1. // Serie A 2011/2012
  2. // Bilan de mi-saison

Les bulletins scolaires de la Serie A

Trêve hivernale. Vacances à Miami. Stage à Abu Dhabi. Stratégies de mercato. Mais surtout, l’heure des premiers bilans. En Serie A, il s’est passé des choses, et de bien belles choses. Distribution de bons points, de malus et de panettoni.

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Premiers de la classe
Mieux que City. Mieux que United. Mieux que le Barça. Mieux que le Real. Oui, la Juventus a fait mieux, sur un point : elle est la seule équipe invaincue toutes compétitions confondues en Europe. Un parcours exceptionnel, où les Turinois sont parvenus à ne jamais perdre, malgré des confrontations directes contre le Napoli, le Milan AC, l’Udinese ou la Lazio. Oui, on dit bravo. Bravo à Antonio Conte, qui a réussi à construire une équipe cohérente et combattive, qui ne lâche jamais rien. Bravo aux joueurs aussi, qui, malgré le traumatisme de la saison dernière, ont réussi à reprendre confiance et à faire table rase de l’exercice précédent. Les Turinois ont le Scudetto en ligne de mire, un titre qui leur manque, officiellement, depuis 2003. Une éternité. Or, le rival de la Juve, ce sera le Milan AC. Comme un bon vieux tube des années 90 qui reviendrait au goût du jour. Les rossoneri, après un début de championnat difficile, ont trouvé leur rythme de croisière. Efficace à domicile, l’équipe d’Allegri a obtenu quelques succès dégueulasses loin de San Siro. Pas grave. L’important, c’est les trois points, comme dirait Zizou. Dans ce duel, chacun aura un atout à faire valoir : l’expérience pour le Milan AC, champion en titre, la fraîcheur due à la non-participation à une Coupe d’Europe pour la Juve.

Bons élèves
Faire une belle saison, c’est bien. Confirmer l’année suivante, c’est encore mieux. L’Udinese et la Lazio l’ont bien compris. A la lutte pour la quatrième place qualificative pour la Ligue des Champions jusqu’à la dernière seconde de la dernière journée du dernier championnat, Frioulans et Romains remettent ça cette saison. Manque de bol, ce coup-ci, il n’y a plus que trois places pour aller en C1. Ballot. L’Udinese a longuement tenu le haut du pavé, mais les deux derniers matches nuls face à la Lazio (2-2) et la Juve (0-0) ont permis au duo de leaders de prendre un peu d’avance. Francesco Guidolin, le coach, continue de dire que son équipe va caler, et qu’elle ne pourra pas continuer à avoir ce rythme toute la saison. Pourtant, elle est toujours là, grâce à un collectif bien huilé et une mentalité toujours orientée vers la gagne. Et puis, il y a Di Natale. Tout est dit. Si les Frioulans ont Toto, la Lazio, elle, a Miro. Miro Klose. L’Allemand réalise un début de saison énorme. Non content d’avoir offert le derby à son club, il claque but décisif sur but décisif (à Florence, à Cesena, à Lecce) et permet à la Lazio de rêver un peu. Le jeu de l’équipe de Reja n’est peut-être pas aussi flamboyant que celui de la Juve ou de l’Udinese, mais les résultats sont là. Et c’est déjà très bien. Enfin, mention d‘honneur à l’Atalanta. Malgré les six points de pénalité, l’équipe bergamasque campe le milieu de tableau, et serait même cinquième sans son handicap. Di Natale ? Klose ? Tu parles. Le meilleur buteur de Serie A, c’est German Denis.

Elèves dissipés, peuvent mieux faire en 2012
L’arrivée de Luis Enrique à la Roma, le rajeunissement de l’Inter, la confirmation du Napoli. On en attendait beaucoup de ces trois là. Mais, pour des raisons bien propres à chacune, le début de saison a été tumultueux. Naples a une excuse. La Ligue des Champions. Les Napolitains, dans un groupe qui semblait insurmontable, ont réussi à se qualifier, en battant notamment Manchester City dans le chaudron du San Paolo. Alors, forcément, ils y ont laissé quelques plumes. Malgré des victoires de prestige contre le Milan AC (3-1), l’Inter (0-3) ou l’Udinese (2-0), la troupe de Mazzarri a manqué des rendez-vous à sa portée, perdant quelque peu de vue le haut du classement. Mais la dernière victoire de l’année face au Genoa (6-1) semble cacher un message : « nous serons là en 2012 » . Idem pour la Roma et l’Inter. Luis Enrique a eu beaucoup de mal à s’adapter à l’Italie, a perdu des matches qu’il ne faut pas perdre (contre la Lazio, surtout) et n’a pas été épargné par les problèmes en dehors du terrain (rixe Osvaldo-Lamela, prise de bec avec Totti, blessures). Mais le retour de Totti, cumulé à la belle victoire sur la pelouse de Naples (1-3) laisse penser que, enfin, la Roma s’est mise dans les bons rails. Enfin, même si la manière laisse encore à désirer, l’Inter est remontée à la cinquième position après avoir tutoyé la zone de relégation. Ranieri a demandé des renforts pour essayer d’aller chercher la troisième. Pour l’instant, cela relève de l’utopie. Mais avec l’Inter, "mai dire mai".

