Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Real Madrid

Détenteur de douze Ligue des champions, le Real Madrid a vu passer du beau monde en 115 ans d'histoire. Voilà les 50 joueurs qui ont écrit la légende des Merengues, de Raúl à Alfredo Di Stéfano, en passant par Michel, Zinédine Zidane ou encore Santiago Bernabéu.

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#29: Marcelo

Avant d’être reculé au poste de latéral gauche une première fois par Bernd Schuster, puis définitivement par Manuel Pellegrini, Marcelo était milieu voire ailier. Et cela se voit encore aujourd’hui. Car, si le remplaçant attitré de Roberto Carlos a bien bossé sur le plan défensif, sa principale force se trouve de l’autre côté du terrain où il régale ses coéquipiers par sa qualité de passes et humilie ses adversaires par ses dribbles chaloupés le long de sa ligne de touche. Et vu que le désormais vice-capitaine du Real Madrid sait quasiment tout faire, il lui arrive même de faire la différence en solitaire comme en finale de Ligue des champions 2014 face à l’Atlético de Madrid. Un but qui scelle définitivement la Décima et qui permet à Marcelo d’avoir enfin la reconnaissance qu’il mérite. Depuis cette date, le sosie de Fabrice Éboué ne s’arrête plus de régaler et d’empiler les C1, au point de mettre en péril la suprématie de Roberto Carlos. SO


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#28: Roberto Carlos

Il pose le ballon, recule de quelques pas, ajuste la mire, prend sa course d’élan, tire, le ballon flotte vers la gauche et contourne le mur pour finir dans les cages. On est le 16 septembre 1996, les présentations entre Roberto Carlos et la Liga viennent d’être faites. Des cageots comme celui inscrit contre le Betis Séville pour son troisième match sous le maillot blanc, le Brésilien en a mis un paquet. Infatigable, doté d’une vitesse exceptionnelle (il est à 1,3 seconde du record d’Usain Bolt sur 100m) et d’une puissance de frappe phénoménale, le divin chauve a régné en maître dans le couloir gauche madrilène pendant onze saisons. Avec son style inimitable, le champion du monde 2002 est le meilleur latéral gauche de l’histoire merengue... pour l’instant. MA

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#27: Miguel Muñoz

Contrairement à Cristiano Ronaldo, Miguel Muñoz n’a pas mis 90 buts en Ligue des champions avec le Real Madrid. Lui, il n’en a marqué qu’un seul. C’était le 8 septembre 1955 sur le terrain du Servette FC. Un but qui restera à jamais le premier inscrit en C1 par le Real Madrid. Une récompense méritée pour le capitaine des Merengues qui habituellement était dans l’ombre de Di Stéfano et Gento. Dix saisons à courir comme un dératé pour récupérer le cuir avant de servir l’un des cinq joueurs offensifs. Épuisé par tant d’efforts, Miguel Muñoz dira stop en 1958, avant de revenir, à peine deux ans plus tard, hurler sur ses anciens coéquipiers depuis le banc où il officiera comme entraîneur durant quatorze saisons. Record à battre. SO

#26: Ronaldo

O Fenomeno ne met que trente secondes à justifier son surnom auprès des Madridistas. Pour son premier match madrilène, face à Alavés, le Brésilien inscrit son premier but moins d’une minute après son entrée en jeu. Contrôle de la poitrine, reprise de volée, ficelle. Un quart d’heure plus tard, l’ancien Interiste plante son deuxième pion de la soirée. En quinze minutes sur le pré, le champion du monde 2002 vient de justifier son surnom et son transfert à quarante millions d’euros. Ces deux réalisations ne sont que le début d’une longue liste. En cinq saisons dans la Casa Blanca, sa réputation d’artiste ne sera jamais démentie. Seul bémol, comme pour tous les clubs où il est passé, le double Ballon d’or n’aura jamais soulevé la coupe aux grandes oreilles. MA

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#25: Santiago Bernabéu

1920. Alors que Santiago Bernabéu de Yeste est l’attaquant numéro 1 et capitaine du Real Madrid, il commet l’irréparable en posant avec le maillot de l’Atlético de Madrid le temps d’un match amical. Une faute très vite oubliée tant le talent du buteur aux statistiques affolantes est important pour les Merengues. Retraité des terrains depuis 1928, Santiago Bernabéu revient aux affaires par la grande porte en étant parachuté président du club par Franco. À l’aise dans son costume, l’Espagnol pose alors les bases de ce qu’est le Real Madrid aujourd’hui. Une équipe de Galactiques (Alfredo Di Stéfano, Raymond Kopa, Ferenc Puskás...) construite pour briller en Europe et à travers le monde. Une réussite puisqu'il amassera six C1 durant son long mandat de président qui se terminera à sa mort en 1978. Entre-temps, Santiago Bernabéu avait déjà su profiter de sa cote de popularité pour apposer son nom au nouveau stade du Real Madrid en 1955. SO


#24: Iván Zamorano

Sa main droite levée, Iván Zamorano fait le signe « cinq » aux spectateurs présents à Bernabéu. Presque un an jour pour jour après avoir subi une défaite 5-0 au Camp Nou, son Real Madrid vient d’infliger la même correction à son ennemi barcelonais. Auteur d’un triplé, et impliqué sur les deux autres buts de son équipe, le Chilien est avec Michael Laudrup l’homme de cette revanche madrilène. Cette manita donne le ton de la saison de l’attaquant et de son équipe. Arrivé dans la capitale espagnole deux ans plus tôt, le joueur de la Roja a longtemps surnagé dans un effectif qui n’a cessé de courir après le Barça de Cruyff. Mais cette saison 1994-1995 est celle du Real. Emmenés par un « Bam Bam » d’exception, les Merengues remportent finalement une Liga qui se refuse à eux depuis cinq saisons. L’un des trois seuls trophées madrilènes de Zamorano. MA

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#23: Juanito

« Illa, illa, illa, Juanito maravilla. » Le refrain est bien connu des habitués de Bernabéu. La tradition est immuable, la 7e minute de chaque match à domicile est l’occasion de rendre hommage à Juanito. Loué pour son état d’esprit combatif, le joueur est l’artisan du fameux revirement de situation de 1980 face au Celtic en Coupe d’Europe. Battu 2-0 à l’aller, le Real, emmené par Juanito, l’emporte finalement 3-0 au retour, le but de la qualification étant signé par son attaquant à la 83e minute. Le célèbre numéro 7 madrilène connaîtra trois autres retours victorieux sous les couleurs madilènes, face à l’Inter, Anderlecht et le Borussia Mönchengladbach. Ces succès valent aux Madridistas d’en appeler à l’esprit du joueur décédé en 1992, lorsque le Real doit effectuer une remontada. Même son décès dans un accident de voiture en revenant d’un match du Real, qu’il envisageait d’entraîner, a contribué à écrire sa légende. MA

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#22: Predrag Mijatović

32 ans de disette en C1, c’est long, très long. De retour en finale après l’échec face à Liverpool en 1981, le Real Madrid est donc dans l’obligation de gagner contre la Juventus d’un certain Zinédine Zidane. Une pression qui n’effraie pas Predrag Mijatović. Dans une rencontre fermée, l’attaquant yougoslave profite d’un cafouillage dans la surface pour dribbler le portier turinois Angelo Peruzzi et inscrire le seul but de la rencontre. Le lendemain, dans les rues de Madrid, les supporters n’en ont alors que pour Mijatović, qui permet aux enfants nés à partir du début des années 1970 de vivre enfin un sacre européen. SO

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#21: José Antonio Camacho

La fidélité et la constance sont ce qui caractérise le mieux José Antonio Camacho. Arrivé en 1973 à la Castilla, le défenseur n’ôtera plus la tunique blanche jusqu’à sa retraite. Sa rage de vaincre et son sens du sacrifice font d’ « el burlador » le maître de la défense madrilène. En seize saisons passées à la Casa Blanca, l’international espagnol marque de son sceau l’histoire madridista, et remporte tout ce qu’il est possible de remporter... hormis la C1. Le passage de Camacho sur le banc madrilène sera beaucoup moins convaincant. En désaccord avec la direction, l’ancien joueur rompt son contrat après seulement vingt-deux jours. MA

#20: Ignacio Zoco

Peu utilisé la première saison, le premier Z célèbre du Real Madrid gagne sa place dans le onze grâce à sa mentalité sur le terrain. Humble et vaillant, ce libéro à l’ancienne représente les valeurs du madridisme des années 1960. Véritable roc de la génération « yé-yé » , le défenseur préfère souffrir plutôt que perdre un match. C’est cette mentalité qui lui permet de gagner l’affection des supporters. Et c’est cette aversion pour la défaite qui le pousse un soir de manita du Barça de Cruyff joueur, à annoncer sa retraite à l’issue de la saison. La mentalité de Zoco lui vaut à son décès en septembre 2015 le plus beau des hommages de Pirri : « De nouveaux Ronaldo ou Messi pourront débarquer, mais il sera difficile que de nouveaux Zoco arrivent dans un club aussi grand que le Real Madrid. » MA

#19: Michel

À Madrid, marquer un but pour son premier match en championnat à seulement dix-huit ans ne suffit pas pour gagner sa place. Et ça, Michel en a fait l’amère expérience. Reparti s’aguerrir avec la Castilla qu’il coachera des années plus tard, l’actuel sélectionneur de Málaga revient en équipe première deux ans plus tard en trois fois plus fort. Bien décidé à s’accrocher à sa place, l’international espagnol effectue neuf saisons de suite à 31 matchs ou plus en championnat. Membre de la célèbre « Quinta del Buitre » , Michel est le passeur de cette bande de cinq. Sur son côté droit, le milieu espagnol enchaîne centre sur centre sur les têtes bien dures de Zamorano et d’Hugo Sánchez. Et quand il n’offre pas des caviars ou ne cavale sur son côté, l'ancien immense coach de l'OM s’amuse à caresser les parties génitales de Carlos Valderrama alors au Real Valladolid. Un homme de goût assurément. SO

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#18: Héctor Rial

C’est une lettre d’Alfredo Di Stéfano qui scelle le sort d’Héctor Rial au Real Madrid. En quête d’ « un coéquipier qui, lorsque je lui donne le ballon, me la remet » , la « Flèche blonde » se met en tête de faire venir l’Argentin. Une fois la missive de son ami l’invitant à le rejoindre au Real reçue, Rial fait le forcing pour rejoindre la Casa Blanca. Le joueur menace même son club du Nacional (Uruguay) de mettre un terme à sa carrière en cas de refus. Heureusement pour les Merengues, le joueur ne met pas ce chantage à exécution. Depuis le flanc gauche madrilène, Ríal fait briller Francisco Gento grâce à ses centres au cordeau. Mais c’est un autre joueur d’exception qui précipite le départ du compère de Di Stéfano. Déplacé à droite par l’arrivée de Ferenc Puskás, l’ancien joueur d’Independiente voit son influence remise en cause. Il est alors guidé vers la sortie par Miguel Muñoz. Ce départ amorce sa fin de carrière qui sera scellé deux ans plus tard par une ultime saison marseillaise. MA

#17: Hugo Sánchez

Depuis Di Stéfano et Puskás, le Real Madrid n’avait jamais connu un attaquant aussi puissant et constant devant les cages. Du gauche, du droit, de la tête, en bicyclette, en renard, en solitaire, peu importe, Hugo Sánchez marquait quoi qu’il arrive. Un buteur en série arrivé tout droit de l’Atlético qui permet au Real Madrid de renouer avec le succès en Liga. Il faut dire qu’avec un attaquant aussi prolifique que le Mexicain, les Merengues se baladent durant cinq saisons de suite entre 1986 et 1990. Hugo Sánchez, lui, soulèvera quatre trophées de Pichichi durant cette période avec une marque record à 38 brindilles. Un record qui tiendra vingt et un ans avant que Cristiano Ronaldo ne décide de l’élever à 40. Peu importe, le Mexicain au sang chaud, qui célébrait ses buts en salto, restera à jamais le meilleur footballeur d'Amérique du nord et d'Amérique centrale du XXe siècle. Et ça, CR7 ne pourra pas lui enlever. SO

#16: Santillana

Dans le duo d’attaque qu’il formait avec Juanito, Santillana était clairement le buteur. Un statut qu’il se chargera de valider à chacune des 645 rencontres disputées avec le Real Madrid. Résultat, 290 buts dont une grosse partie de la tête malgré sa relative petite taille (1,75 m) pour squatter la quatrième place du classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Merengues. Malheureusement, l’efficacité de Santillana s’est perdue en finale de Coupe des clubs champions face à Liverpool en 1981, et en finale de C2 deux ans plus tard contre Aberdeen. En revanche, pour la C3, aucun problème puisqu'il marque durant les deux finales victorieuses de 1985 et de 1986. SO

#15: Manuel Sanchís (père et fils)

Formé au Barça, Manuel Sanchís Martínez part s’installer dans la capitale en 1965. Au même moment, son fils, Manuel Sanchís Hontiyuelo, voit le jour. Pendant que le bambin fait ses premiers pas, son padre, lui, remporte une C1 et s’intègre parfaitement au sein des « yé-yé » grâce à sa solidité défensive et sa relance toujours propre. Et visiblement, chez les Sanchís, les gènes se transmettent et se multiplient de génération en génération. Plus puissant, plus technique, plus costaud, le petit Manuel réussit l’exploit de tuer le père pour définitivement le faire oublier au fil de ses dix-huit saisons et 710 matchs passés à contrôler la défense madrilène depuis sa tour de libéro. Toujours bien placé, et par conséquent jamais dépassé, ce membre de la « Quinta del Buitre » , capitaine depuis 1993, sera celui qui libérera tout un peuple en soulevant la Ligue des champions en 1998 et ainsi imitera la famille Maldini qui a aussi vu le père et le fils remporter la C1. Le Real attend avec impatience la troisième génération Sanchís. SO
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
LE REAL MADRID ET LA COUPE D'EUROPE: LES DEBUTS.

