Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Real Madrid

Détenteur de douze Ligue des champions, le Real Madrid a vu passer du beau monde en 115 ans d'histoire. Voilà les 50 joueurs qui ont écrit la légende des Merengues, de Raúl à Alfredo Di Stéfano, en passant par Michel, Zinédine Zidane ou encore Santiago Bernabéu.

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#14: Fernando Redondo

27 juillet 2000. Dix jours après son élection à la présidence du Real Madrid, Florentino Pérez tient sa promesse de faire signer Luís Figo avant de commettre l’irréparable : vendre Fernando Redondo, contre son gré, à l'AC Milan. Une décision insupportable pour les supporters qui sont une centaine à protester devant le Santiago-Bernabéu avec des pancartes : « Redondo est Madrid » , « Redondo est intouchable » . Il faut dire qu’à peine trois mois plus tôt, l’Argentin les a fait vibrer sur un geste totalement fou en quart de finale de Ligue des champions face à Manchester United. Une talonnade-grand pont sur le pauvre Henning Berg avant d’offrir le but du break à Raúl. « J'ai toujours préféré réussir une feinte, un petit pont ou un une-deux que de marquer. Ce but reflète totalement ma manière de concevoir le football » , racontera par la suite le plus beau milieu défensif du football mondial. Bourreau du Real Madrid à son époque Tenerife, Fernando Redondo devient très vite après son arrivée en 1994, « El Príncipe » . Il faut dire que derrière cette chevelure parfaite se cachait un alliage unique de grinta, de qualité de passes et de technique qui en faisait un vrai numéro 5 argentin (meneur de jeu en position de milieu défensif). Le plus élégant de tous. SO


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#13: Amancio Amaro

Il est des joueurs qui, d’un toucher de balle, foutent des frissons à tout un stade. Amancio Amaro est de ceux-là. Avec ses dribbles enchanteurs et son sens du spectacle unique, l’Espagnol ne pouvait que taper dans l’œil de Santiago Bernabéu. Sous le charme de l’attaquant, le président madrilène met tout en œuvre pour l’arracher au Deportivo La Corogne, son club formateur. Il faut dire que rien ni personne ne résiste au joueur galicien. Dans la pure tradition des artistes qui font le show balle au pied, Amaro n’en finit pas de soulever les foules. Sa technique, son sens du but, sa rapidité poussent Ferenc Puskás sur le banc. Rien que ça. Le Hongrois écarté, El Brujo règne en maître dans son couloir droit. C’est lui qui, un soir de mai 1966 au Heysel, remet son équipe sur les rails pour aller arracher une victoire 2-1 face au Partizan Belgrade, en finale de Coupe d’Europe. Et ainsi hisser pour la première fois depuis six ans la Casa Blanca au sommet de l’Europe. Avec la fabuleuse génération yé-yé, l’ailier droit écrase de son talent la scène nationale. Champion d’Espagne pour sa première saison merengue, le joueur l’est également pour sa dernière. De quoi boucler la boucle. Moins victorieux en tant qu’entraîneur, il sera quand même celui qui découvrira la « Quinta del Buitre » . MA

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#12: Raymond Kopa

Après avoir échoué la saison précédente avec le Stade de Reims, Raymond Kopa peut devenir ce soir de mai 1957 le premier Français à soulever la Coupe des clubs champions européen. Victorieux face à la Fiorentina, le gamin de Nœux-les-Mines fera mieux, il la remportera trois fois d’affilée. La légende du premier grand joueur français madrilène s’écrit en seulement trois saisons. Premier gros transfert de l’histoire – Santiago Bernabéu l’arrache au Stade de Reims pour 52 millions de francs –, Napoléon conquiert d’entrée les cœurs des Madridistas et de toute l’Europe. Virevoltant, doté d’une aisance technique, dribbleur hors pair, celui qui est devenu Koppita pour les supporters madrilènes est l’égal des autres membres du « quintet magique » (Alfredo di Stéfano, Hector Ríal, Francisco Gento et Ferenc Puskás). Il leur ravira d’ailleurs le Ballon d’or en 1958, là encore devenant le premier Français à remporter le trophée. Au Real, celui qui échappa au métier de mineur grâce au ballon rond apprend à se sacrifier pour l’équipe. Il quitte souvent l’attaque pour faire le lien avec le milieu de terrain. Une fois le pied sur la balle, le Français ne se contente pas de la transmettre à un coéquipier, il la sublime pour mettre ce dernier dans les meilleures dispositions. Une vision du jeu qui lui vaut une entente parfaite avec le maître de l’équipe, Di Stéfano. Au sein de ce qui reste à ce jour la meilleure attaque de l’histoire, Kopa contribua à écrire l’histoire merengue. Ce qui fera dire quelques années plus tard à la légende madrilène : « Ces trois années ont été inoubliables. La meilleure période de ma vie dans la meilleure équipe d'Europe. » Raymond Kopa à jamais le premier. MA

