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Les bonnes questions de la semaine européenne

Les Coupes d'Europe nous en ont encore mis plein les yeux cette semaine. On a pu aller faire un tour dans des kolkhozes main dans la main avec la Grande Faucheuse, pendant que Yannick Noah buvait du Red Bull dans une ville fantôme.

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1. Unai Emery est-il meilleur que Yannick Noah ?


Le dernier vainqueur français de Roland Garros en date a les chocottes. Ses gars démarrent aujourd'hui leur demi-finale de Coupe Davis, et le monde entier est persuadé que les Bleus vont démolir la Serbie au stade Mauroy de Lille. « Ce n'est pas évident » , flippait-il ces derniers jours dans les médias, « 99% des gens pensent que ça va être une formalité, mais vendredi, on aura des matchs compliqués. La plus grosse pression vient de notre volonté d'arriver en finale. » Exactement comme Unai Emery, dont tout le monde s'attend à ce que son PSG gagne facilement et qui est presque condamné à arriver en finale de Ligue des champions pour ne pas passer pour une pipe.


Emery accomplira-t-il sa mission ? On le saura dans quelques mois. En attendant, il veut prendre l'ascendant sur Yannick Noah en envoyant des scores de tennis (6-2 contre Toulouse) ou en essayant de le faire (5-1 contre Metz, 5-0 contre le Celtic). Les Parisiens envoient des sales smashs à tout ce qui passe depuis le début de saison, pendant que Noah et son gang préparent leur clash contre la Serbie. Pour savoir quel coach est le plus compétent, la meilleure solution serait sans doute de couper la poire en deux en organisant un tennis-ballon entre le PSG et les Mousquetaires. Et puis tout le monde sait que Neymar peut mettre à l'amende Issa Diop, mais personne ne sait s'il peut résister à un passing de Nicolas Mahut. AD



2. Peut-on avoir peur d'une ville fantôme ?


Au moment de s'envoler pour Bakou en septembre 2014, Jonathan Brison avait peiné à masquer les gouttes qui perlaient sur son front : « Jouer contre Qarabağ ? C'est l'inconnu total... » Pas du genre à se mouiller et désormais aussi renseigné que l'Europe du foot sur le destin incroyable du quadruple champion d'Azerbaïdjan en titre, Antonio Conte, lui, n'avait évoqué qu'un « possible match piège » en conférence de presse d'avant-match là où son homologue, Gurban Gurbanov, avait crié tout fort « ne pas avoir peur » de Chelsea. Mieux, le général Gurbanov avait promis que ses cavaliers attaqueraient et ne passeraient pas 90 minutes à défendre au moment d'écrire les premières lignes de leur histoire avec la Ligue des champions.


Résultat : les Blues ont broyé Qarabağ à Stamford Bridge (6-0) dans une partie qui a vu N'Golo Kanté disputer la première rencontre de C1 de sa carrière, Davide Zappacosta claquer un but aussi magnifique qu'improbable et Conte faire tourner un peu son effectif. Difficile à avaler pour le monstre azeri, en exil à Bakou depuis son départ d'Agdam en 1993 et le début d'une guerre qui n'est pas totalement terminée entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie pour la souveraineté de la région. Sale temps pour les villes fantômes. N'est pas Craco qui veut. MB


3. Et si Messi était la Grande Faucheuse ?


On connaissait Pluton, Azraël, Hades, Anubis et La Camarde. L'ère moderne viendrait-elle définitivement de voir Lionel Messi sous son vrai visage ? Soit, celui d'un mec de trente piges, sans capuche, mais avec un maillot rayé pour robe et un pied gauche en guise de faux, le tout cumulé à une jambe noircie du nom de ses victimes. Il reste pourtant quelques crânes à empiler sur une armoire déjà bien remplie et celui de Gianluigi Buffon n'était pas simple à attraper : et voilà qu'après treize piges chez les grands, Messi a (enfin) couché la belle gueule d'une Vieille Dame démontée au Camp Nou mardi soir (0-3). Dans la même soirée, le bonbon de Rosario a également glissé le cadavre de Medhi Benatia aux côtés de celui désarticulé de Boateng. Pas mal pour un apéro de rentrée. MB