Le jour de la «Navidad» 25 décembre 1955.

Au moment de la création de l'épreuve, les plus optimistes s'attendaient à de grandes difficultés: de dates, d'arbitrage, de politique. On redoutait fort, notamment que le sort opposât l'Espagne à la Yougoslavie qui n'entrenaient pas de relations diplomatiques, le régime de Franco n'ayant guère de symphathie pour celui de Tito, et vice versa. Le sort est aveugle, ou sans pitié. Partizan «tombe» sur le Real Madrid en quarts de finale. On sait alors que la Coupe d'Europe va mourir, ou bien obtenir à tout jamais son label de supériorité sur les basses contingences de ce monde.
Partizan se présente à Madrid, le jour de la Navidad, quand toute l'Espagne récite les prières de Noël. Cent mille fervents du ballon rond sont venus voir, dans un silence de cathédrâle, à quoi peuvent bien ressembler ces incroyants qui viennent de si loin. Pendant un quart d'heure, ils découvrent les beautés du ballet slave dansé par Milunitovic, Bobek et leurs coequipiers. Le Real se réveille ensuite et, sous la baguette de Di Stefano, marque quatre buts à un adversaire peut-être trop confiant, mais qui accepte sa defaite (0-4) en grand seigneur. La Coupe d' Europe a gagné.
La revanche de ce match historique se déroule dans un cadre hallucinant. Le stade de Partizan, sombre comme une falaise sous le ciel gris, entoure le terrain enneigé, tandis qu'il fait un froid de voleur. Pendant plus d'une heure, les yougoslaves pilonnent les buts du gardien espagnol avec une intensité rarement egalée. Un but, puis deux, puis trois: Partizan va t il réussir l'exploit prodigieux de remonter quatre buts ?
L'equipe du Real ne fait pas de fioritures. Ce n 'est ni le lieu, ni le le moment. Elle se bat, furieusement, passionnément. Son capitaine de route - qui ne porte pas de brassard - montre l'exemple. Il est aux quatre coins du terrain: on découvre que Di Stefano est non seulement un artiste mais également un lutteur infatigable. Milunitovic s'empare de la balle et en tombant, la propulse vers le but espagnol: elle s'arrête à cinquante centimetres de la ligne, figée dans la neige. Partizan «n'égalisera» pas.
Au coup de sifflet final, plusieurs joueurs du Real se roulent sur le sol en signe d'allégresse. Les spectateurs exaspérés par leur jeu défensif les bombardent de boules de neige à leur rentrée aux vestiaires. Alors Bobek et les joueurs du Partizan prennent leurs adversaires par les épaules et les raccompagnent. Le temps de l'amitié est venu.

(extrait de «La fabuleuse histoire du football».

Match aller: https://www.youtube.com/watch?v=SQ5oF1krD4k

36 joueurs, dont 23 finalistes, ont participé aux «Cinq Glorieuses» du Real Madrid de 1956 à 1960:

Les 23 finalistes: Gento, Di Stefano, Rial, Alonso, Atienza, Lesmes, Marquitos, Joseito, Marsal, Zarraga, Munoz, Torres, Kopa, Mateos, Santamaria, Dominguez, Santisteban, Ruiz, Puskas, Pachin, Canario, Vidal, Del Sol.
Les 13 autres: Berasaluce, Navarro, Beceril, Garcia (Miche), Quevedo, Oliva, Molowny, Castano, J, Herrera, Perez-Paya, Roque Olsen, Pepillo, Pereda,

Les 13 non-finalistes ont droit eux aussi, selon les critères actuels de l'UEFA, au titre de champions:
«Sont considérés comme vainqueurs de la C1, les joueurs ayant joué au moins un match lors de la saison de C1».
Les statistiques des nombreux sites spécialisés qui attribuent les victoires en Coupe d'Europe uniquement aux finalistes, sont donc érronées (ex: 3 pour Messi et Xavi, 1 pour Puskas, etc.) ou non remises à jour.
Par contre, le brésilien Didi est parfois crédité, à tort, d'une C1 en 60, alors qu'il n'a pas disputé la moindre rencontre (seulement 19 en Liga (les 18 premiers et le 30ème et dernier !) et 12 matchs amicaux): l'explication de son échec au Real se trouve sans doute dans ces articles en espagnol; la traduction française en est malheureusement incompréhensible (pour moi).
Si quelqu'un veut bien les traduire, ou en faire un bon résumé, il en sera remercié ! Car cette affaire me passionne et m'intrigue.

http://blogs.elpais.com/memorias-blanco … 3%A9u.html
http://www.kaisermagazine.com/retroblog … al-madrid/

Didi au Real: https://www.youtube.com/watch?v=UbETSus-osY


Le Real a disputé 37 matchs: pour 2 confrontations il y eut 1 match d'appui: le huitième contre le Rapid Vienne en 56, la demie contre l'Atletico, en 59.
En tant que champion sortant, il était exempté du premier tour (16èmes) et disputait directement les 8èmes. Le Real, tenant du titre qualifié d'office de 57 à 60, étaient également représentés en C1:
Athletic Bilbao, champion 56, pour la saison 56-57: quart-finaliste
Seville, vice-champion 57, pour la saison 57-58
Atletico Madrid, vice-champion 58, pour la saison 58-59
Barcelone, champion 59 et 60, pour les saisons 59-60 et 60-61

Ce qui donna lieu à des confrontations «espagnoles».
Real-Seville en quarts en février 58
Atletico-Real en demies en mai 59
Real-Barça en demies en avril 60
Real-Barça en huitièmes en novembre 60: 1ère élimination du Real en C1

Benfica vainqueur de la C1 et champion du Portugal en 61, le Sporting Portugal fut le dernier vice-champion repêché ( pour la C1 61-62): après, ne seront représentés que les champions nationaux et les tenants du titre de C1, si équipes différentes, cela va de soi.

Les seules autres confrontations "nationales" avant la nouvelle formule de la LDC seront:
Nottingham Forest-Liverpool en 16èmes en 78-79
Hellas Verone-Juventus en 8èmes en 85-86

LES 36 JOUEURS

Les gardiens de but:
Juan Alonso: 22 matchs, Rogelio Dominguez: 14 m, Javier Berasaluce: 1 m.
Les arrières latéraux:
Rafael Lesmes: 28 m, Marquitos: 26 m (arrière central avant l'arrivée de Santamaria), Angel Atienza: 11 m, Miguel Garcia: 6 m, José Beceril: 5 m, Joaquín Navarro: 3 m, Manuel Torres: 2 m, Manuel Quevedo: 1 m,
Les arrières centraux:
José Santamaria: 21 m, Joaquin Oliva: 3 m, Pachin: 3 m (aussi latéral).
Les demis défensifs et offensifs:
José Maria Zarraga: 31 m (aussi latéral), Miguel Munoz: 15 m, Juan Santisteban: 16 m, Antonio Ruiz: 9 m, José Maria Vidal: (6 m)
Les ailiers droits:
Raymond Kopa: 22 m (1 fois en n° 9 et 1 fois en n° 10), Joseito: 11 m (aussi inter droit), Jésus Herrera: 5 m, Canario: 3 m, Luis Molowny: 2 m, Heleodoro Castano: 2 m,
Les inters droits:
Enrique Mateos: 15 m (aussi avant-centre et inter gauche), Ramon Marsal: 9 m, Roque Olsen: 4 m, Luis Del Sol: 3 m, Jésus Pepillo: 1m, José Luis Perez-Paya: 1 m,
L' avant-centre:
Alfredo Di Stefano: 35 m: manque pour cause de blessure, le quart à Nice en 60 (défaite 2-3, triplé de Victor Nurenberg).
Les inters gauches:
Hector Rial: 23 m (dont 4 inter droit), Ferenc Puskas: 12 m.
Les ailiers gauches:
Francisco Gento: 36 m sur 37 possibles, Jésus Maria Pereda: 1m.


FINALES : RESUMES DES ACTUALITES ESPAGNOLES.
AVERTISSEMENT AUX MELOMANES:
LES MUSIQUES «D'ACCOMPAGNEMENT» DES IMAGES SONT A LA LIMITE DU «SOUTENABLE» !

1956 à Paris Reims-Real 4-2 (Di Stefano, Rial (2))
Alonso-Atienza-Marquitos-Lesmes-Zarraga-Munoz (cap)
Joseito-Marsal-Di Stefano-Rial-Gento
Entr: José Villalonga

https://www.youtube.com/watch?v=GhfBRLBQwnI

1957 à Madrid Real-Fiorentina 2-0 (Di Stefano, Gento)
Alonso-Torres-Marquitos-Lesmes-Zarraga-Munoz (cap)
Kopa-Mateos-Di Stefano-Rial-Gento
Entr: José Villalonga

Attention ! des images peuvent choquer la sensibilité de certains Sofooteurs, comme la présence du Caudillo et Madame, en tribune.
https://www.youtube.com/watch?v=eJF1xNcaa3w&t=18s

1958 à Bruxelles Real-Milan 3-2 (Di Stefano, Rial, Gento)
Alonso (cap) -Atienza-Santamaria-Lesmes-Santisteban-Zarraga
Kopa-Joseito-Di Stefano-Rial-Gento
Entr: Luis Carniglia

https://www.youtube.com/watch?v=bW72qj09lsM

1959 à Stuttgart Real-Reims 2-0 (Di Stefano, Mateos)
Dominguez-Marquitos-Santamaria-Zarraga (cap)-Santisteban-Ruiz-
Kopa-Mateos-Di Stefano-Rial-Gento
Entr: Luis Carniglia

https://www.youtube.com/watch?v=ndrCvmxVfBM

1960 à Glasgow Real-Eintracht Francfort 7-3 (Di Stefano (3), Puskas (4) )
Dominguez
Marquitos-Santamaria-Pachin-
Vidal-Zarraga (cap)
Caneiro-Del Sol-Di Stefano-Puskas-Gento
Entr: Miguel Munoz

http://footballia.net/fr/matchs-complet … -frankfurt

Le Onze type idéal (avant 60) pourrait se rapprocher de celui là:
Alonso
Marquitos – Santamaria – Lesmes
Munoz – Zarraga
Kopa – Rial – Di Stefano – Puskas – Gento
(une mention spéciale aussi au demi offensif Santisteban et aux attaquants Joseito, Marsal et Mateos).

Ce fameux quintette offensif n'a pourtant été aligné qu'à deux reprises: en 59 en quart face à Vienne et en huitième en 58 au Besiktas.
En 30 journées de Liga, lors de la saison 58-59, ils ont été associés 8 fois sur 30 possibles: blessures ou choix de l'entraîneur ? Kopa, Di Stefano, Puskas ont oeuvré ensemble à 24 reprises.

Mais l'équipe de la finale 60 de Glasgow n'a rien de virtuelle et est peut-être la meilleure de l'histoire (avec celle de
Ce commentaire a été modifié.
 //  14:12  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
je pense que ton texte a été coupé par la limite ....
Fred, la finale de 1956 c'est 4-3 pas 4-2.
Reims mène 2-0, se fait rejoindre puis mène à nouveau 3-2 avant de craquer dans le dernier quart d'heure.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Bien rectifié. Si c'est ma seule erreur (de saisie), ça ira !
Le récit de match, je l'ai entendu gamin des dizaines de fois par nos anciens. Pour eux, c'était Séville puissance dix.
Je te fais confiance pour tout le reste.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je ne sais toujours pas si la finale avait été diffusé à la RTF, et je ne connais personne qui était au Parc des Princes, ce soir là.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Manque la fin:
Mais l'équipe de la finale 60 de Glasgow n'a rien de virtuelle et est peut-être la meilleure de l'histoire (avec celle de 2017 ?).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:04  //  Aficionado de l'Argentine
Fred, tu t'es fait avoir par la limite du nombre de signes/lignes par com (que je n'ai toujours pas réussi à définir précisément) : ça m'est arrivé plusieurs fois aussi avec mes portraits de joueurs...

