Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Real Madrid

Détenteur de douze Ligue des champions, le Real Madrid a vu passer du beau monde en 115 ans d'histoire. Voilà les 50 joueurs qui ont écrit la légende des Merengues, de Raúl à Alfredo Di Stéfano, en passant par Michel, Zinédine Zidane ou encore Santiago Bernabéu.

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#6: Iker Casillas

22 décembre 2012. En déplacement à Málaga, le Real Madrid se présente sans son emblématique capitaine, Iker Casillas, posé sur le banc des remplaçants. Malgré la défaite 3-2, José Mourinho tente de justifier son sacrilège dans une tirade à laquelle lui-même ne croit pas : « À mon avis, Adán est meilleur. C’est la seule opinion qui tienne. » Mais la réalité est tout autre. José Mourinho ne supporte plus Iker Casillas, qu’il accuse de balancer des infos à la presse. Résultat, une frange du Santiago-Bernabéu, qui n’a d’yeux que pour le gourou portugais, se retourne violemment contre le portier espagnol jusqu’à son départ en 2015.


Pourtant, bien avant cette guéguerre avec José Mourinho qui poussera le gardien à s'exiler au FC Porto, Iker Casillas faisait l’unanimité au Real Madrid. Il faut dire que le CV du garçon est plutôt solide. Arrivé à neuf ans chez les Merengues, il devient le 24 mai 2000, à tout juste 19 ans, le plus jeune gardien à disputer - et remporter - une finale de Ligue des champions. Un temps contesté, Iker Casillas finit par mettre tout le monde d’accord deux ans plus tard, à nouveau en finale de C1. Entré en jeu à la 68e minute à la suite de la blessure de César Sánchez, le portier, à peine échauffé, enchaîne les parades face aux attaquants du Bayer Leverkusen. La légende est née. Capable de réflexes extraordinaires sur sa ligne, toujours classe sur et en dehors du rectangle vert, San Iker n'est dès lors plus jamais remis en cause. Jusqu’à l’arrivée de ce bon vieux José. SO

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#5: Zinédine Zidane

Un transfert à 73 millions d’euros peut peser lourd dans les chaussettes. Zinédine Zidane est un artiste, et comme tout artiste, la pression médiatique et financière de sa signature à Madrid le bloque dans l’expression de son art. En deux soirées d’exception, le Français s’affranchit de son transfert pharaonique. Son premier chef-d’œuvre est réalisé un soir de janvier 2002. Face au leader du championnat, le stade Santiago-Bernabéu fait la connaissance de Zizou le magicien. Servi par Luís Figo, le légendaire numéro 5 madrilène laisse alors son talent s’exprimer. Trois joueurs adverses au tapis et une praline plus tard, le Marseillais de naissance vient pour la première fois de mettre des étoiles dans les yeux des supporters madrilènes.

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Libéré, le double Z retrouve de l’influence dans le jeu madrilène, avant de laisser à nouveau parler son génie, en Ligue des champions. Face à Leverkusen, Yazid, qui a déjà connu deux défaites en finale avec la Juve, refuse de passer une nouvelle fois à côté de la coupe aux grandes oreilles. Juste avant la pause, il signe un autre chef-d’œuvre dont lui seul à le secret. Quatre mois après le précédent, le style est tout autre cette fois. Sur un centre en chandelle de Roberto Carlos, le Ballon d’or 98 lève la tête, trouve l’équilibre parfait avant de reprendre la balle de volée du gauche. Le temps semble suspendu. Le geste est exceptionnel. À ce moment précis, Zizou élève le football au rang d’art. D’autres buts, d’autres gestes techniques, d’autres caviars suivront. Roberto Carlos, son passeur d’un soir, dira de son ancien coéquipier quelques années plus tard : « Zidane, tu lui envoies une patate, il rend une caresse.  » Zidane ne frappait pas la balle, il la caressait. Zidane ne dribblait pas, il dansait avec le ballon. Zidane n’était pas un simple footballeur, c’était l'élégance incarnée. Tout aussi éblouissant sur le banc merengue depuis moins de deux saisons, ZZ rend à la Casa Blanca tout ce qu’elle lui a offert en tant que joueur. Finalement comme le dit Florentino Pérez : « Zidane a coûté 73 millions d’euros et c’était bon marché. » MA