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#11: Fernando Hierro

La défaite a parfois du bon. Alors au Real Valladolid, Fernando Hierro s’incline en finale de Coupe d’Espagne 1989 face au Real Madrid. Impressionnant tout au long de la rencontre, l’Espagnol se consolera avec son ticket d’entrée chez les Merengues. Utilisé dans un premier temps au milieu de terrain, Fernando Hierro réussira l’exploit de marquer la bagatelle de 21 brindilles en Liga lors de la saison 1991-1992. Replacé en défense centrale par Jorge Valdano, l’international espagnol forme alors une des charnières les plus solides de l’histoire du Real Madrid avec Manolo Sanchís. Et ce ne sont pas Del Piero et Inzaghi, totalement muselés en finale de C1 1998 par ces deux chiens de garde au physique de déménageur, qui diront le contraire. Une tour de contrôle impénétrable qui n’est pas non plus maladroite avec ses pieds, comme le prouve le troisième but de son incroyable hat trick face à Saragosse en mars 2002, où il enchaîne passements de jambes, une-deux, et frappe de mulet sous la barre. Capitaine lors du sacre européen face au Bayer Leverkusen, Hierro quittera le Real Madrid un an plus tard, après 601 match officiels, pour enrichir son compte en banque du côté du Qatar. SO

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#10: Pirri

« La veille de la finale, j’étais dans mon lit avec beaucoup de fièvre. Les médecins m’ont dit que je ne pourrais pas jouer. À l’aube, j’avais quarante de fièvre, mais j’ai décidé de jouer cette finale contre Barcelone. À la dixième minute de jeu, j’ai eu le malheur de me rompre la clavicule. J’ai joué tout le match avec de la fièvre et la clavicule cassée. » À une époque où, après une crampe, certains joueurs demandent le changement, la rage de vaincre de José Martínez Sánchez, dit Pirri, en finale de la Copa del Generalísimo est d’un autre temps. Il fallait plus qu’un peu de fièvre et un bras en écharpe pour empêcher l’Espagnol de défendre les couleurs de son Real. Trois ans après cet épisode, le Merengue remet ça en Coupe des coupes. Mais cette fois-ci en match d’appui de la finale face à Chelsea, c’est avec une mâchoire cassée qu’il joue. Repéré pendant une rencontre avec l’équipe d’Espagne amateur, le joueur rejoint Madrid à 19 ans. Milieu, défenseur, voire avant-centre quand il faut dépanner, l’homme au mono-sourcil devient vite le capitaine courage de l’équipe madrilène. Ses prouesses de joueur blessé lui valent d’ailleurs de recevoir des mains de Santiago Bernabéu la toute première Laureada, plus grande distinction du club pour honorer ses joueurs. Incarnation de la force et de la gloire madrilène, Pirri est, avec son ancien capitaine Francisco Gento, le seul à avoir remporté au moins dix Liga. De quoi gagner sa place au panthéon merengue. MA

