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Les années Sky Blues de Daniel Sturridge

Quelques jours après sa défaite contre Manchester City en finale de League Cup, Liverpool a l'occasion de prendre sa revanche dès ce mercredi soir. Daniel Sturridge aussi d'ailleurs, lui qui a été formé à l'académie des Citizens. Retour sur cette époque.

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Quand Yaya Touré s’élance pour tirer le penalty de la gagne face à Liverpool, l’Ivoirien sait bien qu’il va faire pleurer plus d’un fan de Liverpool. Pourtant, le grand Yaya n’imaginait pas qu’en ramenant la League Cup à Manchester, il allait surtout faire chialer l’un de ses rivaux du jour, Daniel Sturridge. Plus que de rajouter un nouveau titre à sa collection, ce dernier voulait surtout briller face à son ancienne team. Car oui, au début de sa carrière, le jeune Sturridge a passé six ans chez les Citizens. Mais avant tout ça, Young Dani est repéré par Aston Villa à l’âge de 9 ans. Celui qui rêvait de devenir catcheur apprend à planter des pions avec son père Michael et ses oncles, Dean et Simon, tous deux joueurs et buteurs professionnels : « Mon père a été ma plus grande influence. Il m’a appris à jouer, comment bien frapper la balle. Toute ma panoplie de joueur provient de lui » , avoue Daniel à Four Four Two en 2007. Un déménagement contraint la famille à faire les 25 km de la M6 pour rejoindre Coventry. Là encore, sa vitesse et sa frappe de balle font mouche, et les scouts de City ne sont jamais très loin pour repérer une pépite. Il débarque donc à Manchester en 2003 pour y parfaire sa formation et y gagner en notoriété. Dès son arrivée, il impressionne son monde lors de la Nike Cup, le tournoi du géant américain regroupant les meilleurs jeunes pousses d’Europe. L’histoire retiendra que la finale se déroule à Old Trafford, sainte pelouse de Man United, contre le FC Barcelone et là encore, « Studger » inscrit son but, le fête d’une célébration qui deviendra sa signature et rafle le trophée. Un pied de nez à l’ennemi juré donc, mais surtout une superbe carrière qui lui tend les bras.

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Une progression constante


En trois ans, le parcours académique de Sturridge est parfait dans le Nord de l’Angleterre. Il progresse à vitesse grand V, et à seize piges, Daniel permet à l’Academy de City d’arriver jusqu’en finale de la FA Youth Cup 2006 contre… Liverpool. Il marque six buts dans le tournoi dont deux en finale face aux Reds, il ne peut empêcher la défaite de son équipe. Ses prestations ne laissent pas indifférente la FA, et Dani est vite sélectionné dans toutes les équipes de jeunes des Three Lions. La prochaine étape pour lui, c’est de frapper à la porte des grands. Et l’été 2006 marque un tournant dans sa carrière. À dix-sept ans, il signe son premier contrat avec les Citizens et obtient le droit de s’entraîner avec les professionnels. Il va falloir attendre février 2007 et un triplé face à Bolton avec la réserve pour enfin le voir apparaître pour son premier bout de match sous Stuart Pearce pour la réception de Reading. Un mois plus tard, il effectue sa deuxième apparition, mais Daniel a un problème : son corps. Ce dernier est loin d’avoir été épargné par les blessures, et le grand espoir rejoint l’infirmerie à la suite d'un problème à la hanche et apprend qu’il ne pourra revenir qu’en janvier 2008. Alors, quand les Sky Blues voient Sven-Göran Eriksson s’installer sur le banc à l’aube de la saison 2007-2008, le Suédois entend parler d’un crack en réserve et compte voir ce qu’il vaut : « Je ne l’ai jamais vu jouer, mais j’en ai beaucoup entendu parler. On m’a dit qu’il était très rapide et que c’était un grand espoir. Nous serons patient et nous attendons de le voir en action. C’est triste d’avoir ce genre de blessures quand tu es jeune, car ton corps est encore en train de se développer » , avoue-t-il au Manchester Evening News. SGE ne le sait pas encore, mais il tient un jeune buteur plein de ressources.

L’explosion tant attendue


Lorsque le Suédois arrive, il décide de ramener avec lui pléthore de joueurs. Des milieux comme Gelson Fernandes ou bien des attaquants tel que Bojinov, Bianchi ou Benjani. Quant à Sturridge, sa place dans l’équipe première est encore bien loin. Pourtant, tout le monde est unanime concernant le talent du jeune buteur : « Dès mon arrivée, on m’a fait savoir qu’il y avait un petit jeune de la réserve qui était très fort. C’était LE grand espoir du club. Quand je suis arrivé, il était blessé. En revanche, quand je l’ai vu jouer, attention… c’était très fort ! » se remémore Gelson avant de lâcher quelques mots sur les caractéristiques du bonhomme : « Il avait une qualité technique qui était au-dessus de la moyenne, mais aussi une bonne frappe, un sens de la créativité et du jeu. Mais il avait un problème, il était souvent blessé. » Dès son retour fin janvier, Daniel marque son premier but en FA Cup contre Sheffield United. Trois jours plus tard, il est titularisé contre Derby County, l’ancien club de son oncle, et marque à nouveau. Il est le premier joueur à avoir inscrit un but en Youth FA Cup, en FA Cup et en Premier League. « À ce moment-là, je me disais que City et l’équipe d’Angleterre détenaient un crack » , ajoute le milieu suisse. La saison suivante, Mark Hughes devient entraîneur des Sky Blues et pour le « Studger » , la donne change. Son corps l’épargne, le nouveau coach lui laisse du temps de jeu et il demande s’il peut prendre le numéro du Suisse : « Je lui ai donné parce qu’il le voulait vraiment. Pour des raisons que je ne connais pas, mais il voulait le numéro 28. Moi, je lui ai filé, je m’en foutais. » En fin de saison, il compile 26 matchs pour quatre buts et quelques assists. Il remporte le trophée de meilleur jeune de l’année, délivré par les fans. L’avenir a l’air radieux pour Daniel avec les Sky Blues. Pourtant, le jeune buteur aspire à quelque chose de bien plus grand. Il refuse une prolongation de contrat avec une belle augmentation pour quitter Manchester. La raison ? Elle est simple. « Je lui ai demandé pourquoi il voulait partir et il m’a répondu : "Je veux jouer la Ligue des champions" » , raconte Gelson. Daniel prend alors son envol pour Londres et Chelsea, avec lequel il remportera la Champions en 2012.



Par Gad Messika Propos de Gelson Fernandes recueillis par GM
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Dans cet article

Ca montre bien à quel point le coté "familial" des clubs est une illusion marketing généralisée.
Quelle tristesse de le voir blessé 4 mois sur 5.
Il a largement les qualités pour intégrer un jour la liste des 23 du Ballon d'Or, quel dommage.

Cette vitesse d’exécution dans le geste, j'ai rarement vu un autre équivalent dans le football.
zinczinc78 Niveau : CFA
Sturridge
Le Ounas du pauvre..
Tais toi donc boulet!zinc zinc qui a rien a faire de ses journées!
Jimmy Gatete Niveau : District
j'adore sa celebration.
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