Merci pour tes coms en tout cas, depuis le temps que tu l'attendais ce top Real !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Quand tu auras le temps, pense à me traduire les articles sur Didi (ils doivent doublonner), sur mon com du haut.
Merci d'avance.

http://blogs.elpais.com/memorias-blanco … 3%A9u.html
http://www.kaisermagazine.com/retroblog … al-madrid/
 //  16:04  //  Amoureux de la Bolivie
Fred pour te remercier de tes superbes posts, je traduis l'article d'El Pais, j'ai le temps cette aprem donc je me suis penché sur ça, l'article est très intéressent en plus.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci Ajde, t'es un vrai pote !
Ce n'est pas fini: à propos de Puskas, j'ai plein d'articles en hongrois (ça c'est pour Lemoine), en portugais et en espagnol, rapport à la tournée du Honved à Rio début 57.
 //  17:13  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 4
Pour Fred Astaire et les autres qui nous régalent avec leurs posts
(la traduction de l'article d'El Pais) à propos de Didi et le Real Madrid.
****

Le 5 août 1959, Didi atterrissait à l’aéroport de Barajas, ce fut un événement. Didi, de son vrai nom, Waldir Pereira, était le meneur de jeu de Botafogo où il faisait équipe avec Garrincha, et de la sélection brésilienne avec laquelle il avait gagné la Coupe du Monde de 1958 en Suède. Didi jouait avec le nombre 8 et était un joueur de classe mondiale. Reconnu pour la précision de ses longs centres, par l'intelligence de son jeu et par une manière spéciale de tirer les coups francs, un tir qui avait pour nom : la feuille morte. C'était une manière très particulière de frapper le ballon, un geste arrivé un peu par hasard, conséquence d'une blessure à la cheville. (Beaucoup d'années après il le confirmera à Ladislao Moñino, du journal AS, de cette façon : « J'ai subi une blessure à la cheville et je ne pouvais pas frapper la balle normalement. Donc je me suis rendu compte que si je frappais avec la pointe en coupant le ballon par le centre, je ne sentais pas la douleur et le ballon faisait une courbe avant de redescendre. Ainsi, j'ai commencé à consolider le coup de pied et la cheville. Pour moi, avec le temps c'était devenu quelque chose de normal et de facile. Ça donnait beaucoup de rage aux gardiens de prendre des buts sur un tir en feuille morte »).

Avec ce tir, le ballon avait une trajectoire qui semblait le faire passer au-dessus du montant, mais tout à coup le ballon tombait brusquement et prenait le cadre. C'était un coup personnel, inconnu de l'époque (peu après le brésilien Waldo brésilien réussit à l'imiter) et cela a donc augmenté le prestige de Didi. Mais, au-delà de cette action, il s'agissait d'un grand joueur.

Bernabéu cherchait le prestige international pour le Real Madrid, et dans cette logique il avait essayé de faire venir les joueurs des pays les plus importants du football mondial. Il avait les argentins Di Stefano et Rial, l’uruguayen Santamaría, le hongrois Puskas, et le français Kopa qui lui rentrait au Stade de Reims après trois saisons et plusieurs Coupes d'Europe gagnées. Les seuls qui n’intéressaient pas Bernabeau étaient les joueurs anglais. « Toute bonne équipe devrait avoir 2 argentins et aucuns anglais » me dit-il un jour. « Pourquoi ?». « Parce qu’ils jouent bien mais ils ne sont pas malins. Ils se laissent berner. Les argentins jouent mieux et en plus personne ne les trompent. C’est le contraire. »

Avec Didi, Bernabéu introduit Madrid dans la société brésilienne. Il en coûta 80.000 dollars, pas énormément d'argent. Didi avait trente ans, envie de voyager, et la comparaison avec Pelé au Brésil, la star mondiale de Santos (dont le recrutement avait tenté Bernabéu mais il avait compris que c'était impossible), lui semblait préjudiciable. Avec lui, était venu l’ailier brésilien Canario du club América de Río de Janeiro. L'entraîneur pour cette saison était le paraguayen Fleitas Solich, qui avait obtenu ses meilleurs résultats à Flamengo et qui était derrière ces transferts. Il y avait donc une certaine tentative de « brasileñización » du jeu du Real Madrid. Car le Brésil avait gagné la Coupe du Monde de 1958 et paraissait à ce moment-là, avec Pelé, Garrincha, Didí, Zito et compagnie, être au sommet du football.
Ce commentaire a été modifié.
 //  17:14  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 4
-**** 2/3

Mais au Real Madrid le patron c’était Di Stefano, dont la conception du jeu était autre. Un joli jeu, oui, mais en courant tous beaucoup. Lui-même assumer plusieurs rôles : il redescendait défendre et récupérer le ballon, organisait les offensives et remontait le terrain pour marquer beaucoup de buts comme on l'exigeait pour celui qui portait le numéro 9.

Didi n’était pas un travailleur, il n’avait pas de fond physique, et personne ne l’avait demandé autre que chose que de recevoir et de distribuer la balle intelligemment, jeu court, jeu long ou très long. Ses ouvertures à 50 mètres ou plus étaient colossales. Et il avait la feuille morte. Il se présenta au stade Bernabeu pour un amical contre le club hollandais du Fortuna. Le Real gagna 8-3 et Di Stefano mis 6 buts. A partir de là, il commença à voir que les choses allaient être sérieuses. Ensuite, ce fut le trophée Carranza (tournoi de pré-saison), où le Real gagna 6-3 face au Milan AC en demie et 4-3 en finale contre le Barça. Didi marqua un joli but sur une feuille morte, mais de nouveau, c’était Di Stefano, qui allait sur ses 34 ans, qui était l’âme de l’équipe. Lors du second match au Bernabeu, Didi brilla encore avec un but sur un tir en feuille morte face à Vicente, le gardien de l’Espanyol (et plus tard du Real). Il fut largement applaudi. Mais une feuille morte de temps en temps, c’était beaucoup en dessous de ce que Di Stefano exigeait de ses coéquipiers. Dans cette ligne d’attaque, était aussi présent Puskas, donc de toute façon pour tirer les coups de pieds arrêtés, il n'y eût jamais de problèmes.

Didi commença à s’attrister/s’inquiéter. Le froid et la boue arrivaient et tout alla pour le plus mal. Dans la Liga, il était une espèce de bouée flottante, autour de laquelle se déplaçait l’équipe. Le jeu passait très rapidement autour de lui. La star mondiale était débordée par le rythme de l’équipe. Ceux qui essayaient de croire en lui, accusaient Di Stefano, à qui il est arrivé d’être accusé de racisme envers Didi. Des années après, quand j'ai parlé à lui (Di Stefano) de cela, il m'a dit :
- Moi j’étais l’avant-centre et je devais alimenter en ballons les milieux centraux ? Où est ce qu’on voit ça !
Dans les deux premiers matches éliminatoires de la Coupe d'Europe, Didí ne joua pas. Mateos, Pepillo et le vétéran Rial occupèrent son poste. En Coupe d’Europe, le Real Madrid ne plaisantait pas. Dans le championnat, il y avait une certaine diplomatie jusqu'à ce que la femme de Didí, Mme Guiomar, qui vendait des colonnes pour un journal du Brésil, écrive qu’on marginalisait son mari à Madrid parce que tous les joueurs payaient à la presse sauf lui. Cela a été le point final. Bernabéu appela Didi et le licencia, sans oublier de lui payer les 53.000 dollars restants du contrat. Au total, l'opération a coûté à Bernabéu 133.000 dollars, plus de sept millions de pesetas de l'époque. Mais il préféra une rupture nette.
Ce commentaire a été modifié.
 //  17:14  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 6
**** 3/3

La crise Didí emporta également avec elle Fleitas Solich. Miguel Muñoz, l’ex-capitaine du club, fut nommé entraineur en cours de la saison. Bernabéu signa un contrat à Del Sol, une étoile montante du Betis, pour six millions et demi, plus trois joueurs du centre de formation (Pallarés, Llorens et Martin Esperanza) et l'engagement de jouer le Trophée Benito Villamarín de cette année. Avec Del Sol à la place de Didi, Madrid élimina le Barça en demie finale de la Coupe d'Europe et gagna sa cinquième finale de la compétition (7-3 face à l'Eintracht), et sa première Coupe Intercontinentale (0-0 et 5-1 contre Peñarol). Et 2 ans plus tard, il venda Del Sol pour vingt-deux millions à la Juventus.

Didi joua 19 matches de Liga pour 6 buts. Il ne joua pas en Coupe d’Europe. Entre une chose et l’autre, il en couta plus de 7 millions au final. Del Sol joua 2 saisons et demie, à un très haut niveau, gagnant 2 Liga, une coupe du Roi, une coupe d’Europe et une coupe intercontinentale, et fut tout de suite vendu après ça pour le triple de ce qu’il a couté. L’un était une star internationale, l’autre une grande promesse du Bétis. On sait aussi qu’en football tout ce qui brille n’est pas d’or.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Fred et ajde, un immense merci les gars ! Quelles mines d'infos vous découvrez !

Donc la fameuse feuille morte est le résultat d'une blessure, c'est dingue ! Une sorte de crème brûlée, un miracle accidentel.
Et Di Stefano a pourri Didi, et bien ! Je crois que je vais passer du côté obscur de l'ami Penarol en ce qui concerne la saeta rubia ;)
MappleLeaf
Et Juninho ressuscita la feuille morte un demi-siècle plus tard!
(J'ai fait du à peu près, j'ai rien d'autre à faire au bureau today )

Le 5 aout de 1959 Didi arrive à Barajas, un sacré fait. Didi s'appellait Waldir Pereira et était le créateur du Botafogo ou il a joué avec Garrincha, et de la sélection brésilienne qui avait gagné la coupe du monde 1958 en Suède. Didi portait le numéro 8 et était un joueur à la réputation mondiale. Il avait acquis sa réputation de la précision de ses passes longues, de son intelligence de jeu et de sa manière si spéciale de frapper les coup francs : la folha seca. Il s'agissait d'une manière très particulière de frapper le ballon à laquelle il était arrivé un peu par hasard, suite à une blessure à la cheville.(Bien plus tard il l'expliquerait à Ladislao Moñino, alors chez AS, de cette manière : "J'ai subi une blessure à la cheville et je ne pouvais plus frapper la balle normalement. Je me suis alors rendu compte que si je frappais du bout du pied, en coupant le ballon par son milieux, je ne sentais plus de douleur, et le ballon faisait une parabole avant de retomber. J'ai donc commencé à renforcer les trois orteils centraux et ma cheville. Pour moi, au bout d'un certain temps, cela devint normal et facile. Les gardiens détestaient encaisser des folha seca”).

Avec cette frappe, le ballon partait avec une trajectoire qui donnait l'impression qu'il allait sortir au dessus de la barre, mais retombait brusquement dans le cadre. Il s'agissait d'un tir personnel, inconnu alors (peu après, le brésilien Waldo réussit à l'imiter) et cela augmenta le prestige de Didi. Mais, au dela de cette chance, il s'agissait aussi d'un grand joueur.

Bernabéu cherchait du prestige universel pour le Real Madrid, et en ce sens, il avait réussi à recruter des joueurs des pays réputés footballistiquement. Il avait Di Stéfano et Rial, d'Argentine; Santamaría d'Uruguay; Puskas de Hongrie; avait eu Kopa de France, qui repartait alors au Stade de Reims cet été là après trois ans et autant de coupes d'europe avec le Real Madrid. Les seuls qui ne l'intéressaient pas étaient les anglais.“Toute bonne équipe doit avoir deux argentins et aucun anglais”, me dit-il un jour “Pourquoi?”. “Parce qu'ils jouent bien mais ils ne sont pas malins (dans le sens fripon pas bête). Ils se font avoir. Les argentins sont meilleurs et en plus personne ne les trompe. Au contraire”.

Avec Didí, Bernabéu présentait le Real Madrid au Brésil. Il avait coûté 80.000 dollars, pres de cinq millions de l'époque, pas tant d'argent que ça. Il venait d'avoir trente ans, il avait envie de sortir et, la comparaison avec Pelé, l'étoile du Santos (que Bernabeu avait essayé de recruter avant de voir que c'était impossible), lui faisait du mal. En même temps que Didi arriva l'ailier Canario, aussi brésilien et provenant de l'América de Río de Janeiro. L’entraîneur était alors Fleitas Solich, paraguayen, mais qui avait laissé passé la meilleure partie de sa carrière au Flamengo, et qui était derrière ces recrutements. Il y avait donc une certaine envie de rendre le jeu du Real Madrid plus brésilien. Après tout, le Brésil avait gagné la coupe du monde 1958 et paraissait en ce moment être la rose des vents du football grace aux Pelés, Garrincha, Didí, Zito et compagnie.