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#4: Raúl

« Aujourd’hui, c’est un jour très dur, très difficile, un jour de sensations intenses pour moi. » Une fois n’est pas coutume, « l’Ange de Madrid » et les supporters madrilènes partagent le même sentiment ce 26 juillet 2010. Avec ces mots, c’est une page, c’est un chapitre du grand livre du Real Madrid qui se tournent. Avec ces mots, Raúl González Blanco met fin à une belle histoire avec la Casa Blanca. Une romance débutée seize ans plus tôt. Lorsque, âgé de 17 ans et 4 mois, l’attaquant fait ses débuts dans l’antre madrilène, les Madridistas ignorent encore qu’ils viennent d’assister aux premiers pas d’une légende. Le jeune numéro 7 laisse pourtant des indices sur la pelouse de Santiago-Bernabéu. Un penalty provoqué, une passe décisive pour le grand Zamorano et une lucarne nettoyée d’une frappe du gauche, le teasing de ce qui sera la carrière d’un des plus grands attaquants du football moderne a de la gueule.

L’amour entre le Real et Raúl n’était pourtant pas évident. Né dans une famille pro-Atlético, le gamin de San Cristobal de Los Angeles fait logiquement ses premiers dribbles chez les Colchoneros. Mais le destin s'en mêle et décide de le faire basculer chez l’ennemi madrilène, pour consommer l'idylle de sa vie. À l’aise aussi bien aux côtés de Laudrup et Zamorano, de Mijatović et Morientes que de Figo et Zidane, El Siete claque des caramels, enchaîne les coups de génie, remporte des trophées et devient le chouchou des supporters. Les joueurs passent, mais Raúl reste. Jusqu’à ce 26 juillet 2010, où, marqué par sa dernière saison passée à cirer le banc sous les ordres de Manuel Pellegrini, le triple vainqueur de la Ligue des champions décide d’ôter son maillot blanc immaculé. Mais ce jour-là, Raúl ne dit pas adieu, mais à bientôt à la Casa Blanca : « Je serai toujours disponible pour ce club s’il a besoin de moi. Hala Madrid !  » MA


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Gento Cricri et Di Stefano un top3 logique.

Y'a quand meme eu de sacrés footballeurs dans ce club.
L'effectif de la finale de 2002 est assez hallucinant.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Top 3 logique, oui et non.
Selon les sensibilités de chacun, le top 3 pourrait être différent.

Raul mérite une place dans le top 3 à mon avis.
Tout comme Casillas et Puskas méritent le top 5.
Redondo le top 10.
Helguera le top 20.

Beaucoup d'incompréhensions dans ce classement (R9 devant R. Carlos, des absents plus grands que certains présents) mais c'est le principe même d'un classement, il est variable, changeant selon son auteur.

Merci à SoFoot d'avoir voulu retracer l'Histoire de ce grand club.
Et un GRAND MERCI aux contributeurs qui, grâce à leurs commentaires et gifs éclairés ont donnés à ce top une saveur particulière et un autre œil sur l'Histoire du Real Madrid.
1 réponse à ce commentaire.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Je note (comme d'habitude) que la rédac n'aime pas trop les joueurs allemands, puisque Breitner - Stielike - Netzer - Ozil et Kroos ne sont pas dans ce top 50.

Je comprends pas très bien si on prend en compte juste les joueurs , ou les joueurs + les coaches (Zidane, Del Bosque, Valdano...)
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : National
Note : 1
Pour Kroos je suis d'accord. Mais l'absence d'Ozil n'est pas scandaleuse, quand tu vois Modric 48 ou Makelele 46
Marek Jankulalaneige Niveau : District
@LaPaillade91

Effectivement, moi aussi je me pose la question de ce classement, à savoir si le combo joueur + coach n'influe pas.

Parce qu'en toute honnêteté, le double Z fut certes un grand joueur, mais me semble être un plus grand entraîneur au Real.

Fernando Carlos ''El Principe'' Redondo a, à mon sens, plus marqué le club en tant que joueur que Zidane.
Il n'y a qu'à voir le palmarès en tant que joueur.
Au-delà des performances, Zidane était vraiment une idole de Bernabeu, le public allait au stade pour l'admirer(d'après ce qui se disait à l'époque). Bon ils y seraient sûrement allé sans ça, mais là ils y allaient à chaque fois le cœur plein d'allégresse.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je fais partie de ceux qui considèrent que Zidane est placé trop haut dans ce top. Mais dans le fond, je me contrefous du classement de Zidane parce qu'à mes yeux il est tout bonnement inclassable. Il appartient à cette catégorie de joueur qui abolit l'idée même de palmarès - et pourtant Dieu sait que le sien est turgescent au possible.

