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Les bris de Douglas Costa

Aussi vite venu, aussi vite vendu. Douglas Costa devrait bientôt faire ses valises pour la Juve sans être retenu par le Bayern, deux ans à peine après sa venue. Alors qu'il semblait être la perle rare et rêvée par les Bavarois, le Brésilien s'est révélé être une triste erreur de casting. Et avec le Bayern, dans ces cas-là, les choses ne traînent pas.

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Douglas Costa a été le tube d'un automne. Pendant trois mois, au Bayern où il venait de signer pour un transfert solide à 30 millions d'euros, il a fait toutes les misères possibles et imaginables aux défenseurs adverses. Le Bayern venait de dépenser beaucoup pour s'offrir ce qui paraissait être une affaire en or : soudain, le club avait un remplaçant parfait pour Ribéry ou Robben, pour dynamiter les défenses et préparer un futur radieux sur les ailes. Douglas Costa était là pour s'imposer sur la durée. Dix-huit mois plus tard, il est à peine retenu et libre de faire ses valises, pour tant soit peu que l'indemnité soit conséquente. Douglas Costa n'est pas une franche réussite. Plutôt un aveu d'une stratégie qui n'a pas marché et d'un amour vite fané.

Coup de foudre


Quand il arrive à Munich, Douglas Costa a tout de la pépite brésilienne qui a été polie doucement au football européen avec le Shakhtar et qui, arrivé à maturité, vient tout casser dans les meilleures divisions du continent pour devenir à terme l'un des meilleurs footballeurs du monde. Son ambition n'est pas moindre, et pour cela, le Bayern est la destination idéale. Avec Pep Guardiola comme mentor, avec un club qui veut s'affirmer comme la place forte de la Ligue des champions et devant un public qui raffole des ailiers rentre-dedans et qui ne se posent pas d'autres questions que de savoir comment continuer d'attaquer et planter des buts. En Bundesliga, c'est une promenade de santé : sur les sept premiers matchs, Costa termine la rencontre avec au minimum une passe décisive dans la besace. Guardiola est émerveillé par sa capacité à éliminer. À peine arrivé, il est déjà adopté pour toujours à l'Allianz Arena. C'est en tout cas ce que tout le monde pense sur le moment, à la fin de la phase aller 2015-2016.

Coup de moins bien


La suite est plus difficile. Costa n'y arrive plus. Dès la phase retour, sa note moyenne chez Kicker chute et passe au-dessus de 4 (contre 2,88 auparavant, la meilleure note étant 1). Ç'aurait pu n'être qu'une baisse de régime. Sauf que cette année, Douglas Costa n'a guère fait mieux. Quatorze fois titulaire en championnat seulement, plus souvent sur le banc que sur le terrain au coup d'envoi en Ligue des champions (lui qui avait débuté tous les matchs de la fournée précédente)... et sur le plan comptable, excepté un coup de reviens-y sur la fin d'année civile, un bilan honnête au mieux – et donc décevant aux yeux des fans bavarois. En comparant ses deux saisons, tous les chiffres importants sont à la baisse, à commencer par le nombre de centres (96 à 64). Le constat est alors dur et sans appel du côté des têtes dirigeantes du Bayern : Douglas Costa ne progresse pas et ne progressera plus. Il est cuit. Il ne sert plus à rien d'insister avec lui. D'autres feront tout aussi bien l'affaire.

Coup de froid


Toutefois, son départ ne se résume pas qu'aux données sportives. Début 2017, Douglas Costa a montré déjà des signes qu'il était prêt à partir et que l'Allemagne ne lui convenait plus. Après 0-0 contre Schalke et un match sans allant de sa part, Costa n'y va pas par quatre chemins dans une interview accordée à Bild : « Je ne me sens toujours pas pleinement heureux ici. Mais nous allons bientôt trouver une solution. » Les quelques nuances et louanges envers le FCB dans le reste de l'entretien passent dès lors à la trappe. Le mot est lâché, la sortie prévue. Surtout par les dirigeants.


Car plus que ses performances, le Bayern pointe volontiers du doigt la mentalité de Douglas Costa. Les sorties médiatiques ne sont plus le genre de la maison et, plus encore, le Bayern cherche désormais des joueurs qui peuvent faire sentir sur le terrain leur lien avec le club, grâce au sacro-saint mouillage de maillot. Avec Costa, il n'y a rien. Les supporters ne comprennent pas le joueur, qui ne montre aucune envie, même en entrant à deux reprises contre le Real. Le casting n'a tout simplement pas été bon. « Ce n'est pas un joueur qui sera regretté » , résume Mehmet Scholl à l'antenne de l'ARD. Surtout contre plus de 40 millions d'euros.

Par Côme Tessier
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