Pais au Real Madrid, la boussole était détenue par Di Stéfano, et sa conception du jeu était toute différente. Jouer de belle manière certes, mais en courant énormément. Lui même avait trois fonctions. Descendre à défendre et à couper les trajectoires, créer le jeu, et monter pour marquer autant de buts qu'on attendait de quelqu'un qui portait le numéro neuf.

Didí n'était pas un travailleur, il n'avait pas de fond, et personne ne lui avait jamais demandé autre chose que de recevoir le ballon, et de l'utiliser de manière sage, en jeu court, long ou très long. Ses transversales à cinquante mètres ou plus étaient colosalles. Et il avait la folha seca. Il se présenta au Bernabéu lors d'un match amical face au Fortuna holandais. Madrid gagna 8-3 et Di Stéfano marca six buts. C'est la qu'il commença à voir que la chose était sérieuse. Puis il alla au tournoi Carranza, où Madrid gagna 6-3 face à Milan lors de la demi finale puis 4-3 face à Barça lros de la finale. Didí marqua una belle folha seca, mais l'âme de l'équipe fut de nouveau Di Stéfano, qui avait déjà 34 ans. Lors de son deuxième match de Liga au Bernabéu, Didí réutilisa sa folha seca face à Vicente, gardien de l'Espanyol (futur du Real Madrid). Il fut très applaudit. Mais réaliser une folha seca de temps en temps était bien moins que ce que Di Stéfano exigeait de ses coéquipiers. Parmi les avants de cette équipe se trouvait aussi Puskas, qui excellait dans l'exercice des coups francs.

Didí commença à perdre de l'élan. Le froid et la boue arrivèrent, et tout alla de mal en pis. Dans la Liga il était une sorte de bouée flotante, autour de laquelle se jouait l'équipe. Le jeu passait vertigineusement autour de lui. La figure mondiale qu'ilé tait se vit désarçonnée par le rythme de l'équipe. Ceux qui croyaient en lui rejetaient la faute sur Di Stéfano, qu'on alla jusqu'à traiter de raciste.Des années plus tard, voila ce qu'il me raconta :
— J'étais l'avant centre et je devais alimenter de ballons l'ailier ! Où a-t-on vu ça ?

Lors des deux premiers tours de Coupe d'Europe, Didi ne joua pas. Mateos, Pepillo y le vétéran Rial ocupèrent sa place. Avec l'Europe il n'y avait pas le temps de gamberger. En liga, la diplomatie était de rigueur jusqu'à ce que la femme de Didi, Doña Guiomar, qui était journaliste au Brésil, écrivit que son mari était maltraité par la presse car tous les joueurs payaient les journalistes mais pas lui. Ce fut la fin. Bernabéu appela Didí et le renvoya, non sans lui donner les 53.000 dollars qui lui étaient dus par contrat. Au total, l'opération coûta à Bernabéu 133.000 dollars, plus de siete millones de pesetas de l'époque. Mais le président avait préféré couper court.

La crise Didí fit tomber Fleitas Solich. Miguel Muñoz, ancien capitaine du club, pris sa place en cours de saison. Bernabéu recruta Del Sol, étoile montante du Betis, pour un montant de six millions et demi plus trois joueurs juniors (Pallarés, Llorens y Martín Esperanza) y la participation au tournoi Trofeo Benito Villamarín de cette année là. Avec lui à la place de Didí, Madrid élimina le Barça en demi finale de la Coupe d'Europe y gagna sa cinquième finale (7-3 face au Eintracht) y sa première Interconinentale (0-0 puis 5-1 face à Peñarol). Puis, deux ans plus tard, Del Sol serait vendu à la Juventus pour 22 millions.

Didí joua 19 matchs de Liga et marqua six buts. Il ne joua pas un seul match de Coupe d'Europe. Il couta plus de sept millions. Del Sol fut un bien meilleur joueur. En deux ans et demi, il gagna deux ligas, une coupe, une Coupe d'Europe et une Intercontinentale, puis il fut vendu pour le triple que ce qu'il avait coûté. L'un était une star l'autre un joueur prometteur du Betis. Dans le football, tout ce qui brille n'est pas de l'Or.
 //  17:26  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
ah t'étais aussi sur le coup, bon bah vaut mieux 2 fois qu'une comme on dit ^^
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci XSO, c'est pas mal du tout, en tout cas cent fois mieux que l'imbitable traduction française google. j'ai appris des choses, ai été conforté sur d'autres.
Voilà qui devrait intéresser Alain et Alegria, notamment, grands admirateurs de Didi devant l'Eternel.
Et que, pour une fois, le flair infaillible de Santiago Bernabeu a été pris en défaut: il ne suffit d'empiler les stars, encore faut-il qu'elles soient complémentaires.
ZizouGabor l'expliquerait mieux que moi, mais comment transformer un demi offensif d'un 4-2-4 en inter droit d'un WM ? y a que son numéro 8 qui ne change pas.
Déjà Kopa ne jouait pas à sa place, et même si ça marchait bien, le français s'ennuyait, comme je le dis dans mon pavé du haut.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ahah un grand merci à toi aussi Xso !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Les mecs, vous venez de mettre à jour un grand mystère du foot : pourquoi Didi n'a pas réussi au Real.

Franchement, chapeau et triplement merci !
C'est tout à fait ça Fred, le WM était une tactique dépassée en Amérique du Sud dès 1955 après les défaites brésiliennes et uruguayennes contre la Hongrie au mondial 54 et des entraineurs innovants comme le paraguayen Manuel Fleitas Solich à Flamengo, Luis Alonso Peres à Santos, les uruguayens Hugo Bagnulo ou Juan López Fontana et surtout Ondino Viera, Zezé Moreira et Vicente Feola au Brésil ...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Ce serait génial d'avoir de temps à autre sur Sofoot des articles historiques sur les grandes révolutions tactiques. Les différentes équipes jouant dans le même schéma de jeu, les différences culturelles, les évolutions systémiques...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci, les gars, vos deux traductions se complètent bien: quelle équipe on fait sur So Foot !
Vous êtes dingues les gars! Permettez moi de vous remerciez tous autant que vous êtes.

Ces articles vont direct dans mes fav'!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Un grand merci à vous deux, ajde et xso, pour la traduction (et à Fred pour la trouvaille) ! Pas encore lu l'article mais en tant que grand admirateur, et même immense fan, du maestro Didi (pour moi, l'un des joueurs les plus "fins" de l'histoire du football), je m'en délecte à l'avance !
"J'étais l'avant centre et je devais alimenter de ballons l'ailier ! Où a-t-on vu ça ?"
En fait, l'histoire est un éternel recommencement au Real.
 //  19:46  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 2
@ Fred

J’ai lu l’article de Kaiser Magazine, qui reprend tout quasiment mais en plus court : sur les conditions de l’arrivée de Didi au Real, sur son échec au Real, sa relation avec Di Stefano, la fin de son contrat, son remplacement par Del Sol. Donc qui corrobore les mêmes arguments que l’article d’El Pais qui est plus complet.

2 extraits qui apportent quelques éléments en plus.

- l’article mentionne un peu plus en détail ses quelques bonnes performances, si l’on en juge ce paragraphe :

« Peu de brillants moments laissés dans les mémoires, bien qu’il faut souligner quelques-unes de ses actions durant le choc contre le Milan AC dans le Trophée Raymond de Carranza et dans les duels domestiques contre le FC Séville, le FC Barcelone et la Real Sociedad. Face aux milanais, dans l'un de ses premiers matches, il a marqué un hat-trick essentiel pour vaincre les élèves de Luigi Bonizzoni 6-3 en ½ finale. Contre Séville il a décanté la rencontre avec un but en feuille morte qui s'est logé dans la lucarne de Manolín. Contre les Culés, il a fait une deuxième mi-temps exquise en étant le chef d'orchestre dans le triomphe par 2-0 et, finalement, à Atocha, il a joué un bon match malgré un terrain en mauvais état avec un autre joli but marqué un autre joli but à longue distance. Son dernier match au RM, fut le trophée Benito Villamarín face au Borussia Dortmund le 29 Mai 1960. »

- Pour les raisons de son échec, l’auteur cite « accusé d’être un joueur lent, paresseux et irrégulier », « le manque d’adaptation à la vie et au football espagnol », la saudade évidemment. Sur son black-listage par Di Stefano, l’article mentionne ceci :

« De plus, son style de jeu sortait du cadre et rendait furax Di Stefano, qui observait que dans chaque matches il ne travaillait pas suffisamment et ne se sacrifiait pas pour l'équipe. Didi, qui avait un énorme ego, ne comprenait pas que le leader sur le terrain était le porteño et ils n’ont ainsi jamais arrivés à sympathiser/s’entendre. »
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Encore merci, Ajde, ça enrichit un peu plus nos connaissances.

Et pourtant dans cette video il y a de jolies gestes, et même une bonne relation avec Di Stefano, c'est pourquoi Alegria est injustement sévère quand il dit qu'il a pourri Didi.

https://www.youtube.com/watch?v=UbETSus-osY
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'était pour plaisanter Fred. Je conçois très bien les raisons qui poussèrent Di Stefano a exiger davantage du rendement de Didi.
Il y avait un vrai problème de compatibilité de la nature même de leur football. Mais sérieusement, demander à Didi de courir c'est comme demander à Federer de jouer son revers à deux mains, c'est une insulte à l'esprit du jeu.

Tant mieux pour Fogo qui remportera 2 championnats cariocas au retour du maestro.
29 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
2EME PARTIE

JOUEURS LES PLUS TITRES:

5 VICTOIRES:
Gento, Di Stefano, Zarraga, Marquitos, Rial, Lesmes.
(rejoints au palmarès par Costacurta (4 finales), et Maldini).
Cristiano Ronaldo, Messi et Iniesta sont les 3 joueurs en activité ayant remporte 4 LDC qui peuvent les égaler: série en cours ?)
Gento, Di Stefano et Zarraga sont les seuls à avoir disputé les 5 finales. Marquitos et Rial 4, et Lesmes 3.
Rial, de moins en moins utilisé, ne joue pas celle de 60, (une seule rencontre de C1 (1 quart), 5 de Liga en 59-60, Le Real voulant faire de Didi son inter droit, lui-même remplacé par Del Sol en 60.
Gento: obtiendra une 6ème C1 en 66, avec les «Yé Yé», 15 saisons consécutives de C1 (record seulement égalé par Ryan Giggs).
Et une dernière pige en finale de C2 en 71 à 38 ans.

Di Stefano a marqué dans chaque finale: en tout 7 buts (co-record avec Puskas).
Di Stefano 1 triplé, Puskas 1 quadruplé et un triplé en finale.
(Reste et patiente, Cristiano, si tu veux t'en approcher !)

Son dernier match officiel avec les Madrilènes est la finale de C1 1964, sa septième en neuf ans. Elle oppose, le 27 mai, le Real à l'Inter Milan d' Helenio Herrera. Miguel Munoz met Amancio au marquage individuel de Facchetti, dangereux contre-attaquant, mais cette tactique est vivement critiquée par Di Stéfano car elle amoindrit les capacités offensives du Real. L'Inter s'impose finalement trois buts à un, son jeu collectif l'emportant sur les individualités du Real (Di Stefano et Puskas ont quand même 75 ans à eux deux). Après le match, les tensions entre Di Stéfano et Muñoz sont telles que celui-ci décide de ne plus le faire jouer.
Santiago Bernabéu lui propose alors de mettre fin à sa carrière et de rentrer dans le staff technique, mais Di Stéfano souhaite encore continuer (en n° 9) et les deux hommes se séparent fâchés. Bernabéu déclare alors que lui vivant, Di Stéfano ne remettra plus jamais les pieds au club.
Il rejoint alors à 38 ans l' Espanyol Barcelone, entraîné par Kubala, pour deux dernières saisons.
Il reviendra pourtant à Madrid, le 1er septembre 1965, pour un hommage à Gento, contre River Plate, entouré de toutes les légendes: Kopa, Puskas, etc.
https://www.youtube.com/watch?v=TLxs4U_f32M

Le 7 juin 1967, Alfredo Di Stéfano fait ses adieux lors d'un match entre le Real Madrid et le Celtic Glasgow, champion d'Europe 15 jours plus tôt à Lisbonne, face à l'Inter.
A la treizème minute de jeu, celui qui fut l’idole des Madridistes pendant 11 saisons, sort, remplacé par Grosso.
Les 120 000 spectateurs du stade Santiago Bernabéu se lèvent alors et applaudissent longuement Alfredo Di Stefano, le plus grand joueur que Madrid ait jamais eu.
https://www.youtube.com/watch?v=7-nOoMkdcqc
A 1'40'': sortie de Di Stefano (furtive)
Puis il entamera une honorable carrière d' entraîneur: doublé 1969 avec Boca Juniors, champion 81 avec River Plate, Liga 1971 et C2 en 1980 avec Valence, Super Coupe d'Espagne 1990 avec le Real. 4 VICTOIRES:
Alonso: 3 finales 56, 57, 58: un mystérieux problème pulmonaire et une fracture de la clavicule l'ont progressivement écarté des terrains. Il a gardé pour la dernière fois les buts madrilènes à l'occasion d'un match organisé en son honneur contre River Plate.
Joseito: finales 56, 58
Mateos: finale 57
Santisteban: finales 58, 59: une déchirure musculaire le prive de la finale de 60.
Joseito et Mateos verront leur carrière entravée par des blessures.