Oui, Zidane était un génie intermittent qui pouvait s'éclipser des mois durant, et lorsque c'était le cas, je ne déplorais pas l'indigence de ses performances ou la faiblesse de ses stats : j'étais orphelin de son soleil. Je portais le deuil de sa lumière comme si j'étais victime d'une foutue dépression saisonnière. Lorsque Zidane disparaissait dans la médiocrité, ma passion pour le foot se précipitait dans sa nuit. Toute la maestria des grands génies de son époque ne m'apportait pas l'ombre d'une éclaircie, parce que j'ai pris la lumière de Zidane en pleine gueule comme un lapin aveuglé par les phares d'un 33 tonnes, et cette lumière rendait toutes les autres blafardes, ternes et tristes à chialer.
La carrière de Zidane est profondément bipolaire, ce qui la rend a mes yeux extraordinairement signifiante. Et lorsque l'éclipse semblait définitive, que la nuit promettait d'être éternelle, son soleil resurgissait en plein minuit pour mieux embraser les ténêbres.

Je trouve insupportable l'idée de confronter l'élégance des grands joueurs racés. Ils ne défilent pas pour notre plaisir en costume trois-pièces et Louboutin, ils nous révèlent ce qu'ils sont au plus profond d'eux mêmes. "Le style, c'est l'homme", disait Flaubert. Un footballeur peut travailler la longueur de ses foulées, la qualité de ses appuis ou la droiture de son buste, mais il ne peut pas mentir sur l'impression d'ensemble qu'il dégage balle au pied. Et Zidane, même lorsqu'il s'éclipsait du très haut-niveau, même lorsque ses divines arabesques finissaient en eau-de-boudin, était le joueur qui me bouleversait le plus.
Le seul qui s'adressait directement à mon âme.
Alors là c'est un grand OUI. Je vois que tu as gratté cette prose à 1h du mat. Ca me fait penser à mes retours de soirée fracasse où je me matte en boucle des vidéos de Zizou mon Dieu. #GénérationZidane
Forumeur infiltré, tapis dans l'ombre, je me délecte souvent des commentaires mais en écrit pratiquement jamais.
Je sors cette fois de mon silence pour te féliciter Alegria. Une superbe plume!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
merci les gars !
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 //  10:34  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Ozil n'a rien à y faire en jugeant objectivement ses années madrilènes, de même que Breitner et Netzer dont leurs passages respectifs (3 saisons pas plus) ne correspondent pas aux sommets de leur carrière, ni à une période faste ou une grande équipe du Real (le club est plutôt en retrait sur la scène européenne dans les 70s, même s'ils gagnent des Ligas).

Kroos oui c'est assez scandaleux de pas l'inclure.
Stielike aurait pu prétendre à une place aussi en fond de classement.

Mais après faut pas oublier que c'est un top 50, donc ok pour lister des absents, que dire d'autres absents des années 50-60 comme Zarraga, Velazquez ou Grosso ? des joueurs des années 30 (que Fred Astaire a mentionné hier ou avant-hier) qu'on oublie trop souvent ? de même qu'Helguera ? ça en fait du monde, mais on les mets à la place de qui ? Quels ceux qui doivent en être écartés ? C'est aussi à ça qu'il faut répondre
Complètement aligné avec Ajde.
Kroos oui, Stielike pourquoi pas, les autres (dont Illgner) n'ont rien à faire dans le top 50. C'est peu, 50.
A mon avis, si ce classement se fait dans 5 ans, Kroos y sera. Tout comme Modric, Isco ou Benzema. On est là à mon avis devant une équipe "historique". On le verra mieux dans 5 ans.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Phil,
J'ai répondu à ton com d'hier: je t'ai mis une belle brochette de joueurs oubliés.
Alkasetzer Niveau : CFA2
Sans oublier Christoph Metzelder !!!!!!!

3 saisons, 30 matchs, 1 but quand meme !
 //  10:47  //  Amoureux de la Bolivie
Et Bodo Illgner
The Buccaneer Niveau : CFA2
Et Julien Faubert? Et Royston Drenthe?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  13:11  //  Aficionado de l'Argentine
Ozil, Breitner et Netzer, logique qu'ils n'y soient pas... Stielike, ça se discute. Par contre, j'aurais mis Kroos et Schuster.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pour Kroos, c'est trop récent: il ya tellement de joueurs historiques oubliés: Juan Alonso, Marquitos, Zarraga, Mateos, Joseito, Santisteban, Pachin, etc.
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 //  14:29  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Fredo, il nous veut un top 50 rien que de 1911 à 1978 c'est à dire sur la vie de Santiago Bernabeu au Real Madrid :))
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Puisque c'est comme ça, voici du très très vieux:

Sotero Aranguren (1911-18), Le 1er argentin du Real que même Alain Proviste ne connaît pas.
Attention, ça ressemble à une traduction: j'ai essayé d'enlever les non-sens.
La première idole madrilène

Une statue à son effigie se trouve dans l'actuel vestiaire de l'équipe première. Lui et son frère Eugolio ont été les premiers argentins à porter le maillot blanc. Ailier-gauche extrêmement rapide et adroit, Sotero a marqué ses premiers buts avec l'Easo de Saint-Sébastien. Il est arrivé au Real à 17 ans, alors que le club était en pleine transition.
Sotero a été une pièce maîtresse du groupe et est devenu l’une des premières grandes idoles des supporters madrilènes. Son excellent toucher de balle et sa vision du jeu ont véritablement captivé ces premiers supporters.
Décédé le 26 février 1922, à peine quatre années après avoir quitté le club Merengue. Sa mort a profondément marqué le football espagnol. Sa perte, ainsi que celle d'une autre idole madridista, Machimbarrena, a conduit le club à ériger une statue en leur mémoire.

1 Coupe d'Espagne

Alberto Machimbarrena (1913-18)

Milieu de terrain élégant et tactiquement parfait, Machimbarrena était le leader du Real Madrid. Il était connu pour son excellente connaissance du jeu et ses qualités de meneur d'homme. Il conseillait ses coéquipiers afin d'optimiser au mieux leurs qualités. René Petit a été l'un des footballeurs à avoir le plus profité de ses conseils.
Alberto a joué simultanément pour le Real Madrid et la Real Sociedad, ce qui a provoqué «l'Affaire Machimbarrena», l’interdisant d'appartenir en même temps à deux clubs différents. En 1913 il a rejoint l'équipe du Real, le club basque ne participant alors pas au championnat. La polémique a été telle que la Fédération espagnole de football a été contrainte de changer son règlement.

Son décès, en 1923, a ému le football espagnol. Machimbarrena a contracté une grippe qui a évolué en tuberculose. Le peuple madridiste a pleuré sa mort soudaine et le Real a fait ériger en 1925 une statue en son honneur aux côtés du regretté Sotero Aranguren . Décédé le 19 juillet 1923.

1 Coupe d'Espagne
1 Championnat régional
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Une fois n'est pas coutume, pas trop d'accord avec toi, Fred. Je m'explique : Kroos n'est certes là que depuis trois ans mais il est un joueur majeur (selon moi l'un des quatre avec Ramos, Modric et Cristiano) du Real qui vient de faire le doublé en C1, soit un exploit jamais réalisé depuis le grand Milan de Sacchi. Remporter (au moins) deux C1 consécutives, seuls les joueurs de la génération des 50's ont pu le faire... Et il l'a fait en étant le métronome de l'équipe, le régulateur, le maître du tempo. Pour moi, ça mérite au moins une place dans les 50.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Tu vas finir par me convaincre ! on enlève qui:
Chendo, Buyo, Benito ? j'avoue que je ne les avais même pas envisagés dans ma pré-liste, pensant plutôt à Marquitos et Zarraga de l'équipe des 50s dont finalement ne reste que: les cinq de devant (certes aux meilleures places), Munoz et Santamaria.
Pour caser le max d'offensifs dans un onze idéal il faudrait un 3-2-5:
Casillas
Ramos-Santamaria ou Hierro-R.Carlos ou Marcelo
Redondo-Zidane
Kopa ou Raul ou Butragueno-Cristiano-Di Stefano-Puskas-Gento
putain
quelqu´un, sur internet, se dit convaincu par les arguments de son interlocuteur et change d avis.
chapeau bas monsieur
23 réponses à ce commentaire.
Quelle élégance Zizou quand même... Tout est une question de coordination, de timing. C'est comme Federer, c'est ça qui les rend si spéciaux et captivants

Sinon, on oublie ce bon vieux Ivan Helguera, mais il y avait peut-être moyen de lui trouver un spot dans les 50, non?
pedro mi guêpe pauleta Niveau : CFA2
C'est clair Helguera méritait largement sa place...
1 réponse à ce commentaire.
Adebayor ni de faubert dans le classement!! Quelle honte!
Ni de Antonio Adán pourtant meilleur que Casillas d'après Mourinho !
C'est surtout l'absence d'Antonio Cassano qui est injustifiable.

https://www.youtube.com/watch?v=b9cph9fDOIA

Allah Votre Niveau : Loisir
Le plus grave c'est Gravesen, je l'aurais mis top 3 direct!
mixmaster Niveau : DHR
Tu oublies Carlos Secretario, le Faubert portugais !
4 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Son entrée en finale de C1 2002 me vient de suite en mémoire quand on parle de Casillas. Le mec, à peine les gants enfilés, avait écoeuré Basturk et consorts pendant toute la fin de match, et pourtant ils y allaient les Allemands.
Petit résumé de cette performance.