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#9: Sergio Ramos

Douze ans après sa dernière finale de Ligue des champions, le Real Madrid peut enfin espérer décrocher cette fameuse Décima. Problème, le voisin de l’Atlético décide de jouer un mauvais tour et mène 1 à 0 à la 93e minute. Une situation pour Sergio Ramos qui reprend de la tête ce corner de Modrić et envoie tout ce beau monde en prolongation. Des situations comme celle-ci, le Real Madrid en a connu plusieurs par la suite, et à chaque fois, c’est ce bon vieux Sergio Ramos qui débarque pour sauver la Maison-Blanche. Il faut dire qu’il existe très peu de joueurs avec une telle grinta que le défenseur espagnol. Arrivé à Madrid en tant que latéral droit, Sergio Ramos écope directement du numéro 4 de Fernando Hierro. Comme un symbole que lui aussi deviendra un jour le patron de cette équipe. Replacé dans l’axe par José Mourinho, le champion du monde 2010 ne déçoit pas et broie la concurrence en devenant l’un des meilleurs défenseurs centraux du monde grâce à un alliage de technique, de qualités défensives, de vitesse, d’anticipation et de roublardise. Toujours prêt à monter au créneau face aux attaques de Piqué et consorts, le capitaine des Merengues a tout de même cette fâcheuse tendance à voir rouge. Peu importe, il répond toujours de la même façon, par un but ou un retour défensif exceptionnel. Et ce n’est pas l’Atlético de Madrid qui encaisse un nouveau but (plus un tir au but) de l’international espagnol en finale de C1 2016 qui dira le contraire. SO

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#8: Emilio Butragueño

L’histoire récente du Real Madrid prouve que le club n’a jamais été bon pour les adieux. Quelques années plus tôt, le public du Bernabéu avait pourtant rendu un bel hommage à Emilio Butragueño lors d’un amical contre la Roma organisé uniquement pour les beaux yeux d’El Buitre. Des applaudissements mérités tant Butragueño a fait du bien à un Real Madrid en manque de titres. Avec sa bande de « la Quinta del Buitre » , dont il était le leader technique, l’attaquant espagnol permet aux Merengues de renouer avec l’Europe avec ces deux C3 et d’enchaîner un cinq à la suite en championnat entre 1986 et 1990. Sur le terrain, El Buitre était un génie, tout simplement. Un virtuose du ballon rond qui dégoûtait les défenseurs par ses dribbles dévastateurs et les gardiens par sa précision de frappe et sa capacité à être toujours présent au bon moment. Après avoir réussi ses débuts en inscrivant un doublé pour son premier match face à Cádiz en 1984, Emilio Butragueño a donc parfaitement géré son départ onze ans plus tard en quittant la capitale espagnole avant de faire la saison de trop. Un départ de courte durée puisqu'il reviendra au sein de l’organigramme du Real Madrid où il est actuellement chargé des affaires sportives. SO


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#7: Ferenc Puskás

« Nous nous amusions énormément, nous jouions au football pour mettre des buts, pas pour gagner des prix. Le fait que j’ai fait les deux à mon époque était un bonus. » Le 18 mai 1960, Ferenc Puskás s’offre un sacré bonus pour sa première finale européenne. La saison précédente, il fut privé de finale par les autorités allemandes, vexées par ses déclarations au sujet d’un probable dopage de la sélection de RFA au Mondial 54. À Hampden Park face à Francfort, Cañoncito Pum est dans son jardin. En vingt-cinq minutes, le Hongrois plante quatre pions, dont deux sur des frappes foudroyantes. Alfredo Di Stéfano se charge de compléter la marque, 7-3 score final. Joueur le plus brillant ce soir-là à Glasgow, le Magique Magyar fait taire les mauvaises langues qui ne croyaient pas à son succès au Real. Deux ans plus tôt, le monde entier croit que Puskás est fini. Pour beaucoup, le major ne galope plus, mais trottine péniblement. Un seul homme croit alors que celui qui illumina le Mondial suisse existe encore. Et malgré la vingtaine de kilos en trop du Hongrois, Santiago Bernabéu, qui a déjà prouvé son talent de recruteur, le fait venir à Madrid. Débarrassé de son embonpoint, et remis d’aplomb, le plus beau pied gauche de la Casa Blanca se fait rapidement une place dans le « quintet magique » . Avec la tunique blanche, le médaillé d’or olympique enfile les buts comme des perles. 242 en 262 rencontres merengues. Mais c’est sans conteste lors de cette soirée écossaise du printemps 1960 que le meilleur buteur du XXe siècle fit définitivement taire ses détracteurs. MA

