1. // Groupe H
  2. // Chili/Espagne (1-2)

Les deux font l'affaire

L'Espagne a réussi à battre un Chili complètement fou. Une heure enflammée, puis tout le monde s'éteint, sur un résultat qui qualifie les deux Roja.

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Le Chili peut se contenter d'un nul, l'Espagne doit gagner. Alors Del Bosque y retourne en 4-3-3, comme face au Honduras. Avec Iniesta, remis, à droite, Villa à gauche, et Torres en pointe. Avec Xavi, Xabi Alonso et Sergio Busquets au milieu. Avec un peu moins de possession mais plus de percussion : l'Espagne met en cinq minutes les Chiliens sous pression. Torres est en jambes, Iniesta aussi. Pique monte sur corner. Puyol itou. Busquets les couvre. Le gardien chilien dégage bizarrement, mais ses attaquants combinent bien. L'Espagne se fait un peu bousculer. Casillas détourne une belle tentative de lob. Le Chili joue au ballon, le Chili est accrocheur, mais le Chili exagère. Trois jaunes en cinq minutes. Doucement les gars... Doucement...

Bravo avait déjà dégagé bizarrement. Cette fois, le gardien chilien sort à l'aventure, et à trente mètres de ses buts. Il tacle l'ouverture de Xabi Alonso destinée à Torres. Villa reprend sans contrôle et marque dans le but vide. Trop nerveux, les Chiliens se sont embrouillés tout seuls. Ils avaient pourtant bien pris les Espagnols. La preuve, ils y retournent. D'une certaine manière, leur folie a déstabilisé les champions d'Europe. L'Espagne est incapable de poser son jeu. L'Espagne n'a même pas la balle. Ah si. Quand même. Mais Torres se fait reprendre, à la limite du pénalty. Puis Villa fixe à gauche, et remet pour Iniesta, le petit plat du pied qui va bien, but. Contre le cours de combat, l'Espagne assomme le Chili, et l'arbitre referme le couvercle. Sur l'action du but, Torres s'est écroulé. Estrada prend un rouge totalement injuste, mais il paie pour l'ensemble de l'oeuvre de son équipe. Le Chili a disjoncté. Le voilà mené 2-0, et à dix. L'enfer.

Avant même la mi-temps, le match est joué. L'Espagne mène deux zéro, alors qu'elle s'est faite bouffer, et qu'elle n'avait même pas commencé à jouer. Maintenant, elle peut s'y mettre. Iniesta surtout. Le barcelonais est à la fois ailier droit (en contre) et milieu relayeur (en attaque placée). Autour de lui, la machine espagnole se met en marche. Alors les Chiliens ressortent les couteaux. Sont à deux doigts de se retrouver à neuf et de définitivement péter un câble. Redescendent. Repartent en avant. S'arrachent. Et recollent au score. Une merveille de frappe enroulée de Millar, ah non, elle est contrée. Quand bien même, le Chili est revenu à 2-1. Tout en petits crochets et gros coups de pression.

L'Espagne ne doit pas perdre ; l'Espagne se remobilise. Torres sort pour Fabregas, qui prend la droite. Villa passe en pointe, Iniesta à gauche. Pique vient apporter le surnombre au milieu. Le mouvement crée de l'espace. La technique fait le reste. Mais "Jean-Pascal" Villa est toujours un peu court dans la surface. Et isolé d'un milieu qui fait tourner, et étouffe le Chili. Définitivement. L'Espagne tourne lentement autour d'un Chili à terre. Et tourne. Tourne. Tourne... Le Chili finit battu, mais qualifié derrière l'Espagne, comme prévu. Dans l'autre match, la Suisse n'a pas pu faire mieux qu'un pauvre zéro à zéro contre le Honduras. Le Chili devra se farcir le Brésil en huitièmes. L'Espagne devra vaincre le Portugal, comme prévu.

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