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Les cinq hommes du titre de l'Espagne

Troisième titre majeur en quatre ans pour l'Espagne, c'est fou. Difficile de sortir des mecs de ce collectif si bien huilé, pour ne pas dire parfait. Dans cette formation magique que l'on appelle "Roja", ils sont pourtant cinq à s'être montrés un peu plus que les autres...

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Iker Casillas

Pour vous classer la légende, le dernier à avoir défloré le portier espagnol dans une rencontre internationale à élimination directe s'appelle Zinedine Zidane. C'était le 27 juin 2006. Depuis, San Iker a enquillé dix matches couperets de rang sans encaisser le moindre pion. Dans ce laps de temps, il a ramassé deux Euros, une journaliste sexy chocolat et une Coupe du monde dans la besace. On a beau le répéter, mais le portier du Real Madrid est un monument. Et cet Euro n'a pas échappé à la règle. Bien que très peu inquiété par les attaquants français, portugais et italiens, San Iker n'a jamais failli. Des parades quand il le fallait, un jeu au pied parfait, des sorties aériennes pleines d'autorité et un brassard de capitaine qui le transcende. Mieux, contre l'Italie, le lascar a remporté sa centième victoire avec sa liquette internationale. Personne n'a fait mieux. Et s'il faut en remettre une couche, il suffit de se pencher sur ses statistiques. Durant cet Euro, Iker n'aura pris qu'un seul but, lors du premier match contre l'Italie. Un putain de mur.



Sergio Ramos

Au départ, Carles Puyol devait former la charnière défensive espagnole avec son collègue Gerard Piqué. Sergio, lui, était en charge du côté droit de la défense, celui promis aux moins que rien. Puis, Puyol s'est pété et Ramos a basculé dans l'axe. Théoriquement, le Barcelonais concubin de Shakira restait le plus doué des deux. Sauf qu'en six matches, l'ancien du FC Séville a comblé le retard sur son pote et l'a même doublé. Adieu le défenseur stupide, un peu rustre et parfois ultra-violent, place à un bijou de sobriété, d'amoureux de duels et de relances propres. Cette année, le défenseur a pris une autre dimension. La sélection a également bénéficié de son repositionnement dans l'axe au Real Madrid. Vice-capitaine derrière Iker Casillas, Ramos aura sorti un Euro quasi-parfait, ponctué d'une Panenka face au Portugal en demi-finale... À 26 ans et déjà 92 sélections, l'Espagne tient sans doute le meilleur défenseur central du monde pour les quatre prochaines années. C'est bien simple, sous son aura et son abattage, Piqué a pu faire la sieste pendant six matches, Ramos était partout. Toujours. Tout le temps. Personne n'a rien vu.



Xabi Alonso

La première passe la plus classe d'Europe. Et la seconde aussi. Allez, la troisième également. Bref, Xabi Alonso est un joueur de l'ombre, car il n'a pas l'intelligence d'un Xavi ni le talent d'un Iniesta, Xabi Alonso a donc ce que l'on pourrait appeler un problème de riches. Outre son doublé contre les Bleus en quart de finale, le milieu de terrain du Real Madrid est un formidable métronome qui sait se faire vicieux quand le jeu l'exige. Xavi commençant à porter le poids des ans - en toute relativité quand on regarde sa finale -, Xabi Alonso a semblé prendre plus de poids dans la distillation de la gonfle au sein du collectif ibère. Génial quand il s'agit d'ouvrir en deux un rideau défensif par une transversale de velours, l'ancien de Liverpool possède également dans son couteau suisse manuel ce jeu court qui fait le régal des écoles de football du pays. Le rouquin est avant tout un esthète au geste juste. Durant tout le tournoi, il n'a jamais baissé de niveau de jeu et ne s'est pas laissé abattre par son pénalty manqué lors de la séance de tirs au but face au Portugal en demi-finale. Un patron au palmarès royal. Un de plus.



