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Les daltoniens et l'orange amère de la L1

Cela fait maintenant un mois que les footballeurs de Ligue 1 tentent tous les week-end de pousser un ballon orange au fond des filets adverses. Un projet que les téléspectateurs (à commencer par les daltoniens) ont parfois du mal à distinguer. Et que la Ligue pourrait bientôt abandonner.

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« Cette nouvelle version reprend des couleurs vives et modernes pour la deuxième partie de championnat. (…) Le design du ballon représente le passage de la Ligue 1 dans une nouvelle ère avec la modernisation des stades en vue de l’Euro 2016. Nous pouvons ainsi deviner sur la face du ballon un stade vu de haut s’inspirant du design des nouveaux stades. » Le communiqué de la Ligue de football professionnelle annonçant le changement de ballon en L1 est tombé mi-novembre. Mais ce fameux ballon orange, « disponible dans les boutiques Adidas » et qui bénéficie naturellement « de toute la technologie et du savoir-faire d’Adidas » , une bonne partie de la population française l'a en horreur et l'a fait savoir aux diffuseurs du championnat de France, comme l'explique Christophe Josse, qui officie sur Bein Sport. « Avec Eric Di Méco, on en a parlé pour la première fois à l'antenne en commentant Évian Thonon Gaillard – Paris Saint-Germain, parce que j'avais reçu des textos de potes devant leur télé qui me disaient : "On a un problème, on ne voit pas le ballon." Nous, nous ne nous en étions pas aperçu parce que, depuis le stade, il n'y a pas de problème, ce n'est qu'à l'écran qu'on peut être gêné.  » Une gêne qui concerne particulièrement les daltoniens. Et ils sont plus de quatre. Ils représentent même 10% de la population masculine française. Pas rien.

Tagada, voilà les daltoniens

Le daltonisme, comme l'explique Françoise Lemonnier, ophtalmologiste à Montaigu, est un trouble de la vision des couleurs généralement congénital, transmis par les femmes aux hommes. Pour faire simple, les daltoniens ne distinguent pas bien le rouge foncé, le marron, l'orange et le vert. De fait, suivre un point orange évoluant sur une pelouse verte est pour eux un véritable calvaire, comme en témoigne Joachim : « Pour peu que l'éclairage soit un peu pourri, je cherche le ballon, je vois moins bien qu'avec un ballon blanc. J'ai un peu l'impression de retourner en 1974, quand des Rouges jouaient contre des Verts et qu'on ne voyait rien sur nos télé en noir et blanc. » Le coup est rude pour la modernité que le ballon est supposé représenter. Surtout à une époque où tout est entrepris pour rendre les retransmissions télévisées les plus claires possibles. Cette décision est même une hérésie, toujours selon notre praticienne vendéenne : « Sur le plan ophtalmo, cela ne semble pas très judicieux. Orange foncé, c'est pire que rouge, pour les daltoniens. »

Un ballon qui « disparaît »


Les daltoniens ne sont pas le seuls à pâtir de cet élan marketing. Selon Françoise Lemonnier, les myopes, « qui sont moins à l'aise pour voir le rouge » , sont également victimes de la folie d'Adidas. Et la Montacutaine de rappeler, comme une évidence, que pour la vision, le ballon blanc est le plus indiqué, car il crée le plus gros contraste avec le vert des pelouses. C'est d'ailleurs tout sauf un hasard si depuis la Coupe du monde 1966, les championnats du monde entier ont remplacé l'antique ballon marron, difficilement distinguable à la télévision, par un ballon blanc. « Lorsqu'il passe devant certains panneaux publicitaires, ou lorsqu'il est dans les coins du terrain, où l'éclairage est moins bon, le ballon orange "disparaît", abonde Christophe Josse. Fred Godard, le réalisateur, m'a confirmé que sur les plans larges, il pouvait y avoir un souci. » Au fait de ce dysfonctionnement, la Ligue et Adidas seraient actuellement en train de réfléchir à une solution pour remédier au problème. Mais quand Françoise Lemonnier se demande naïvement « pourquoi ils ne demandent pas conseil à des ophtalmos avant de prendre ce type de décision ? » , on est tentés de lui répondre que c'est sans doute parce qu'ils n'ont pas fait d'école de commerce.



par Mathias Edwards
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