4. Mais comment Pochettino a-t-il flingué la malédiction de Wembley ?


Joli voyage qu'une visite dans l'exceptionnelle cachette qu'est le site sagesse-orthodoxe.fr. Comprendre une malédiction, c'est d'abord définir sa nature : « La malédiction est l’inversion, la perversion de l’action divine, ou bénédiction. Ce n’est pas seulement une pensée nocive ou meurtrière à l’égard de quelqu’un ; c’est généralement une parole dont l’énergie destructrice peut entraîner de redoutables effets. » Ici, pas de parole, seulement une sale habitude prise par Tottenham depuis l'ouverture du nouveau Wembley en 2007. En dix ans, les Spurs y avaient jusqu'ici disputé une douzaine de rencontres, et ce, alors que le club londonien y a posé ses valises en attendant la fin des travaux du nouveau White Hart Lane prévue pour dans un an. Cet été, Pochettino avait refusé de parler de malédiction et demandé du temps pour que son groupe s'adapte à l'environnement d'un temple maudit pour les clubs anglais depuis la victoire de Manchester United en finale de la C1 de 1968.


Bingo : après deux matchs sans victoire à domicile en Angleterre - une défaite contre Chelsea (1-2) et un nul contre Burnley (1-1) -, Tottenham a envoyé une balle au destin en maîtrisant magistralement Dortmund mercredi soir (3-1). Reste à savoir le tour de filou réalisé par Pochettino et plusieurs options sont possibles : de l'herbe magique dans le short de ses joueurs comme Platini, Tigana et Fernandez lors de la finale de l'Euro 84 ? De l'eau bénite filée par Trapattoni ? Du sel sur le terrain comme le Luis du PSG ? Une patte de lapin cachée sous le rond central comme Courbis ? Du sable devant les buts comme l'éternel Jean Vincent du FC Nantes ? Mettons une pièce sur la manière Barry Fry, qui s'était contenté de pisser aux quatre coins du St Andrew's pour apaiser les mauvais esprits à Birmingham. La Poche d'urine. MB


5. Bordel, mais que donne Red Bull ?


Cela fait des années que le taureau rouge nous rabâche qu'il donne des ailes, ce qui est complètement faux, tout d'abord parce que c'est impossible. Pour avoir des ailes, il faut appartenir à la famille des oiseaux ou bien s'en faire tatouer chez un professionnel. En plus, leur équipe de football a mis en lumière leurs mensonges de façon criante. Red Bull donne des ailes ? Vraiment ? N'importe quoi ! Promesse en l'air ! Contre Monaco, les ailiers du RB Leipzig n'ont réussi à s'exprimer que parce Touré et Jorge avaient décidé de lancer une grande opération trou d'air. Et puis ce match équilibré et appliqué n'a donné lieu à aucune envolée, ni d'un côté, ni de l'autre.


Pour les ailes, on repassera. Même à Felix Baumgartner, ce cinglé autrichien qui a sauté depuis l'espace en étant sponsorisé par Red Bull, ils n'ont pas été foutus de lui en offrir et le pauvre a dû terminer le chemin en vulgaire parachute. Mais alors, si ce ne sont pas des ailes, qu'a donc Red Bull à offrir ? Une étude rapide du sujet nous permet d'affirmer que la marque de boissons énergisantes aime les publicités avec des dessins moches, et les sports extrêmes où on va très vite sur une planche quelconque et où on risque sa vie pour rien. Définitivement, plus que des ailes pour s'envoler, Red Bull offre des voyages pour se rétamer par terre. Et ça, c'est moche. AD

