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Les cinq éléments

Safet Susic prétend ne pas « avoir une grande équipe » . Pourtant le sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine compte au moins cinq footballeurs de haut niveau. La preuve.

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Emir Spahic le patron


Le capitaine de Safet Susic. Intraitable dans les airs et très à son aise dans les duels, Spahic est un véritable stoppeur à l'ancienne. Physique, toujours bien placé et bon relanceur, l'ancien joueur du Lokomotiv Moscou est la pierre angulaire défensive du système bosnien. Lorsqu'il débarque à Montpellier l'été dernier, la Ligue 1 tombe de sa chaise. Comment un lascar aussi bon a-t-il pu atterrir à Montpellier ? Arsenal s'est presque laissé tenter cet été. Oui, Emir est un joyau. A lui seul, il tient -presque- la maison nationale. Il faut dire qu'il n'est pas très bien entouré (Nadarevic, Jahic ou Mujdza). Mais le bonhomme se cache rarement et monte souvent sur les corners. Dernièrement, le stoppeur s'est fendu d'une sortie médiatique pour défendre son peuple. Nous les Bosniens ne sont pas des sauvages (en référence aux mesures de sécurité demandées par les Bleus). On verra ça sur le pré...

Miralem Pjanic le joyau


Il a joué pour le Luxembourg dans les catégories de jeunes avant d'être formé par le FC Metz. Le genre de combinaison qui vous brise un homme en deux mois. Pas lui. A 20 ans, le petit milieu de terrain lyonnais a un talent gros comme ça. Du jamais vu depuis les premiers frémissements de Safet Susic dans les années 70's. Fin, adroit, clairvoyant, technique, Pjanic a tout d'un numéro 10 moderne. C'est d'ailleurs un de ses buts qui enverra le Real Madrid à ses études au printemps dernier. Sauf qu'en 2010, avec un physique de flutiste, on se fait facilement bouger. D'autant que le Rhodanien peine à prendre le jeu à son compte dans les moments forts. Un problème de mental sans doute. Quoi qu'il en soit, on oublie bien souvent que le gamin est né en 1990 et qu'à 20 ans, rien n'est impossible.

Zvjezdan Misimović le métronome


Le Bayern Munich doit encore se bouffer les doigts de n'avoir jamais cru en lui. Issu d'une famille de “Gastarbeiter” (la main d'œuvre étrangère allemande), Misimovic se fait les dents dans l'équipe B du Bayern. En Bavière, il ne fait rêver personne et on lui demande d'aller voir ailleurs. Merci pour tout et à bientôt. Grosse erreur. Après un temps d'adaptation nécessaire à Bochum puis à Nuremberg, Zvjezdan débarque à Wolfsburg. Sur place, il va tout déglinguer à coups de caviars. Car l'homme Z a une marque de fabrique : la passe dé'. En 2009, il envoie une pléthore de galettes à son pote d'attaque Dzeko. Un duo gagnant qui emmènera les Loups au titre de champion d'Allemagne. Transféré cet été à Galatasaray, il n'a rien perdu de sa vista. Sa passe en profondeur sur le troisième but contre le Luxembourg est une merveille. Au milieu de terrain, Misimovic distille le bonheur. Un pur régal.

Edin Dzeko la machine


28 sélections, 16 buts. Un attaquant est souvent jugé sur ses statistiques. De ce côté-là, Dzeko peut dormir tranquille. C'est une machine. En club ? Pareil, voire mieux (une soixantaine de pions en un peu plus de cent matches avec Wolfsburg). Le grand dadet (1m92) sait tout faire. Bon des deux pieds, toujours bien placé, l'attaquant sent le but. Il fait partie de cette race d'avant-centres toujours présents dans les derniers mètres. Depuis deux ans, la moitié du continent est sur ses côtes. Mais Edin a un prix : 40 millions. De quoi calmer les ardeurs de nombreuses bourses. Pour le moment. A 24 ans, il a tout pour s'incruster parmi les plus grands à son poste. Les Bleus, et plus particulièrement Mexès, avaient atrocement souffert face à l'Autrichien Marko Janko. Là, ça sera pire car Edin est un joueur de football. Un vrai.

Vedad Ibisevic l'étonnant


Il fait partie de cette longue liste de joueurs à s'être ramassés au Paris-SG avant d'éclater ailleurs. Quand il arrive à Paris, Vedad est puceau et n'a pratiqué le football que sur synthétique. Aux States qui plus est. Pis, il n'a jamais taclé de sa vie. On sent l'escroquerie. Les Parisiens l'envoient à Dijon avant de le refourguer à Aix-la-Chapelle. On se marre au Camps des Loges. Plus maintenant. Car Ibisevic est devenu un attaquant de renom capable d'enfiler 15 buts dans une saison. Depuis son arrivée à Hoffenheim, l'ancien étudiant américain s'est mis aux habitudes locales : de la vitesse, des buts et de la folie. Au sein de l'attaque bosnienne, il s'éclate avec son pote Dzeko. Les deux lascars sont complémentaires et ça se voit.

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Nous les Bosniens ne sont pas des sauvages (en référence aux mesures de sécurité demandées par les bleus).

Cette phrase suscite mes plus vives interrogations:
1) les Bosniaques et pas les Bosniens
2) Soit la phrase correcte est : Nous, les Bosniaques, ne sommes pas des sauvages
3) Soit la phrase correcte est : Non, les Bosniaques ne sont pas des sauvages.

En tout cas y a une couille dans le pâté.
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