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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Real Madrid

Détenteur de douze Ligue des champions, le Real Madrid a vu passer du beau monde en 115 ans d'histoire. Voilà les 50 joueurs qui ont écrit la légende des Merengues, de Raúl à Alfredo Di Stéfano, en passant par Michel, Zinédine Zidane ou encore Santiago Bernabéu.

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#29: Marcelo

Avant d’être reculé au poste de latéral gauche une première fois par Bernd Schuster, puis définitivement par Manuel Pellegrini, Marcelo était milieu voire ailier. Et cela se voit encore aujourd’hui. Car, si le remplaçant attitré de Roberto Carlos a bien bossé sur le plan défensif, sa principale force se trouve de l’autre côté du terrain où il régale ses coéquipiers par sa qualité de passes et humilie ses adversaires par ses dribbles chaloupés le long de sa ligne de touche. Et vu que le désormais vice-capitaine du Real Madrid sait quasiment tout faire, il lui arrive même de faire la différence en solitaire comme en finale de Ligue des champions 2014 face à l’Atlético de Madrid. Un but qui scelle définitivement la Décima et qui permet à Marcelo d’avoir enfin la reconnaissance qu’il mérite. Depuis cette date, le sosie de Fabrice Éboué ne s’arrête plus de régaler et d’empiler les C1, au point de mettre en péril la suprématie de Roberto Carlos. SO


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#28: Roberto Carlos

Il pose le ballon, recule de quelques pas, ajuste la mire, prend sa course d’élan, tire, le ballon flotte vers la gauche et contourne le mur pour finir dans les cages. On est le 16 septembre 1996, les présentations entre Roberto Carlos et la Liga viennent d’être faites. Des cageots comme celui inscrit contre le Betis Séville pour son troisième match sous le maillot blanc, le Brésilien en a mis un paquet. Infatigable, doté d’une vitesse exceptionnelle (il est à 1,3 seconde du record d’Usain Bolt sur 100m) et d’une puissance de frappe phénoménale, le divin chauve a régné en maître dans le couloir gauche madrilène pendant onze saisons. Avec son style inimitable, le champion du monde 2002 est le meilleur latéral gauche de l’histoire merengue... pour l’instant. MA

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#27: Miguel Muñoz

Contrairement à Cristiano Ronaldo, Miguel Muñoz n’a pas mis 90 buts en Ligue des champions avec le Real Madrid. Lui, il n’en a marqué qu’un seul. C’était le 8 septembre 1955 sur le terrain du Servette FC. Un but qui restera à jamais le premier inscrit en C1 par le Real Madrid. Une récompense méritée pour le capitaine des Merengues qui habituellement était dans l’ombre de Di Stéfano et Gento. Dix saisons à courir comme un dératé pour récupérer le cuir avant de servir l’un des cinq joueurs offensifs. Épuisé par tant d’efforts, Miguel Muñoz dira stop en 1958, avant de revenir, à peine deux ans plus tard, hurler sur ses anciens coéquipiers depuis le banc où il officiera comme entraîneur durant quatorze saisons. Record à battre. SO

#26: Ronaldo

O Fenomeno ne met que trente secondes à justifier son surnom auprès des Madridistas. Pour son premier match madrilène, face à Alavés, le Brésilien inscrit son premier but moins d’une minute après son entrée en jeu. Contrôle de la poitrine, reprise de volée, ficelle. Un quart d’heure plus tard, l’ancien Interiste plante son deuxième pion de la soirée. En quinze minutes sur le pré, le champion du monde 2002 vient de justifier son surnom et son transfert à quarante millions d’euros. Ces deux réalisations ne sont que le début d’une longue liste. En cinq saisons dans la Casa Blanca, sa réputation d’artiste ne sera jamais démentie. Seul bémol, comme pour tous les clubs où il est passé, le double Ballon d’or n’aura jamais soulevé la coupe aux grandes oreilles. MA

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#25: Santiago Bernabéu

1920. Alors que Santiago Bernabéu de Yeste est l’attaquant numéro 1 et capitaine du Real Madrid, il commet l’irréparable en posant avec le maillot de l’Atlético de Madrid le temps d’un match amical. Une faute très vite oubliée tant le talent du buteur aux statistiques affolantes est important pour les Merengues. Retraité des terrains depuis 1928, Santiago Bernabéu revient aux affaires par la grande porte en étant parachuté président du club par Franco. À l’aise dans son costume, l’Espagnol pose alors les bases de ce qu’est le Real Madrid aujourd’hui. Une équipe de Galactiques (Alfredo Di Stéfano, Raymond Kopa, Ferenc Puskás...) construite pour briller en Europe et à travers le monde. Une réussite puisqu'il amassera six C1 durant son long mandat de président qui se terminera à sa mort en 1978. Entre-temps, Santiago Bernabéu avait déjà su profiter de sa cote de popularité pour apposer son nom au nouveau stade du Real Madrid en 1955. SO


