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Les Blues en mission

Ce soir, Chelsea se présente face à Manchester United pour le denier défi qui lui reste cette saison. Au vrai, la dernière mission de toute une génération qui a tout gagné. Sauf la C1.

Le printemps est une période propice au changement visible. Dans la nature, en politique, en foot aussi. C'est même fou comme les choses peuvent aller vite à cet instant de la saison. Prenez cette double confrontation entre Chelsea et Manchester United en quart de finale de la Ligue des champions. Jusqu'à samedi matin, la dynamique semblait un poil plus favorable au premier nommé. Une victoire (2-1) encore présente dans les esprits dans leur dernier mano a mano le 1er mars, une lente mais inexorable remontée au classement, une confiance de plus en plus retrouvée, bref tout paraissait tendre vers une croisée des destins aux dépens des Mancuniens. Et puis patatra ! Samedi, MU a frappé fort en remontant une situation délicate de deux buts de retard pour s'imposer (4-2) dans les pas d'un Wayne Rooney aussi talentueux que haineux, alors qu'un peu plus tard, les Blues disaient adieu à leurs derniers espoirs nationaux en concédant un nul (1-1) sur la pelouse de Stoke City. Dans cette lutte à distance pour la couronne de champion d'Angleterre, difficile de ne pas imaginer que cela n'ait pas une influence sur le double clash à venir en Champions League.

Quelque chose de « Rocky II »

Pourtant, le tableau n'est pas aussi noir qu'il y paraît pour les Londoniens. Ceux-ci sont certainement une des rares équipes du continent à pouvoir regarder n'importe qui droit dans les yeux, même Manchester. Surtout Manchester même... Le fait est que Didier Drogba et les siens restent sur trois succès de rang dans les matches qui comptent (donc exit la défaite dans le Community Shield en août dernier). Une petite mainmise qui traduit une domination globale depuis bientôt dix ans et la dernière victoire des Red Devils à Stamford Bridge (3-0 le 20 avril 2002) : 10 victoires, 10 nuls, 6 défaites toutes compétitions confondues. De ce point de vue, le dernier succès il y a un peu plus d'un mois se veut particulièrement éclairant sur ce qui attend Manchester dans quelques heures.

Proprement trimballés par les gars de sir Alex Ferguson pendant quarante-cinq minutes (les meilleures de la saison pour le leader de Premier League), Chelsea a réagi en puisant dans son histoire récente, dans ses fondamentaux : « plus de chatouille, plus de papouille, du concret » comme aurait dit Apollo Creed dans Rocky II, et franchement la référence à film sur la boxe paraît appropriée avant le combat promis à Stamford. Car ce jour-là, si les Blues ont inversé le cours du match, c'est essentiellement en mettant des brins et en faisant basculer le match dans une obscure baston de rue. Et à ce jeu-là, Manchester a étalé une réelle faiblesse rappelant que quoi qu'on en dise, Roy Keane n'a jamais été remplacé. Et dans ce genre de bataille, un bon Keano de derrière les fagots, ça fait du bien. Sur ce plan, au contraire, Chelsea a tout ce qu'il faut, merci pour eux. Et on ne serait pas étonné que les Bleus entament la partie exactement comme ils avaient fini le précédent duel en question : en démâtant le tout-venant.


Ancelotti mieux que Fergie ?

Dans cette idée, la non-qualification de David Luiz, nouvelle coqueluche du peuple bleu et grand artisan du désossage mancunien le mois dernier, est une mauvaise nouvelle mais le retour en grâce de Didier Drogba n'est pas anodin. Mis sur le banc par Fernando Torres depuis plusieurs semaines, l'Ivoirien a fait parler son impact à chaque entrée en jeu pour inverser la tendance, à grands coups d'épaules, de charges et de buts, parfois. Résultat, c'est Nicolas Anelka qui devrait laisser sa place à l'Espagnol, malgré son efficacité en C1 (7 buts déjà cette saison). Certes, « El Nino » , toujours aussi indigent depuis son arrivée dans la capitale, bénéficie du montant de son transfert pour être aligné dans une affiche où le plus gros transfert de l'histoire outre-manche ne peut rester sur le banc. Mais pas uniquement. Car Torres s'est souvent montré à l'aise face aux Diables Rouges et particulièrement face à Vidic (deux expulsions dans leurs faces-à-faces) et Ancelotti sait bien que ce genre de détails compte forcément dans un match qui s'annonce aussi tendu. Tout comme l'Italien sait qu'il a presque toujours dominé Ferguson que ce soit en Ligue des champions (deux qualifications sur deux avec Milan en 2005, en huitièmes, et en 2007, en demies) ou en Championnat (trois succès en trois matches). Alors ? Alors Chelsea semble paré pour effacer la désillusion de la finale 2008 quand John Terry avait eu le sacre européen au bout du pied avant de glisser sur son tir au but et de trouver le poteau de Van der Sar. Une cicatrice jamais totalement refermée pour cette équipe de Chelsea en mission. La dernière qui lui reste à accomplir.

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