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Les championnats transfrontaliers, c’est pour bientôt ?

Alors que l’organisation d’une BeneLiga réunissant les meilleurs clubs de Belgique et des Pays-Bas en un même championnat est régulièrement évoquée depuis plusieurs années, l’UEFA commencerait à envisager la création d’une Super League à l’Est pour les formations russes et ukrainiennes et d’une Balkan League entre clubs d’ex-Yougoslavie.

En Russie, tout est parti le mois dernier d’une brouille entre les dirigeants du Zénith et les responsables de la Premier League locale. Le 17 novembre, le match opposant le Dynamo de Moscou à la formation de Saint-Pétersbourg avait été stoppé prématurément par l’arbitre, le gardien local ayant été blessé par un jet de pétard lancé depuis la tribune visiteur. Moins de six ans avant l’organisation de la Coupe du monde et alors que le pays souhaite se racheter une conduite sur la scène internationale, l’incident fait mauvais genre. Tellement que les instances nationales du foot condamne le Zénith, accusé de laxisme vis-à-vis de ses supporters à la mauvaise réputation, de deux matchs à huis clos.

Vexé de ces accusations, le proprio du Zénith Aleksey Miller, par ailleurs PDG de la très puissante société Gazprom, menace : si le club continue d’être persécuté, il pourrait décider de boycotter le championnat et pourquoi pas d’envisager de s’inscrire dans une autre compétition. Laquelle, ce n’est pas très clair. Jusqu’à ce que, le 13 décembre, trois des plus puissantes formations de l’élite – le Zénith donc, mais aussi le CSKA Moscou et les nouveaux riches de l’Anzhi Makhachkala – annoncent officiellement leur désir que soit créée dans un futur proche une Super League réunissant les meilleures équipes de Russie et des pays voisins, notamment d’Ukraine. Le président du CSKA a même évoqué un démarrage dès la saison 2014-2015. Une échéance rapide qui laisse imaginer que si surprenant qu’il soit, ce projet devait certainement être dans les cartons depuis déjà quelque temps.

Un projet « fou et antipatriotique »

Après tout, ses partisans ont le parfait modèle sous les yeux : la tenue depuis 2008 de la Kontinental Hockey League (KHL), qui réunit en un même championnat les meilleurs clubs de hockey sur glace de Russie, d’anciennes provinces soviétiques et même de Slovaquie et de République tchèque. La formule cartonne et peut constituer une bonne source d’inspiration, du moins jusqu’à un certain point. La KHL, qui s’est elle-même inspirée des sports américains, fonctionne en une Ligue fermée sans promotion ni relégation, avec un système de franchises. Pour les instigateurs de la Super League, il est d’ores et déjà exclu de faire pareil. Mais alors, les championnats nationaux feront-ils figure d’antichambre de la Super League ? Et quels pays seront concernés ? La Russie bien sûr, l’Ukraine aussi, et ensuite ? La Biélorussie, qui émerge ces temps-ci sur la scène européenne avec le BATE Borisov ? D’ailleurs la question des coupes européennes se pose également, chaque pays ayant évidemment dans l’idée de garder son quota d’équipes qualifiées.

Face à toutes ces interrogations, il convient donc de rester prudent sur la faisabilité de la chose. On connaît en tout cas la raison première qui pousse le Zénith, le CSKA et l’Anzhi à vouloir créer un championnat transfrontalier : la mise en place par l’UEFA du fair-play financier à la sauce Platini. En gros, dès 2014, les clubs auront obligation de ne pas s’endetter de plus de 15 millions d’euros par an, sous peine de sanction. Les grosses formations russes, particulièrement dépensières ces dernières années, peuvent légitimement s’inquiéter de cette réforme. Or, la création d’une Super League serait un bon moyen d’accroître leurs revenus, notamment en matière de droits TV et de retombées de sponsoring. C’est pourquoi ce championnat new-look a toutes les chances d’être considéré d’un bon œil par une majorité des clubs de la région. Seul le Terek Grozny, par la voix de son président, a jugé qu’il s’agissait d’un projet « fou et antipatriotique  » . La Ligue russe de football semble en tout cas ouverte à la discussion, tout comme l’UEFA, a assuré Evgeny Giner, le président du CSKA.

L’exemple du foot féminin


Que les instances européennes de football donnent leur feu vert à ce genre de compétition transfrontalière, ce serait nouveau. Il y a une dizaine d’années, l’idée de mettre en place une Atlantic League entre clubs d’Écosse, de Scandinavie et du Benelux notamment avait ainsi été gentiment, mais fermement retoquée par l’UEFA. Depuis, pourtant, plusieurs autres projets de la sorte sont régulièrement évoqués. En février dernier, le président du Standard de Liège Roland Duchâtelet avait par exemple évoqué tout le bien qu’il pensait de la création d’une BeneLiga opposant le meilleur des formations belges et hollandaises. Utopique et irréalisable ? Pas forcément quand on sait que l’élite du football féminin des deux pays est depuis cette saison réunie au sein d’un même championnat : la Women’s BeNe League, organisée avec la bénédiction de l’UEFA.

Mais l’autre projet le plus avancé en la matière concerne la possible création d’une Balkan League qui, comme son nom l’indique, regrouperait le haut du panier des clubs de l’ex-Yougoslavie, voire également des voisins hongrois et bulgare. Plus encore que pour les Russes avec la Super League, il est ici question de survie, tant les championnats actuellement organisés dans les Balkans sont en totale déliquescence, que ce soit sur le plan de l’intérêt sportif – ce sont toujours les mêmes qui gagnent –, du niveau de jeu pratiqué – cf. les performances du Dinamo Zagreb en C1 depuis deux saisons – et de l’engouement populaire, avec des affluences bien trop faibles. Imaginer le retour d’un championnat à la mode yougoslave, c’est se prendre à rêver de revenir une vingtaine d’années en arrière, quand l’Étoile rouge régnait sur l’Europe. Là encore, Platini envisagerait la chose plutôt positivement, avec une mise en place envisagée dès la saison 2015-2016. La révolution est en marche.

Par Régis Delanoë
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