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Les défenseurs qui font une obstruction pour gagner un six mètres

Ce sont des gestes ou des attitudes qui énervent. Qui sont insupportables. Qui rendent dingue tout supporter au stade ou devant sa télé. Et franchement, comme dirait Edouard Balladur, «  je vous demande de vous arrêter  » . Focus aujourd'hui sur ces défenseurs qui se croient sur un parquet de NBA et qui bloquent la course de l'attaquant adversaire pour gagner un pauvre six mètres.

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D'où cela vient ?


Un classique du genre. Un long ballon vers l’avant, un défenseur qui profite de son avance pour se mettre dos à l’attaquant avant de ralentir sa course et de se cambrer pour bloquer son vis-à-vis et ainsi gratter un six mètres. Mais qui a eu cette idée folle d’un jour inventer ce geste esthétiquement affreux ? Impossible à savoir. Toutefois, il est certain que l’International Football Association Board, l’instance qui dicte les règles du jeu, y est pour quelque chose. 1992 : interdiction pour le gardien de but de prendre le ballon à la main sur une passe volontaire de son coéquipier. Une mesure qui favorisera le beau jeu, mais qui fera naître ces gratteurs de six mètres. Des défenseurs qui préfèrent faire ce geste hideux plutôt que de dégager en touche ou faire une passe à leur gardien qui balancera en catastrophe un saucisson quarante mètres plus loin. À moins d’être Mats Hummels et que ton portier se nomme Manuel Neuer.


Pourquoi c’est insupportable


Mettez-vous deux secondes à la place de l’attaquant qui tape une accélération pour finalement s’empaler contre un mur qui l’empêche de passer. À la rigueur, aux auto-tamponneuses, pourquoi pas. Mais nulle part ailleurs. Et que dire du défenseur qui attend le moment où l’attaquant le colle pour se jeter au sol et ainsi gratter un vilain coup franc. Le football n’est pas du basket, le joueur n’est pas là pour bloquer son adversaire en utilisant son fessier musclé. Et puis c’est quoi cette dégaine des défenseurs qui tentent par tous les moyens d’empêcher l’attaquant de passer en tendant les bras et en remuant le bassin de gauche à droite. Laissons cette gestuelle à Shakira.


Qui l'incarne le mieux aujourd'hui ?


Néo-retraité, Álvaro Arbeloa était sûrement le meilleur en la matière. Et surtout, le plus insupportable. Car l’ancien latéral du Real Madrid abusait de ce geste sur son côté droit avec toujours la même attitude : dos à l’attaquant, Arbeloa attendait sereinement que ce dernier mette la main sur son dos pour tomber et attraper le cuir avec ses mains, histoire d’être sûr que l’arbitre lui accorde un coup franc. Sinon, tous les défenseurs centraux robustes et un brin vicelard comme Giorgio Chiellini, David Luiz ou encore Sergio Ramos adorent montrer leur fessier à l’attaquant pour lui bloquer la route. Et si, au passage, ils peuvent lui adresser une petite gifle, ils ne s’en privent jamais.


Comment faire pour que ça s'arrête ?


Autoriser de nouveau la passe en retrait au gardien serait une absurdité sans nom. Déjà car ceci est encore plus agaçant et surtout car la pratique de l’obstruction est tellement ancrée dans le football mondial qu’une telle mesure ne changerait rien. Utilisons alors la manière forte en adressant un carton jaune au défenseur qui usera de cette méthode pour gratter un six mètres. Et si la biscotte ne suffit pas, pourquoi ne pas offrir un corner à l’attaquant qui tentera en vain de récupérer le ballon au lieu du six mètres habituel ? Si après de telles mesures, certains insoumis continuent avec leurs obstructions, alors l’arbitre laissera le droit à l’attaquant de mettre une jolie balayette à son adversaire sans siffler faute. Ceci pourrait provoquer quelques bagarres générales toujours sympathiques pour le téléspectateur après une partie ennuyeuse.


Pourquoi cela peut précipiter la fin du monde


Imaginez un monde où chaque personne vous tourne le dos et vous empêche de passer dès que vous approchez. Cela serait insupportable. Vous marchez dans la rue tranquillement avec votre amour et là, un homme vous bloque l’entrée au passage piéton en gesticulant comme un danseur étoile. Déjà, lorsque la personne de la RATP vous stoppe aux portes du RER B, car celui-ci est trop bondé, cela vous gonfle. Alors une personne qui le fait sans raison pourrait clairement provoquer des gestes regrettables. Pire encore, si tout le monde empêche l’autre d’avancer, Emmanuel Macron n’aurait plus de parti politique.


La parole est à la défense et aux victimes :


Manuel Amoros (ancien défenseur de l'OM et de Monaco) :


« J’ai l’impression que le défenseur a toujours utilisé cette méthode pour gagner un six mètres et empêcher l’attaquant de passer. Personnellement, quand j’en avais la possibilité, je ne m’empêchais jamais de le faire, car ce n’est pas du tout interdit. En réalité, on protège juste le ballon, comme un milieu de terrain pourrait le faire au niveau du rond central. Et pour cela, on utilise les bras, le corps, tout ce qu’on peut faire pour empêcher l’attaquant de passer et de prendre le ballon. En revanche, à chaque fois qu’on le fait, on sait qu’on va prendre des coups de pied dans les chevilles. »

Franck Dja Djédjé (ailier au FC Irtysh Pavlodar) :

« C’est tellement énervant ! Et puis, le plus souvent, le défenseur se laisse tomber, et toi, tu te fais engueuler par ton coach, car tu as fait faute alors même que tu ne l’as pas touché. Toi, tu es là, tu le suis, tu essayes de gratter le ballon, mais en vrai, c’est peine perdue. Parfois, quand tu es mené et que le défenseur te fait une obstruction pour gagner son six mètres, tu as envie de lui mettre une balayette, mais finalement, tu te retiens pour ne pas prendre un carton inutile. Après, ce n’est pas de l’antijeu pour autant, c’est jouer avec les règles. C’est plus avantageux pour le défenseur qui gagne du temps. C’est bien joué en réalité, car c’est bien mieux que de dégager en touche ou en corner. Le jeu demande de faire ça, mais pour un attaquant, c’est très énervant. »

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Par Steven Oliveira
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