3 VICTOIRES:
Kopa: finales 57, 58 et 59: son mal-être au poste d'ailier droit et le mal du pays le décideront à ne pas prolonger l'aventure madrilène.
Santamaria: finales 58, 59, 60 (une 4ème C1 en 66)
«Santiago Bernabeu avait interrogé Raimundo Saporta: «quel est le meilleur defenseur central du monde ?» le bras droit du président s'était renseigné et avait noté trois noms sur son carnet. Don Santiago lui avait alors dit: «prenez l'avion, Raimundo, et ramenez-en un dans vos bagages.» C'est ainsi que l'uruguayen Santamaria était devenu madrilène, puis Espagnol et que le Real s'était affermi en défense».
Atienza: finales 56, 58
Munoz: finales 56, 57 raccroche pour devenir entraîneur (le plus titré du Real).
Marsal: finale 56: le 20 avril 58, il se blesse au genou lors d'un match contre le Celta Vigo.L'opération chirurgicale se passe mal (hémorragie) et le condamne à abandonner sa carrière.
Becerill: 3 C1 pour aucune finale (une sorte de record ?)
Dominguez: finales 59, 60:
Réputé pour ses parades exceptionnelles, «El Flaco» est le gardien du Racing Club de Buenos Aires de 48 à 56. Après avoir conquis la Copa America en 1957 à Lima, il rejoint le Real de 57 à 62. Dans une enquête menée par le magazine « El Gráfico » Dominguez a été élu «meilleur gardien de but dans l' histoire du Racing». Ensuite, il est victime de la concurrence d'Araquistain et de Vincente Train.

2 VICTOIRES:
1 finale: Puskas, Ruiz,
Oliva, Miguel Garcia, non finalistes.

1 VICTOIRE:
Finalistes: Manuel Torres 57, Vidal 60, Canario 60, Del Sol 60 (recruté pour remplacer Didi), Pachin 60 (une 2ème en 66).
Non finalistes: Navarro, Luis Molowny, Perez Paya, Castano, Roque Olsen, Berasaluce, Maria Pereda, Jésus Herrera, Jésus Pepillo, Quevada.

Puskas est finaliste en 60, mais ne dispute pas celle de 59 à Stuttgart.
On a parlé d'une histoire de passeport refusé, mais aussi d'une blessure à la jambe, ou d'une sanction de Luis Carneglia.

A-t-on imprimé la légende ou la réalité ?

Il perdra en finale en 62 (malgré un triplé) et en 64.
Il obtiendra une 3ème C1 en 65-66, ne jouant, cette dernière saison, outre 8 matchs de Liga, que les 16èmes et un 8ème, pour un total de 5 buts dont, au passage, excusez du peu, un quadruplé contre Feyernoord.
Belle apothéose pour un major «ex-galopant» de 38 ans, qui avait entamé sa carrière professionnelle en...1943 !

Pour mémoire:
Finale 1962 à Amsterdam Benfica-Real 5-3 (Puskas (3))
Araquistain-Casado-Santamaria-Miera-Pachin-Felo-Tejada-Del Sol-Di Stefano-Puskas-Gento (cap)
Ent: Munoz
http://footballia.net/matches/sl-benfica-real-madrid

Finale 1964 à Vienne Inter-Real 3-1 (Felo)
Vicente Train-Isidro-Santamaria-Pachin-Zoco-Muller-Amancio-Felo-Di Stefano-Puskas-Gento (cap)
Ent: Munoz
http://footballia.net/matches/fc-intern … eal-madrid

Finale 1966 à Bruxelles Real-Partizan 2-1 (Amancio, Serena)
Araquistain-Pachin-De Felipe-Zoco-Sanchis-Pirri-Velasquez-Serena-Amancio-Grosso-Gento (cap)
Ent: Munoz

http://footballia.net/matches/real-madrid-fk-partizan

Pour conclure: les 51 joueurs qui ont disputé la Liga, de la saison 53-54 (1ère victoire depuis 32-33, l'arrivée de Di Stefano) à la saison 59-60:

Di Stefano 199 matchs sur 210 possibles, Gento 173, Zarraga 164, Lesmes 151, Marquitos 134, Juan Alonso 124, Rial 112, Munoz 95, Santamaria 81, Santisteban 80, Kopa 79, Joseito 77, Navarro 75, Atienza II 73, Roque Olsen 52, Oliva 51, Mateos 50, Dominguez 49, Puskas 48, Marsal 45, Herrera 44, Molowny 41, Ruiz 40, Perez-Paya 36, Becerill 28, Vidal 26, Garcia (Miche) 24, Berasaluce 19, Didi 19, Pazos 17, Atienza 17, Castano 13, Pepillo 12, Rubio 10, Manolin 9, Juanito 7, Duran 6, Rodriguez 5, Canario 5, Campa 4, Britos 3, Casado 3, Bueno 3, Quevedo (Pantaleon) 3, Bagur 2, Vasquez 2, Brunet 2, Pereda 2, Ramos 2, Alonso 1, Wilson 1.

Pachin et Del Sol (vainqueurs de la C1 de 60) ne joueront qu'à partir de la saison 60-61. Manuel Torres est le seul joueur, vainqueur d'une C1 (2 matchs, dont la finale 57) à n'avoir pas disputé de rencontres de Liga.

A SUIVRE



Christian Bourre-pif Niveau : District
Simplement Merci
6 victoires pour Gento. Recordman unique.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merci Freddy, tu viens de nous sortir l'un de tes plus beaux pas de danse.
3 réponses à ce commentaire.
Du mal à comprendre comment Ronaldo peut se retrouver devant Roberto Carlos
Charmatin Niveau : CFA2
C'est honteux! Et puis 28e c'est beaucoup trop bas pour Roberto Carlos!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Totalement aberrant.

11 ans sous liquette merengue, 3 ligues des champions, pléthore de coupes, 11 ans de remontées frissonnantes, de coups de canons en tout genre, 11 ans de sauvetages inespérés, de courant d'air dans le dos, de percées ravageuses...

Il y a certes débat mais Roberto Carlos peut légitimement prétendre à la place de titulaire dans le couloir gauche d'un onze historique madrilène.
2 réponses à ce commentaire.
Allah Votre Niveau : Loisir
Bon je sais que c'est pas tres grave ces classements mais bon.....


Ronaldo devant Roberto Carlos, c'est une blague??

Et comme prevu Kroos ne fera pas partie du top 50!
Kroos est encore jeune ! Si il continue sur sa lancée il fera son trou dans le top 50 facilement !
Laudrup non plus
Allah Votre Niveau : Loisir
Laudrup non plus effectivement!
Allah Votre Niveau : Loisir
On pourrait faire un top 50 de ceux qui ne font pas partie du top 50 qui serait pas degueu!
Charmatin Niveau : CFA2
Peut-être que la longévité au sein du Real a joué en sa défaveur! Même si elle sont de très haut niveau, il n'y reste que 2 saisons.
Ni Gravesen ? Et Faubert ???
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:03  //  Aficionado de l'Argentine
Yep pour moi, les grands oubliés de ce top sont le trio Laudrup-Helguera-Kroos !
Et j'aurais sans doute fait également une petite place à Bernd Schuster en fin de classement, même si son absence - comme l'a souligné Franz plus bas - est plus compréhensible...
Charmatin Niveau : CFA2
Si on refait le même top dans 5 ans, Kroos y est, c'est sûr! Par contre, Helguera c'est un vrai grand oubli selon moi!
blaise m'a tout dit Niveau : DHR
Il manque Sucker également , non? si Mijatovic y est ..
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Suker comme Mitajovic n'ont pas toujours été transcendants au Real, en revanche la présence du second se justifie plus que celle du Croate (là-dessus je suis d'accord avec So Foot) : Mijatovic a marqué l'histoire du Real sur une action/un but, celui qui donne au Real sa première C1 depuis 32 ans, en 98, face à la Juve ! Et rien que pour ça, il a "écrit l'histoire du Real" pour faire référence au titre du top - ce que n'a pas fait Suker au même niveau...
10 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les «Yéyés du Real»
(d'après «La fabuleuse histoire du football»)


Di Stefano est parti, Puskas a décroché, Santamaria entraîne les amateurs et une bande de gamins, encadré par Pachin, Zoco et Gento, leur a succédé. On les surnomme les «yé-yé» du Real.

Les yé yé en question font des ravages en Coupe d'Europe et, sur leur terrain de Chamartin, sont proprement imbattables. Feyenoord (1-2, 5-0), Kilmarnock (2-2, 5-1) Anderlecht (0-1, 4-2)
subissent leur loi avant que le tirage au sort ne sorte de son chapeau, l'effrayant, le grand méchant loup, l' Inter Milan de Helenio Herrera, pour la demi-finale.

L'Inter, intrinsèquement supérieur au Real, commet à Madrid une impardonnable erreur. Il compte sur son tempérament et sur son volcanique public pour faire «la différence» au match retour, comme il l'a fait l'année précédente contre Liverpool. Il oublie cette vérité première, qu'en acceptant, même inconsciemment, l'idée d'une défaite, on est toujours battu. Battu 1 à 0 à Madrid, il sourit donc et attend la suite des évènements avec la sérénité d'un champion d'Europe qui croit en son destin.
Ce que l'Inter et Herrera oublient, c'est qu'en matière de défense, il peut exister plus «intériste» qu'eux. A Milan, au match retour, les Madrilènes s'appuient sur une super-défense, tout en gardant un esprit offensif constamment en éveil. Avant le coup d'envoi, le président Santiago Bernabeu est venu injecter à ses joueurs ce que son entourage appelle la «santiaguine», sorte de doping moral qui prend sa source et sa force dans la magie des mots. Cela marchait avec les vieux lions Di Stefano et Puskas, comment cela ne marcherait-il pas avec les jeunôts ?
Pour Don Santiago, pour la gloire du Real et de l'Espagne éternelle, les «yé-yé» s'attaquent donc au problème. Amancio les aide bien en ouvrant le score à la vingtieme minute et en faisant planer constamment la menace d'un autre but.
L'Inter, malgré son public, malgré ses millions de lires, malgre HH, est pris là où il prenait jadis. Facchetti, le roi des arrières gauche offensifs, égalise à la 77è minute, mais à l'addition, il manque un but à l'équipe milanaise, le but de Madrid.
Avec beaucoup d'emphase, un journaliste italien écrit: «Tous les généraux perdent des batailles. HH en a perdu une, mais comme Mac Arthur, il reviendra». On se rappelle pourtant la terrible phrase de Batteux, après un match télévisé que l'Inter venait de gagner à l'économie: « on croirait une mercédès munie d'un moteur de 2 CV».
Le Real finaliste se voit offrir comme adversaire, le 11 mai 1966, à Bruxelles, une équipe encore plus inattendue que la sienne: Partizan de Belgrade, représentant d'un football yougoslave extraordinairement doué, mais traditionnellement incapable de justifier sa valeur dans les grandes occasions. Partizan compte, il est vrai, dans ses rangs plusieurs héros de la Coupe du monde 1962 au Chili: Soskic, Jusifi, Kovacevic, Galic. Ce qui est la preuve et le garant d'une valeur non usurpée.
Les joueurs du Partizan, vieux et fideles soldats du club, habitués des longues tournées sud-americaines qui rapportent des dollars au trésorier, déclenchent l'enthousiasme en Yougoslavie. Plusieurs d'entre eux ont atteint la trentaine (d'âge) et la cinquantaine (de sélections). Ils obtiennent, puisqu'ils sont en finale et qu'ils ont honoré le drapeau d'être laissés libres par leur club pour aller tenter fortune à l'étranger. En échange, ils offrent leur prime à Partizan: ils joueront pour le plaisir et pour la gloire et s'ils gagnent, le sacrifice n'en sera que plus beau.
Pour l'occasion, leurs dirigeants sont allés sortir de la caserne leur avant-centre Galic qui fait son service militaire et n'a pas joué depuis six mois. C'est à Nis que Galic est cantonné, tout près de la Tour des Crânes que Lamartine a décrite dans «Voyage en Orient»: A peine étais-je assis que, levant les yeux sur le monument qui me prêtait son ombre, je vis que les murs qui m'avaient parus bâtis de marbre ou de pierre blanche, étaient formés par des assises régulières de crânes humains... Ils me dirent que c'étaient les têtes des quinze mille Serbes tués par le Pacha dans la dernière révolte de la Serbie... Ce monument apprendra à leurs enfants ce que vaut l'indépendance d'un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l'ont payée...».
Mais Galic n'offre pas sa tête pour la victoire de Partizan. Il est avocat et plutôt chargé de sauver celle des autres. Il se bat courageusement contre le Real, et il pense, ainsi que ses camarades, que le but de Vasovic (de la tete, 55è) est peut-être celui de la victoire. Le match est alors celui de l'observation et des jaillissements contrôlés. Mais dès que Partizan a marqué, les jeunes Madrilènes explosent en accélérations soutenues. Lancés à pleine vitesse, ils prennent tous les risques et ne ressemblent guère à leurs ainés stylistes.
Un quart d'heure après le but de Vasovic, Amancio «brûle» la défense yougoslave et égalise. On ne sait plus très bien où va le match et à qui il va sourire lorsque, aussitôt après, Serena déclenche un tir fou, un tir illogique d'une extrème puissance qui fusille Soskic et le plonge dans le malheur.
Gento, capitaine du Real, reçoit sa sixième Coupe d'Europe pour sa huitième finale en onze ans. La «boule de feu» n'est pas encore éteinte. Les jeunes joueurs du Real, De Felipe en tête, prennent les journalistes espagnols «bille en tete»: «Les Yé-Yé» du Real, c'est fini. Nous avons maintenant le droit d'etre considérés comme des hommes à part entière». C'est promis, muchacha !