Jordi Alba

LA trouvaille espagnole du tournoi. Formé à la Masia avant d'exploser à Valence, le gaucher - milieu ou latéral - a mis l'Europe à ses genoux en l'espace de six matches. Monté sur 10 000 volts, Jordi Alba est la nouvelle terreur ibérique. À seulement 23 ans et quelques matches internationaux dans les crampons, le natif de L'Hospitalet de Llobregat a jeté un froid sur le Vieux Continent. Jordi vient d'être fraîchement récupéré en plein cœur de l'Euro par le Barça, dès lors l'Espagne et toute l'Europe se demandent déjà comment résoudre cette saloperie d'équation qui s'écrit « Jordi Alba + Andrés Iniesta » sur le côté gauche du mes que un club. Comme toute la Roja, Alba est monté en puissance. Passeur décisif contre les Bleus, il a été très solide contre le Portugal avant de secouer entièrement le back four italien en finale. Sans parler de son but. Un appel lancé depuis son propre terrain pour finir en one-one face à Buffon pour l'exécuter de sang-froid. Certes, des hommes d'un seul tournoi, l'Euro en a connu (jurisprudence Miguel), mais quelque chose nous dit que Jordi Alba refera causer de lui. Même Pep Guardiola se dit tout excité à l'idée de voir le jeune homme au Camp Nou. C'est con, mais nous aussi.



Andrés Iniesta

Que dire de plus sur l'enfant-lune ? Dieu lui a tout donné niveau football, mais a fait le radin sur son charisme. Et encore, c'est relatif. Quoi qu'il en soit, sur le pré, le milieu de terrain est le plus grand joueur du monde. Toujours la passe juste. Le décalage subtil. Le ballon qui débloque une action. Le geste qui désorganise une défense. La feinte qui fout un système entier en l'air. Pied gauche. Pied droit. Milieu. Ailier. Numéro dix. Peu importe la sauce, Iniesta se déguste à toutes les saisons. Cet homme n'a jamais raté un grand rendez-vous. Pas un seul. En finale, tout part de lui. Encore. Il est partout et repart avec tout. Ou presque. Tout le monde le sait, Andrès n'aura jamais de Ballon d'Or. Peu importe, dans nos coeurs, il restera le meilleur joueur du monde. Lionel Messi et Cristiano Ronaldo peuvent enquiller les buts, Andrès a mieux à faire. Il gagne des trophées majeurs, lui. En un mot comme en mille : génial.



On aurait évidemment pu citer aussi : Xavi pour son immense finale, David Silva et ses mini-crochets, l'avant-centre Cesc Fàbregas, l'indispensable Sergio Busquets ou même le bonheur retrouvé de Fernando Torres, tous auteurs d'un Euro de haute volée. Une fois de plus...



Par Mathieu Faure
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Ragondinho Niveau : CFA
Très bon résumé !

Iniesta par sujectivité ou objectivité, c'est un bijou ce joueur...
'Bref, Xabi Alonso est un joueur de l'ombre car il n'a pas l'intelligence d'un Xavi ni le talent d'un Iniesta, Xabi Alonso a donc ce que l'on pourrait appeler un problème de riches.'

Je ne suis pas certain d'avoir compris cette phrase. Non, en fait, je ne l'ai pas comprise. Quelqu'un?
nononoway Niveau : CFA
"Pour vous classer la légende, le dernier à avoir défloré le portier espagnol dans une rencontre internationale à élimination directe s'appelle Zinedine Zidane."

Faux. Clint Dempsey.
IgorYanovskiTheMachine Niveau : DHR
Pas compris non plus...
Mais je voulais revenir sur une chose, l'article sur Busquets ou le taillage de p*** était insoutenable... Perso moi je le trouve surcoté. Alonso et pour moi le meilleur 6 au monde.
Busquets est beaucoup moins complet que Alonso, aucun jeu long, aucun apport offensif, pas de buts. Et je tiens a rappeler que si l'Espagne a été championne d'Europe c'est que pour une fois elle avait un vrai 6 (Marcos Senna) parce que elle avait déjà les techniciens, il lui manquait un homme qui mettent la semellle, un homme qui montre que les espagnols ne sont pas que des danseuses (bien qu'il y en ai encore beaucoup) un homme qui reponde au défi physique...
Alors c'est bien de se paluche sur Busquets mais pour moi Alonso est plus indispensable que ce simulateur insulteur.
nononoway Niveau : CFA
@IgorYanovskiTheMachine

Je trouve que son travail vaut celui d'Alonso, mais purée qu'est-ce qu'il arrive à se mettre l'arbitre en poche!

