Euro 2012 - Groupe D - Ukraine/France (0-2)
Thomas Pitrel, à Donetsk
Les Bleus dansent sous la pluie
Après une interruption de la partie pendant une heure pour cause d’orage gargantuesque, la France a décroché la victoire face à l’Ukraine (2-0) à Donetsk. Le score est rassurant, le jeu l’est un peu moins.
Samir Nasri, un Ukrainien et la pluie
Ukraine - France : 0-2
Buts : Cabaye et Ménez.
La clameur de la Donbass Arena lorsque le premier coup de tonnerre interrompt la Marseillaise. Les frissons d’un hymne ukrainien repris par 48 000 poumons et 48 000 cœurs. La pluie, qui n’était plus tombée sur Donetsk depuis une semaine, mais que le ciel gris promettait depuis le matin. Et puis l’arbitre qui, voyant les écrans géants clignoter après un éclair, décide de renvoyer les joueurs dans le confort du vestiaire au bout de cinq minutes de jeu. Tout a contribué à rendre ce début de match dantesque. Jusqu’à cette heure de torpeur incertaine durant laquelle le public faisait le bonheur des buvettes du stade en se demandant s’il n’allait pas devoir rentrer chez lui. Vers 20 heures locales, 19 en France, l’arbitre et les officiels ayant jugé le terrain praticable, on peut reprendre.
Benzema encore fébrile
Mais l’eau qui gorge le terrain n’a pas seulement forcé les 22 acteurs du match à conserver leur influx nerveux jusqu'à la reprise des hostilités. Elle rend maintenant le ballon beaucoup plus dur à maîtriser, les contrôles plus fuyants. Les Français tentent alors d’adapter leur jeu en frappant de loin par Benzema (6e) et Debuchy (10e), puis nous apprend qu’ils sont capables de dominer le jeu aérien, eux qui n’ont plus marqué un but sur coup de pied arrêté « depuis Louis XIV », pour paraphraser Cantona. Sur un coup franc excentré de Nasri, Mexès offre la parade du match à Pyatov de la tête (39e), puis Diarra tente sa chance sur le corner suivant sans plus de succès. Les Bleus peuvent aussi compter sur les errements de la défense ukrainienne, comme lorsque Ribéry profite d’un ballon très mal protégé par Nazarenko pour filer le long de la ligne de but (26e), avant de dévorer Mikhalik sur une accélération trois minutes plus tard.
Problème : les changements apportés par Laurent Blanc pour « améliorer » l’équipe ne portent pas vraiment leurs fruits. Titularisé à gauche à la place d’Évra, Clichy est régulièrement dépassé par les évènements, mais plutôt propre offensivement, et, sur l’aile droite, Ménez (posé là à la place de Malouda) montre sa nervosité en accrochant Chevtchenko au milieu de terrain, récoltant au passage un carton jaune. De son côté, Diarra, resté dans le onze, alors que le retour de M’Vila était attendu, perd un ballon très dangereux à 30 mètres des buts. Face à un Chevtchenko encore bien en jambes et galvanisé par les « Cheva, Cheva » descendus des tribunes, on se dit que le pire est à venir, d’autant plus que Benzema affiche une fois de plus sa fébrilité jusque dans un dégagement raté sur un corner ukrainien.
« On est chez nous »
Mais l’opposition offerte par les jaunes d’Oleg Blokhine est décidément trop faible, et le Ballon d’Or de la bande ne peut pas tout faire tout seul. Revenu sur la pelouse avec plus de couleurs dans les crampons, Ménez est le premier à éteindre le stade, lorsqu’il repique dans l’axe pour tromper d’une frappe croisée un Pyatov pourtant excellent jusque-là (1-0, 53e). Étourdis, les locaux se font punir trois minutes plus tard. Servi par Benzema à l’entrée de la surface, Cabaye résiste au retour de Gusev et double l’addition d’une frappe en pivot, comme un hôtelier ukrainien doublerait le prix de sa chambre avant l’Euro (2-0, 56e). Comble du comble, le silence devient alors tellement assourdissant que les quelques centaines de supporters bleus parviennent à se faire remarquer sur quelques secondes de « On est chez nous ».
