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Les bonnes questions de la semaine européenne

Dortmund fait le spectacle, la paire Griezmann-Gameiro s'amuse, Monaco danse et Quaresma continue à jouer avec un foulard. La semaine européenne a, une nouvelle fois, été riche en enseignements. Entre Ludogorets, Lucas Moura et Wayne Rooney. Devant Brice de Nice.

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1. Ousmane Dembélé est-il plus doux qu’une peluche ?


Il aura donc eu besoin de patienter trois cent douze minutes en salle d’attente avant de pouvoir faire le beau à son tour. Jusqu’ici, Ousmane Dembélé s’était contenté d’avancer avec son étiquette « plaisir d’offrir » . Il claquait ses passes décisives et regardait tout le monde se goinfrer de ses gourmandises. Puis, il y a eu ce détour chez les Bleus où il a avoué lui-même qu’il n’avait « pas réussi à se lâcher » pour sa première titularisation internationale contre la Côte d’Ivoire et une soirée banquette pour regarder ses nouveaux copains s’amuser avec le Bayern (1-0) samedi dernier.

Alors, Ous’ était attendu. Et voilà : il a retiré le cure-dent de ses petites quenottes et a participé à la destruction historique du Legia Varsovie (8-4) mardi soir avec un premier but européen et trois passes décisives. Un truc jamais vu dans la Ligue des champions moderne et qui éclipse la soirée d’anniversaire 2003 de Dado Pršo. Résultat, Dembélé s’est de nouveau roulé dans les louanges, ce qui est plutôt pas mal quand on n'a que dix-neuf ans et que Marco Reus vous balance au visage que « jouer à [vos] côtés est un pur bonheur » .



2. Monaco est-il la solution pour réunifier la droite et la gauche ?


La France ne sait pas où elle va. Sa tête balance entre une gauche en chantier et une droite qui cherche sur quel pied danser. C’est une question politique, mais aussi de sécurité nationale pour une équipe nationale qui a les ailes qui vrillent. Et si la solution venait finalement d’un club « super avec [ses] propres contraintes et avantages divers » comme aime l’appeler le sniper guignolesque Jean-Michel Aulas ? En l’espace de quelques semaines, Monaco est bien devenu le symbole de la France qui s’excite, qui vibre et qui se met à rire avec la bande à Jardim, qualifiée pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions dès la cinquième journée de poules après sa victoire contre Tottenham (2-1) mardi.


Hugo Lloris a beau avoir sauté partout – et plutôt magnifiquement –, l’ASM s’est éclatée avec sa meilleure attaque d’Europe. Comment ? Avec ses ingrédients et son organisation, mais aussi grâce à ses ailes soyeuses magnifiées par le premier but de la soirée inscrit par Djibril Sidibé sur un centre de Benjamin Mendy. Un latéral gauche qui centre pour son latéral droit, la France n’y était plus habituée. Voilà comment s’unifier. Simple, non ?


3. Patrice Évra est-il un agent connecté ?


Bruno Génésio le sait : si sa tête tient encore entre ses deux épaules, il le doit en partie à cette Juventus qui, « en grand club, a fait le travail » , en allant s’imposer à Séville (3-1) alors que l’OL grignotait le Dinamo à Zagreb (1-0) avec toutes les difficultés qui sont les siennes. Et voilà ce qui suffit pour nous offrir une joute entre costauds le 7 décembre prochain dans l’outil connecté de Jean-Michel Aulas. JMA sautille, mais grâce à qui ? Et si c’était simplement grâce à cet agitateur de Patrice Évra qui a motivé ses copains pour faire plaisir à son « gars sûr » Lacaz’ et offrir un match à la hauteur pour le retour de Samir Nasri en France ? Nous, on y croit. Et c’est peut-être mieux en le voyant comme ça. Histoire de ne pas commencer à avoir des maux de tête pour un OL qui devra s’imposer par deux buts d’écart. Sinon, il retrouvera l’APOEL. Misère de souvenirs.



