Mondial 2014 - Eliminatoires - Groupe F - Portugal/Irlande du Nord
Par William Pereira
Les 9 dates de Cristiano Ronaldo avec le Portugal
Cristiano Ronaldo et le Portugal c’est 99 sélections, 37 pions, zéro titre, neuf ans d’amour et d’incompréhension, trois sélectionneurs et une demi-douzaine d’avants-centres insultés. Contre l’Irlande du Nord ce mardi, CR7 devient centenaire. L’occasion de revenir en huit dates sur sa carrière internationale.
Cristiano Ronaldo après la finale de l'Euro perdue en 2004
La première (20 août 2003 contre le Kazakhstan)
C'est à 18 piges et quelques mois que Cristiano Ronaldo connait sa première sélection avec le Portugal face à la modeste équipe du Kazakhstan (victoire 1-0, but de Simao). Moins pimpant qu'aujourd'hui certes - dents de traviole, peau meurtrie et cheveux rebelles - mais déjà remarquable, une mi-temps lui suffit pour être élu homme du match. Le plus grand fait de sa première caps ? Avoir remplacé Luis Figo. Tout un symbole...
Premier but, première erreur de jeunesse (Portugal – Grèce 2004)
Qui a dit que Cristiano Ronaldo ne défendait jamais ? Pas Yourkas Seïtaridis en tout cas. Alors que les Grecs mènent, à la surprise générale, 1-0 devant le pays hôte en match d'ouverture de l'Euro 2004, le latéral droit du Panathinaïkos s'écroule dans la surface de réparation, fauché par le jeune CR 17. Ce dernier ne proteste pas, et s'en tire presque la crinière. Il sait qu'il vient de faire une connerie. Bazinas alourdit sa peine en transformant le pénalty, 2-0. Des larmes au rire, Cristiano Ronaldo inscrit son premier pion sous les couleurs portugaises dans les arrêts de jeu. Pour rien. Sur un corner parfaitement tiré par Figo, le puceau s'impose dans les airs et marque de la tête. Aujourd'hui, on appelle ça "la spéciale Ronaldo".
Les larmes (finale de l’Euro 2004)
Lors de la finale de l'Euro 2004 perdue contre la Grèce, le Portugal a frappé 16 fois au but, eu 58% de possession et obtenu 10 corners. La Grèce n'a eu besoin que d'un seul coup de pied de coin et une sortie catastrophique de Ricardo pour planter la banderille victorieuse. Des statistiques à faire chialer l'inconsolable Cristiano Ronaldo, dont le visage déformé par les larmes et la tristesse fera le tour du monde assez rapidement.
Le deuil (7 septembre 2005, Russie Portugal)
On reproche souvent à CR7 son arrogance, sa jalousie, sa puérilité et son manque de classe. Le 7 septembre 2005, à l'occasion d'un Russie-Portugal, il laisse tous ses défauts de côté pour rendre hommage à son père décédé 22 heures avant le coup d'envoi de la rencontre. Ce dernier souffrait de graves problèmes au foie et aux reins. Désigné homme du match au terme des 90 minutes, Ronaldo quitte néanmoins Moscou bredouille (0-0).

Le clin d’œil (Portugal – Angleterre 2006)
Balancer ses potes n'a jamais été bien vu. Judas en a fait l'expérience et, en bon chrétien, CR7 aurait dû s'en rappeler ce 1er juillet 2006, avant de balancer son ami et coéquipier de club Wayne Rooney. Coupable d'avoir écrasé les bijoux de famille de Ricardo Carvalho à la suite d'un accrochage vicieux de ce dernier, l'Anglais prend un rouge. Mais Horacio Elizondo aurait-il vraiment expulsé le natif de Liverpool sans l'intervention de son assistant d'un soir ? Le clin d'œil de Cristiano Ronaldo en direction du banc lusitanien semble prouver le contraire. Aujourd'hui encore, Rooney dit avoir « du mal à ne pas sortir de ses gonds en y repensant ».
La disette (Le 21 juin 2010, CR7 met fin à onze matchs sans but)
« Les buts, c'est comme le ketchup : quand il y en a, ils viennent tous en même temps », dixit l'intéressé à propos de sa disette de 11 matchs officiels sans le moindre but en sélection, une semaine avant de coller une tannée à la pauvre Corée du Nord. La prophétie du capitaine se concrétise : le Portugal atomise les Asiatiques 7-0, l'avant-dernier étant l'œuvre de CR7. But étrange, but chanceux, mais but mérité. Son deuxième et dernier pion sous l'ère Queiroz.