#24: Iván Zamorano

Sa main droite levée, Iván Zamorano fait le signe « cinq » aux spectateurs présents à Bernabéu. Presque un an jour pour jour après avoir subi une défaite 5-0 au Camp Nou, son Real Madrid vient d’infliger la même correction à son ennemi barcelonais. Auteur d’un triplé, et impliqué sur les deux autres buts de son équipe, le Chilien est avec Michael Laudrup l’homme de cette revanche madrilène. Cette manita donne le ton de la saison de l’attaquant et de son équipe. Arrivé dans la capitale espagnole deux ans plus tôt, le joueur de la Roja a longtemps surnagé dans un effectif qui n’a cessé de courir après le Barça de Cruyff. Mais cette saison 1994-1995 est celle du Real. Emmenés par un « Bam Bam » d’exception, les Merengues remportent finalement une Liga qui se refuse à eux depuis cinq saisons. L’un des trois seuls trophées madrilènes de Zamorano. MA

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#23: Juanito

« Illa, illa, illa, Juanito maravilla. » Le refrain est bien connu des habitués de Bernabéu. La tradition est immuable, la 7e minute de chaque match à domicile est l’occasion de rendre hommage à Juanito. Loué pour son état d’esprit combatif, le joueur est l’artisan du fameux revirement de situation de 1980 face au Celtic en Coupe d’Europe. Battu 2-0 à l’aller, le Real, emmené par Juanito, l’emporte finalement 3-0 au retour, le but de la qualification étant signé par son attaquant à la 83e minute. Le célèbre numéro 7 madrilène connaîtra trois autres retours victorieux sous les couleurs madilènes, face à l’Inter, Anderlecht et le Borussia Mönchengladbach. Ces succès valent aux Madridistas d’en appeler à l’esprit du joueur décédé en 1992, lorsque le Real doit effectuer une remontada. Même son décès dans un accident de voiture en revenant d’un match du Real, qu’il envisageait d’entraîner, a contribué à écrire sa légende. MA

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#22: Predrag Mijatović

32 ans de disette en C1, c’est long, très long. De retour en finale après l’échec face à Liverpool en 1981, le Real Madrid est donc dans l’obligation de gagner contre la Juventus d’un certain Zinédine Zidane. Une pression qui n’effraie pas Predrag Mijatović. Dans une rencontre fermée, l’attaquant yougoslave profite d’un cafouillage dans la surface pour dribbler le portier turinois Angelo Peruzzi et inscrire le seul but de la rencontre. Le lendemain, dans les rues de Madrid, les supporters n’en ont alors que pour Mijatović, qui permet aux enfants nés à partir du début des années 1970 de vivre enfin un sacre européen. SO

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#21: José Antonio Camacho

La fidélité et la constance sont ce qui caractérise le mieux José Antonio Camacho. Arrivé en 1973 à la Castilla, le défenseur n’ôtera plus la tunique blanche jusqu’à sa retraite. Sa rage de vaincre et son sens du sacrifice font d’ « el burlador » le maître de la défense madrilène. En seize saisons passées à la Casa Blanca, l’international espagnol marque de son sceau l’histoire madridista, et remporte tout ce qu’il est possible de remporter... hormis la C1. Le passage de Camacho sur le banc madrilène sera beaucoup moins convaincant. En désaccord avec la direction, l’ancien joueur rompt son contrat après seulement vingt-deux jours. MA

#20: Ignacio Zoco

Peu utilisé la première saison, le premier Z célèbre du Real Madrid gagne sa place dans le onze grâce à sa mentalité sur le terrain. Humble et vaillant, ce libéro à l’ancienne représente les valeurs du madridisme des années 1960. Véritable roc de la génération « yé-yé » , le défenseur préfère souffrir plutôt que perdre un match. C’est cette mentalité qui lui permet de gagner l’affection des supporters. Et c’est cette aversion pour la défaite qui le pousse un soir de manita du Barça de Cruyff joueur, à annoncer sa retraite à l’issue de la saison. La mentalité de Zoco lui vaut à son décès en septembre 2015 le plus beau des hommages de Pirri : « De nouveaux Ronaldo ou Messi pourront débarquer, mais il sera difficile que de nouveaux Zoco arrivent dans un club aussi grand que le Real Madrid. » MA