La finale de Ligue des champions 2002 restera à tout jamais dans les esprits pour la reprise de volée du gauche de Zinédine Zidane.
Un but de martien qui permet aux merengues de prendre l'avantage juste avant la mi-temps (2-1, 45e). Un avantage qui sera maintenu à la surprise générale par Iker Casillas.
Pourquoi à "la surprise générale" ? Car en cette année 2002, Vicente del Bosque a fait un choix très fort en mettant sur le banc Casillas suite à des performances douteuses. Son remplaçant César, l'ancien portier de Valladolid durant la mi-90's, fait le job et est logiquement titulaire pour la finale.
À la 65e minute, il se blesse en heurtant le pied de Lúcio et doit laisser sa place au jeune Iker. À l'aube de ses 21 ans, Casillas va saisir sa chance, et de façon monumentale.

Dans un temps additionnel rallongé (sept minutes), les joueurs de Leverkusen décident de tout tenter quitte à prendre un autre but. La preuve sur un coup franc où Hans-Jörg Butt délaisse ses cages pour placer une tête qui ne passe pas loin du but madrilène (90e+3’).
Trois minutes passent et Casillas boxe une grosse frappe de Yildiray Bastürk = corner.
Juste derrière, arrêt extraordinaire du pied droit sur une reprise à bout portant de Dimitar Berbatov = corner.
Vingt secondes plus tard, tête monstrueuse de Berbatov que Casillas repousse comme il peut.
En moins d'une minute, Iker l'ange gardien sort trois parades décisives afin d'offrir au Real sa neuvième Coupe aux grandes oreilles... sa deuxième personnelle après 2000 et la victoire contre Valence (3-0).

2002, une année particulière pour le portier du Real.
En effet, deux semaines plus tard il est titulaire au Mondial asiatique. Prévu comme remplaçant, il profite de la blessure de Santiago Cañizares qui avait voulu réceptionner, avec son pied, sa bouteille de parfum qu'il venait de faire tomber.
Casillas ne quittera plus jamais les cages de la Roja pour devenir l'un des meilleurs gardiens de tous les temps.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
"L'un des meilleurs gardiens de tous les temps".

Difficile à dire: les "franchouillards" de "l'Equipe du soir" mettent Barthez au-dessus: qu'en pensez-vous ?
Quels sont les dix plus grands de l'après-guerre, étant donné que les deux premiers, Yachine et Banks ne souffrent d'aucune contestation.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Aucune contestation ? Là encore, pas d'accord (décidement ^^) : pour moi, les deux plus grands de l'après-guerre sont Yachine et Buffon. En tout cas, je mets l'Italien bien devant Gordon Banks !
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ma correction n'a pas fonctionné apparemment.

Alors pour moi, les meilleurs gardiens de l'après-guerre :
- 1ers ex-aequo : Buffon et Yachine
- Ensuite, en vrac (dans le désordre) : Banks, Zoff, Maier, Carrizo, Fillol, Gilmar, Mazurkiewicz, Chilavert, Casillas, Neuer, Schmeichel, Van Der Sar, Kahn, Pfaff, Courtois, Jennings, Carbajal, Maspoli, Cech, Barthez, Lama, Zubi, Dasaev, Clemence, N'Kono, Zenga, Leão, El Hadary, Schumacher, Pagliuca, Schrojf...
On va lancer la pétition pour un top 100 gardien ;)

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Vladimir Beara, le gardien-chat yougoslave, Gyula Grosics "la panthère noire", qui fut l'un des premiers, à s'aventurer hors de sa surface.
Ce qui était encore plus impressionnant, c'est qu'on avait l'impression que Casillas ne s'attendait pas à rentrer.En effet, juste au moment où le changement s'apprête à être opéré, On le voit couper les manches de son maillot qui semblait très grand pour ses maigres épaules. La pression n'avait pas un poids pour lui du haut de ses 21 anss, il est vite entré dans son match en réalisant des arrêts de grandes classes (cf, com' de Franz), écœurant complètement les joueurs de Leverkusen.