Le clash (2010, élimination contre l’Espagne, CR7 balance Queiroz)
Cristiano Ronaldo aime attaquer, briller et marquer. Sous le mandat de Carlos Queiroz, il n'a rien fait de cela. Difficile en même temps de s'illustrer au sein d'un collectif tourné vers la défense lors des gros matchs qu'il affectionne aujourd'hui tellement. Contre le Brésil en 2010, alors que le Portugal était obligé de gagner pour éviter de jouer l'Espagne en huitièmes de finale, l'ancien adjoint de Sir Alex Ferguson décide de jouer la prudence et obtient ce qu'il veut : un 0-0 moche et sans ambition. Une semaine plus tard face à l'Espagne, c'est encore pire : alors que la Roja a la mainmise sur le jeu et que "as Quinas" ne font rien d'autre que défendre, Queiroz fait entrer Danny à la place d'Hugo Almeida. Non-content du manque d'ambition de son coach, CR7 se précipite vers lui : « On ne gagnera pas comme ça, Carlos ». Et en effet, le Portugal finit par s'incliner 1-0. Interrogé par des journalistes à la sortie des vestiaires sur la défaite, il en rajoute une couche : « Vous voulez des explications ? Demandez à Carlos Queiroz ». Deux matchs plus tard, Gilberto Madail décide de changer de sélectionneur. Coïncidence ?
Enfin décisif (Euro 2012 : doublé contre les Pays-Bas)
Deux buts pendant de l'Euro 2004, un en 2006, 2008 et 2010. Cristiano Ronaldo n'a jamais vraiment brillé lors des compétitions internationales avec le maillot de la Selecçao. Et le début de l'Euro 2012 semble ne pas déroger à la règle. Après deux journées (une défaite contre l'Allemagne et une victoire face au Danemark), il n'a toujours pas planté le moindre but, au point d'être raillé par la presse nationale et l'opinion publique. Enfin, ça, c'était avant de jouer contre les Pays-Bas. Car sans un doublé de sa star, le Portugal n'aurait peut-être jamais battu l'Oranje, passée devant au tableau d'affichage grâce à un but prématuré de van der Vaart. CR7, ou comment passer de bouc-émissaire à héros national.
L’occasion (Euro 2012: Espagne – Portugal 89e)
Rarement l'Espagne avait été aussi proche de passer à la casserole. A la 89e minute, le Portugal part vite en contre. Très vite. Un peu comme le Real Madrid. En quelques secondes, Cristiano Ronaldo se retrouve aux abords de la surface et tente sa chance. Son missile partira rejoindre le pénalty raté de Sergio Ramos et son équipe s'inclinera aux tirs au but face à une Roja aux pieds d'argile. Alors, oui, la passe de Raul Meireles est un peu ratée, oui, il est sur son pied gauche. Mais on l'a vu si souvent inscrire des buts de la sorte qu'on en parle encore.
C'est à 18 piges et quelques mois que Cristiano Ronaldo connait sa première sélection avec le Portugal face à la modeste équipe du Kazakhstan (victoire 1-0, but de Simao). Moins pimpant qu'aujourd'hui certes - dents de traviole, peau meurtrie et cheveux rebelles - mais déjà remarquable, une mi-temps lui suffit pour être élu homme du match. Le plus grand fait de sa première caps ? Avoir remplacé Luis Figo. Tout un symbole...
Premier but, première erreur de jeunesse (Portugal – Grèce 2004)
Qui a dit que Cristiano Ronaldo ne défendait jamais ? Pas Yourkas Seïtaridis en tout cas. Alors que les Grecs mènent, à la surprise générale, 1-0 devant le pays hôte en match d'ouverture de l'Euro 2004, le latéral droit du Panathinaïkos s'écroule dans la surface de réparation, fauché par le jeune CR 17. Ce dernier ne proteste pas, et s'en tire presque la crinière. Il sait qu'il vient de faire une connerie. Bazinas alourdit sa peine en transformant le pénalty, 2-0. Des larmes au rire, Cristiano Ronaldo inscrit son premier pion sous les couleurs portugaises dans les arrêts de jeu. Pour rien. Sur un corner parfaitement tiré par Figo, le puceau s'impose dans les airs et marque de la tête. Aujourd'hui, on appelle ça "la spéciale Ronaldo".