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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Puskas 8ème sacrilège !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On pourra toujours se consoler et se dire que Gento sera dans les 5 ou 6 premiers (en balance avec Casillas ?).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Dans mon Panthéon personnel, il a toujours été 2ème ou 3ème.
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Mon panthéon perso: maradona puskas czibor
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je ne parle que du Real !
GreatestShowOnField Niveau : DHR
C'est pas le premier sacrilège du classement quand tu vois R. Carlos derrière R9 (pour qui j'ai une admiration sans borne) c'est fort de café.
Vraiment balèze le Puskas, j'ai jamais revu un but pareil, corner direct à gauche de l'exter du pied gauche au second poteau:
Note : 4
Magnifique but.
Mais aujourd'hui, si un joueur un tant soit peu doué veut le tenter, s'il le loupe, il se fait déchirer par tout le monde: ses partenaires pour avoir foiré une occasion, ses adversaires qui verraient ça comme une tentative d'humiliation, et la presse qui en ferait des tonnes sur la mentalité pourrie dudit joueur.
zinczinc78 Niveau : CFA
Wendel en a tenté quelques-un lors de sa dernière saison à Bordeaux, sans succès :(

Après, si tu les mets à l'entraînement, y'a pas de raison que tes coéquipiers t'en veuillent, à partir du moment ou tu les préviens qu'il va falloir anticiper le repli..
Jeu est un autre Niveau : DHR
Effectivement superbe but! Ou as tu trouvé ces images? Saurais tu si il est possible de visionner quelques uns de ses matchs? Notamment ceux de son mondial suisse
blaise m'a tout dit Niveau : DHR
Roberto Carlos a mis une mine de l 'exter du gauche sur une ouverture un peu longue de hierro , juste avant que la balle ne franchisse la ligne en 6 mètres .
Je ne me souviens plus durant quel match , mais il s 'agit d un but incroyable .
GreatestShowOnField Niveau : DHR
@blaise

Face à Tenerife.
Les plus beaux buts sont parfois ceux qu'on ne fait pas exprès de mettre.
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@Jeu est un autre,

Le problème, c'est qu'au mondial 54, Puskas est blessé par derrière dès le 2e match à cause d'un allemand lors de Hongrie-RFA et revient diminué pour la finale. Il y a des résumés de matchs mais pas de matchs entiers de ce mondial.

Sur le site Footballia.net (inscription gratuite), ils ont des matchs entiers de Puskas comme Angleterre-Hongrie de 1953 ou Real-Francfort de 1960.
http://footballia.net/players/ferenc-puskas
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blaise m'a tout dit Niveau : DHR
Merci Zizou!! ta réactivité construit ta légende.

@Greatest , tu ne penses pas qu'il la met où il veut sur le coup? on dirait vraiment une frappe .
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GreatestShowOnField Niveau : DHR
@blaise

Je peux me tromper hein, mais je n'ai jamais admis un instant l'intentionnalité de ce but.
J'ai toujours eu l'impression qu'il se déchirait en bout de course et que la puissance qu'il met dans la frappe n'est pas maitrisée.
Ça me fait un peu penser au CF en lucarne de Ronaldinho contre l'Angleterre à la World Cup 2002.
7ème, non? Bon a priori le top 6 ce sera Gento, C. Ronaldo, Zidane, Casillas, Di Stéfano et Raúl. A moins que ce soit Edwin Congo, Woodgate, Pablo García, Faubert, Drenthe et Gravesen?
19 réponses à ce commentaire.
Tiens, j'en profite pour mettre mon but préféré du Real des années 50, celui de Kopa en quarts de finale aller de la C1 1957-58 contre Sevilla:

Score final 8-0 ...
Charmatin Niveau : CFA2
Mon Dieu! Quelle beauté! SU-BLI-ME! On sent la complicité et l'entente des gars qui faisaient ce qu'ils voulaient sur le terrain!
Ca me rappelle la triple feinte des Azéris lors du fameux France-Azerbaïdjan en 1995, qui malheureusement fût stoppée par Lama:

https://youtu.be/4vImmwqlEZw?t=154
3 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Puskas et le Honved.