Tout de jaune vêtues, les tribunes auront encore de menues occasions de se faire remarquer. En sifflant leur équipe amorphe juste avant une nouvelle frappe de Cabaye sur le poteau. Puis en reprenant brièvement espoir sur quelques timides incursions de Devic (66e, 71e) ou Yarmolenko (67e) et lors d’une fin de match dominée par leurs héros. Le résultat n’est pas loin d’être parfait pour la France, qui se place dans une position idéale avant son dernier match de poule contre la Suède, mardi. Reste quelques problèmes à régler, dont celui de Benzema, sorti la tête basse du terrain à la 76e malgré le score. Pour ne pas faire les rabat-joies, on soulignera quand même la nouvelle belle performance de Mexès, de plus en plus solide. La France n’avait plus gagné en phase finale d’une grande compétition depuis la demi-finale de 2006 et il aura fallu un coup de tonnerre pour débloquer tout ça. Avec un peu de bol, un cyclone les transportera au bout de cet Euro.
Buts : Cabaye et Ménez.
La clameur de la Donbass Arena lorsque le premier coup de tonnerre interrompt la Marseillaise. Les frissons d’un hymne ukrainien repris par 48 000 poumons et 48 000 cœurs. La pluie, qui n’était plus tombée sur Donetsk depuis une semaine, mais que le ciel gris promettait depuis le matin. Et puis l’arbitre qui, voyant les écrans géants clignoter après un éclair, décide de renvoyer les joueurs dans le confort du vestiaire au bout de cinq minutes de jeu. Tout a contribué à rendre ce début de match dantesque. Jusqu’à cette heure de torpeur incertaine durant laquelle le public faisait le bonheur des buvettes du stade en se demandant s’il n’allait pas devoir rentrer chez lui. Vers 20 heures locales, 19 en France, l’arbitre et les officiels ayant jugé le terrain praticable, on peut reprendre.
Benzema encore fébrile
Problème : les changements apportés par Laurent Blanc pour « améliorer » l’équipe ne portent pas vraiment leurs fruits. Titularisé à gauche à la place d’Évra, Clichy est régulièrement dépassé par les évènements, mais plutôt propre offensivement, et, sur l’aile droite, Ménez (posé là à la place de Malouda) montre sa nervosité en accrochant Chevtchenko au milieu de terrain, récoltant au passage un carton jaune. De son côté, Diarra, resté dans le onze, alors que le retour de M’Vila était attendu, perd un ballon très dangereux à 30 mètres des buts. Face à un Chevtchenko encore bien en jambes et galvanisé par les « Cheva, Cheva » descendus des tribunes, on se dit que le pire est à venir, d’autant plus que Benzema affiche une fois de plus sa fébrilité jusque dans un dégagement raté sur un corner ukrainien.
« On est chez nous »
Mais l’opposition offerte par les jaunes d’Oleg Blokhine est décidément trop faible, et le Ballon d’Or de la bande ne peut pas tout faire tout seul. Revenu sur la pelouse avec plus de couleurs dans les crampons, Ménez est le premier à éteindre le stade, lorsqu’il repique dans l’axe pour tromper d’une frappe croisée un Pyatov pourtant excellent jusque-là (1-0, 53e). Étourdis, les locaux se font punir trois minutes plus tard. Servi par Benzema à l’entrée de la surface, Cabaye résiste au retour de Gusev et double l’addition d’une frappe en pivot, comme un hôtelier ukrainien doublerait le prix de sa chambre avant l’Euro (2-0, 56e). Comble du comble, le silence devient alors tellement assourdissant que les quelques centaines de supporters bleus parviennent à se faire remarquer sur quelques secondes de « On est chez nous ».
Tout de jaune vêtues, les tribunes auront encore de menues occasions de se faire remarquer. En sifflant leur équipe amorphe juste avant une nouvelle frappe de Cabaye sur le poteau. Puis en reprenant brièvement espoir sur quelques timides incursions de Devic (66e, 71e) ou Yarmolenko (67e) et lors d’une fin de match dominée par leurs héros. Le résultat n’est pas loin d’être parfait pour la France, qui se place dans une position idéale avant son dernier match de poule contre la Suède, mardi. Reste quelques problèmes à régler, dont celui de Benzema, sorti la tête basse du terrain à la 76e malgré le score. Pour ne pas faire les rabat-joies, on soulignera quand même la nouvelle belle performance de Mexès, de plus en plus solide. La France n’avait plus gagné en phase finale d’une grande compétition depuis la demi-finale de 2006 et il aura fallu un coup de tonnerre pour débloquer tout ça. Avec un peu de bol, un cyclone les transportera au bout de cet Euro.
