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Les débuts compliqués de Ter Stegen

Désigné comme le successeur naturel de Víctor Valdés, Marc-André ter Stegen connaît des prémices difficiles sur le banc. Seulement titularisé en Ligue des champions, le jeune Allemand est à l'image de ce Barça : il se cherche.

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« La situation que je vis actuellement n'est pas facile pour moi. » Les mots de Marc-André ter Stegen dans les colonnes de Kicker fleurent bon la mélancolie. Aigre doux, le jeune gardien allemand se morfond sous la guérite barcelonaise. À de rares occasions, entraînements exceptés, il enfile les gants et pose sa petite serviette près du poteau. Ce mardi, pour le déplacement du FC Barcelone en terre chypriote, il sera titulaire. Un rôle qu'il n'a occupé qu'à trois reprises cette saison, toutes lors des sorties européennes du Barça. Depuis sa signature en mai dernier, le jeune prodige de l'école du Borussia Mönchengladbach vit dans l'ombre de Claudio Bravo, recruté après ses prestations de grande classe lors du Mondial brésilien. Il assure « respecter la décision de l'entraîneur » et « tente de lui rendre les décisions plus difficiles » . Sans évoquer l'idée du flop, son arrivée au Mes devient tout de même un nouveau pied de nez aux choix contestés de Zubizarreta. Et ravive un débat sur les gardiens déjà présent l'an dernier chez l'ennemi merengue.

Le choix de Zubi, cadeau empoisonné


Recruté le 19 mai contre 12 millions d'euros, présenté le 22 du même mois au Camp Nou, Marc-André ter Stegen est la volonté d'Andoni Zubizarreta. Le directeur sportif barcelonais, également ancien portier international, avoue suivre depuis de nombreux mois le jeune Allemand. Un gardien qu'il juge « rapide, agile, décidé, qui est bon dans le jeu aérien, dans le un-contre-un, qui parle beaucoup avec sa défense » . Bref, une litanie de qualités, complétée par un « bon jeu au pied » , qui doit faire de Ter Stegen le successeur longue durée de Víctor Valdés. Malchanceux, l'intéressé fait face à deux imprévus : le recrutement de Claudio Bravo fin juin et une blessure aux lombaires mi-août. Plus qu'un manque d'égard pour l'Allemand de 22 ans, le recrutement du capitaine du Chili appuie le manque de crédit de Zubi au sein du board blaugrana. Son absence de trois semaines en tout début de saison offre par là même à Bravo la titularisation en Liga. Deux coups du sort que Ter Stegen ne pouvait prévoir et qui ombrage considérablement ses premiers pas au Camp Nou.

De fait, il faut attendre le 17 septembre pour assister à la première apparition officielle de l'intéressé sous la liquette azulgrana. Face au terrible APOEL Nicosie, en Ligue des champions, Marc-André ter Stegen s'offre un match sans grand tracas et devient le septième Allemand à défendre les couleurs du FCB. Pour sa seconde apparition, les choses se corsent. En déplacement au Parc des Princes, le natif de Mönchengladbach se troue. Des sorties aériennes dégueulasses (cf. le but de la tête de Verratti), un manque de communication avec son arrière-garde et une pression déjà maximale qui le mettent dans une situation bancale. D'autant plus qu'en Liga, son comparse et concurrent Bravo n'encaisse pas la moindre banderille et bat le record d'invincibilité du club. Bref, comme il l'explique dans les colonnes de Kicker, « j'ai fait plutôt de bons matchs, mais les gens se rappellent seulement des mauvais moments. Les erreurs sont humaines » . Un plaidoyer honnête – face à l'Ajax, Ter Stegen sort de la parade –, mais insuffisant pour s'offrir plus d'apparitions.

Luis Enrique, adepte des rotations


Toujours fidèle du onze de Luis Enrique en Ligue des champions, Marc-André ravive bien malgré lui un débat brûlant en Espagne. Depuis la saison dernière et les rotations Casillas-Diego López imposées par Carlo Ancelotti, les portiers ne savent plus sur quel pied danser. Entre confiance accordée à un seul numéro un et les joies de la concurrence, les avis sont divers et variés. Pour Santiago Canizares, cité dans El Pais, « le mieux est d'avoir un gardien numéro un qui ait la confiance de l'entraîneur, du vestiaire et du public, et un autre qui se prépare pour n'importe quelle éventualité » . A contrario, José Manuel Ochotorena, ancien dernier rempart de la Real Sociedad, avoue « ne pas être strict avec cette idée » : « La concurrence existe à d'autres postes et c'est normal, mais parler de cela avec les gardiens semble tabou » . Luis Enrique est un habitué de ces rotations dans les cages. Même si Stekelenburg était son numéro un à la Roma et Yoel au Celta Vigo, Lucho avait réparti un temps de jeu équitable entre ses trois gardiens lors de son passage au Barça B. Ainsi, Miño, Masip et Oier avaient respectivement joué 15, 12 et 10 rencontres en Liga Adelante. Une expérience passée qu'espère remettre au goût du jour Ter Stegen.

Par Robin Delorme, en Espagne
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