On se souvient à raison de la volée de Zizou quand on évoque cette finale, mais personnellement, c'est les sauvetages de Casillas qui me viennent en premier quand je repense à ce match.

Il était sorti en pleurs César, comme s'il savait qu'il n'allait plus reprendre sa place de titulaire perdue ce soir là.
Le Saint est né et deviendra une légende par la suite!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Son immense carrière a tenu à un rien !
"les sauvetages de Casillas me viennent en premier quand je repense à ce match."
Exactement pareil. Comme le décrit si bien Franz, sa succession de parades était surréaliste.
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O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
J'ai énormément de mal avec les portraits de ce top. Invraisemblablement creux et impersonnels.
C'est surtout rebattu. Zidane, Raul ou Casillas ont eu droit à 3 ou 4 portraits dans So Foot ces deux dernières années. Difficile de trouver de nouvelles anecdotes ignorées des lecteurs attentifs ou des simples amateurs. Le style aurait pu nous sauver de l'ennui, mais il faut du talent, de l'envie, de la curiosité, denrées excessivement rares un jeudi matin de mois de juillet à Paris.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je suis d'accord, il n'y a plus rien de neuf à raconter sur ces joueurs à part les sentiments intimes qu'ils ont procuré à l'auteur. Il faut passer du naturalisme à l'impressionnisme.
Pour ça on fait confiance aux commentateurs. C'est d'ailleurs l'unique raison valable de lire les tops.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ne soyons pas trop durs, les portraits pour les tops Juve, Benfica et Lazio étaient quand même pas mal (les trois meilleurs tops selon moi, en tout cas les plus justes et plus pertinents).
S'il n'y avait que ça.

Comparer Cristiano à Raul c'est faire fi de tout romantisme. On a été incroyablement cruel avec le deuxième, le traitant de poids pendant trop de saisons, jusqu'à ce que Manolo Lama (ou Paco Gonzalez) en arrive à s'amuser à l'appeler "el que nunca hace nada" "el muerto", etc etc. Alors que ça reste un mec qui s'est tué sur le terrain. Bon partout, excellent nulle part, si ce n'est dans cette science du placement. Et ses "vaselinas". Putain. Ses lobs étaient incroyables.

Franchement Luis Aragones a été incroyablement cruel de ne pas l'intégrer en 2008 à l'équipe, alors que le joueur disait être prêt à y aller en étant porteur d'eau. Tout ça pour prendre l'autre nullard de Guiza.

On peut dire ce qu'on veut du Sabio de Hortaleza, mais là, ça aura été un gros gros gros batard.
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Chez_gue_Varane Niveau : DHR
l'histoire du foot c'est le real Madrid, je suis désolé de faire la groupie mais quand tu vois le nom de ces joueurs ( et c'est juste un top 50 ) c'est hallucinant.. les autres clubs Aussi ont vus passer des immenses joueurs, mais autant ? Je ne pense pas ..

Et pour Zidane, dans le reportage " le dernier match " je crois, Perez dit que la Juve était contente pour les 73m Alors que Lui pouvait mettre tellement plus, il avait dit à sa femme que de joueur serait le futur du real en 2000, tous les joueurs s'accordent pour dire que c'est/etait le meilleur .
Attends le top du Milan. Je sais que je prêche pour mon équipe favorite, mais il va faire mal. Très mal.
 //  10:38  //  Amoureux de la Bolivie
c'est vrai qu'il s'annonce monstrueux, et vu la grosse communauté rossonero présente sur So Foot ça risque de s'empoigner sévère ^^
Quand on y sera, nous feras tu une "Fred Astaire" Samotraki?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : -1
En parlant du Milan, je me suis amusé à faire mon propre top 50 (dans le désordre hein, c'était déjà suffisamment dur de trancher, j'avais pas le courage de pousser jusqu'au classement). Je serais curieux d'avoir l'avis de tifosi rossoneri de So Foot... mais soyez indulgents, je ne suis pas supporter milaniste à la base. ;)

Baresi, Rivera, Paolo Maldini, Van Basten, Schevchenko, Nordahl, Pirlo, Seedorf, Rui Costa, Altafini, Savicevic, Rijkaard, Gullit, Inzaghi, Schiaffino, Kaka, Donadoni, Liedholm, Gren, Nesta, Weah, Albertini, Costacurta, Gattuso, Boban, Cesare Maldini, Cafu, Ambrosini, Grillo, Schnellinger, Tassoti, Ancelotti, Desailly, Ibra, Massaro, Prati, Trapattoni, Benitez, Virdis, Leonardo, Amarildo, Lodetti, Dida, Evani, Jankulovski, Thiago Silva, Sormani, Dino Sani, Rosato, Collovati, Bigon, Benetti, Crespo