#19: Michel

À Madrid, marquer un but pour son premier match en championnat à seulement dix-huit ans ne suffit pas pour gagner sa place. Et ça, Michel en a fait l’amère expérience. Reparti s’aguerrir avec la Castilla qu’il coachera des années plus tard, l’actuel sélectionneur de Málaga revient en équipe première deux ans plus tard en trois fois plus fort. Bien décidé à s’accrocher à sa place, l’international espagnol effectue neuf saisons de suite à 31 matchs ou plus en championnat. Membre de la célèbre « Quinta del Buitre » , Michel est le passeur de cette bande de cinq. Sur son côté droit, le milieu espagnol enchaîne centre sur centre sur les têtes bien dures de Zamorano et d’Hugo Sánchez. Et quand il n’offre pas des caviars ou ne cavale sur son côté, l'ancien immense coach de l'OM s’amuse à caresser les parties génitales de Carlos Valderrama alors au Real Valladolid. Un homme de goût assurément. SO

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#18: Héctor Rial

C’est une lettre d’Alfredo Di Stéfano qui scelle le sort d’Héctor Rial au Real Madrid. En quête d’ « un coéquipier qui, lorsque je lui donne le ballon, me la remet » , la « Flèche blonde » se met en tête de faire venir l’Argentin. Une fois la missive de son ami l’invitant à le rejoindre au Real reçue, Rial fait le forcing pour rejoindre la Casa Blanca. Le joueur menace même son club du Nacional (Uruguay) de mettre un terme à sa carrière en cas de refus. Heureusement pour les Merengues, le joueur ne met pas ce chantage à exécution. Depuis le flanc gauche madrilène, Ríal fait briller Francisco Gento grâce à ses centres au cordeau. Mais c’est un autre joueur d’exception qui précipite le départ du compère de Di Stéfano. Déplacé à droite par l’arrivée de Ferenc Puskás, l’ancien joueur d’Independiente voit son influence remise en cause. Il est alors guidé vers la sortie par Miguel Muñoz. Ce départ amorce sa fin de carrière qui sera scellé deux ans plus tard par une ultime saison marseillaise. MA

#17: Hugo Sánchez

Depuis Di Stéfano et Puskás, le Real Madrid n’avait jamais connu un attaquant aussi puissant et constant devant les cages. Du gauche, du droit, de la tête, en bicyclette, en renard, en solitaire, peu importe, Hugo Sánchez marquait quoi qu’il arrive. Un buteur en série arrivé tout droit de l’Atlético qui permet au Real Madrid de renouer avec le succès en Liga. Il faut dire qu’avec un attaquant aussi prolifique que le Mexicain, les Merengues se baladent durant cinq saisons de suite entre 1986 et 1990. Hugo Sánchez, lui, soulèvera quatre trophées de Pichichi durant cette période avec une marque record à 38 brindilles. Un record qui tiendra vingt et un ans avant que Cristiano Ronaldo ne décide de l’élever à 40. Peu importe, le Mexicain au sang chaud, qui célébrait ses buts en salto, restera à jamais le meilleur footballeur d'Amérique du nord et d'Amérique centrale du XXe siècle. Et ça, CR7 ne pourra pas lui enlever. SO

#16: Santillana

Dans le duo d’attaque qu’il formait avec Juanito, Santillana était clairement le buteur. Un statut qu’il se chargera de valider à chacune des 645 rencontres disputées avec le Real Madrid. Résultat, 290 buts dont une grosse partie de la tête malgré sa relative petite taille (1,75 m) pour squatter la quatrième place du classement des meilleurs buteurs de l’histoire des Merengues. Malheureusement, l’efficacité de Santillana s’est perdue en finale de Coupe des clubs champions face à Liverpool en 1981, et en finale de C2 deux ans plus tard contre Aberdeen. En revanche, pour la C3, aucun problème puisqu'il marque durant les deux finales victorieuses de 1985 et de 1986. SO

#15: Manuel Sanchís (père et fils)

Formé au Barça, Manuel Sanchís Martínez part s’installer dans la capitale en 1965. Au même moment, son fils, Manuel Sanchís Hontiyuelo, voit le jour. Pendant que le bambin fait ses premiers pas, son padre, lui, remporte une C1 et s’intègre parfaitement au sein des « yé-yé » grâce à sa solidité défensive et sa relance toujours propre. Et visiblement, chez les Sanchís, les gènes se transmettent et se multiplient de génération en génération. Plus puissant, plus technique, plus costaud, le petit Manuel réussit l’exploit de tuer le père pour définitivement le faire oublier au fil de ses dix-huit saisons et 710 matchs passés à contrôler la défense madrilène depuis sa tour de libéro. Toujours bien placé, et par conséquent jamais dépassé, ce membre de la « Quinta del Buitre » , capitaine depuis 1993, sera celui qui libérera tout un peuple en soulevant la Ligue des champions en 1998 et ainsi imitera la famille Maldini qui a aussi vu le père et le fils remporter la C1. Le Real attend avec impatience la troisième génération Sanchís. SO

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