Les tragiques évènements de Hongrie, avec l'occupation de Budapest par les chars russes, viennent d'éclater. Le bruit court que Ferenc Puskas, le célèbre «major galopant» a trouvé la mort pendant l'insurrection.
On apprend rapidement qu'il est en tournée à l'occident avec ses camarades de club de Honved. Justement, Honved est champion de Hongrie et participe à la coupe d' Europe. Exempt du premier tour (par tirage au sort) il doit rencontrer l'Atletico de Bilbao en huitièmes de finale.
Le premier match a lieu le 22 novembre 1956 au pays basque, dans la liesse populaire, celle-ci contrastant avec la préoccupation des joueurs hongrois dont plusieurs ne savent pas exactement si tous les membres de leur famille restés en Hongrie sont sains et saufs. Depuis un mois ou presque, les finalistes de la Coupe du monde 1954 ne parlent que de cela. Tous ne sont pas d'accord avec les décisions à prendre. Déjà, Puskas a annoncé à ses camarades qu'il ne retournera pas en Hongrie: il a appris que sa femme et sa fille, apres une longue marche de trente kilometres dans la neige, se trouvent a Vienne.
On comprend donc que Honved ne soit pas impérial et concède à Bilbao, après une rencontre serrée, émouvante, une courte défaite(2-3) lui laissant, semble-t-il, toutes ses chances de qualification.
En attendant le match retour, dont elle ne connaît pas encore le lieu, l'equipe hongroise multiplie les matches amicaux malgré les rappels à l'ordre de sa fédération.
Cent mille spectateurs l'applaudissent à Madrid pour son festival offensif contre le Real (5-5); cent mille autres en font autant à Barcelone(4-3). Milan AC est battu 2-1 avant que Rome n'inflige a Honved sa première défaite (2-3). Deux jours plus tard, on apprend que Voros Lobogo et Hidegkuti ont decidé de regagner la Hongrie. Il faut en finir. Puskas et ses camarades acceptent Bruxelles comme théâtre du match retour contre Bilbao, le 21 décembre 1956. Toute l'Europe du football est à l'écoute, sa sympathie étant acquise aux représentants du peuple martyre. Les circonstances du match vont rendre encore plus dramatique un évènement qui l'etait déjà par son contexte. Car le gardien Farago, blessé doit quitter le terrain et laisse sa place a Czibor, l'ailier fou. Honved se bat désespérément pour remonter son retard d'un but, mais ne peut obtenir qu'un résultat nul (3-3) qui l'élimine et qualifie Bilbao.
L'équipe de Honved, émanation de la grande équipe de Hongrie, est morte. Le soir du match, Gustav Sebes, envoyé spécial de la fédération hongroise, et, sans doute, des autorités politiques de son pays, tente de convaincre Puskas et ses camarades de rentrer. Cherche-t-il à être très persuasif ou laisse-t-il à chacun, en son âme et conscience, le soin de decider de son destin ?
Le 1er janvier 1957, la radio hongroise fustige M. Sebes qui a échoué dans sa mission et laisse entendre qu'il va être «démissionné».
Le 3, la Fifa interdit à toutes les fédérations de conclure désormais des matches amicaux avec Honved. Le 13, Honved quitte Zurich pour Rio malgré l'interdiction de la Fifa: Flamengo bat l'équipe hongroise
6-4 apres un festival offensif.*
Le 22 février 1957, Honved rentre en Europe. Pour la premiere fois, Puskas, Kocsis et Czibor déclarent officiellement: «il n'est pas question que nous rentrions en Hongrie». Le 7 mars, Boszik, Lantos et Budai, tous trois internationaux, sont suspendus pour trois mois par la fédération hongroise. Les autres entrent dans une longue nuit de deux ans. C'est le tarif automatique de la liberté pour un footballeur.