Il manque quelques grands joueurs passés par le Milan (Baggio, Ronaldinho, Ronaldo, Papin, Kluivert, Davids, Vieri, Stam, Cassano...) mais qui n'ont pas connu leurs meilleures années à San Siro (ou n'y sont pas restés assez longtemps) et qui ont, je trouve, moins marqué le club que d'autres joueurs bien moins talentueux. Je me laisse juste un joker avec Hernan Crespo par contre : une seule saison mais quand même un doublé en finale de LDC qui aurait pu (dû) donner le titre au Milan...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Et pour la 50e place (souvent un peu particulière puisque attribuée à un joueur ayant marqué le club à sa façon, pas toujours par ses grosses performances), je verrais bien Pato ou Balotelli...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ou carrément Luther Blisset en 50e ^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ah y a quand même quelqu'un qui m'a collé un -1 pour mon ébauche de top 50 Milan !
Alors ça va pas m'empêcher de dormir mais bon... Si cette courageuse personne pouvait argumenter et me dire en quoi elle n'est pas d'accord, quels noms ou quels oublis lui ont semblé si impardonnables, ce serait le minimum ! Je sais que je vais prêcher un peu dans le désert telle cette folle de Priscilla mais qui ne tente rien n'a rien.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Note : 1
Arrêtes de nous spoiler Alain ^^

j'ai l'impression que le top Milan va atteindre des sommets, en tous cas pas mal sont au taquet et à l'affût ;)

perso pour les grands clubs européens, j'attends le top Manchester United, qui sera savoureux à condition de ne pas zapper les premières légendes d'avant 1950, le top 10 pourrait être grandiose là aussi.
Après je me laisse guider par SF, j'attends, même si je t'avoue commencer à songer à rassembler quelques trucs en vue des futurs tops histoire de ne pas trop être pris au dépouvu quand le top 50 boca juniors arrivera sans prévenir :)
Luther Blisset en 50ème serait une très bonne surprise. J'ai découvert son nom sur la couverture du livre Q., magnifique ouvrage, inclassable mélange de roman social, d'espionnage et d'étude sur la Réforme et sur le mouvements des Anabaptistes, dont la devise pourrait être celle de ce lieu de partage: Omnia sunt communia.

Puis j'ai appris qu'il s'agissait d'un footballer Jamaicain (j'écoutais énormément de reggae à l'époque) qui avait joué dans mon club de cœur. Ce fut un de ces rares moments où les distances sont abolies, où les divergences qui habitent mon esprit se sont réconciliées.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'avoue qu'un Top River plate me ferait assez saliver.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Je plussoie, j'espère vraiment qu'on aura droit aux tops 50 de Boca et River ! Les deux clubs ont vu passer un sacré paquet de légendes et pour le coup, j'aurai un certain nombre de portrait en stock, côté Xeneize comme Millonario... ;)
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Allah Votre Niveau : Loisir
Je me souviens d'une phrase de Roberto Carlos sur Zizou:

"Zidane tu lui envois une pierre, il te renvoit un ballon"
Et mois d'une phrase de Materazzi:

'Zidane, tu lui demandes le boule de sa sœur, il te réponds d'un coup de boule en plein cœur".

Sexus, Nexus ... Plexus

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Ce qui me frappe au sujet de Zidane, c'est l'admiration que lui portent les Brésiliens, et notamment Ronaldo. Être à ce point admiré des plus beaux représentants du jeu est particulièrement révélateur de cette élégance qu'il avait sur le terrain, et qui lui était propre.

Ce mec a fait la synthèse entre la cour de récré et les parquets de danse, c'est pas rien.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'est un petit rat du préau !
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Petit HS : Quelqu'un sait si Sofoot continue de poster des brèves sur les étapes du Tour de France comme c'était le cas les années précédentes ? J'arrive pas à mettre la main dessus
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benarrivo Niveau : DHR
Reste: Di Stefano; Gento ; Julien Faubert
Ce but marqué par Zidane face au leader du championnat, qui si je ne me trompe pas était La Corogne, est sans doute le déclic pour Zidane à Madrid mais je ne le trouve pas particulièrement beau, d'autant que le gardien ne m'a pas l'air complètement irréprochable... Mais bon je pinaille sans doute...
J'ai du mal avec Cristiano devant Raúl, mais bon. En tant que supporter du Barça j'avais un immense respect envers Raúl, joueur classe sur et en-dehors du terrain. J'espère que Di Stéfano sera premier!
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Le Top 6 est grandiose, le Top 3 est Magique.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je modère: Grandiose et magique si Puskas y avait figuré.
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Note : 1
Sans doute le top 50 le plus dingue de tous.
Quand tu vois le niveau des absents...

