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Les biberons de Fulham

Relégué en Championship au printemps 2014 alors que ses moins de dix-huit ans marchaient sur la jeunesse du Royaume, Fulham revient cette saison au premier plan grâce aux résultats d'une politique de formation menée par le prophète Huw Jennings.

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Une foule hurle. « Vous ne pouvez pas porter ce maillot ! » Cet après-midi de mai 2014, ils sont près de 3000 à gueuler leur colère dans la bourrasque de Stoke-on-Trent. À cet instant, les contestataires n'en ont rien à foutre du vent. Sous leur maillot de Fulham, ils ne pensent qu'à une chose : la relégation désormais officielle des Cottagers après treize saisons consécutives en Premier League. Trois ans plus tôt, Mark Hughes avait quitté Londres en pointant le « manque d'ambition » du club. Cette fois, le Gallois vient de marcher sur la tête de son ex, sans vraiment faire de sentiments. Une victoire sèche (4-1). Comment retrouver le sourire ? Descendre d'un étage, simplement. Le 28 avril, les moins de dix-huit ans du club ont retourné un scénario mal embarqué contre leurs homologues de Chelsea à Craven Cottage en finale aller de la FA Youth Cup. Un succès (3-2) après avoir été mené 1-0, Fulham tient donc son destin entre les cuisses. Une semaine plus tard, à Stamford Bridge, les Cottagers s'inclineront logiquement (3-5) après avoir été devant deux fois au score. Difficile à avaler, mais ce que l'on retiendra ce jour-là, c'est qu'un avenir meilleur est possible à Fulham. La FA Youth Cup est un rendez-vous particulier pour chaque formateur anglais. Huw Jennings, lui, en parle comme d'une « histoire d'amour » . L'homme est une référence, un modèle à suivre et presque un mythe de la formation à l'anglaise des années 2000. Theo Walcott, Gareth Bale, Adam Lallana, Oxlade-Chamberlain, tout ça est avant tout sorti de ses mains et de celles de son équipe. La finale de la compétition en 2005 ? Une victoire d'Ipswich Town contre Southampton (1-0, 2-2), mais surtout une époque où Jennings était à la barre de l'académie des Saints. Puis, en décembre 2008, il a débarqué à Fulham. « Ces deux expériences dans la compétition ont été bénéfiques de la même manière. Dans tous les cas, les joueurs ont réalisé les conséquences d'une victoire ou d'une défaite. Avec ça, ils ont aspiré à faire mieux. » Et voilà comment Fulham s'est en partie reconstruit.

Jennings, la tête pensante


Un peu moins de deux ans ont filé depuis cette défaite bénéfique en finale de la FA Youth Cup. Fulham est toujours en Championship, le club a connu deux coachs – Kit Symons et Slaviša Jokanović –, mais les biberons n'ont pas bougé. L'académie est aujourd'hui l'une des références d'Angleterre et, derrière, une nouvelle preuve de la réussite du système Jennings. Quel est le secret ? Une philosophie, d'abord, décrite ainsi par le prophète : « Généralement, sur le lieu de travail, et plus particulièrement dans le football, beaucoup de personnes disent non. Je suis le genre de personnes qui verra s'il peut dire oui, d'abord et avant toute chose. Si je dois dire non, et bien je le dirai ensuite. Mais il faut toujours penser à l'opportunité de réussir. » Une équipe, ensuite, au centre de laquelle il y a Malcolm Elias, rencontré par Huw Jennings dans les années 80 et qu'il considère depuis comme « l'un des meilleurs recruteurs du pays » , et Steve Wigley. Dans l'entourage de Moussa Dembélé, arraché par le club anglais au PSG en 2012, Elias est considéré comme essentiel, mais la force de Fulham dans la détection n'est désormais plus à prouver. Le cas de l'attaquant français est bien représentatif. Ancien scout des Cottagers avant de devenir coach de l'équipe première après le départ de Magath en septembre 2014, Kit Symons raconte : « Moussa, on l'avait suivi pendant pas mal de temps. On avait été impressionnés dès la première fois par ses qualités physiques, sa puissance et son énorme vitesse. Notre politique était de suivre un talent dans la durée avant de se lancer pour connaître tout son panel psychologique et sportif. Lui, il avait par exemple besoin d'apprendre la patience, mais il avait la qualité principale de jouer pour les autres. Il fallait simplement attendre le bon moment. » Au fil des années, Fulham est avant tout devenu « une étape » , comme l'explique Slaviša Jokanović, ce qui a bloqué, un temps, une remontée éventuelle du club en Premier League avec les départs importants de Patrick Roberts ou Emerson Hyndman.

Vidéo

Le soldat Ryan


Cette saison, les Cottagers pointent à la septième place de Championship et ont retrouvé l'espoir. Pourquoi ? Avant tout par ce mélange entre jeunesse et expérience. Il y a le gardien Marcus Bettinelli, Dennis Adeniran, Luca de la Torre, Tayo Edun, mais surtout le gosse prodige, nouvel espoir du Royaume : Ryan Sessègnon. Un gamin de seize piges, brillant, né en mai 2000 et notamment auteur d'un doublé important à Newcastle (3-1) le 11 mars dernier. Interrogé sur cette tendance par le Guardian il y a quelques semaines, Bettinelli expliquait ceci : « Vous jouez à l'académie, où tout est super bien organisé, mais chaque équipe essaye de jouer avec le même esprit. Parfois, vous allez en prêt en Conference et vous vous retrouvez avec des mecs qui ont des femmes, des enfants, des familles, des mecs qui jouent pour quelques centaines de livres en plus seulement. Là, tu grandis aussi. » Un éloge de la patience, de l'éducation et de l'encadrement. Tout ça avec de multiples titres dans les différentes catégories. Voilà comment les résultats devraient revenir. Le sourire avec, au cœur d'une institution qui a décidé de parier sur ses gosses.




Par Maxime Brigand
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