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  2. // Real Madrid/Séville

Les choses sérieuses

Le Sevilla se présente au Bernabeu en apéritif d'une semaine décisive pour le Real. En attendant ce qui sera sans doute le match le plus important de la saison pour les Merengues mercredi soir, celui de ce soir doit montrer si oui ou non, il y a beaucoup à espérer de ce Real-là. Mine de rien, le Real joue sa saison cette semaine. Inventaire avant liquidation.

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« Jesus va bouffer le Real » blasphème Jose Maria Del Nido avant de monter à la capitale. Avocat pour ex-maires corrompus le matin (à son palmarès Jesus Gil et Julian Munoz) et président du Sevilla l'après-midi, Del Nido n'est pas vraiment une midinette. Depuis son arrivée au club en 2002, le club andalou a gagné deux UEFA, une Supercoupe d'Europe, une Coupe du Roi, une Supercoupe du Roi. Il s'était alors lui-même proclamé président du « meilleur club du monde 2007 » . Comprendre « meilleur président du monde » . Jesus Navas étant le meilleur joueur du Sevilla, c'est donc le « meilleur joueur du monde » d'après lui. Simple le foot.

Mais la presse madrilène a plus d'un tour dans son sac à rumeurs. Navas intéresserait Perez (comme n'importe quel joueur à plus de 15 millions, à vrai dire). Sauf que les socios merengues ont mordu et sont à deux doigts de réclamer sa venue en lieu et place de Francky. Le petit Jésus n'a pas caché se sentir flatouillé par cette campagne de presse. Perez n'a rien vu, les Sévillistas enragent et Del Nido crie au complot. Le grand théâtre de la Liga, épisode 25.

Stupeur et tremblements

Avec une moyenne de plus de 4 buts par match depuis dix ans, les Madrid-Sevilla sont devenus des musts télévisuels. Ce soir, le deuxième affronte le quatrième et comme d'habitude, tout le monde doit gagner. Si la vraie finale de la Liga, c'est le 10 avril pour un clasico qui fait déjà saliver, ce soir c'est peut-être les demi-finales qui se jouent. Le Real doit éloigner un empêcheur de gagner en rond et tenir le Barça à portée de canon. Le Sevilla ne doit pas se faire lâcher par Valence, troisième avec 3 points d'avance et un match à domicile lundi. « Malheur au perdant » comme disait Tonton Roland.

Le match aller (sans Ronaldo, blessé) est un traumatisme dans la mémoire merengue. C'était la première fois que le Madrid Galactique 2.0 s'inclinait. « Ce match nous a rappelé l'existence de l'autre » philosophe Miguel Pardeza, directeur sportif du club. Le 4 octobre dernier, Guti avait pété un plomb, Kaka raté tous ses petits ponts, Marcelo sombré contre le nain Navas et San Iker accompli quelques miracles. Les Madrilènes, trop approximatifs en défense, s'étaient inclinés pour la première fois de la saison. Mais cette défaite n'était que l'antichambre de la honte. Quelques jours plus tard, l'Alcorconazo faisait trembler Pellegrini.

Mon beau miroir

Depuis, "El Ingeniero" a bossé ses fondamentaux. Le Real de ce soir n'aura pas grand-chose à voir avec celui d'octobre. Le Chilien a réussi à consolider le bloc équipe et à bâtir une armature défensive qui fait moins rigoler qu'il y a cinq mois. Les stars se regardent un peu moins jouer. « Au début, tout le monde se préoccupait plus de sa performance individuelle. Quelques-uns défendaient et les autres les regardaient. Maintenant il y a une vraie conscience collective » murmure-t-on dans les couloirs de Bernabeu.

Pour le Real, ce match va permettre de faire le point avant de recevoir l'OL mercredi prochain. Les Merengues vont devoir montrer ce qu'ils ont dans le ventre contre un adversaire digne de son nom. D'ailleurs, le Sevilla vient jouer « la gagne » prévient Jimenez même s'il se réjouirait tout de même de prendre un petit point. Le Real de ce soir ressemblera beaucoup à celui de mercredi prochain. Du coup, perdre ce soir, ce serait déjà envisager l'élimination mercredi en Ligue des Champions et un futur tremblement de terre à Madrid. Pellegrini ne s'en relèverait pas.

Traduit de l'espagnol par Thibaud Leplat, source El Mundo Deportivo

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