Elèves dissipés, et ça ne va pas s’arranger en 2012
C’est souvent l’élève qui irrite le plus les professeurs. Celui qui a les capacités, mais qui ne les utilise pas. Par fainéantise, ou manque d’application. C’est le cas de Palerme, la Fiorentina et le Genoa. Les Siciliens sont un paradoxe à eux-seuls. Brillants à domicile, ils ont encore été incapables d’accrocher le moindre succès loin de leurs bases. Résultat, Zamparini a encore frappé, et a viré le gentil Devis Mangia, qui avait lui-même remplacé Pioli au mois d’août. Sans Pastore, le jeu de Palerme semble moins brillant, mais des joueurs comme Ilicic, Miccoli ou Bertolo pourraient permettre au club de se maintenir dans le haut de tableau. Problème : avec un nouvel entraîneur tous les trois mois, difficile de trouver une régularité. Changement de coach, encore. Delio Rossi a remplacé Mihajlovic à la Fiorentina, mais cela ne s’arrange guère. La Viola est incolore, sans saveur, gagne des matches, en perd d’autres, sans jamais laisser d’impression. On est clairement sur la fin d’un cycle pour les Florentins (Montolivo, Gilardino, Vargas) et les Della Valle devraient commencer à rénover l'œuvre d’art dès le mercato. Le Genoa vit la même chose. Quand les Génois s’imposent, ils perdent la semaine suivante. Et ainsi de suite. Mais la dernière rouste (6-1), à Naples, a couté sa place à Malesani. Pasquale Marino, son remplaçant, va devoir imposer les devoirs du soir en étude surveillée. Les joueurs de Palerme et de la Fiorentina sont acceptés.

Cancres
Il y a les éternelles équipes qui vont terminer entre la 10ème et la 14ème place, obtenant un maintien tranquille à quelques journées de la fin. On parle là du Chievo, de Parme, de Catane et même de Cagliari. Pour eux, tout ira (presque) bien. Et puis, il y a ceux qui vont cravacher. Jusqu’au bout. Jusqu’à ce que le classement final leur assure la permanence en Serie A. Malheureusement, ils ne pourront pas tous se sauver. Ils s’appellent Lecce, Cesena, Bologne, Novara ou Sienne. Pour eux, la saison va être longue. Lecce a déjà changé d’entraîneur (Di Francesco out, Cosmi in), mais pour l’instant, cela n’a pas eu l’effet escompté au classement. Le club des Pouilles est bon dernier avec 9 points, ce qui en fait la pire lanterne rouge des cinq championnats majeurs. Cesena et Novara ne sont pas mieux lottis. Relégables, les deux équipes ont l’air bien faibles, même si Cesena a connu un petit mieux au mois de décembre. Quand Mutu se décide à jouer, c’est sûr que c’est mieux. Cela va être difficile aussi pour Bologne. Le jeu proposé par les rossoblù est d’une tristesse incroyable, et Di Vaio, vieillissant, ne pourra pas sauver les meubles éternellement. Sienne, après un début de saison prometteur, s’est écroulé avec 2 points pris lors des 7 derniers matches. A ce rythme là, c’est le redoublement assuré.

Eric Maggiori
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Encore un super article Mister Maggiori.

De la punchline et du second degrés c'est comme ça qu'on aime So Foot.
Spike Spiegel Niveau : CFA2
'tain arrête ton floot Sangoku aka Foot-en-direct et va le faire sur d'autre sites !

Sinon article intéressant, pas drôle, mais ultra complet !

Je suis estomaqué par ce que fait l'Udinese et Guidolin en général, les dirigeants monégasques n'avaient pas eu une mauvaise idée, c'est juste qu'ils en ont fait n'importe quoi.

Sinon juste compléter sur ce conseil, je pense que l'on pourrait quand même adressé des félicitations à vie pour Andrea Pirlo, qui comme par hasard propulse la Juve sur les sommets, depuis qu'il est arrivé. Je le répète à chaque fois, mais chiotte quel joueur, quel classe !
Pour la Roma, on peut même dire "Peut mieux faire...en 2013 !", il était en effet stupide de penser que la Louve allait devenir le nouveau Barça du jour au lendemain, tout cela prend du temps et il faut laisser Luis Enrique bosser. Le site Zonal Marking (la référence absolue) avait d'ailleurs fait un article dessus, disant que Luis Enrique mettait encore en place son truc et qu'il fallait être patients. Même si la défaite en derby, uniquement due à la double peine sur Kjaer, a fait mal !

Et sinon un peu triste pour Lecce, l'an dernier ils avaient déjoué tous les pronostics en jouant un jeu léché et offensif. Là, c'est juste plus la même chose (en même temps Jeda n'est plus là et Di Michele vieillit mine de rien). Ils attaquent toujours mais se font méchamment punir en contre. Genre le match contre Milan où ils mènent 2-0 et perdent finalement 2-3 (ou 3-4, me souviens plus), Milan marquant sur contre à chaque fois...
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