4. Ludogorets a-t-il réinventé le parapluie bulgare ?


Georgi Markov vit dangereusement. Depuis le début des années 70, l'écrivain bulgare s'est attaqué au régime communiste au pouvoir dans son pays et est traqué par les polices bulgare et soviétique. Craignant pour sa vie, il a dû s'exiler à Londres, où il vit et continue sa lutte. Ce 7 septembre 1978, il attend tranquillement son bus quand un homme qui porte un parapluie le bouscule. Un parapluie à Londres, rien de surprenant. Sauf que le maladroit en question était un membre des services secrets bulgares, et qu'au bout de son parapluie se trouvait une aiguille empoisonnée avec laquelle il a piqué Markov, qui meurt quelques jours plus tard. La méthode d'exécution entre dans la légende, immédiatement nommée « parapluie bulgare » .


Mercredi soir, le Ludogorets Razgrad a proposé une version 2016 de la chose, en déployant un gigantesque parapluie de onze joueurs devant sa surface de réparation. Pourtant, les Bulgares jouaient à domicile et Bâle n'est pas le FC Barcelone, mais le Ludogorets était prêt à tout, même à endormir tout le monde, pour conserver la troisième place du groupe A. Un parapluie sans aiguille, mais qui a quand même assassiné toutes les attaques des Suisses, avec un sombre 0-0 à la clé.


5. Faut-il légaliser le jeu du foulard ?


Quaresma est un cochon. Et on ne parle ni de ses tatouages de prisonnier vénézuélien, ni de ses coupes de cheveux de mauvais goût, ni des frasques qui ont gâché sa carrière. Mené 3-0 par le Benfica à la mi-temps, le Beşiktaş s’est offert une remontée folle. Marquer un penalty pour revenir à 2-3 ne suffisait pas à Quaresma, alors il a tenté une dinguerie à la quatre-vingt-neuvième minute. Après une chevauchée sur le côté gauche, il aperçoit Vincent Aboubakar dans la surface et décide de lui envoyer un centre. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire très compliqué, et surtout très spectaculaire ? Il balance sa jambe droite derrière la gauche, et centre un coup du foulard.

Tête d’Aboubakar, but, et le Beşiktaş égalise. Le lendemain, Perrotti répondait et marquait le troisième but de la Roma avec un coup du foulard lobé aussi hallucinant que chanceux. Grand seigneur, il a admis dans la foulée qu'il avait voulu centrer... En France, plusieurs gouvernements ont tenté d'alerter l'opinion, voire de légiférer sur le jeu du foulard, coupable de quelques décès dans les écoles. Mais lorsqu'il procure un tel plaisir, un tel enivrement, comment lui dire non ? Et puis Quaresma ne risquait pas de tuer grand monde, à part sa crédibilité. Et il n'est plus à ça près.


6. Griezmann et Gameiro vont-ils mener à l'annexion de l'Espagne par la France ?


Ce n'est un secret pour personne, l'Espagne est une monarchie. Mais moins de gens savent que sur le trône, la dynastie régnante appartient à la lignée des Bourbons, celle-là même qui a régné sur la France d'Henri IV à Louis XVI. C'est en 1700 que Philippe V, petit-fils de Louis XIV, a remporté la Guerre de succession d'Espagne – en étant bien aidé par grand-papa – et s'est emparé du royaume. En gros, si elle se bougeait un peu, la France pourrait clairement réclamer l'annexion de l'Espagne.


Napoléon a même tenté d'envahir nos voisins et a fait couronner son propre frère, mais l'aventure tourne court et il a fini renversé. Ce beau projet d'Espagne française mérite une nouvelle vie, et Griezmann et Gameiro, qui ont marqué et fait gagner l'Atlético 2-0, en seraient les parfaits fers de lance. Deux jeunes soldats pour montrer que les Français ont les solutions pour mener l'Espagne à la victoire, et Zidane en vieux sage pour monter sur le trône une fois le message intégré par le peuple espagnol, l'histoire est en marche.


7. Lucas est-il plus fort que l'ecstasy ?


Les Brésiliens savent jouer au football et faire la fête. Depuis qu'il court dans tous les sens sur les pelouses françaises, Lucas Moura a montré que niveau football, malgré un cerveau aux décisions parfois étranges, il touchait sa bille. Et en faisant le pitre à tout bout de champ avec Marquinhos, il a aussi prouvé qu'il savait s'amuser. Mais face à Arsenal (2-2), il est passé dans une autre dimension en offrant aux spectateurs une expérience unique, qui dépasse les effets des drogues que s'enfilent les fêtards.

