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Les clés de Manchester United - Arsenal

Un beau paquet de blessés, des interrogations des deux côtés et la perspective d’un scénario tendu de bout en bout au menu de ce Manchester-Arsenal. Le tout saupoudré d'une pique savoureuse de dernière minute du Mou à l'encontre d'Arsène. José, un homme définitivement attaché au respect des traditions.

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José vs Arsène


Huit victoires, six nuls, une défaite. José Mourinho a clairement un ascendant sur le Français. Wenger a gagné son dernier titre de champion d’Angleterre en 2004. Depuis, The Special One en a remporté trois, en ayant pourtant passé cinq années en dehors du Royaume. Les Gunners sont bien au-dessus des Red Devils lors de ce premier tiers de saison grâce à une ligne d'attaque plus tranchante et un Mesut Özil en grande forme. Mais tout ceci ne sera peut-être que peu de choses face à l’avantage historique acquis par Mourinho.


Une supériorité que The Special One transmettra à ses joueurs via un principe simple, celui des vases communicants. Et la réciproque se vérifiera du côté de Wenger. Ainsi, plus qu’un bras de fer tactique, le match Mourinho-Wenger est d’abord l'affrontement de deux personnalités. L’un ringardise l’autre depuis plus d’une décennie. Et la concorde qui semblait revenue entre les deux hommes est déjà sur le point de s’effriter. Le Mou a lancé juste avant la rencontre : « Je pense que Wenger est respecté par les autres. Ce n’est pas mon cas, alors que mon dernier titre de champion remonte à dix-huit mois, pas à dix-huit ans. » Ce samedi après-midi, le long des bancs de touche d’Old Trafford, le respect sera donc redevenu une notion accessoire.

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Le physique en cristal des défenseurs de Manchester


Le casse-tête du Mou. Depuis fin octobre dernier et la fessée phénoménale administrée par Chelsea à ses hommes, l'entraîneur portugais doit faire sans Éric Bailly, blessé au genou. Une absence prolongée, à laquelle s'ajoutent les rechutes physiques récurrentes de Chris Smalling, qui ne jouera pas contre les Gunners pour cause d'orteil cassé, et de Luke Shaw (incertain). Deux joueurs déjà forfaits lors du dernier match de United face à Swansea le 6 novembre dernier, ce qui avait valu au Mou de s'énerver un bon coup avant la rencontre : « Smalling ne se sent pas à 100% à cause de sa douleur. Luke Shaw m’a dit ce matin qu’il n’était pas en condition de jouer. Pour la compétition, vous devez aller au bout de vos limites. C’est une question de culture. Et ce n’est pas la leur a priori. » Autre inconnue, le cas épineux d'Antonio Valencia, qui se rétablit doucement après s'être cassé la main face à Manchester City en League Cup fin octobre dernier. Sa présence dans le onze de départ face aux Gunners est encore loin d'être acquise. Confronté aux soucis physiques des petites choses fragiles qui composent sa défense, Mourinho aborde donc la rencontre face aux Gunners sans certitude derrière.



L'inconnue Jenkinson


Arsène Wenger a lui-même annoncé la (mauvaise) nouvelle : Héctor Bellerín, touché à la cheville, sera absent contre Manchester United. Du coup, Carl Jenkinson devrait faire son apparition à droite de la défense. Ce qui n'est pas vraiment de nature à apaiser les supporters londoniens : si l'on exclut la League Cup, Jenkinson n'a été aligné dans le onze de départ qu'une seule fois cette saison, en C1, face à Ludogorets. Bilan : une victoire à l'arrachée 3-2 des hommes de Wenger, qui avaient trouvé le moyen d'encaisser deux buts en l'espace de quinze minutes.


Mais les fans des Gunners gardent surtout en mémoire la performance catastrophique de leur arrière latéral face à United un dimanche 28 août 2011. Ce jour-là, les Mancuniens démembrent Arsenal sur le score humiliant de 8-2 et Jenkinson, qui prend un rouge en fin de match, n'échappe pas au massacre en règle. Depuis, le défenseur anglo-finlandais s'est aguerri, notamment lors de deux saisons en prêt à West Ham. À lui de prouver qu'il a désormais les épaules pour assumer une place de titulaire dans un choc de Premier League.


Olivier Giroud


Privé de Smalling, Bailly mais aussi peut-être de Fellaini (incertain), United est globalement affaibli dans le secteur aérien. Un constat que n'a sûrement pas manqué de faire Tonton Arsène, qui pourrait aligner son géant maison, Olivier Giroud, en pointe de son 4-2-3-1, si l'on en croit les médias britanniques. Et si le Français n'est plus franchement habitué à débuter dans le onze type, il n'en reste pas moins un danger conséquent dans la surface adverse et tout particulièrement dans le domaine aérien. Son doublé express face à Sunderland le 29 octobre dernier en est une parfaite illustration. Entré à vingt minutes de la fin, l'ancien Montpelliérain a claqué en l'espace de six minutes une volée de crevard dans la surface avant de doubler la mise d'une tête lobée sur corner. De quoi se mettre en confiance, avant de marcher sur les têtes des rase-motte qui pourraient composer l'arrière-garde des Red Devils.



Old Trafford comme cellule de dégrisement


Ce samedi, le Théâtre des rêves prendra des airs de vaste cellule de dégrisement. Wayne Rooney démarrera à la pointe de l’attaque des Red Devils en lieu et place d’Ibrahimović, suspendu. Le capitaine de United a l’occasion de faire oublier ses déboires récents : après Angleterre-Écosse, le Sun avait dévoilé des photos de l'attaquant des Three Lions, qui s'était visiblement envoyé quelques bières de trop pour fêter le succès des siens. Sauf que Wayne n'a fait que rappeler que l’alcool fait partie du patrimoine culturel du foot outre-Manche. Vinnie, Gazza, Best, Vardy et bien d’autres en ont déjà témoigné.


Face aux Gunners, Rooney devra donc payer les shots aux copains, en faux neuf, et sa capacité à faire jouer les autres sera déterminante dans la prestation offensive de United. Comme face à Swansea où, partant de la gauche, il a navigué sur tout le front de l’attaque, et délivré deux assits à Zlatan. Face à la défense londonienne, friable sur les côtés, Rooney aura aussi de multiples occasions de marquer. Être à la création et à la finition donc. Le tout sans marcher sur les grands panards de Paul Pogba qui jouera 10. La liberté de Rooney s’arrêtera là où commence celle du Français. Et si les deux parviennent à s’entendre, United peut espérer un résultat aussi probant qu’au Liberty Stadium.

Par Adrien Candau et Romuald Gadegbeku
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L'armefatalediabaté Niveau : District
Votre site rame à mort !!
Arsène, c'est maintenant ou jamais, détourne le bus !
AtlanteanKodex Niveau : District
Peut-être qu'il faudrait enfin comprendre que Pogba n'est pas un 10, et que ça ne sert à rien de s'entêter à le mettre à cette position. Je ne sais pas si l'un et l'autre sont disponibles, mais pourquoi ne pas le faire jouer à côté de Carrick et mettre Mata en 10 ?
ThomasDandy Niveau : Ligue 2
Allez, pas de pitié, on va pas laisser Mourinho lancer sa saison !
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