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  2. // 36ème journée

Les choses à l'endroit ?

Pour cette 36ème journée, l'OM a l'occasion de renouer avec son glorieux passé en recevant Rennes et en profitant d'une performance des Lyonnais qui accueillent Auxerre. Dans cette bataille, Lille pourrait très bien devenir le gagnant de cette loterie, tout comme Bordeaux, qui n'est pas encore mort. Dans le bas de tableau, L'ASSE aimerait bien mettre tout le monde d'accord à Boulogne. Pour tous les autres, c'est roue libre.

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Ce n'est plus le moment de déconner. Il reste neuf points à distribuer, douze pour Lyon et Monaco, des places à faire et à défaire. C'est qu'il y a quand même un podium à redessiner pour cette édition 2009-2010. Pourquoi ? Parce que le risque de se présenter en Champion's League avec Auxerre l'année prochaine n'inspire pas la plus grande des confiances, sauf leur respect. On n'est pas en train de parler du Auxerre d'Alain Goma, Taribo West et des retournés refusés de Lilian Laslandes contre Dortmund mais du Auxerre efficace en sur-régime de l'axe Pedretti-Jelen. Alors Lyon doit faire le boulot ce soir à Gerland contre Auxerre, continuer sa mission “je prends tous les points” entamée à Montpellier dimanche. Que les Auxerrois prennent exemple sur les hommes de René Girard justement, qui ont compris qu'une qualif' pour la C1 aurait pu empoisonner leur prochaine saison. L'histoire était jusque-là mignonne, nous permettait d'entendre du bon Loulou Nicollin mais les Montpelliérains ont enfin montré leurs limites, et vont, espérons-le pour eux, attraper le train de l'Europa League. Leur déplacement à Sochaux, officiellement maintenu, pourrait être la première rampe de lancement. Sauf si leur dynamique est vraiment derrière eux, pétée qu'elle est depuis six rencontres en Ligue 1.


Lille, actuellement troisième, n'est pas franchement à ranger dans la catégorie des sur-classés. Sans réussite en début d'exercice, les Lillois de Rami, Cabaye, Mavuba et Hazard ont mis un peu de temps à se rôder, ont balayé n'importe quelle miette en hiver à coups de buts en pagaille, ont calé quelque peu après leur élimination à Liverpool mais ont apparemment décidé de repartir en mission nettoyage pour le sprint final (trois victoires consécutives à 3 buts de moyenne). Le déplacement à Toulouse pourrait très bien être l'opportunité à saisir, avant de recevoir un Marseille samedi à Villeneuve d'Ascq dans son probable costume de champion. Car Toulouse a tout d'une victime. Auxerre les a pliés au Stadium et un Bordeaux malade a réussi à se soigner contre la bande de Casanova à Chaban dimanche. Ô Toulouse, la déception de cette saison, à l'image d'un Gignac dans un premier temps grillé par la campagne catastrophique des Bleus et dans un second temps blessé, à l'image d'un Capoue ou d'un Sissoko qui traversent le dernier trimestre comme des fantômes.


Plus au Nord, que penser de Bordeaux ? En sursis après leur maigre victoire contre ces mêmes Toulousains, les Girondins ont donc mis six rencontres avant de se rétablir de leur sortie de route européenne mais n'ont toujours pas récupéré Gourcuff. Avec trois futurs adversaires qui n'ont plus rien à jouer (à Nice ce soir, Sochaux et Lens ensuite), le calendrier peut leur faciliter la fin de saison. Oui, les Bordelais ont encore l'occasion de sauver les meubles, surtout qu'ils pourraient profiter des prochaines rencontres entre concurrents directs (Lyon-Auxerre, Lille-Marseille par exemple).


Pour terminer, regardons plus en bas, au fond du classement même. Bon, pour Grenoble, c'est plié et ses trois derniers matches pourront au moins lui servir de préparation pour l'année prochaine ou de mise en lumière pour quelques joueurs qui ne souhaitent pas goûter à la Ligue 2. Qu'ils se souviennent de la claque mise au PSG pour ce déplacement à Lens, idéalement placé dans le no man's land de notre chère L1. Pour Boulogne et Le Mans, c'est quasiment plié également, même si, paraît-il, tant que mathématiquement, la descente n'est pas officielle, il y a toujours motif d'espoir. Les Boulonnais y croient toujours mais seront rapidement fixés en recevant Saint-Étienne, qui n'arrive pas à prendre les un ou deux points indispensables pour assurer son maintien. Les Manceaux, plus habitués que les Nordistes aux joutes de la Ligue 1, ont lâché depuis « le scandaleux » (dixit Legarda) match contre Lille. Il serait en effet bien étonnant de voir le MUC ou Boulogne se maintenir dans l'élite sans atteindre la barre des 40 points. Mais ne le disons pas trop fort, nous décevrions des naïfs.

Par Ronan Boscher

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