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Les à-côtés de Calciopoli

Le plus célèbre des scandales footballistiques n'est pas qu'une question de mathématiques concernant le nombre de Scudetti de la Juventus, il est fait aussi de procès adjacents qui apportent leur lot de réponses sur cette sombre affaire.

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On avait quitté le procès Calciopoli à la fin mars avec les sentences de prescription et culpabilité prononcées par la Cour de cassation. Rappelons que suite à cette affaire, la Juventus fut reléguée administrativement à l'été 2006, en plus d'être destituée de ses Scudetti 2004/05 et 2005/06. Le premier fut laissé vacant, le second réattribué à l'Inter. Si on attend toujours de savoir quelles rencontres ont été truquées, d'autres procès dérivant de Calciopoli se sont déroulés depuis, apportant probablement quelques éléments de réponse sur les zones d'ombre de cette affaire.

Un arbitre espionné pour ses pneus ?


En septembre 2006 explose un vaste scandale d'espionnage d'industriel opéré par Giuliano Tavaroli, chef de la sécurité du groupe Telecom-Pirelli, Marco Mancini, numéro 2 des services secrets italiens (la SISMI) et Emanuele Cipriani, détective privé florentin. Des dizaines de personnalités ont été illégalement mises sur écoute de 2002 à 2004. Le rapport avec le football ? Dans le lot, Christian Vieri qu'on ne présente plus et Massimo De Santis, arbitre de Serie A. Durant cette période, Marco Tronchetti Provera, proche de Massimo Moratti et, à l'époque, actionnaire de l'Inter via Pirelli (le sponsor historique du club) est à la tête de Telecom. Véritable gorge profonde de ce procès, Tavaroli révèle que ces mises sur écoute des personnes du monde du sport furent ordonnées par l'Inter via Moratti et le défunt Giacinto Facchetti. Concernant Bobo, l'historique président n'eut aucun problème à admettre ses erreurs, et effectivement la justice a donné raison à l'ancien buteur qui avait porté plainte contre son ancien club, obtenant au final 80 000 € de dommages et intérêts (sentence en appel du 22 juillet dernier).

Le cas de l'ancien arbitre est beaucoup plus délicat. D'ailleurs, si son nom vous dit quelque chose, c'est parce qu'il est le seul ancien homme en noir à avoir été définitivement condamné dans le cadre de Calciopoli, mais pour des rencontres ne concernant pas la Juventus. Lui aussi s'est adressé à la justice pour obtenir des dommages et intérêts en portant plainte contre Telecom et l'Inter, mais contrairement à Vieri, la sentence de la Cassation (troisième et dernier degré de justice) lui a donné à moitié tort : « Il n'y a aucune preuve que le recueil d'informations soit imputable à la FC Internazionale, les enquêtes illicites furent matériellement mises en place par les dirigeants responsables dudit groupe Pirelli-Telecom. » Mais pas Tronchetti Provera, blanchie de toute accusation. Qui a demandé ces écoutes ? Pour quelles raisons ? Des pneus non conformes ? On ne sait pas. À noter que la justice sportive avait classé cette affaire sans suite en 2007, mais parmi les personnes sur écoute de 2002 à 2004 pour ce qui fut appelé « Opération gros voleurs » , on retrouve Moggi (lui aussi a intenté un procès contre l'Inter), Giraudo et d'autres personnages finis dans le trou noir du Calciopoli.

Moggi blanchi… pour une fois


Le 15 juillet dernier, l'ancien dirigeant de la Juventus a enfin pu fêter une victoire dans un procès, même s'il ne s'agit que du jugement en première instance. Les justifications de cette sentence ont été publiées mardi et ont fait plus ou moins parler de l'autre côté des Alpes selon les accointances des médias. Léger résumé de l'affaire : se basant sur des écoutes dénichées par sa propre défense et passées entre les mailles des filets des enquêteurs de Calciopoli, en direct tv, Moggi rappelle à Javier Zanetti que son ancien président (Giacinto Facchetti) n'hésitait pas à demander des aides arbitrales. Ni une ni deux, Gianfelice Facchetti (le fiston) porte plainte pour diffamation. Mal lui en a pris, vu les mots du juge Magi : « Les appels constituent un élément important pour qualifier une sorte d'intervention de lobbying de la part du président de l'Inter de l'époque envers la classe arbitrale, significatif d'un rapport amical et préférentiel atteignant des sommets pas vraiment louables. » Plus loin : « Les accusations de Moggi contenaient avec certitude une bonne vérité. »


Là encore, la justice sportive avait récupéré le dossier, son procureur Stefano Palazzi dressant de lourdes accusations envers le club milanais et ses dirigeants, mais attendant la prescription au jour près pour les publier et éviter de s'engager dans un procès. Le juge Magi, toujours, tient cependant à préciser que « les circonstances de Facchetti sont moins graves que celles de Luciano Moggi » . Effectivement, cette sentence ne peut absoudre ce dernier des péchés qu'on lui a attribués à tort ou à raison, là n'est pas la question, d'ailleurs la motivation vient de sortir après six mois d'écriture. Toutefois, reste que pour les comportements de ses supérieurs, une équipe (blanchie par la suite au pénal) a fini en Serie B avec deux titres en moins, l'autre en a récupéré un. La fameuse disparité de traitement dont parlent les dirigeants de la Vieille Dame et sur laquelle ils continuent de baser leurs actions judiciaires.

Par Valentin Pauluzzi
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