non-stop à domicile alors qu'Everton a pris pour l'instant plus de points en 2011 que durant les matches allers. Choisissez votre camp.




Gavés par une inefficacité chronique devant le but et une infirmerie à la limite du sur-booking en début de saison, les Toffees ont réussi à remonter la pente pour aujourd'hui s'éviter une saison sans objectif. L'Europa League est désormais accessible pour les hommes de David Moyes, chose impensable avant la période du Boxing Day. Et la bataille pour l'accessit européen a un concurrent de choix : le Liverpool FC. Bref, leur fin de saison est ce qu'on pourrait appeler “tasty”.




Pour David Moyes, la venue dans le Théâtre des Rêves a aussi un peu de piquant : combattre face au maître écossais Sir Alex, son plus fervent admirateur Outre-Manche. Combattre aussi face à ce qui pourrait être son prochain public vu que Ferguson en personne souffle tant que possible aux oreilles des propriétaires le nom de Moyes comme successeur souhaité. Mais à l'heure actuelle, maître Ferguson a d'autres chats à fouetter. Chassé par le chat d'appartement Arsenal depuis la fin de l'hiver, le coach mancunien semble désormais bien plus inquiet de l ‘identité du nouveau chasseur, un bien plus gros matou que celui de l'Emirates, à savoir Chelsea : « Arsenal possède les meilleurs footballeurs mais Chelsea possède une équipe meilleure, une équipe plus forte, une équipe bien plus expérimentée » . En clair, même si les Mancuniens ont encore le droit à un joker, il ne serait pas très bon de pouvoir laisser les Blues, plus rompus que les Gunners aux us et coutumes de la course au titre, revenir à portée de griffes. Et cette rencontre face à l'équipe du disciple scottish ressemble à tout sauf à un tremplin pour la relance.




Sur une dynamique ascendante (invaincus depuis six rencontres), emmenés par la confirmation Baines, les promesses de Coleman, Osman ou l'éclosion tardive de Beckford, malgré les absences de la permanente de Fellaini et d'Arteta, Everton est l'équipe à ne pas affronter depuis le printemps, l'équipe la plus joueuse de fin de saison. Et quand la réussite devant les cages adverses est enfin au rendez-vous et l'inconsistance des autres équipes du haut de milieu de tableau (comme Bolton, Newcastle, Stoke et anciennement Sunderland) aussi, cela donne des Toffes loin d'être mous, mais plutôt en grande confiance. Bref, pour Manchester, cette marche Everton que l'on pensait il y a peu assez simple à franchir, ressemble à un joli piège. Un peu comme la prochaine confrontation européenne avec Schalke.



Ronan BOSCHER

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