*En realité une tournée de 5 matches: Botafogo, Flamengo.

Articles sur la tournée du Honved, en hongrois, portugais et espagnol qui doublonnent certainement: à traduire, mes amis.
http://www.ocuriosodofutebol.com.br/201 … elo_2.html
http://www.fourfourtwo.hu/hirek/magyaro … n-a-honved
http://footballmemorian.blogspot.fr/200 … rasil.html
http://www.campeoesdofutebol.com.br/especial45.html
https://flamengoalternativo.wordpress.c … de-puskas/
http://acervo.oglobo.globo.com/em-desta … u-20446157
http://trivela.uol.com.br/honved-o-esqu … o-futebol/
http://cacellain.com.br/blog/?p=42594
http://mundobotafogo.blogspot.fr/2008/0 … afogo.html
http://trivela.uol.com.br/nada-mais-ser … ao-brasil/
Videos: Honved

https://www.youtube.com/watch?v=IqrNF5cncR8

Puskas vs Garrincha

https://www.youtube.com/watch?v=5blfUXdYUvk
https://www.youtube.com/watch?v=--xBaK8czRM
https://www.youtube.com/watch?v=qyf18TB4MFk
https://www.youtube.com/watch?v=O-xSpwnjWMQ
https://www.youtube.com/watch?v=bMjSbwBGAzI&t=44s

lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Très très bon fred tes textes sur puskas. Je suis sur la route j essaierai de commenter ce soir. Bravo en tout cas
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ya beaucoup de traduction à faire, dans toutes les langues, et j'en suis désolé, mais si c'est aussi intéressant que l'article sur Didi hier, ça vaut le coup !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Formidable, merci Fred. Cette séquence 56/57 du Honved, c'est une tragédie picaresque. Une odyssée libertaire.
Est-ce que vous savez si des gens ont écrit là-dessus (hors presse sportive) ?
Traduction de 1er lien : : http://www.ocuriosodofutebol.com.br/201 … elo_2.html