Thomas Pitrel, à Donetsk
Evguenia Timochenko : « Je n’instrumentalise rien »

















inadmissible.
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A part ça, belle équipe de France, j'ai juste trouvé Rami à la rue
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il était bon le pétard ? non parce que ménez il a passé sa soirée à dynamiter la défense et c'est le seul à avoir eu plusieurs occases !!! ok il rate un controle ou deux, il rate une passe ou deux mais toi tu n'as pas vu de différence avec le match contre l'angleterre ?
j'ai vu jouer ronaldo et messi , truc de ouf, ils ratent aussi des passes , des controles et des face à face
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Mais le bilan d'ensemble est bon. Il reste évidemment des choses à corriger, et la défense reste trop fébrile, mais il y a un sacré pas de fait pour aller en quarts, maintenant il faut accrocher la première place pour éviter l'Espagne en quarts parce que là ça deviendrait sacrément coton...
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le mec recense tout les petites points négatifs et occulte l'essentiel!!
serieux,il a mate le match ou il a pris un coup de foudre?
moi je retient:
-que l’équipe est solidaire a défaut d’être parfois moins solide,j'insiste sur "parfois"
-que les joueurs jouent avec le même esprit,toujours de l'avant
-ils ont fait le jeu de début a la fin
et surtout qu'ils ont GAGNER bordel*!!!
putain* de manie française qui casse son équipe et dénigre systématiquement la moindre performance!
"c'est un match amical ça ne compte pas"
"ouiii,mais l’Angleterre est diminuée et y a pas rony"
ils vous faut quoi pour voir le verre a moitie plein!?
il a bien raison Nasri a propos de ses journaleux de dimanche!!
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Sérieusement,le mec ne perd quasiment pas un ballon.Mieux il crée un nombre incroyable de décalages(dont deux passes décisives ce soir) il cadre la plupart de ses frappes ,alors qu'elles sont la plupart du temps en dehors de la surface.
C'est notre meilleur joueur ,de très loin(avec Ribery peut être...),et même s'il ne joue pas comme un neuf,il apporte bien plus dans la "perforation" de la défense en décrochant que ce qu'apporterait giroud dans la finition.
Et bordel faut arrêter avec cette idée de vouloir jouer à deux attaquants,certes giroud a des qualités que seul lui peut apporter à l'équipe mais cette même équipe serait moins bonne dans le jeu avec deux attaquants.
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_ Même si l'orage a interrompu le match pendant une heure, il a permis de voir de jolies images d'éclairs, et ça m'étonnerait pas si un des photographes présents ce soir à la Donbass Arena gagnait un prix.
_ Au niveau jolies images, il y a aussi les spectatrices, bravo au réalisateur qui les a repérées, continue comme ça !
_ La France a aussi redoré son blason avec une supportrice plutôt agréable à voir pendant l'interruption du match, qui portait le maillot extérieur de l'Equipe de France (le blanc). Sous la pluie, c'était génial.
_ Les joueurs espagnols ont dû jouir devant leur télé en voyant une pelouse si bien arrosée.
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Tu sais lire ?
Je crois que j'ai été clair non " en première offensivement on a été capable de rien". Alors je te rappelle le score à la mi-temps si t'as pas vu le match: 0-0. Et sincèrement y a des gros ratés.
Donc même si on prends pas de but, franchement c'est pas rassurant derrière, c'est loin de respirer la sérénité, surtout de la part de Mexes! ce mec est une enigme! On louait sa sérénité et sa qualité de relance, mais la y avait rien, et l'autre boeuf de Rami n'est pas serein non plus.
Après devant j'suis pas aveugle, j'ai vu du jeu et des belles combinaisons, mais bon ca bouchonne trop a gauche. Entre Benz qu'aime bien y démarrer ses actions et nasri qui vient squatter !! Laissez Rib' tranquille :) !
Mais bon allez les bleus, au moins on est pas serein derrière mais toujours capable de marquer et franchement ca fait du bien d'être sur de ca après 6 années de privatisation offensive ! Ouf !
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