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Les alchimistes d'Amiens

L'été dernier, Amiens a fait un mercato improbable en recrutant une pelletée de joueurs oubliés ou qu'on pensait perdus pour le football. Et pourtant, la sauce a pris au point de conduire le plus petit budget de Ligue 1 à la 13e place du championnat. Retour sur une alchimie réussie.

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Un alchimiste change le plomb en or. Jésus changeait l'eau en vin. Et un recrutement réussi peut changer un effectif fait de bric et de broc en une bande de potes capable de quelques folies. Et la folie, ça aide à surprendre l'adversaire, surtout quand on ne part pas favori sur la ligne de départ. Pour le SC Amiens, la belle histoire commence au début du mois d'août, du côté du Parc des Princes. Après deux montées en deux saisons, les Picards ont le droit de goûter à la Ligue 1 pour la première fois de leur histoire et se coltinent le PSG en guise de dépucelage. 3 points de perdus, forcément. Puis 3 autres après la défaite contre Angers, et encore 3 autres après celle contre Saint-Étienne. Mais comme ces distributeurs Selecta qui ont besoin qu'on leur mette quelques coups pour qu'un Twix finisse par tomber, Amiens a eu besoin de ces trois claques pour que la sauce prenne. Et vu le profil des recrues arrivées pendant l'été, ce petit retard à l'allumage n'a rien d'étonnant. Car en attrapant des garçons comme Kakuta, Konaté, Gakpé ou encore Issa Cissokho, le promu a constitué un puzzle fait de morts de faim, de morts vivants, et de joueurs qu'on pensait morts tout court. « C'était un pari audacieux tout en ne l'étant pas tout à fait » , commente avec malice Bernard Joannin, le président du club. « On avait bien cerné les personnes. Ces joueurs avaient eu un très bon niveau antérieurement, et pour diverses raisons, ils s'étaient un petit peu perdus dans des championnats qui ne leur convenaient peut-être pas. » Sans que personne ne puisse imaginer que c'est à Amiens qu'ils reprendraient leur carrière en main.

Des beaux coups en National et en Ligue 2, déjà...


Les initiés le savent, le SC a déjà réussi quelques gros coups à l'époque où il jouait en National et en Ligue 2. Aboubakar Kamara par exemple, formé à Monaco et en perdition depuis son transfert en Belgique. Bernard Joannin va le chercher à l'hiver 2016, le remet sur pattes, et le fait jouer une saison et demie complète. L'été dernier, après la montée en Ligue 1, il est transféré à Fulham pour 7 millions d'euros. Le président amiénois autopsie sa bonne affaire : « Vous prenez le cas d'Abou Kamara, il s'était perdu en Belgique, il ne jouait plus du tout. Il est venu, on l'a relancé, on s'est occupé de lui, on était proche de lui, et maintenant il a pris son envol. » Cette saison, les paris réussis du recrutement amiénois s'appellent Serge Gakpé – passé par sept clubs différents lors des sept dernières années –, Gaël Kakuta – 26 ans, onze clubs dans six championnats différents –, ou encore Pape Moussa Konaté – qui a lui aussi connu six championnats dont la Russie, l'Israël et la Suisse.


Avec une politique qui s'appuie sur ces deux piliers : un gros travail préparatoire de repérage des joueurs, et une convivialité non feinte, idéale pour redonner confiance à ceux qui l'avaient perdue. « Pendant la saison, on a un groupe de personnes qui travaillent sur vidéo 8 heures par jour, toute l'année, pour regarder dans tous les pays les personnes qui peuvent nous intéresser » , indique Joannin, avant d'ajouter : « Ces joueurs viennent de clubs où l'environnement n'était peut-être pas aussi familial qu'à Amiens. C'est un club qui est petit, on est proches du joueur, vous voyez ? Dès qu'il y a un petit souci mental, on le sait. On discute, on dialogue. C'est un peu une famille. » Signe qui ne trompe pas, une dizaine de joueurs amiénois viennent de passer une semaine de vacances ensemble au Maroc.

John Williams, l'autre


À la tête de cette cellule de recrutement, un homme : John Williams. Pas celui qui a composé la musique d'Indiana Jones et de Star Wars, un autre. Un homonyme. Un homme de l'ombre qui aime bien mélanger les genres et qui officiait auparavant en tant qu'agent de joueurs. En début de saison, les médias ont parlé de lui après une plainte déposée contre le RC Lens, qui estimait que Williams ne pouvait pas être à la fois agent, actionnaire du club, et son directeur sportif. John Williams et le club avaient fini par être blanchis par le CNOSF, et le boss du recrutement amiénois a depuis retrouvé sa discrétion. Bernard Joannin défend son bras droit : « Il a une expérience antérieure d'agent de joueurs, donc il a fréquenté le milieu footballistique en Europe et à l'étranger pendant de nombreuses années. Ça lui a donné une expérience qui lui sert actuellement dans le travail qu'il fait avec nous. »



Maintenant, reste à savoir si Amiens prévoit de tenter à nouveau la stratégie du braquage réussi pour le prochain mercato ou pas. Bernard Joannin revient sur le travail d'anticipation de sa cellule de recrutement : «  Toute cette année, on a travaillé sur deux cas de figure : une descente, donc une équipe de profil Ligue 2, et un profil d'équipe Ligue 1 dans le cas d'un maintien. » Avant d'affirmer qu'il préfère la stabilité à un nouveau chambardement : « Le plus gros contact qu'on a, c'est avec nos joueurs. On a un milieu de terrain de qualité, on veut le garder. On a sans doute des petites touches au niveau vitesse devant à trouver, et voilà. On va rester sur notre assise et la bonifier. » Et tant pis pour les anciennes gloires oubliées qui espéraient sauter dans le train amiénois.



Par Alexandre Doskov Propos de BJ recueilli par AD.
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