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Les Canaris déjà jaunes

Les supporters du FC Nantes ont du mouron à se faire. Le nouvel exercice de Ligue 2 vient à peine de débuter que déjà leurs protégés se sont inclinés à deux reprises sur leur pelouse. Comme entame, difficile de faire pire...

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Nouvelle saison, nouvelles ambitions. A la suite de deux années cataclysmiques, le FC Nantes, ex-fleuron du football français, devenu aujourd'hui risée des amateurs de ballon rond, a failli plonger dans les abysses du National en mai dernier. Les dirigeants de la Maison Jaune ont dès lors affiché leur volonté de prendre un nouveau départ et de se racheter une conduite. Mais la tâche apparaît bien plus compliquée qu'elle n'y paraît.


Un blason à redorer


Première surprise pour les inconditionnels des Canaris : le nouveau discours de Waldemar Kita. Dès son arrivée à la tête du club en 2007, le sanguinaire président avait endossé le costume d'homme à tout faire, sacrifiant au passage quatre entraîneurs sur l'autel de la médiocrité. Touché par une pancréatite aiguë en février dernier, il est aujourd'hui de retour aux affaires, et affirme que « la maladie l'a changé » , déclarant au passage vouloir transformer son image : « J'espère que je serai plus sympathique que l'année dernière. Il vaut mieux avoir des amis à table, sinon ce n'est pas la peine d'y être » . A force de cultiver les inimitiés...


Parallèlement, la grande lessive promise au sein de l'effectif pléthorique de l'équipe est enfin mise en route. Plus de vingt joueurs quittent le club à l'intersaison, laissant à l'entraîneur Baptiste Gentili un groupe se rapprochant plus de la « norme » en vigueur dans le football professionnel. N'est pas City qui veut... La rénovation du secteur de la formation, qui a bâti la réputation de la Maison Jaune au fil des décennies, est entamée, avec le retour à la barre des anciens Loïc Amisse et Stéphane Ziani, et le technicien corse fait part de son souhait d'intégrer un maximum de jeunes dans sa rotation. De belles promesses sur le papier, mais la réalité du terrain est seule révélatrice, et comme souvent, bien cruelle.


Quand ça ne veut pas...



Tout juste un mois de compétition, et le constat est déjà sinistre. Après une élimination aux tirs au but en Coupe de la Ligue à Boulogne, les Canaris passent totalement au travers lors du coup d'envoi de la saison sur leur pelouse face au Mans. Manque de rigueur, gardien en bois (Kamenar), apathie offensive, rencontre pliée au bout d'un quart d'heure (0-2). Et les rares bonnes choses entrevues dans le Nord ou à Troyes ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Contre le promu Evian, les Nantais se font piéger comme des bleus (0-1), de nouveau sur leurs terres. Incapables de réagir, faisant preuve de lacunes criantes dans la construction et l'animation offensive, les Jaune et Vert semblent d'ores et déjà avoir dilapidé le peu de crédit qu'il leur restait dans les travées de La Beaujoire.


A l'issue de cette deuxième claque reçue dans leur antre, les mots des principaux acteurs ne trompaient pas. Baptiste Gentili faisait part de sa « déception » , précisant avec un brin de pessimisme : « Ce scénario va se répéter, à partir du moment où on le gère mal. On se précipite et on manque de lucidité. Sur la première action de l'adversaire, on se fait contrer, et peut être n'a-t-on simplement pas la force et les arguments pour revenir » . Quant à Stéphane Darbion, il estimait que l'équipe s'était « loupée » lors de ce match « charnière » , ajoutant que lui et ses coéquipiers devaient « se remobiliser avant le déplacement à Laval » . Un discours classique d'une équipe en difficulté, qui laisse néanmoins songeur après trois petites journées de championnat...


Les semaines à venir risquent déjà d'être décisives pour les Canaris. Si Baptiste Gentili nous confiait qu'il fallait « {attendre au moins dix journées pour se faire une idée des possibilités de l'équipe » }, les premières sorties de ses protégés ont de quoi sérieusement mettre son cerveau en ébullition. A Nantes, la patience devient une vertu surannée. Le dégraissage n'est pas terminé, avec des portes de sortie à trouver pour les Djamel Abdoun, Aurélien Capoue et autre Jean-Jacques Pierre. William Vainqueur, un des rares éléments ayant le potentiel pour évoluer plus haut, souhaite partir. Le contrat du défenseur italo-brésilien Matheus Vivian n'a toujours pas été homologué par la DNCG. Le poste de dernier rempart pose problème, Lubos Kamenar ne répondant pas aux attentes, mais Guy-Roland N'Dy Assembé ayant réitéré sa volonté de retrouver l'élite hexagonale et Sochaux. Enfin, et certainement le plus important, les performances sur le carré vert ne sont guère rassurantes. Autant d'éléments qui laissent à penser que cette saison de Ligue 2, souvent comparée à un marathon, pourrait être des plus longues sur les bords de l'Erdre...



Alexandre Pengloan


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