Les larmes (finale de l’Euro 2004)
Lors de la finale de l'Euro 2004 perdue contre la Grèce, le Portugal a frappé 16 fois au but, eu 58% de possession et obtenu 10 corners. La Grèce n'a eu besoin que d'un seul coup de pied de coin et une sortie catastrophique de Ricardo pour planter la banderille victorieuse. Des statistiques à faire chialer l'inconsolable Cristiano Ronaldo, dont le visage déformé par les larmes et la tristesse fera le tour du monde assez rapidement.
Le deuil (7 septembre 2005, Russie Portugal)
On reproche souvent à CR7 son arrogance, sa jalousie, sa puérilité et son manque de classe. Le 7 septembre 2005, à l'occasion d'un Russie-Portugal, il laisse tous ses défauts de côté pour rendre hommage à son père décédé 22 heures avant le coup d'envoi de la rencontre. Ce dernier souffrait de graves problèmes au foie et aux reins. Désigné homme du match au terme des 90 minutes, Ronaldo quitte néanmoins Moscou bredouille (0-0).

Le clin d’œil (Portugal – Angleterre 2006)
Balancer ses potes n'a jamais été bien vu. Judas en a fait l'expérience et, en bon chrétien, CR7 aurait dû s'en rappeler ce 1er juillet 2006, avant de balancer son ami et coéquipier de club Wayne Rooney. Coupable d'avoir écrasé les bijoux de famille de Ricardo Carvalho à la suite d'un accrochage vicieux de ce dernier, l'Anglais prend un rouge. Mais Horacio Elizondo aurait-il vraiment expulsé le natif de Liverpool sans l'intervention de son assistant d'un soir ? Le clin d'œil de Cristiano Ronaldo en direction du banc lusitanien semble prouver le contraire. Aujourd'hui encore, Rooney dit avoir « du mal à ne pas sortir de ses gonds en y repensant ».
La disette (Le 21 juin 2010, CR7 met fin à onze matchs sans but)
« Les buts, c'est comme le ketchup : quand il y en a, ils viennent tous en même temps », dixit l'intéressé à propos de sa disette de 11 matchs officiels sans le moindre but en sélection, une semaine avant de coller une tannée à la pauvre Corée du Nord. La prophétie du capitaine se concrétise : le Portugal atomise les Asiatiques 7-0, l'avant-dernier étant l'œuvre de CR7. But étrange, but chanceux, mais but mérité. Son deuxième et dernier pion sous l'ère Queiroz.
Le clash (2010, élimination contre l’Espagne, CR7 balance Queiroz)
Cristiano Ronaldo aime attaquer, briller et marquer. Sous le mandat de Carlos Queiroz, il n'a rien fait de cela. Difficile en même temps de s'illustrer au sein d'un collectif tourné vers la défense lors des gros matchs qu'il affectionne aujourd'hui tellement. Contre le Brésil en 2010, alors que le Portugal était obligé de gagner pour éviter de jouer l'Espagne en huitièmes de finale, l'ancien adjoint de Sir Alex Ferguson décide de jouer la prudence et obtient ce qu'il veut : un 0-0 moche et sans ambition. Une semaine plus tard face à l'Espagne, c'est encore pire : alors que la Roja a la mainmise sur le jeu et que "as Quinas" ne font rien d'autre que défendre, Queiroz fait entrer Danny à la place d'Hugo Almeida. Non-content du manque d'ambition de son coach, CR7 se précipite vers lui : « On ne gagnera pas comme ça, Carlos ». Et en effet, le Portugal finit par s'incliner 1-0. Interrogé par des journalistes à la sortie des vestiaires sur la défaite, il en rajoute une couche : « Vous voulez des explications ? Demandez à Carlos Queiroz ». Deux matchs plus tard, Gilberto Madail décide de changer de sélectionneur. Coïncidence ?
Enfin décisif (Euro 2012 : doublé contre les Pays-Bas)
Deux buts pendant de l'Euro 2004, un en 2006, 2008 et 2010. Cristiano Ronaldo n'a jamais vraiment brillé lors des compétitions internationales avec le maillot de la Selecçao. Et le début de l'Euro 2012 semble ne pas déroger à la règle. Après deux journées (une défaite contre l'Allemagne et une victoire face au Danemark), il n'a toujours pas planté le moindre but, au point d'être raillé par la presse nationale et l'opinion publique. Enfin, ça, c'était avant de jouer contre les Pays-Bas. Car sans un doublé de sa star, le Portugal n'aurait peut-être jamais battu l'Oranje, passée devant au tableau d'affichage grâce à un but prématuré de van der Vaart. CR7, ou comment passer de bouc-émissaire à héros national.