https://www.youtube.com/watch?v=IAgbcd28BC4
https://www.youtube.com/watch?v=D2ThxsZt1vs

Real-Partizan 2-1 (Vasovic-Amancio, Serena)
Araquistain-Pachin-De Felipe-Zoco-Sanchis-Pirri-Velasquez-Serena-Amancio-Grosso-Gento (cap)
Ent: Munoz
Soskic-Jusufi-Rasovic-Vasovic-Mihajlovic-Kovacevic-Becejac-Bajic-Hasanagic-Galic-Pirmajer
Ent: Gegic

http://footballia.net/matches/real-madrid-fk-partizan
 //  14:16  //  Amoureux de la Bolivie
Gracias señor Astaire.
Ce commentaire a été modifié.
Gracias señor Astaire.
Le Real-Feyenoord avec quand même 4 buts de Puskas ...
Tu confonds pas avec Francfort pour le quadruplé de Puskas?
Ah non contre Feyenoord aussi. Putain à 38 ans!!!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
On ne peut plus l'arrêter ! Il est on fire le Freddy !
5 réponses à ce commentaire.
1) di stefano
2) gento
3) puskas
4) kopa
5) santamaria

Sur ce je vous laisse, je vais suivre l'allocution du général de Gaulle sur l'ORTF puis regarder le duel Anquetil-Poulidor sur le Tour.
 //  14:14  //  Amoureux de la Bolivie
Haha.

par contre Santamaria, déjà passé et injustement placé aux alentours de la 30ème place.
Pas de souci pour les 3 premiers, c'est vraiment débattable pour les 2 autres.
Raul (Pas besoin d'explication) et Cristiano (qui a brisé presque tous les records du club) devraient logiquement en faire partie. Kopa dans le top 10 facile.
Anachronique, mais drôle ;-)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je sais pas pourquoi mais je sens que cette année, le Tour n'échappera pas à Poulidor. Retenez bien ce prono.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Et le soir sur "LA CHAINE" de télévision française aux mains des gaullistes, tu pourras voir, après une interview de de Gaulle par Michel Droit, "La piste aux étoiles" présenté par Roger Lanzac, qui avait de telles valises sous les yeux, qu'on le surnommait "Télé Poche", ou "Le palmarès des chansons" présenté par Guy Lux, ou "Intervilles" présenté par Léon Zitrone et Simone Garnier, ou
"l'épopée européenne" des clubs français en C1, c'est à dire 2 matchs par an.
5 réponses à ce commentaire.
Juanito sur Matthaüs, c'était vraiment la rue
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
La violence invraisemblable de ce mec. Un multirécidiviste en plus. Vraiment Jeckyll et Hyde le Juanito.

https://m.youtube.com/watch?v=SOjB9pg4RAI
Charmatin Niveau : CFA2
J'ai jamais vu quelque chose de semblable! Il a du prendre cher comme suspension! Avait-il rejouer cette même année?

Bon sang, la violence du truc! Je ne sais pas ce qui est le plus désolant: la folie de Juanito ou le fait qu'aucun coéquipier de Matthaüs ne soit venu à sa défense alors qu'il s'est fait piétiné trois fois.
Suspendu 5 ans, dernier match européen de sa carrière.
C'était un fou furieux, il avait cogné un arbitre une fois
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'avais pas vu: hallucinant !
4 réponses à ce commentaire.
Pour Juanito y'avait que la 7ème place possible!
Donc, ils la réservent pour Raul.
1 réponse à ce commentaire.
Pour rebondir le 5-0 du Real en 1994-95, petit article sur ce match légendaire.


Quand Michael Laudrup quitte le Barça pour le Real Madrid, les rumeurs vont bon train. Pour beaucoup, la vengeance est un plat qui se mange froid et Miki veut faire payer à Johan Cruyff son choix lors de la finale de LDC 1994.
À l'époque, seuls trois étrangers sont autorisés par équipe, et le coach batave opte pour le trio Koeman-Romário-Stoichkov afin de faire face au Milan AC.
À son départ pour Madrid, le Danois précise que sa décision n'est que purement sportive en précisant que le Real a plus faim que son rival. Le début de saison 1994-95 lui donne raison.

À l'heure des retrouvailles, les merengues sont premiers avec la meilleure attaque (plus de trois caramels par match). Le Barça de son côté est moins souverain qu'à l’accoutumée et pointe à la quatrième place du classement.
Le match arrive après la trêve hivernale et visiblement, les Blaugranas n'ont pas digéré les fêtes. Surtout que le club est secoué par "l'affaire Romário" : la star brésilienne a envie de retourner au pays et la cohabitation devient difficile avec Cruyff... qui n'hésite pas à le mettre sur le banc pour cette rencontre de gala.

D'entrée de match, Laudrup prend les choses en main et peut compter sur son attaquant fétiche, en la personne d'Iván Zamorano.
Ivan le terrible est revanchard, lui qui sort d'une saison décevante après des débuts tonitruants en 1992-93 (37 buts en 45 matchs).
La mauvaise nouvelle pour le Barça c'est que le Chilien a retrouvé ses bonnes habitudes en ce début d’exercice 1994-95 et collectionne les pions (14 en 15 rencontres de Liga). Il est hors de question de baisser de rythme dans un Clásico. Mieux, il va accélérer comme ce n'est pas permis.
Après à peine quarante minutes de jeu, le score fait mal aux yeux : Iván Zamorano 3-0 FC Barcelone.

Les Blaugranas sont sur les nerfs et Hristo Stoichkov pète un boulon : le Bulgare met une semelle sur le genou de Quique Sanchez et se fait expulser (45e).
À la mi-temps, Cruyff décide de faire rentrer le tandem Romário-Nadal pour remplacer Bakero et Guardiola. Un coup de poker qui ne va rien changer aux affaires des Catalans.
L'exhibition plein air continue avec un grand pont de Martín Vázquez qui centre pour l'inévitable Zamorano... poteau!!! En mode renard des surfaces, Luis Enrique a suivi et s'offre son premier but dans un Clásico (4-0, 68e).
Deux minutes plus tard, dans un Santigao Bernabéu en ébullition, Zamorano sert Amavisca pour le 5-0.
Une nouvelle manita, qui fait écho à celle encaissée par la Maison Blanche la saison précédente au Camp Nou, avec déjà un Laudrup déchaîné au sein du Barça.

Après le match, Cruyff sort le fusil pour tirer sur le dernier Ballon d'Or : « Le geste de Stoichkov est inadmissible. Je remarque en tout cas qu'il y a des joueurs très en forme pour aller chercher leurs trophées et qui le sont beaucoup moins lorsqu'il s'agit de mouiller le maillot ».
Quant à Romário, il vient de jouer son dernier match sous le maillot barcelonais et met tristement fin à son passage en Catalogne.

La fin de saison tourne au cauchemar pour l'équipe catalane, avec une élimination en quart de finale de LDC face au PSG et un titre d'Espagne glané par le Real.
Laudrup remporte sa cinquième Liga consécutive et Iván Zamorano termine lui Pichichi.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Zamorano ce jour-là, il est touché par la grâce.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ah Ivan Zamorano, pas le plus talentueux attaquant des décennies 1990/2000, pas le plus grand buteur, pas le plus élégant, et pourtant... J'aurai toujours un petit faible pour Zamorano, l'un de ceux que j'ai pris le plus de plaisir à voir jouer, que ce soit avec le Real, l'Inter ou le Chili ! Et curieusement, je ne saurais trop expliquer pourquoi. Une question d'allure, de gestuelle, je ne sais pas trop...
2 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pour les 14 derniers ça s'annonce gigantesque !

Alfredo Di Stefano
Cristiano Ronaldo
Zinedine Zidane
Raul Gonzalez
Ferenc Puskas
Gento,
Casillas,
Ramos,
Hierro,
Redondo,
Butragueno,
Pirri,
Kopa,
Amancio,
Bon, faut que je commence à préparer les gifs pour Gento, Puskas et surtout Di Stéfano ...
Allah Votre Niveau : Loisir
Entre le mercomplot et le top 50 Real , t'es quasiment à temps plein mon pauvre ZizouGabor!

Tu devrais demander un défraiement a Sofoot!
im Herzen von Europa Niveau : DHR
on t'attend au tournant mon gars, j'espère que t'es en congé ou que t'as pris tes rtt, t'as du pain sur la planche
@im Herzen von Europa,

avec Gento, je vais montrer sa qualité technique et sa vitesse, avec Puskas je vais montrer la qualité et la précision de son pied gauche, avec Di Stéfano je vais montrer pourquoi c'était le joueur le plus complet de tous les temps !

@Allah Votre,

quelqu'un t'en veut ou quoi, à chaque fois je suis en train d'enlever ton -1 ...
Allah Votre Niveau : Loisir
Oui c'est systematique.

Faudra que j'ecrive une nouvelle ou je me met dans la tête d'un mec qui trainent sur les sites internet a mettre des moins 1 frenetiquement a des "ennemis " virtuels

Ca risque d'être interressant...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:10  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
@ Zizou, Di Stefano, "joueur le plus complet de tous les temps" ?
Ca se tient mais ça se discute aussi. ;) De manière générale, je trouve que ce genre de comparaison / hiérarchisation est assez difficile à faire.

Un joueur comme Pelé, par exemple, était extrêmement complet pour son poste. Idem pour Zizinho, le maestro du Brésil 50, qui savait tout faire et était aussi fort au milieu qu'en attaque !
On pourrait citer également Lothar Matthaüs et Luis Suarez (le cerveau du Barça et de l'Inter d'Herrera), tous deux très complets.
Et rien que chez les Argentins, je mentionnerais deux joueurs des générations antérieures : "El Charro" Moreno, la star de la Maquina de River, et Antonio Sastre, le leader technique du grand Independiente des années 30-40.