Par contre, comme allegria, j'espère qu'il vont monter de niveau sur les portraits du top3, parce que jusquà maintenant, c'est trè, très léger.

Je mesure quand même qu'écrire un portrait intérressant de Cristiano Ronaldo, vu la brouette de portraits récents à son sujet, c'est un challenge :)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, quatre joueurs d'un même club qui peuvent figurer dans un top 10 européen, il n'y a pas d'équivalent:

Di Stefano
Cristiano
Zidane
Puskas
Mothafucka Niveau : CFA
Cruijff, Messi, Iniesta et Xavi ?
Baresi, Maldini, Van Basten, Rivera?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Messi n'est pas européen, il me semble.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les quatre du Milan sont immenses, je le reconnais, mais à mon avis, juste en-dessous.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Quand je dis Top européen des 60 dernières années, c'était un peu de provoc' pour relancer des discussions enflammées et je sens que je vais y parvenir, donc je veux dire:

Di Stefano
Cristiano
Zidane
Puskas
Cruyff
Platini
Beckenbauer

Restent 3 places pour: Van Basten, Eusebio, Charlton, Best, Laudrup, Xavi, Di Baggio, etc.
Alors disons un top 12.
D'après moi Eusebio est facilement dans le top 10. Il est le meilleur joueur européen dans les années 60. D'ailleurs il coûte au Real la C1 en 1962 (5-3 pour benfica) après un match fantastique malgré un triplé de Puskas en face et ceci à seulement 20 ans. Et puis sa coupe du monde 66 est magique. Il porte le Portugal jusqu'à la troisième place et est en plus considéré à l'époque comme la star de ce mondial par les anglais.
Mothafucka Niveau : CFA
Question de point de vue.
Cristiano n'est pas dans mon top 10. Gerd Müller non plus.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est impossible obtenir l'unanimité.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est déjà difficile d'établir un Top 10 par décennie, alors, à fortiori (ou à Fort Knox, d'ailleurs), de l'histoire !
Top 10 des joueurs européens ? C'est vraiment pour se la jouer romantique ça, tu peux pas décemment le classer hors du top 10
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Ah si vous avez osé mettre Zidane devant Raul et Casillas.

Portraits tres légers dommage il y a tellement à raconter !!

Oui celui de Milan ne doit pas être loin du Real.
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pedro mi guêpe pauleta Niveau : CFA2
CR7 premier !
Cristiano devant Raul, et Gento, d'ailleurs, c'est vraiment très polémique.

Cristiano restera d'ailleurs le joueur de ce top 10 le moins populaire dans les travées de Bernabeu. Son football, d'ailleurs, je ne le considère pas autrement qu'un football de statisticien égoïste et sans âme. A des années lumières, pour le coup, du Madridismo et de ses illustres représentants. Il est au football ce que le gynécologue est à l'érotisme.

On en reparle dans dix ans mais Cristiano ne sera jamais regretté par les madrilènes.
Non il ne sera pas regretté, ça se trouve à tous les coins de rue des mecs capables de te sortir des triplés contre l'Atletico de Simeone, pas vrai ?
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Frappe de Mule et Golazo Niveau : District
Iker est une légende madrilène. Un joueur très talentueux, mais avec ses défauts, notamment sur les ballons aériens.
Il a eu un comportement irréprochable pendant 80% de sa carrière madrilène. Néanmoins, pour diverses raisons, je pense qu'il a été mauvais sur le terrain et en dehors dans les 20% restants. Jusque la tout va bien, tout le monde a le droit de faire des erreurs, d'avoir de mauvais jours, d’être en délicatesse, bref de se tromper. Mais avec Iker c'est allé plus loin que ça, il s'est vu beaucoup plus grand que l'institution, son équipe, ses coachs et a sans doute pénalisé le Real Madrid de quelques trophées. Pour ces raisons, il mérite assurément une place dans le top 20, mais je trouve qu'il est difficile de le voir plus haut.
C'est quand même dingue cette reprise de volée du gauche !