https://www.youtube.com/watch?v=FHtvDA0W34I


6. Jeter son maillot sur ses copains est-il une preuve d'amour ?


Il existe plusieurs manières de dégouliner d'amour. En tournée avec l'équipe de France pour disputer un huitième de finale de Coupe Davis à Sibiu, en Roumanie, en 2008, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet avaient décidé de faire sauter le polo pour bomber les muscles dans une boîte locale. Pour envoyer un bras d'honneur à Paul Le Guen, Mateja Kežman, lui, avait déposé son maillot au pied du menhir de Pencran lors d'une demi-finale de Coupe de la Ligue contre Bordeaux en 2009. Dernière démonstration en date : Franck Ribéry, qui a choqué les bien-pensants du Bayern Munich mardi soir en balançant son « maillot mouillé » au moment de son remplacement contre Anderlecht (3-0). De quoi exciter Carlo Ancelotti qui n'a rien compris au geste de l'ailier français et le directeur sportif de la maison bavaroise Hasan Salihamidžić, qui a affirmé que « ce genre de choses ne doit pas arriver » .


De quoi surtout pousser Franck à la barre du tribunal public : « Le jet de mon maillot mouillé n'a rien à voir avec un manque de respect, ou avec quoi que ce soit que me reprochent certaines personnes qui croient ou font semblant de me connaître. Je respecte le club et je respecte les supporters, que j'aime. Dans ce maillot mouillé, je donne tout depuis dix ans, avec toute mon impulsivité, toute ma soif de gagner. Certains ne comprennent pas ce que ça veut dire, de tout donner pour son club, et ça me fait de la peine pour eux. Aussi longtemps que je serai sur le terrain, moi, Franck Ribéry, je défendrai nos couleurs dans chaque match, avec toute ma passion. Parce que j'aime le football, par amour pour nos supporters et pour rendre heureux de nombreux fans dans le monde entier. » Définitivement humain et dégoulinant. MB



7. Combien pèse John Stones ?


Premier détail, déjà : pour la première fois depuis une victoire à Séville en novembre 2015 (1-3), Manchester City a remporté un match de poules à l'extérieur en C1. Mercredi soir, l'escouade de Guardiola a même fait un peu mieux puisqu'elle a tout simplement démembré le Feyenoord au Stadion Feijenoord (0-4) grâce à Agüero, Gabriel Jesus, un De Bruyne une nouvelle fois majuscule et un doublé de John Stones. Quoi ?! Oui, John Stones, l'ancien défenseur le plus cher du monde, déjà très bon contre Liverpool samedi dernier (5-0) alors que son pote Otamendi continuait un spectacle de cochonneries. Pas encore suffisant pour Pep Guardiola : « Il n'y a aucun doute sur ses qualités. Mais il sait ce qu'il lui reste à faire pour progresser, il doit gagner ses duels. Lorsqu'il en sera capable, il sera un défenseur exceptionnel. » Le Catalan est méticuleux, mais cette prestation aux Pays-Bas file un petit ordre de mesure et un voyage dans l'Europe médiévale où l'on vendait les pommes de terre en stone. Un stone étant équivalent à 6,350 kilogrammes, John, lui, pèse ce matin 19,051 kilogrammes grâce à ces deux nouveaux buts en Europe qui s'ajoutent à un autre inscrit contre Monaco en février dernier. Tout ça fait cher le filet de patates. MB