Busquets c'est un peu le Sud-africain dans l'Arme Fatale 2 : "J'ai mon immunité diplomatique".

Manque plus qu'un Danny Glover pour lui tirer en pleine tronche.
nononoway Niveau : CFA
(Mais putain, qu'il me manque ce Senna ...)
Note : -1
Le 6 ème homme reste quand même Norbert de 100% euro...
Que dire encore sur ces joueurs?

Quand on pense que Puyol et Villa étaient absents!

Quel palmarès de dingue!

J'étais le premier à critiquer le jeu espagnol (et del Bosque) mais la finale m'a laissé sans voix.
"à s'être fait montrés", sérieusement ?
Denoueix-touch Niveau : DHR
Mouai Xabi Alonso malgré ses deux buts contre la France pour moi n'aura fait que ralentir le jeux de la Roja sans lui donner la verticalité qu'il était sensé amener avec son jeux long, les passes D c'est Xavi ou Iniesta, voir Busquets qui les ont amenées pas lui, fut l'un des rares espagnols bien museler par les milieux italiens.

Casillas ok, unanimité pour celui là, tout comme Iniesta seul parfois à mettre du rythme dans une Roja trop pépère.

Jordi Alba, fausse révélation mais vrai confirmation ce gars à du feux dans les jambes un Dani Alves sur le coté gauche mon dieu que le Barca va en faire courir des équipes l'année prochaine.

Quant à Sergio Ramos j'émet des réserves si sur certain match ça allait clairement je n'impute pas la solidité espagnol au duo de défenseur centrale, mais bien à la tactique espagnol de conservation de balle qui est jusqu’à preuve du contraire est une autre forme de catenacio (en moins rustre), sur certain moment j'ai retrouvé le Ramos d'il y a deux saisons violent mal placé et surtout trop haut sur le terrain. Le nombre de buts encaissés n'étant pas forcément un indicateur totalement pertinent pour évaluer la qualité de la défense centrale, je pense qu'en Espagne le meilleur défenseur de l'Euro fut comme souvent au Barca, le mal aimé Busquets, cet homme est une machine à destruction du jeux adverse et de construction en effectuant souvent la première relance.

ne pas mettre Xavi dans le 5 majeur pour le remplacer par Xabi est une hérésie car on à bien vu que quand le catalan n'était pas au niveau l'Espagne peine car aucun milieu n'arrive à organiser le jeux comme lui et quant celui-ci retrouve toutes ses forces bah elle plante un 4-0 à l'équipe la mieux organiser de l'Euro après elle-même.

Petit coup de gueule Arbeloa jamais il ne doit être titulaire dans cette équipe jamais, les situations dangereuses les fautes stupides, toujours de son côté, y'a quand même mieux en magasin j’espère en Espagne.
Dendecuba Niveau : CFA
Note : 2
Sinon Santi Cazorla a également tenu son rôle avec brio. Si les crampons d’Iniesta brillaient autant sur le terrain, c’est surtout grâce à lui!
@nononoway , c'est pas plutôt MPhela le dernier à avoir marqué un but en match à élimination directe à Casillas ? (match pour la 3ème place)
nononoway Niveau : CFA
Bien vu mais est-ce vraiment un match à élimination directe ? En sachant que c'est un match entre éliminés ?
Note : -2
Xavi? Sérieusement? Il est passé totalement au travers de cet Euro, si Ramos a couvert Piqué on peut en dire au moins autant de Busquets avec Xavi.
Surpris que Silva ne soit pas dans le 5 majeur espagnol, à la place de Jordi Alba, les 4 autres étant réellement intouchables.
Content de voir la reconnaissance due à Xabi Alonso, un de ces bosseurs de l'ombre qu'on ne juge que rarement à leur vraie valeur.
Denoueix-touch