A ce sujet, mon petit portrait de ce dernier, pour ceux que ça intéresse :

-ANTONIO SASTRE
Premier footballeur total, premier joueur polyvalent de l'histoire du foot, inventeur du football moderne en Amérique du Sud... Antonio Sastre était tout ça et bien plus encore ! Formé à l'origine comme milieu droit, il va occuper quasiment tous les postes possibles au cours de sa carrière : milieu, attaquant, parfois défenseur et même gardien de but à deux reprises ! Une polyvalence rendue possible par ses qualités hors-normes : intelligence tactique, qualité de dribble, endurance, appels de balle, grinta, sens du but... Sastre devient vite l'idole de la grande équipe d'Independiente des années 30 où, positionné en attaque, il forme un trident offensif aussi prolifique que mythique avec l'immense goleador paraguayen Arsenio Erico et son homologue argentin Vicente de la Mata : à eux trois, ils marquèrent ainsi 218 buts en 66 matchs, soit une moyenne de 3,3 buts par match. Deux fois champion d'Argentine avec El Rojo, il rejoint ensuite le São Paulo FC dont il s'impose comme le maître à jouer, constituant un nouveau duo légendaire avec Leonidas. La star brésilienne disait d'ailleurs de lui : « S'il y avait un prix Nobel de football, il reviendrait de droit à Antonio Sastre. » En sélection, il remporte deux Copa America : en 1937, aligné comme latéral droit, et surtout en 1941 où il évolue cette fois à son poste préférentiel de milieu droit. Une édition chilienne qu'El "Cuila" éclabousse de son talent, délivrant caviar sur caviar à la vedette de la Maquina, El "Charro" Moreno, et à l'attaquant de Tigre, Juan Andres Marvezzi. L'AFA a naturellement élu Sastre dans son Hall of Fame, le qualifiant de footballeur argentin le plus complet de tous les temps.
Justement Alain Proviste,

j'ai écris "joueur le plus complet de tous les temps" et non pas attaquant le plus complet de tous les temps dans le sens où le Real Madrid lui permettait de jouer à tous les postes du terrain, tout en étant l'attaquant de pointe (tellement l'Europe était en retard tactiquement à cette époque, excepté la Hongrie), j'expliquerai en détail. Et je prépare déjà les gifs pour vous prouver ce que je dis quand son nom apparaitra.
7 réponses à ce commentaire.
Pour Santillana, bizarre de n'avoir pas évoqué les remontada dont il était si friant.
Résumé des versions 1985-86 en Coupe UEFA.


Parfois, l'histoire se répète éternellement au point de devenir une habitude.
Au milieu des années 80, le Real devient le grand spécialiste des renversements de situation en Coupe d'Europe. Le terme remontada entre définitivement dans le dictionnaire et les Madrilènes se font un malin plaisir à répéter la chose afin que la planète football comprenne bien le sens du mot.

Tout commence au second tour de la C3 1984-85 contre Rijeka : après une défaite 3-1 en Yougoslavie, le Real l'emporte 3-0 à la maison. Une mise en bouche avant un revirement XXL en huitième de finale contre Anderlecht.
Menés par le jeune Enzo Scifo, les Belges s'imposent 3-0 à l'aller. Un problème? Quel problème? Les Espagnols collent un 6-1 monstrueux au retour avec notamment un triplé de l'inévitable Emilio Butragueño.
En demi-finale, rebelote avec cette fois-ci l'Inter de Milan dans le rôle du souffre-douleur.

Malgré leur victoire 2-0 à l'aller, les Italiens ne résistent pas aux Madrilènes qui les giflent à Santiago Bernabéu (3-0). Une rencontre marquée par un incident.
Comme en 1971 contre Mönchengladbach, l'Inter Milan effectue une requête après le match suite à un jet de projectiles sur Giuseppe Bergomi. Malheureusement pour les Interistes, l'UEFA ne cède pas à la demande et le Real s'en va gagner la première C3 de son histoire.

En 1985-86, la Maison Blanche vise le doublé Liga-Coupe UEFA.
En championnat tout va bien mais deux défaites consécutives à l'extérieur courant novembre viennent mettre un peu le doute dans la tête des madrilènes. Rien de très bon avant de partir pour Mönchengladbach et d'y disputer un huitième de finale aller.
Les inquiétudes se confirment avec une défaite cinglante : 5-1, sous la neige histoire de bien faire comprendre qu'on n’est pas au chaud en Allemagne.
Le handicap semble impossible à remonter mais au retour, Valdano plante un doublé de la tête (6e, 18e) et redonne espoir aux siens.
En seconde mi-temps, Carlos Santillana, le buteur merengue, imite l'Argentin en finalisant son propre doublé en toute fin de match (77e, 89e) : 4-0, Santiago Bernabéu est en feu et le Real toujours en course pour son fameux pari.
Après avoir écarté Neuchâtel en quart de finale (3-0, 0-2), le Real s'offre le remake de 1985.

Cet Inter/Real saison 2, les Italiens veulent le gagner plus que tout et ils sont armés pour. Le trio Rummenigge-Altobelli-Brady est prêt à foutre le bordel devant avec Pietro Fanna en soutien, pendant que Marco Tardelli gère le milieu.
Derrière, Bergomi et Baresi frère sont les patrons de la défense, avec Riccardo Ferri en aide et Walter Zenga dans les cages.
En début de match, Marco Tardelli ouvre immédiatement le score (1-0, 1e). Puis le Real riposte sans trouver la faille alors que l'Inter bafouille son football et la finition.
En seconde mi-temps, les Nerazzurri passent la vitesse supérieure et Tardelli s'offre un doublé (54e). L'Inter tient le résultat parfait quand Jorge Valdano inscrit le fameux but à l'extérieur (2-1, 87e).
La bonne affaire du Real ne tient qu'une minute, car Salguero enfonce son club avec un but contre son camp : 3-1, le genre de score qui annonce un match retour de feu.
Pour la deuxième manche, Luis Molowny, le coach madrilène, décide de mettre Augustin Rodriguez dans les cages et peut compter sur Santillana, joueur porte-bonheur par excellence.
Côté Inter, on enregistre le retour de Fulvio Collovati : un champion du monde dans ses rangs, ça ne se refuse pas.

Le match est tendu, crispant et bascule en fin de première mi-temps.
À la 40e minute, Ferri lance Andrea Mandorlini qui rate son duel face à Augustin Rodriguez. Trois minutes plus tard, énorme simulation de Míchel qui obtient un penalty : Hugo Sánchez convertit et voilà 50% du retard comblé (1-0).
En début de seconde période, Míchel et Bergomi touchent les montants. Puis à la 62e minute, Gordillo place une tête pour le 2-0.
Mais à peine le temps de fêter ce but synonyme de qualification que l'arbitre siffle un penalty pour l'Inter suite à un tirage de maillot de Míchel sur Collovati. L'Irlandais Liam Brady redonne l'avantage et le billet pour la finale aux Nerazzurri.
Match complètement dingue, qui voit l'arbitre hollandais Jan Keizer désigner pour la troisième fois le point de penalty suite à une faute sur Emilio Butragueño. Une fois de plus, Hugo Sánchez se charge de le tirer, et une fois de plus le Mexicain trompe Zenga (3-1, 74e). Direction les prolongations où l'increvable Santillana va faire passer le match dans la plus grande folie. Le spécialiste des remontada surgit sur un corner pour donner l'avantage aux siens (94e) avant de conclure une contre-attaque supersonique (5-1, 107e). La messe est dite et la Maison Blanche possède un nouveau retour fracassant en boutique.

Pour la quatrième fois en six ans, les Madrilènes éliminent les Interistes en Coupe d'Europe.
Pour la deuxième année consécutive, le Real stoppe l'Inter en demi-finale de la C3 avant de remporter la compétition.
Rien de mieux que les bonnes habitudes.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je sens que ça va être la journée des "pavés".
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:56  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Je l'ai déjà déjà, je ne suis pas un fan du Real (tropisme blaugrana oblige) mais j'ai en revanche beaucoup d'estime pour le Real milieu 80's de la Quinta et celui pré-Galactiques de la période 1998-2000.
Deux générations qui représentaient bien, je trouve, l'essence de ce fameux "madridisme" (certains trouveront que c'est du vent, perso je suis assez attaché à ces valeurs qui constituent l'ADN d'un club) !
En parlant de la Quinta Del Buitre, je trouve quand même dommage qu'on réduise Michel à son "palpage de rubignoles sur un touffu colombien" (haha!) parce que c'était un sacré ailier droit, excellent des deux pieds, l'un des tout meilleurs à la fin des années 80:

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:25  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
D'accord avec toi, on aurait tort de réduire Michel à ce fameux épisode avec Valderrama : super joueur, sans doute le 2e plus "important" de la Quinta derrière El Buitre lui-même !
4 réponses à ce commentaire.
Mountains made of steam Niveau : Loisir
Marcelo donc devant Modric...
Kroos, Laudrup et Schuster pas dans le top....
Un top made in kayra.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:35  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Le top 15 sera finalement assez logique (voir mon com plus bas), par contre je te rejoins sur les absences surprenantes de Schuster, Laudrup et Kroos (que je mentionne aussi), auxquelles j'ajouterais celle d'Ivan Helguera, joueur important du Real du début des années 2000.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bon sang mais quel oubli, Helguera ! Le mec avait les clefs de la Maison Blanche. Une classe folle, une lecture du jeu fantastique. Chacune de ses interventions était marquée du sceau de la classe.

Les sorties balle au pied d'Helguera, c'était du soft-porn.
Note : 2
Si l'absence de ces noms est dommageable, il faut dire que 50 pour le Real...

Même dans les périodes de vaches maigres, la moitié de l'équipe au bas mot est historique.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:59  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
C'est sûr, pour les grands clubs étrangers comme le Real, le Barça, le Milan ou d'autres, un top 100 n'aurait vraiment pas été de trop (d'ailleurs je préférais cette formule des tops nationaux et continentaux, avec leur fournée de 10 quotidienne) !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On pourrait faire un top 50 des "oubliés", pas inférieur à un top 50 "normal" d'autres clubs.
Comme disait la marionnette des guignols de luis Fernandez "j'ai pas dit de polémique ?"
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:32  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Je m'attendais peut-être à voir Hugo Sanchez et Santillana dans le top 15 mais c'est vrai qu'il ne reste que du lourd ! Cela confirme aussi les absences de Schuster, Laudrup, Helguera et Kroos (entre autres) que je pensais trouver au moins dans le top 50 (surtout pour les deux derniers nommés).

Pour les 14 places restantes, on aura donc (dans l'ordre chronologique) :
Gento
Di Stefano
Puskas
Kopa
Amancio
Pirri
Butragueño
Hierro
Raul
Redondo
Casillas
Zidane
Ramos
CR7

Ca se tient, assez logique...
Je crois pas que Laudrup ait été cité dans les 50 de la Juve et de la Lazio (pas le courage d'aller vérifier - d'ailleurs une récap à la fin du top serait une bonne idée). Il sera sans doute pas dans celui du Real non plus. Il sera forcément dans celui du Barça mais pour un joueur de ce calibre, c'est raide.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:33  //  Aficionado de l'Argentine
Non il n'est pas dans ceux de la Juve et de la Lazio (assez logiquement d'ailleurs), par contre je l'aurais mis dans les tops 50 du Barça ET du Real !
C'est le problème de joueurs qui ne sont pas d'un club pour ces classements !

Ronaldo par exemple peut faire partie des top 50 mais difficilement des top 10. Ils peuvent se rattraper dans les classements de sélection !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Et oui, c'est tout le paradoxe de Ronaldo qui pourrait faire partie des tops 5 Brésil, Amérique du Sud et même monde, mais qui ne serait dans le top 5 d'aucun des quatres grands clubs européens où il a évolué (Barça, Inter, Real, Milan, et même cinq si on compte le PSV)...
Ronaldo sera dans le top Inter. En positif ou en négatif, il fenomeno aura marqué le club.
5 réponses à ce commentaire.
Helguera, c'est quand même un sacré oubli.
Autant Schuster ça ne me choque pas énormément car son prime c'était vraiment au Barça (même à l'Atlético il fut meilleur d'ailleurs), autant Helguera ce fut une vraie figure du Real, patron au début des années 2000.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:51  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Idem, l'absence d'Helguera est pour moi l'une des plus surprenantes de ce top : joueur majeur du Real 2000-2002 notamment et vraie patron de la défense, au moment où Hierro passait le relais !

Bon, maintenant je vais essayer de ne plus penser aux absents et de parler des présents (car il y a beaucoup à dire sur la fournée d'aujourd'hui). ;)
Note : 2
Tu peux parler des absents aussi.

Assez d'accord. A une époque, derrière Raul et Hierro, c'était Helguera qui représentait le Real.
En termes d'identité la plus viscérale.

Et c'était plutôt un bon joueur.

Tout respirait la discrétion chez lui cependant.

J'ai toujours déteste Hierro car je lui trouvais un charisme plein d'austérité avec son air de vieux général. J'avais l'impression peut être complètement fausse du vieux placé qui manigance énormément une fois en haut de l'échelle.

J'étais par contre extrêmement séduit par l'effacement efficace et dévoué d'Helguera qui n'hésitait pas à changer de poste.

Bon, ça reposait que sur mon impression de gosse de dix ans, mais ça a encore de la valeur pour moi aujourd'hui
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:08  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ah oui ? Curieux pour Hierro, perso même en tant que fan du Barça, il faisait partie des joueurs du Real que je respectais/admirais, pour son élégance, son allure, son calme, sa sûreté technique : c'était quand même un vrai patron en défense (un peu comparable aux grands DC italiens des années 80-90) !
Je comprends bien, je penserais sûrement comme toi si j'avais connu Hierro en étant adolescent ou jeune homme.

