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Les barbiers contre les coiffeurs ?

Naaaaan ! Respect pour les deux équipes... Si les Andalous partent favoris, Paris pourrait surprendre sur la foi de ce fameux potentiel offensif qui illumine parfois son jeu. A condition de bien serrer derrière, parce que la ligne d'attaque du FC Séville est encore plus impressionnante. Et qu'en plus, elle a déjà fait ses preuves, elle. Beau duel en perspective, anyway...

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Le voilà le premier gros rendez-vous « qui compte » , le premier vrai test du PSG, cette saison. Trois matchs importants sont déjà passés. Le Trophée des Champions perdu contre l'OM aux tirs au but, le nul 0-0 très encourageant à Lille et la défaite 2-1 au Parc contre des Bordelais plus tortue que lièvre... Bilan pas fameux avant d'aller affronter une vraie terreur continentale, le FC Séville. Le genre d'examen de passage qui permet de s'auto-évaluer en particulier et au foot français de se jauger par rapport à un foot espagnol aux biceps gonflés. La partie serait a priori inégale, en défaveur des Parisiens, toujours aussi inconstants, face à un véritable cador de Liga. Un cador relégué bien sûr loin des duettistes Blaugranas & Meringués, mais cadors quand même puisque faisant toujours partie du Top 5 du foot ibérique, si ce n'est plus... Combat inégal, donc, mais pas pour autant perdu d'avance, au vu des potentialités offensives réelles du PSG. Et ça tombe bien puisque le FC Séville est une équipe plutôt joueuse, et qui devra faire le jeu ce soir...


{Séville, un « client » ... }

Attention, animal blessé ! Le FC Séville s'est créé une désillusion étonnante en se faisant sortir du tour préliminaire de la Ligue des Champions en butant sur Braga (0-1 puis 3-4 !). Une surprise de taille pour des Andalous pourtant bien décidés à revenir encore plus fort cette année en C1, suite à une autre désillusion de l'an passée, l'élimination rageante en 8èmes face au CSKA Moscou (1-1, 1-2). Alors, retour à la case départ en League Europa, ex-C3 où les Sévillans n'avaient plus rien à y faire étant donné qu'ils l'avaient déjà gagnée deux fois de suite (2006 et 2007)... Le truc énervant qui les ramène à la « banalité » alors qu'ils voulaient s'inscrire dans la durée en Ligue des Champions. Pour la Liga, au moins les choses sont réglées : le FC Séville a fini 4ème de la saison dernière à 33 points du dauphin madridiste. Petite consolation : une Copa del Rey remportée 2-0 sur l'autre formation madrilène, l'Atletico. Alors on s'interroge sur les motivations du FC Séville, évidemment intactes, mais vraiment profondes ? L'Europa League est un long marathon, épuisant et vraiment rémunérateur qu'en fin de parcours, c'est-à-dire au moins en demies... Actuellement bien placé en championnat, avec 4 points en deux matchs, on peut deviner qu'une qualification directe en C1 via la Liga demeure l'objectif principal du club. En gros, la troisième place à disputer à l'Atletico, au FC Valence ou à Villarreal. Reste que... Le FC Séville possède un sacré effectif avec ses briscards impitoyables et sa jeunesse pressée de s'aguerrir et qui pointe le nez depuis un petit moment. Parce qu'avec une Roja championne du monde, ça aiguise les jeunes motivations.

Le coach Antonio Alvarez aligne un 4-4-2 classique avec du lourd devant. On ne présente plus la redoutable paire Luis Fabiano-Kanouté, même si le Malien ne joue pas systématiquement titulaire et qu'émerge le jeune et puissant Negredo (25 ans, 1m 86). La ligne du milieu est intéressante et dangereuse : en gros, Renato, Zokora, Jesus Navas et Perotti. Le champion du monde Jesus Navas (25 ans) usine à droite quand l'Argentin Perotti (22 ans) fait du grabuge à gauche. Très pénétrants et très bons centreurs, ils trouvent avec aisance leurs attaquants, notamment dans le jeu aérien où Kanouté et Luis Fabiano excellent. Inutile de préciser à nouveau que Luis Fabiano n'est pas qu'un simple finisseur : le N°9 de la Séleçao est aussi capable de « marquer ses buts tout seul » , en partant d'un peu plus loin, en éliminant ou en frappant très fort... Petite nouveauté, un autre petit jeune très mordant et qui pourrait entrer en jeu, Diego Capel (22 ans, blond chevelu et buteur occasionnel). Zokora monte la garde au milieu d'un paquet de joueurs portés sur l'offensive, avec ses deux attaquants, ses deux joueurs de couloirs et son autre milieu défensif, l'international brésilien Renato porté lui aussi parfois sur l'attaque. Au PSG de profiter des contres, s'ils se présentent... En tout cas, grosse armada devant.

Un PSG de gala ou en bleu de chauffe ?

Franchement, que vaut ce Paris-là ? Qui peut douter qu'au vu de ses insuffisances chroniques ou passagères, le club de la capitale peut se prendre une veste ce soir, à Sanchez Pizjuan ? Avec une ligne défensive globale capable de prendre l'eau sous la pression prolongée (cf. Sochaux) ou sur des coups de pied arrêtés (cf. Bordeaux), on redoute que Paris ne soit pas taillé pour se mesurer aux redoutables attaquants sévillans. La seule référence d'une assise défensive bien maîtrisée fut le déplacement à Lille (0-0) : pas mal, mais le Losc, pas encore affûté, avait manqué d'impact physique, de mouvement et de rapidité. Face aux Andalous, ça risque d'être une autre musique. Mais pourquoi pas ? En défense centrale, Sakho retrouvera ce cher vieux Zoumana, préféré à Armand : du boulot en perspective, de même que pour Jallet et Tiéné, chargés de bien « protéger » les couloirs. Au milieu, la paire Clément-Chantôme tiendrait la corde en lieu et place de Makélélé, ménagé, et Bodmer, toujours blessé. Signal fort d'Antoine Kombouaré à Chantôme et Clément : ils avaient été associés lors du barrage retour à Tel Aviv (3-4, le 26 août). Un souvenir cuisant pour le coach qui souhaiterait que ses deux milieux saisissent leur chance en prouvant que ce n'était qu'accidentel. Grosse pression sur Chantôme qui revient progressivement en jeu...

En attaque, Paris devrait se priver de Hoarau, ménagé lui aussi pour cause de choc à l'épaule contre la Biélorussie. Dommage... En pleine bourre et pour son poids sur les défenses, c'était l'occasion de gagner de l'expérience internationale. Ceci dit, il pourrait entrer en cours de jeu. Pour le reste, du classique et qui a (très) bien fonctionné contre Arles : Nenê et Giuly sur les côtés, et le duo Luyindula-Erding aux avant-postes. Pas crade sur le papier, reste plus qu'à dérouler... C'est possible sur les temps faibles de Séville, à moins que Paris n'impose son jeu, à l'audace et au bluff. Après tout, Giuly et Nenê peuvent eux aussi animer leurs couloirs, créer des déséquilibres et servir leurs attaquants. Avec Nenê, le PSG possède enfin un gars capable de garder le pied sur le ballon, temporiser et surtout de décrocher la toile sur coup-francs. On résume, pour Paris : bien défendre en bloc comme à Lille et se lâcher à fond devant, comme contre Arles... Fastoche ?

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