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Les clés de Roma-Lugdunum

Ce soir, Lugdunum, capitale des Gaules, affronte les fiers représentants de l'Empire romain, l'AS Roma. Mais au match aller, les Romains n'avaient pas réussi à planter leur insigne SPQR dans la pelouse lyonnaise. Le match retour réserve-t-il un autre scénario ?

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Assumer le statut de capitale des Gaules


Lutèce s'est fait réduire en cendres par les Hispaniques. Monoceus a balayé les soldats venus des lointains territoires celtes, mais ce n'est pas vraiment la Gaule. La Gaule, la vraie, n'a plus beaucoup de choix au moment de se trouver un champion pour la suite des tournois entre provinces de l'Empire romain. Et pourtant, le rôle devrait échoir naturellement à Lugdunum, capitale des Gaules, qui s'était trop souvent laissé marcher dessus lors de ses dernières campagnes. Aujourd'hui, les quarts de finale tendent les bras à la légion de Ioannes-Michel Aulus qui va pouvoir organiser une orgie pour fêter ça. La gloire se trouve après les sept collines de Rome, par delà l'Aventin, l'Esquilin et le Capitole. Et en envoyant les ambitions romaines aux oubliettes, les Lyonnais retrouveraient la place qui avait été prévue pour eux il y a un peu plus de deux millénaires.

L’inconstant Mapou Yanga-Mbiwa

Tuer ce père qui se nomme Jules César


Lyon et Rome, c'est une histoire ancienne, et les Romains ont un argument imparable à balancer aux Lyonnais s'ils veulent leur clouer le bec : on vous a créés. Techniquement parlant, c'est vrai, et sans la conquête des Gaules par César et la fondation de la colonie romaine de Lugdunum en 43 avant JC, une petite année après la mort du grand Jules, on n'aurait jamais entendu parler du parc OL et des Bad Gones. Mais 43 avant JC, ça commence à faire loin, et Lyon n'a aucun complexe d'infériorité à avoir en allant jouer au Stadio Olimpico. L'Empire a tremblé au match aller, et comme dit ce vieux dicton, « quand on attaque l'Empire, l'Empire contre-attaque. » Mais l'Empire a besoin d'une bonne leçon, et Jules César est habitué à se faire poignarder par ses propres fils. Une élimination de Rome par Lyon serait donc une suite logique dans l'histoire.

Être le village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur


Vainqueurs 4-2 de la bataille aller, Lugdunum sait ce qui l'attend ce soir : subir les assauts incessants des légions romaines déchaînées et obsédées à l'idée de reconquérir le territoire qu'elles ont perdu. Qu'il s'agisse de l'Illyrien Edin Džeko, de l'Égyptien Salah ou de Nainggolan dont on dit que les ancêtres viennent d'au-delà de l'empire perse, les Romains ont appelé les meilleurs soldats de l'Empire pour saccager Lugdunum. Le bondissant Anthony Lopes de Lusitanie aura donc fort à faire pour contenir toute cette violence, et le centurion Bruno Genesix devra trouver les plans justes pour remporter la victoire finale. Sachant que l'utilisation d'une potion magique quelconque risque de ne pas plaire aux contrôles des vilains sénateurs de l'UEFA...

Écouter les augures


Plus le moment fatidique approche, et plus les présages sont compliqués à interpréter. On a beau éventrer un bœuf pour lire dans ses entrailles, observer dans quelle direction volent les oiseaux, ou consulter Jupiter, impossible de savoir si les dieux sont favorables à Rome ou à Lugdunum. Ce week-end, l'OL a explosé Tolosa 4-0, avec une performance majeure de Memphis Depay. Mais dans le même temps, les Romains ont eux aussi envoyé un 3-0, et à l'extérieur, contre les voisins de Palerme. Depuis une certaine soirée parisienne, une victoire 4-2 à l'aller ne veut plus rien dire, et prendre une volée au retour est dans les esprits de toutes les équipes qui ont pris un peu d'avance. Une réalité qui rend encore plus dure l'interprétation des signes, et aucun oracle ne peut annoncer avec certitude qui sortira vainqueur ce soir.

Remporter la bataille des arènes


Il y a bien longtemps, dans une galaxie pas si lointaine, les gladiateurs s'écharpaient dans la fournaise du Colisée de Rome. Un enfer à ciel ouvert de 80 000 places, où pendant quelques siècles les hommes ont sué et se sont battus. De nos jours, les Romains évoluent dans un Stadio Olimpico souvent vide, où le public est séparé du terrain par une absurde piste d'athlétisme, et qui ne s'anime réellement que pour quelques rares occasions. Rien à voir avec le Colisée flambant neuf que se sont offert les Lyonnais, avec ce Parc OL un peu fou qui brille et qui résonne de partout. Il y a donc peu de chances pour que les Lyonnais se sentent écrasés par la foule romaine. « Du pain et des jeux » , clamait le poète Juvénal en parlant des besoins primaires du peuple de Rome. Mais deux mille ans plus tard, pas sûr qu'il y ait beaucoup de monde pour aller voir un Lyon dévorer une Louve.



Par Alexandrus Doskovus
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Europa League
8e de finale retour
AS Roma-Lyon




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