L’occasion (Euro 2012: Espagne – Portugal 89e)
Rarement l'Espagne avait été aussi proche de passer à la casserole. A la 89e minute, le Portugal part vite en contre. Très vite. Un peu comme le Real Madrid. En quelques secondes, Cristiano Ronaldo se retrouve aux abords de la surface et tente sa chance. Son missile partira rejoindre le pénalty raté de Sergio Ramos et son équipe s'inclinera aux tirs au but face à une Roja aux pieds d'argile. Alors, oui, la passe de Raul Meireles est un peu ratée, oui, il est sur son pied gauche. Mais on l'a vu si souvent inscrire des buts de la sorte qu'on en parle encore.

Par William Pereira
Ces Danois d’Italie

















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Mais je crois que je vais arrêter de lire tous les articles parlant de Madrid, de Barcelone, de Ronaldo ou de Messi, ce parti pris devient insupportable.
Vive la pensée unique...
Heureusement il existe du foot ailleurs.
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Ils oublient juste de dire qu'à 18 ans , il finit meilleur jeune du tournoi de l'euro 2004 marquant contre le futur champion (chose qu'aucun autre portugais fut capable de faire en 2 matchs) et contre les P.B en demi, lui le joueur qui ne répond pas présent dans les grands rdv.
Deux buts pendant de l'Euro 2004, un en 2006, 2008 et 2010. Ajoutez à cela les 3 buts à l'euro 2012. Et vous avez un des rares joueurs (4 ou 5) à avoir marquer dans 5 compétitions internationales. Et le premier portugais à réaliser l'exploit.
Que son but contre la république tchèque, a permis à cr7 de devenir le 3ème meilleur buteur de l'histoire de l'euro à 27 ans.
Que contre la France en 2006, malgré la présence de ZZ, Thierry Henry, de Deco ou de Figo, le meilleur joueur sur le terrain s'appelle C.Ronaldo (dixit un journaliste de FF)
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Il faut l'avouer en selection notre petit cristiano a pas toujours été exceptionnel, c'est peut être pour ça que figo et rui costa ont une meilleure côte mais bon une chose est sure depuis qu'il est là on va toujours aux compets! (dire qu'on était resté de 86 à 2002 sans CDM...la france elle avait fait 86-98)
Et puis ce pauvre CR7 depuis qu'il est là la selection perd quand même toujours dans des matchs très serré (grèce2004, france 2006,allemagne 2008 espagne 2010 (même si là avec queiroz on ne méritait pas)-2012))2004 on ne doit pas perdre, 2006-2012 on perd au manque d'expérience et de chance, 2008 trop de confiance et 2010 pas assez de confiance...
Putain* ce constat me fait mal!
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Déjà,t’es pas obligé d’être Portugais pour apprécier Ronaldo,comme t’es pas obligé d’être Catalan,pour apprécier Messi.Mais le contraire est vrai aussi.Tu peux être Portugais et ne pas apprécier Ronaldo(ou le Real),et être fan de Messi (et de Barcelone).Comme tu peux être Catalan,ne pas aimer Messi (ni Barcelone) et être fan de Ronaldo (ou du Real)+toutes les variables qui sont entre les deux.
Souvent ici des gens pensent que ‘tous les Portugais’ sont fans de Ronaldo et du Real,ce qui ne peut être plus faux.Il faudrait pas oublier qu’il y a eu des joueurs Portugais bien avant au Barça et que même au Portugal CR ne fait pas l’unanimité.C’est comme dire,le Français sont tous fans de Papin,c’est aussi débile*...
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Tu n'as pas parlé de nazis, on est bien ok, mais tu as parlé du fantasme sur la pureté de l'origine. Moi, j'ai un niveau très très moyen "-" en philo et je vois pas où il a été question de ça : d'origine, certes, mais de pureté, point, et encore moins de pureté de l'origine. Ce truc me fait penser aux nazis et à tous ceux qui se disent "de souche".
En plus, tu essaies d'enfoncer le clou en parlant de Salazar. Certes, il n'était pas nazi, ni leur allié mais comme tout bon nationaliste, il a fermé les yeux et les aurait fermé si Guernica avait eu lieu à Barcelos, je pense. D'une manière ou d'une autre, c'était un mec de la même obédience politique que son contemporain allemand.