8. Où classer André Silva dans le classement des meilleurs Silva du monde ?


André Silva est tout jeune, joue en attaque et sort du FC Porto. Trois indices qui permettent de lui coller l'étiquette « petit crack » sur le nez même sans l'avoir vu jouer. Arrivé à l'AC Milan cet été pour un gros paquet de flouze – 38 millions d'euros, pas un de plus, pas un de moins –, le petit Silva semble s'être déjà bien acclimaté à la Lombardie. Pour l'entrée en lice des Milanais en Ligue Europa, il a planté un triplé express et a largement participé au 5-1 des Rossoneri à Vienne. Tout ça, c'est bien beau, mais ce n'est pas très pratique. Car le nom « Silva » a déjà trop servi dans le football, et qu'on finit par ne plus s'y retrouver. Entre Thiago Silva, Bernardo Silva, David Silva, Damien Da Silva, Darío Silva, il y a de quoi perdre la boule. Qui vaut quoi ? Quel Silva est meilleur que l'autre ? En fouillant très fort dans ses souvenirs, on parvient à peine à retrouver quelques informations : Thiago, c'est celui qui pleure. Bernardo, celui que personne n'a jamais entendu parler. Damien, celui qui cherche encore où est passé le ballon depuis sa dernière rencontre avec Mbappé. Et André dans tout ça ? Nous dirons que c'est celui qui a mis un triplé en Ligue Europa pour rien, puisque tout le monde n'a retenu que le but de son coéquipier Suso. AD



9. Peut-il y avoir de la fumée sans feu ?


Soyons honnêtes, personne n'a regardé le match NK Maribor-Spartak Moscou. Une affiche de Ligue des champions qu'on imaginerait plutôt en Ligue Europa, avec à la carte deux clubs dont presque tout le monde se fout. À la clé, même pas de bonne surprise, puisque le match s'est terminé sur un banal 1-1 avec une ouverture du score à l'heure de jeu. Mais comme souvent dans les pays de l'Est, le feu d'artifice n'était pas sur la pelouse, mais en tribune. Ainsi, un petit fêtard du parcage du Spartak a carrément tiré une fusée de détresse en plein milieu du terrain. C'est dangereux, ça a presque blessé l'arbitre, et ça risque de valoir au club une condamnation à jouer les prochains matchs à huis clos. Le lendemain, dans un Vélodrome tristement vide, les Marseillais jouaient aussi aux pyromanes en craquant plusieurs fumis dans le virage Nord.


Affolé, le gardien de Konyaspor a même demandé l'interruption du match. Et là encore, c'est dans les gradins qu'on a trouvé la seule étincelle puisque Marseille a tranquillement négocié une victoire 1-0 sans grand panache. Deux matchs tout tièdes, mais deux dingueries enfumées en tribune. La preuve qu'il peut évidemment y avoir de la fumée sans feu, sous réserve de savoir comment berner les stadiers naïfs. AD



10. L'OGC Nice est-il un kolkhoze ? ?


Après un début de saison compliqué, l'OGC a l'air d'avoir trouvé le rythme. La victoire 4-0 contre Monaco était de bon augure, et les Aiglons ont encore assuré hier soir en envoyant un 5-1 aux Belges du Zulte Waregem. La clé de cette réussite ? Le partage du travail, évidemment. Contre Monaco, Balotelli a marqué un doublé, mais a aussi laissé Pléa et même Ganago, son remplaçant, marquer. Face à Zulte, les Niçois ont appliqué la même recette avec un doublé de Pléa, un but de Balo, un de Saint-Maximin et même un de Dante.


Bref, ça fait deux matchs de suite que trois attaquants différents marquent pour Nice et ce système rappelle furieusement celui des coopératives agricoles d'URSS, les fameux kolkhozes. Des endroits merveilleux où tout était partagé, du travail au matériel en passant par les bêtes. Un système que Staline adorait, et qui a perduré jusqu'à la chute de l'Union soviétique en 1991. Gare à la confusion cependant : depuis que Mbappé, Cavani et Neymar plantent à chaque match de Paris, on peut également penser que le Parc des Princes est un kolkhoze, mais tout le monde sait que Nasser n'a jamais lu Marx et les cartons de son trio offensif ne sont que la conséquence logique d'une odieuse dérive capitaliste et dépensière. La vraie révolution est bel et bien du côté de Nice, même s'il s'agit pour le coup d'une révolution de septembre et non d'octobre. AD



Par Maxime Brigand et Alexandre Doskov
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