Je te rejoins complètement. L'évidence saute aux yeux. Quand Xavi est moins bien c'est toute l'équipe qui en pâti, et quand il se sort les doigts voilà ce que ça donne. J'ajouterai même qu'avant cette finale j'étais convaincu de l'inutilité d'aligner et Busquets et Xabi Alonso. Xavi se retrouvant trop avancé et n'ayant pas l'influence nécessaire sur le jeu pour donner sa touche personnelle à son équipe. Bon la finale montre le contraire, même avec deux défensifs il montre qu'il peut régner en maître sur le match, mais comment peut on oser dire que Xabi Alonso est plus important. Et comment peut on penser qu'il a une meilleure qualité de passes, et même de passes longues bordel !!!

Xavi est juste le patron technique de l'équipe. Et sa grande qualité de jeu fait briller ses co-équipiers. Iniesta est plus libre, n'a pas a venir faire le jeu au milieu et accélérer le rythme, il peut provoquer, percuter, et puis quand les deux lutins du Barça combinent, y a juste à regarder et fermer sa gueule.

Xabi Alonso et Arbeloa sont pour moi les deux joueurs les moins importants techniquement. Je ne suis pas dans le vestiaire et je ne maîtrise pas les autres paramètres.
L'Espagne éclate sa bête noire en finale 4-0. Une super thérapie!

Il ne lui manque que de battre les ténors sud-américains pour se sentir (si besoin est) réellement la meilleure équipe du monde. Peut-être dans deux ans.
Note : -3
Une pensé pour le quotidien de la morosité ambiante actuel en Europe qu'on apelle " la Crise "
A toutes ces personnes qui ont perdu leurs travails , qui ont du fermer boutique car plus de clients ... a tout les laisser pour compte de cette Europe économique sauvage que tout les politiciens et dirigeants de nos pays nous ont offerts !!!

A défaut de la France , Italie , Grèce , les Espagnols ont l'espace d'un instant oublié leurs souçis et fait la fete , et ceci meme cette arnaque de monnaie qu'est l'euro ne pourrait pas l'acheter !
Jemenfoot Niveau : DHR
Concernant le dernier but pris par Iker dans une rencontre internationale à élimination directe, même si j'apprécie l'exactitude des commentaires pointant Dempsey (ou Mphela, bien que ce n'était pas lors d'un match à élimination), on aura bien compris que que la Coupe des Confédérations est ignorée - consciemment ou non - dans l'article car il s'agit d'une compétition mineure, peu considérée par les grandes équipes...

Donc, certes, l'auteur de l'article aurait pu être plus précis (en parlant de "rencontre lors d'une compétition internationale majeure"), mais il est clair que sur le fond, ça ne change rien vu l'insignifiance (pour les grandes équipes comme la Roja) de la Coupe des Conf', si ce n'est en tant que phase d'expérimentation et de répétition pour la compétition majeure qui suit.
nononoway Niveau : CFA
@jemenfoot

On est d'accord sur la différence d'importance médiatique entre les compétitions mais je pense que cette compétition va devenir de plus en plus visible et intéressante maintenant que son organisation est passée à un cycle "normal" (tous les 4 ans, 1 an avant la coupe du monde dans le pays organisateur).

En tout cas j'ai hâte !
C'est evidement n'importe quoi cet article....

Car ce qui fait la plus grande force de la roja, c'est bien sa dimension EQUIPE.
Sortir 5 joueur est une insulte au football.
Si en plus c'est pour dire que machin est meilleur que machin...

je dirais meme que c'est bien 22 joueurs qu'il faut mettre ici. Quand on voit l'attitude de Valdes, indiscutable au Barça, Llorente, star ds son club, Mata, élu meilleur joueur de chelsea, etc etc.

La clef sofoot, c'est bien cela et pas vos gueguerre Barça-Madrid qui font vendre du clic !

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