Maintenant, des salazaristes, ici? Mwarf : t'en vois pleurer de longue sur la grandeur du Portugal, de son Empire, etc, etc?
J'ai été loin par pure provoc', mais tu en as fait de même. Je vois pas où il y a des nationalistes portugais ici et je suis pas de ceux qui pensent que le foot ou la compétition, c'est comme la guerre. En revanche, il y a une grande variété de manières de penser parce qu'à l'inverse de Sparthorus, je ne dirai pas "mon pays" en parlant du Portugal. Avant tout parce que je suis né et ai vécu en France, qui n'est pas plus mon pays finalement. Juste là où j'ai grandi. Et ma tête, comme on me l'a dit et redit au village lors de mes dernières vacances luses tout en remontant sur 3 ou 4 générations, elle vient de ce pays là, à l'autre bout de la péninsule.
On parle de football, une discipline qui peut nous faire vibrer à travers nos origines aussi. Certes, les italodescendants présents sur ce site font moins de bruit que nous, mais il n'y a pas tous les jours deux à trois articles à cliquer sur un joueur italien. Sinon, je pense qu'ils seraient au moins aussi virulents, surtout si l'on prend en compte qu'ils sont souvent issue de la 2, 3 ou 4e génération de descendants d'italiens. Mais on n'en fait pas tout un plat. Et viens pas me dire le contraire : suffit de reprendre les articles et les coms sur le foot italien pour voir que ce chauvinisme existe aussi, tout comme ce fameux classement des 100 meilleurs footeux de l'histoire de ce sport.
Pour terminer, je vois pas en quoi ça peut te déranger au regard de ce bon nombre de "supps" qui disent "on" en parlant de MU, du FCB, qui ne jurent que par Scholes, Maldini, Giggs, les pures classes, des joueurs comme on n'en reverra jamais, etc, etc. Faut arrêter un peu : si tu n'as aucun grief contre eux, anglais, gallois ou catalans fantasmés et autres passéistes de longue date, alors inutile de venir cracher sur une bande de lusodescendants qui ne voient parler de leur pays d'origine en France qu'à travers ce sport, et en plus, de manière assez souvent légèrement dénigrante (je nuance parce que je ne veux pas que tu me renvoies au lot des persécutés). Et il n'est pas plus question de communautarisme dans la mesure où je ne côtoie aucun des portugais présents ici et qu'en plus, à part un ou deux trolls qui n'étaient même pas originaires du pays de Camões, il est ultra rare que les français soient ici pris à partie entant que français. Le contraire n'est malheureusement pas vérifiable.
Il faut se faire une raison : s'il y a 4 000 000 de portugais et lusodescendants en France, tu en entendra forcément parler. Enfin, du moins tant qu'ils sont à égalité avec leur concitoyens français (je parle des lusodescendants, là) en matière de liberté d'expression.
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Je suis né au Portugal et est venu très rapidement en Suisse (En réponse à Hem69, c'est cette raison qui me pousse à parler du Portugal en termes de "mon pays" puisque j'y suis né). Les Portugais sont empreints de cette nostalgie, probablement issu du Fado, quant au pays. Un souvenir très largement fantasmé, j'en conviens. Pourtant, tout ce qui rappelle le pays que ce soit la musique, le football, des aliments nous fait repenser à des vieux souvenirs, des vacances, la famille, et est invariablement lié à la nostalgie. Nostalgie qui se transforme en fierté puisque ces souvenirs sont fantasmés et dorés. Donc, lorsque tu parles d'origines fantasmés je suis d'accord avec toi.
Pourtant, je ne peux pas ou ne veux pas penser que le Portugal soit juste une pure contingence, en reprenant tes termes. Le sentiment patriotique est très fort (rappelons-nous des paroles de l'hymne portugais) et est peut-être une spécificité du caractère latin...
Quoi qu'il en soit tu as posé une question très intéressante sur ce sentiment que ressentent les portugais. Et avec le recul le débat que tu as lancé (et que Hem69 a continué) est relativement sain.
@Hem69 et Solaris: je vous remercie pour les références littéraires que vous donnez, je vais me les acquérir. Si je peux vous conseiller un livre ce serait celui de "La Guerre des Salamandres" de l'auteur tchéque Karel Čapek. Ce livre de science-fiction écrit en 1935 dépeint "avec un humour noir et joyeux la géopolitique de son temps, et tourne notamment en dérision le national-socialisme.".
Amicalement et merci pour ce débat!
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