Et quand je dis que ça a de la valeur pour moi, je voulais plutôt parler de mon sentiment de l'époque que de dire qu'il était fiable !
PS : c'est sur que techniquement, Hierro était quelqu'un.
Quelle frappe !
Je rejoins totalement ce que tu dis Algiers. Hierro était certes une grande star, un des meilleurs défenseurs des 90's, mais qu'est-ce qu'il pouvait être arrogant dans sa manière théâtrale de parler. Une véritable caricature de matador sévillan. (et pourtant il est de Malaga...).

Helguera, lui, était tout en humilité et pondération.
Je vais peut être dur mais je me rappelle surtout de Helguera pour des boulettes, csc, cartons rouges... une sorte de Oleguer du Real ^^
 //  17:25  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 2
Je repostes mon comm' de ce matin sous l'article d'hier, peut etre passé inaperçu.

Ivan Helguera

Un pion essentiel au milieu du Real et de ses succès européens au début du millénaire, parfois même monstrueux sur certains matches de C1.Comme je le dis plus haut, peut etre pas top 30 mais dans les 50.

Libéro lors de la finale remporté face à Valence, défenseur central aux côtés de Hierro 2 ans plus tard, il a fait admirer sa technique, sa qualité de passe et sa hargne lors de succès européens du Real ; mais aussi redoutable et efficace sentinelle et ratisseur de ballons au milieu, sans oublier d'être un buteur par moment décisif. Il était, peu importe le poste,la rampe de lancement du Real, le 1er relanceur pour amorces les attaques du Real, l'homme de la 1ère passe qui casse la 1ère ligne et le pressing adverses. Un homme de base du Real version Del Bosque, son rayonnement correspond exactement à la même péridoe que le passage de l'entraîneur (1999-2003).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Merci ajde, très belle et très juste description d'Helguera !
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J'attends encore de voir Gravesen ! Mais bon vu son statut légendaire c'est top 10 minimum. Ce mec te nettoyait tout le milieu de terrain, tous les adversaires se retrouvaient par terre.

Un artiste.
Entre le départ de Makelele en 2003 et l'arrivée de Xabi Alonso en 2009, nous avons :
Helguera qui passe défenseur. Guti et Beckham qui ne correspondent pas au poste. Gravesen, Cambiasso, Julio Baptista, Pablo Garcia, Emerson, Mahamadou Diarra, Gago, et Lassana Diarra. Autant de noms florissants pour des résultats insuffisants, les 2 Brésiliens présents étant trop offensifs pour le poste, et les 2 Diarra sans doute les moins grosses « erreurs de casting » du lot.
Mountains made of steam Niveau : Loisir
A cette période là, y a eu un rendez-vous manqué, Ruben de la Red.
Magnifique joueur de foot qui a dû arrêter sa carrière pour des problèmes cardiaques au moment où il s'imposait au Real.
Je trouve que Lassana a été assez bon pendant la saison du titre de Liga de Mourinho en tout cas.
Mountains made of steam Niveau : Loisir
Il a pas joué des masses, pourtant.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ruud, ça me fait plaisir que tu cites Ruben de la Red, superbe milieu trop injustement oublié !
En plus, il avait bon goût : son idole était Redondo (pas étonnant d'ailleurs vu son style de jeu).
39 matchs toutes compets c'est pas mal quand même hein.
Tu peux checker, j'ai été choqué d'ailleurs, Il n'a jamais joué autant de matchs en une saison de toute sa carrière.
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Charmatin Niveau : CFA2
Je suis vraiment déçu du classement de Roberto Carlos, surtout quand R9 est mis avant! Je veux dire, quelle longévité il a, il est une figure du renouvellement du poste de latéral, il a été un des vices capitaines du Real (avec Guti, quand Raul l'était), et surtout, le gars pèse 3 ligues de champions et 4 ligas bon sang! À titre de comparaison, je n'aurai même pas été choqué de ne pas voir Ronaldo dans ce top tellement je n'ai pas aimé l'équipe quand il y jouait, sa méforme et son non respect de l'institution.

Sanchez, 17e, me parait trop bas dans ce classement! Je pense qu'il méritait le top 15, mais c'est vrai que ça se bouscule à la porte.

Et si je peux comprendre les absences de Laudrup et Kroos pour des questions de longévité, celle d'Ivan Helguera est quand même impardonnable! Vous êtes des grands malades SoFoot!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:40  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Hugo Sanchez, c'était vraiment le goleador par excellence ! Il a beau être Mexicain, je trouve qu'il avait un profil un peu "rioplatense" : il me rappelait vraiment les plus grands 9 argentins et uruguayens par sa faculté à marquer de toutes les façons, dans toutes les positions, dans tous les contextes... Un buteur-né, qui avait le but dans le sang !
Dommage néanmoins qu'il n'ait pas réussi à mener le Mexique en demie de son Mondial en 86, à une séance de tab près...
En tout cas, c'est pour moi le plus grand joueur de l'histoire de la zone Concacaf (devant les Rafa Marquez, Magico Gonzalez et autres Carbajal).
Ce commentaire a été modifié.
J'ai lu qu'au Mexique, on lui a toujours reproché d'être moins bon en sélection qu'en club, même s'il a été finaliste de la Copa América 1993 et vainqueur de la Gold Cup 1977 mais il n'a pas joué les mondiaux 1982 et 1990 alors qu'il était au top de sa forme.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Ce qui était dingue chez Sanchez, c'est son sens du placement et surtout du timing. Il impulsait toujours au bon moment. Il avait certes une belle foulée et une superbe détente, mais surtout il savait exactement quand donner l'impulsion qui allait lui permettre de frapper la gonfle avec le maximum de puissance et de précision.

Une sorte d'horloge hyper réglée. Et bourrée de dynamite.
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Marek Jankulalaneige Niveau : District
Mais où est Redondo ???
Note : 1
Il occupe la place de l'élégance, de la grâce , du volante
benarrivo Niveau : DHR
On devrait créer un ballon de diamant intergalactique pour Redondo.

D'ailleurs, je crois que mon désintérêt croissant pour l'actu foot a commencé avec l'arrêt de sa carrière (tout fut définitivement foutu avec le retraite de Maldini).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Il arrive demain !
3 réponses à ce commentaire.
Je voulais apporter ma modeste contribution pour ce top, mais parti comme c'est parti, je vais me résoudre à lire les articles et les com' parce que, sans leur passer la brosse à reliure, les miens vaudront peanut à côtes de ceux de Fred Astaire, Adje, Alain, Franz etc..

Merci à vous, vous êtes une mine d'or d'une valeur inestimable!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
C'est vrai que vue l'épaisseur de leurs pavés, une reliure ce serait pas du luxe ;)
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2

Les partenaires du légendaire Zamora, protagonistes des deux premiers titres de Liga

FELIX QUESADA (22-36)
Puissance, sens du sacrifice, et caractère. Telles étaient les qualités grâce auxquelles Félix Quesada s’est construit une fabuleuse carrière. Associé notamment à Zamora, Ciriaco et Quincoces, le défenseur madrilène a été l'un des grands acteurs de la conquête des deux premiers titres de champions de Liga du Real Madrid (1932 et 1933)

JOSE MARIA PENA (1926-32),
Il a été l'un des premiers joueurs à avoir signé un contrat professionnel avec le Real Madrid. Il a signé ce contrat en 1926, année de l'introduction officielle du statut de joueur professionnel en Espagne. Aux côtés de Prats et Esparza, il a formé une triplette infranchissable au milieu de terrain. Une association incontournable qui a offert le premier titre de champion de Liga au Real.
Il a toujours basé son jeu sur son énorme potentiel physique. En plus d'être un footballeur, le Basque était un athlète complet. Il a été champion d'Espagne en course de relais et triple champion en 100 mètres haies (1923, 1925 et 1926). Ses formidables qualités physiques lui ont permis d'être particulièrement endurant pendant 90 minutes.

JAIME LOZCANO (1928-34)
Il a eu l'honneur d'inscrire le premier but du Real Madrid en Liga. Ce footballeur était doté d'une grande vitesse, d'une excellente puissance de frappe ainsi que d'une excellente préparation aussi bien physique, technique que mentale. Ses mouvements ont révolutionné le poste d'ailier.
LUIS REGUERO (1931-1936)
Le protégé de René Petit, était considéré dans les années 20 comme le meilleur milieu axial d'Espagne. Lors de sa première saison, sa présence a grandement permis au club de remporter le titre de champion de Liga, en terminant invaincu.
Il a commencé sa carrière au Real Unión d'Irún, où il a suscité l'attention du Real. Il est arrivé à Chamartín en 1931 et a aidé le club à remporter deux Ligas et deux Coupes d'Espagne. Il a porté les couleurs madrilènes jusqu'en 1936, lorsque la Guerre civile a mis un terme aux différentes manifestations sportives dans le pays. Il s'est alors exilé au Mexique et a joué pour l'Asturias, son dernier club.
CIRIACO ERRASTI (1931-36),
«Zamora, Ciriaco, Quincoces…». Tels étaient les noms récités par les supporters madrilènes et de la sélection espagnole des années 30, à l'annonce des compositions d'équipe. Après le transfert du gardien la saison précédente, Santiago Bernabéu a souhaité faire signer les deux défenseurs du Deportivo Alavés, pour former un trio historique dans l'histoire du football espagnol.
Après avoir aidé son club à retrouver l'élite, Ciriaco est arrivé au Real Madrid avec pour ambition de remporter de nombreux titres. Dès sa première année, il a offert la première Liga au club en terminant invaincu. Exploit que l'équipe allait réitérer la saison suivante.
Les exceptionnelles statistiques de Ciriaco ont confirmé la solidité défensive qu'il dégageait sous les couleurs du Real. Zamora n'a encaissé que 15 et 17 buts lors de sa première et deuxième saison avec le Basque. En raison d'une grave blessure, Ciriaco n'a été en mesure de disputer que les dernières rencontres de sa troisième saison. Il a toutefois pu participer à la Coupe du monde de 1934, en Italie, et remporter deux Coupes d'Espagne avec le Real.
Le début de la Guerre civile a mis un terme à la carrière d'un solide défenseur de caractère, doté d'une puissance rare pour l'époque. Aux côtés de ses inséparables coéquipiers, Zamora et Quincoces, il a été nommé meilleur trio défensif du monde avec la sélection pour qui il a joué à 14 reprises.
JACINTO QUINCOCES (1931-42)
«L'homme au bandeau»
Sa sobriété et ses dégagements acrobatiques l'ont fait connaître au monde entier. Associé à Zamora et Ciriaco, il a fait partie d'une défense légendaire. Elle est encore citée comme l'une des meilleures de l'histoire, pleine de force et dotée d’un modèle technique sans égal. La sérénité du Basque a été cruciale dans la conquête de deux titres de Liga et deux autres de Coupes d'Espagne.
Il a été formé au San Antonio de sa ville natale. Après une première tentative manquée, l'Alavés a fini par s'offrir les services du défenseur en 1925. Aux côtés de Ciriaco, il n'a cessé de répéter les bonnes prestations. Le Real Madrid a finalement décidé de les recruter tous les deux.
Les succès ne se sont pas fait attendre. Lors de la première saison, le club a remporté la Liga en terminant invaincu. Seule la Guerre civile a stoppé ce Real Madrid. L'équipe s'est alors désintégrée, et il a décidé de se retirer en 1942.
La sérénité défensive du Real Madrid a immédiatement déteint sur la sélection espagnole. Quincoces a été titularisé à 25 reprises, notamment lors du Mondial d'Italie (1934) au cours duquel la défense de l'équipe d'Espagne a été nommée «Meilleure défense du monde».
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je pensais que So Foot en aurait "casé" au moins un ou deux: dans un top 100, assurémént.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Que de belles découvertes tu m'auras fait faire aujourd'hui, un grand merci Fred !
 //  22:12  //  Amoureux de la Bolivie
Tu nous regales l'ami ;)
 //  22:19  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Ces portraits des pionniers d'avant 1950, c'est toujours beau à lire. Une caste à part dans l'histoire du football, trop souvent oublié dans les classements de ce genre du fait des debuts du professionalisme, l'absence de coupe d'europe, autant que le peu d'images et de vídeos. Il restera neanmoins les précieux témoignages ou photos en N&B pour nous imaginer ces légendes.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est un travail de fourmi: quand on ne trouve rien de folichon sur wikipedia, il faut chercher, au hasard (Balthazar) des sites où il n'y a pas (trop) d'erreurs, et rédigés en bon français, ou recopier des pages entières de livres de références.
5 réponses à ce commentaire.