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  2. // 27e journée

Les 7 merveilles de l'Udinese

Milan-Naples, c'est lundi soir. Mais pas besoin d'attendre le choc entre le leader et son dauphin pour voir du spectacle et des rebondissements. L'Udinese, Bologne, Parme et Cagliari s'en chargent.

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La 27ème journée de Serie A est à marquer d'une croix sur le calendrier. Oui. Demain soir, le Milan AC recevra le Napoli, pour un match décisif qui pourrait soit tuer les espoirs de Scudetto des Napolitains, soit les raviver une bonne fois pour toutes. Alors, pour faire honneur à cette confrontation de titans, les autres équipes ont mis les petits plats dans les grands, et ont concocté une entrée royale, digne de la haute gastronomie. Elles en ont limite fait un peu trop, si bien qu'à force de s'être goinfré de buts, l'estomac n'est plus vraiment dans les talons. Espérons au moins qu'il sera dans ceux des 22 acteurs du théâtre de Giuseppe Meazza.

Pendant 24 heures, au moins, l'Inter occupe la deuxième place du classement. Les Nerazzurri se sont imposés avec cynisme sur la pelouse de la Sampdoria (2-0), et reviennent donc, temporairement, à deux points de leurs cousins rossoneri. Une chose est sûre : quel que soit le résultat du dernier match de la journée, le derby de Milan, prévu pour le 3 avril, sera capital. L'Inter fait également le trou avec la Lazio Rome, battue sur la pelouse de Cagliari (1-0). Le seul but de la rencontre est inscrit par le laziale Andre Dias. Dommage, contre son camp. Un beau but gag du défenseur, qui s'est misérablement vautré en essayant de dégager une frappe d'Acquafresca qui n'était même pas cadrée. En plus de ce coup du sort, la Lazio a montré bien peu de choses dans cette rencontre, malgré une première mi-temps dominée en long, en large et en travers, mais sans occasion de but. Les entrées de Floccari et de Zarate sont trop tardives : la bande de Reja abandonne trois points précieux en Sardaigne, mais conserve tout de même sa quatrième place. Peut-être pas pour longtemps.



Car derrière, c'est une équipe de l'Udinese exceptionnelle, fantastique, qui frappe à la porte de la Ligue des Champions. Dans un match annoncé comme "forcément beau" sur la pelouse de Palerme, les Frioulans ont offert une prestation parfaite, sans précédent, humiliant les Siciliens devant leur public. 7-0. Sept buts. Quatre d'Alexis Sanchez, trois de Di Natale. Le compte est bon, la doublette d'attaque de l'Udinese n'en finit plus d'exploser les compteurs. Deux semaines après la retraite de Ronaldo, beaucoup ont eu l'impression de voir en Alexis Sanchez un clone du Brésilien à la belle époque. Son deuxième but, un triple passement de jambes pour éliminer le portier, ressemble d'ailleurs comme deux gouttes d'eau à celui inscrit par Ronaldo en finale de Coupe UEFA 1998. L'équipe emmenée par Guidolin n'a plus perdu depuis le mois de décembre (contre la Lazio, 3-2), et semble désormais inarrêtable, surtout après cette victoire historique. En revanche, pour Delio Rossi, l'entraîneur de Palerme, l'aventure est terminée. Trois défaites consécutives, 12 buts encaissés : Maurizio Zamparini, après une mini-crise de nerfs, a d'ores-et-déjà déclaré que « l'entraîneur avait 1% de chances d'être maintenu » . Mieux que rien.

Cette défaite palermitaine ne profite néanmoins pas l'AS Roma. Montella a remplacé Ranieri, mais la musique ne change pas. La semaine passée, les Giallorossi s'étaient fait battre 4-3 après avoir mené 3-0 contre le Genoa. Cette fois-ci, ils se sont fait rattraper deux buts par Parme. De 2-0 à 2-2 en 10 minutes, grâce à un doublé du revenant Amauri. Quasiment de la science-fiction. Cette équipe romaine se trimballe un problème psychologique grave, dont Ranieri n'était visiblement pas le responsable. Montella va devoir trouver un bon thérapeute pour l'épauler. Surtout, c'est une mauvaise affaire sur le plan comptable pour Totti et ses potes (qui fêtait aujourd'hui sa 600ème sous le maillot rouge et jaune), considérant les défaites de la Lazio et Palerme, mais aussi de la Juventus. Cette Juventus aux deux visages... Capable de battre l'Inter (1-0), puis de se faire ridiculiser coup sur coup par Lecce (2-0) et, samedi soir, par Bologne (2-0). La quatrième place qualificative pour la Ligue des Champions semble désormais un mirage pour cette Juve-là, qui remercie finalement l'Udinese d'avoir tôlé Palerme. Au moins, le classement est sauf.

Des retournements de situation, il n'y en a pas eu qu'à Rome. A Catane, l'équipe de Diego Simeone a réussi à renverser une situation défavorable en quatre minutes. Maxi Lopez puis l'ancien Stéphanois Bergessio ont répondu à Floro Flores, pour une victoire qui permet aux autres Siciliens de se donner un peu d'air. Scénario fou-fou aussi dans le match de la peur entre Brescia et Lecce. Les locaux semblent avoir fait la différence en première mi-temps par Caracciolo et Zoboli, mais Lecce, au courage, revient à 2-2 en seconde période. Au final, un point chacun, ce qui ne fait les affaires ni des uns, ni des autres. Ah si, cela fait celles de Cesena, qui s'est imposé à la dernière seconde face au Chievo (1-0). Les promus sont toujours dans la zone rouge, mais ne sont plus qu'à trois points du premier non-relégable, en l'occurrence Parme. Enfin, Bari, la tête déjà en Serie B, a pris son petit point contre la Fiorentina (1-1). Et après toutes ces émotions, tout le monde va pouvoir se régaler devant un bon vieux Milan-Napoli, le cœur léger. Et dire que le football italien est en crise.

Juventus-Bologne-0-2


Catane-Genoa-2-1


Cagliari-Lazio-1-0


Bari-Fiorentina-1-1


Cesena-Chievi-1-0


Palerme-Udinese-0-7


Brescia-Lecce-2-2


Roma-Parme-2-2


Sampdoria-Inter-0-2

Eric Maggiori

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Belle victoire de l'Udinese.
J'aime bien le lien interne qui redirige vers votre article prémonitoire. Vous pouvez aussi le faire quand vous vous plantez?
Bouuuuh le mauvais esprit !
Pour l'Udinese à présent, c'est tout ou rien : ou elle finit dans les trois premiers et elle garde ses joueurs (prestige de la C1 aidant), ou elle se trouve décimée la saison prochaine quand les gros portefeuilles européens auront fait leur marché.

Sinon, espérons une victoire du Napoli ce soir. Je ne les aime pas, mais il ne manque plus qu'une relance du suspense pour faire de 2010/2011 la saison la plus excitante depuis longtemps en Serie A.
(Et dire que je suis juventino depuis presque 30 ans ...)
quoiqu'il arrive l'Udinese sera démantelée, comme toutes ses équipes depuis les 80's, europe ou pas europe : équipes construites en 4-5 ans (toujours dans les 10-12 premiers cela dit), arrivée à maturité et lutte pour les 1eres places, puis départ dans les grands clubs pour les joueurs qui y ont explosé.

D'un autres côté, faut vraiment avoir la foi pour rester plus longtemps dans le frioul ...

Je prédis l'Udinese en Champions en 2015, notez ça !
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