Pour qu'une substance illicite embellisse une soirée, il faut la prendre au bon moment. En balançant son coup franc sur la barre à la cinquante-quatrième minute, quand il y avait encore 1-1, Lucas a donné aux fans un premier frisson bien placé. Grisant. Par ses courses et son activité permanente, il a fait durer la défonce, et a fini par faire grimper les fans jusqu'au nirvana en égalisant en fin de match. Comment ça, sa tête n'était pas si belle, et c'est Iwobi qui marque contre son camp ? Aucun souvenir. Car les drogues, ça laisse des souvenirs flous.




8. L’AJ Auxerre est-elle plus forte que l’Inter ?


Stefano Pioli peut se gratter la tête. Probablement qu’il a, aussi, arraché un bout de sa chemise parfaitement coupée. Autour de lui, le Turner Stadium pète un cable et tente de comprendre ce qu’il vient de vivre. C’est ce qu’on appelle se faire retourner le foie à la sauce locale. Mené 2-0 après vingt-cinq minutes jeudi soir, l’Hapoël Beer-Sheva a finalement dégommé l’Inter (3-2) sur sa dernière action de la rencontre et après l’expulsion logique d’Handanovič à vingt minutes de la fin.


Juste assez pour faire dégager les hommes de Pioli de la Ligue Europa, mais aussi offrir une finale à l’Hapoël à Southampton, battu à Prague (0-1), lors de la dernière journée. C’est chouette, c’est beau et ce sont aussi les galères qui continuent pour une Inter qui ne sait plus quoi faire de sa vie après, pourtant, un derby convaincant contre l'AC Milan dimanche dernier (2-2). Mais comment en est-on arrivé là ? Une frappe de Ben Sahar, tout simplement. Qui ? Ben Sahar, le mec que L’Abbé-Deschamps n’a pas su aimer à sa juste valeur il y a quelques années. Aux grands hommes, la patrie reconnaissante.


9. Brice de Nice 3 a-t-il pourri la campagne européenne des Aiglons ?


Le premier Brice de Nice a ses détracteurs, mais le succès populaire est indéniable. Près de cinq millions d'entrées, des phrases cultes qui ont été reprises un peu partout, la chanson du braquage que l'on se surprend parfois à chanter sans savoir pourquoi, et un univers que tout le monde connaît désormais. La morale est simple : tant qu'il reste en France, genre quand il va à Hossegor comme dans le premier film, Brice cartonne. Exactement comme les Aiglons, toujours premiers en Ligue 1.

Mais dans Brice 3 (le 2 ayant été cassé, comme l'indiquent les affiches), le surfeur au T-shirt jaune quitte sa ville de toujours et voyage. Résultat ? Un désastre critique, et des notes et des avis horribles dans les médias et sur internet. Exactement comme quand l'OGC Nice prend l'avion pour aller disputer la Ligue Europa, en livrant presque toujours des matchs de faible niveau. Comme quoi, les hommes de Lucien Favre auraient dû tirer les leçons de l'échec de Jean Dujardin. Un Aiglon, ce n'est pas fait pour voler loin de son nid.



10. Wayne Rooney est-il plus puissant que la pierre philosophale ?


Paulo Coelho, le professeur Quirrell, Blake et Mortimer, Lara Croft. Chaque belle gueule de notre enfance ou de nos lectures a toujours eu cet objectif : retrouver la pierre philosophale pour obtenir la vie éternelle. Et si Wayne Rooney avait finalement été plus fort que tout le monde ? Lui n’en a pas besoin. Lui a une barbe, n’est jamais contre le verre de trop, mais ne s’arrête jamais. Plus les mois passent, plus certains se le calent dans le viseur, mais le capitaine de Manchester United ne peut s’empêcher de faire tomber les records.


Le dernier en date ? Jeudi soir, une ouverture du score qui lui a permis de devenir le meilleur buteur du club sur la scène européenne devant Ruud van Nistelrooy. Chouette pour un mec qu’on ne sait pas toujours comment utiliser, qui se traîne parfois, mais qui est finalement toujours là pour prouver qu’il reste toujours indispensable à un groupe. Sir Bobby Charlton sent le souffle du Wayne derrière son oreille. Plus haut que ça ? Le ciel.

Par Maxime Brigand et Alexandre Doskov
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