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Les Bleus d'attaque

Contre une Albanie clémente, en 4-4-2, et en l‘absence de certains cadres, la France a retrouvé une certaine fraicheur et en a collé trois : ça fait du bien.

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Contre l’Albanie, les Bleus ont donc fait le boulot. Une victoire nette, sans bavure, sans appel et en chanson : 3-0. Aujourd’hui, les Bleus sont donc assurés d’être barragistes, et il ne leur manque qu’un point final pour se qualifier directement. Point qu’il faudra décrocher mardi contre la Bosnie de Pjanic et Dzeko. L’idée, surtout dans une finale de groupe, serait de commencer par jouer la victoire. Pour le style déjà, pour les stats ensuite. Un match de football offre trois possibilités : la victoire, le nul, la défaite. Pour obtenir un nul, il convient donc de viser la victoire. Comme ça, si on se rate un peu, il reste toujours l’éventualité suivante. Ou comment viser un peu plus haut que son véritable objectif histoire d’augmenter les chances de l’atteindre. En revanche, jouer le nul est mathématiquement plus risqué : cette stratégie, qui exclut de fait la victoire, ne convoque alors que deux possibilités (le nul et la défaite), réduisant le calcul à une probabilité d’une chance sur deux au lieu des trois initiales. Ou comme le dit le sélectionneur dans L’Equipe: « la stratégie sera de gagner comme on a l’habitude de faire. La préparation de ce match-là ne se fera pas dans l’optique d’un nul. Ce serait le meilleur moyen de le perdre  » .

Laurent Blanc avait également déclaré, en début de rassemblement, que le 4-4-2 ne se pratiquait plus beaucoup. Aujourd’hui, il a précisé qu’il ne se pratiquait plus au très, très haut niveau. Et déclare avoir mis en place un 4-4-2 un peu modulable : «  Je trouve Loïc Rémy très bon dans ce système-là, car il offre une possibilité axial et axial droit. Pourquoi au très haut niveau ce schéma n’existe plus ? Parce que beaucoup d’efforts doivent être faits au milieu et entraîne que le bloc doit être très court pour que l’équipe d’en face ne prenne pas le dessus. Mais contre certaines équipes, sans manquer de respect à l’Albanie, je pense qu’on peut se permettre » .

Rémy le déclencheur

Deux choses, comme dirait l’autre. La première, c’est que le sélectionneur a bien fait de souligner la prestation de Loïc Rémy, et comment ce schéma l’a mis en valeur. Rémy a multiplié les appels de l’axe vers la droite, ce qui lui a permis de trouver de la profondeur contre une équipe resserrée sur ses rangs. Ce qui a permis aussi à l’arrière droit, Mathieu Debuchy, de monter apporter le surnombre. Ce qui a permis également au milieu droit, Samir Nasri, de repiquer dans l’axe sans encombrer. Dès les premières minutes, et plus particulièrement sur le but de Florent Malouda, on a ainsi pu voir Loïc plus à droite que Samir. La deuxième, c’est que, sans manquer de respect à l’Albanie aucun, cette équipe est complètement pétée. Elle tient la route les premières minutes, jusqu’à ce que Cana tire la langue. Parce qu’ensuite, une fois que Cana s’use… Contre les hommes de Sarajevo, la résistance devrait être tout autre. L’Equipe de France devra cette fois percer un verrou, un vrai. On ne devrait donc pas la revoir dressée en 4-4-2, mais dans son habit du plus haut niveau, ce 4-3-3…

Mais, par l’animation qu’il permet sur le côté droit, penchant préféré de l’EDF hier, Loïc Rémy a prouvé quen fait, c’était la même chose. Rien que pour ça, il a gagné sa place pour mardi. Et écarté, définitivement on l’espère, l’expérience Malouda à droite. Florent devrait donc, si Ribéry est encore absent, être titularisé à gauche. Dans l’axe, Gomis a hier tiré l’équipe vers le haut, attiré les défenseurs centraux, offert à voir de beaux duels avec Cana, et a donné le bon sens au jeu : vers l’avant. Depuis son poste de pivot, de par ses remises, il donne de la vie au jeu et fait vivre le ballon ; s’amorce alors parfois cette petite musique dont parle si bien Xavi, « tac tac tac » , celle que fait le ballon quand une équipe s’occupe bien de lui. Gomis n’a pas marqué, certes, et certains diront que c’est ce qu'il lui demande avant tout, mais il a bien fait jouer l’équipe, et c’est bien là tout ce qu’on lui demande. En l’absence de Benzéma mardi, on pourrait le revoir. Cela permettrait en plus au Stade de France, si tout va bien, de réclamer à nouveau l’entrée de son nouveau chouchou, l’aigle noir, « Djiiiiiibril » Cissé. Avec un peu de chance, les Bleus en colleront à nouveau trois, et on pourra chanter. Vivement mardi.


Simon Capelli-Welter
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