En ce samedi 1er Avril , un des génies majeurs du foot toutes époques confondues fêteraient son anniversaire : Ferenc Puskas légendaire joueur hongrois aurait eu 90 ans . Ici dans Curioso do Futebol (les curieux du foot, le nom du site) , nous avons un texte sur la période où le Honvéd était la base de la sélection hongroise et a gagné le surnom des Magyars puissants . L’article sera centré sur le passage de l’Honvéd au Brésil en 1957. Dans le contexte d’un pays faisant face à une révolution, où les étudiants et les jeunes ont cherché à renverser le gouvernement communiste, malgré le surnom de l’armée rouge, les magyars étaient en faveurs de la révolution. Suite à la pression du gouvernement Hongrois, la FIFA décida de déclarer l’équipe hors la loi en 1956. Cela n’empêcha l’équipe européenne de continuer sa tournée.
Les joueurs furent traités comme des célébrités à leur arrivée au Brésil, en 1957, pour réaliser 5 matchs. La tournée de l’équipe représentait, sans que personne ne s’en rende compte, un passage de bâton et aussi un apprentissage entre les équipe. Dans les décennies suivantes, se fut le Brésil, et non la Hongrie, qui gagnait en popularité dans le monde avec son beau jeu.
Malgré des négociations pour la venue de l’équipe, initiées et dirigées par Flamengo, les 2 parties trouvèrent un accord. Le gouvernement du pays voulait éviter que le Honvéd ne se fasse remarquer. La FIFA punissant les clubs qui contournaient l’interdiction de jouer des hongrois. Seulement beaucoup de personnes au Brésil voulaient voir des matchs avec la légendaire équipe de Puskas. Pourtant la fédération Paulista de l’époque reçut un ordre direct de son président pour interdire le moindre match sur le sol de Sao Paulo.
Ce ne fut pas seulement l’équipe Gavea qui dut faire face aux Magyars : des équipes comme Santos et Vasco voulaient aussi affronter les hongrois, mais les ordres de la fédération l’ont empêché. Une situation qui fut examiné par l’ancien Conseil National du Sport, le voyage et l’hébergement fut autorisé et dans une dernière tentative pour éviter cette tournée la fédération hongroise interdit le nom Honvéd. Cette décision de la fédération hongroise fut rejetée par les joueurs comme un défi face au gouvernement autoritaire.
Les athlètes qui formaient la délégation de « l’armée rouge » furent ceux du club et d’autres joueurs rivaux venant d’autres clubs comme ceux du MTK (époque Voros Lobogo) , du Ferencvaros (période Kiniszi ) et de l’Ujpest rejoignirent l’équipe. Cette formation formée en Gavea, attirait les gens ravis de voir le jeu hongrois durant les entrainements.
Une nuit lointaine d’un samedi 19 Janvier 1957, le Flamengo de Fleitas Solich fut l’adversaire des hongrois, ces derniers commandés par Bela Guttman , dans son premier passage à travers le pays. Plus de 100 000 personnes s’étaient réunies au Maracaña espérant voir un show des Magyars, seulement le spectacle fut du côté de Flamengo qui gagna 6-4 avec un spectacle d’Evaristo de Macedo. L’éternel crack rouge et noir a marqué 2 fois. Dida , Henrique , Moacir et Paulinho marquèrent les autres buts cariocas . Puskas, 2 fois, Budai et Szusza marquèrent pour le Honvéd. Le passage de bâton du football artistique commença durant cette partie.
La seconde partie eu lieu 4 jours après la première, le match eu à nouveau lieu au Maracaña, mais contre Botafogo . Et si Flamengo avait joué avec une équipe pleine de jeunes, et les membres de la sélection de Rio de Janeiro , Botafogo vint avec toute son armada , avec des noms comme Garrincha, Didi et Nilton Santos.
Qui aurait pensé que Botafogo viendrait avec toute sa force contre l’équipe de Puskas et co , le résultat fut surprenant , les hongrois arrivèrent à pratiquer leurs foot et remportèrent le match 4-2 (3 de Kocsis , 1 de Puskas , pour les brésiliens Garricha et Paulinho Valentine ont marqué).Ce fut la première victoire Magyar en terre brésilienne .
Suite : Le troisième match fut contre Flamengo et eu lieu au Pacaembu , le match retour entre les 2 équipes était à porte ouverte pour ne pas impliquer la fédération , une manœuvre en relation avec le préfet de Sao Paulo. Ce match fut l’occasion pour le peuple pauliste de voir de près les étoiles hongroises et une bonne équipe de Flamengo.
Lors de cette soirée de gala, la magie de l’équipe hongroise opéra , les hongrois remportèrent le match 6-4 (coté hongrois : 4 buts de Puskas , 1 de Budai et un de Sandor )(coté Flamengo : Moacir et Dida marquèrent une fois , les 2 autres butes furent marqué par Evaristo) . Le prochain match fut à nouveau contre Flamengo , et se termina par une victoire des hommes de Bela Guttman. Puskas et ses compagnons furent impressionnés par le volume de jeu des brésiliens mais ont réussi à gagné 3-2 (Honvéd : Budai , Sador et Szusza . Flamengo : Evaristo et Henrique).
La tournée prit fin le 7 février avec un autre match au Maracaña. Face au Hongrois l’équipe était un mélange de Flamengo et de Botafogo pour être le dernier adversaires des Magyars au Brésil . Ce match fut l’occasion de remplir d’étoiles les yeux des fans et peut-être servir d’avertissement au monde que les brésiliens enchanteraient le monde pendant 3 des 4 prochaines coupes du monde.
Dans cette nuit inspirée, le combiné des 2 équipes ressemblaient à une équipe nationale et vaincu les hongrois 6-2. Garrincha ouvrit le score avant que Kocsis n’égalisa avec un beau but. Dida marqua alors un superbe but de l’extérieur de la surface pour prendre l’avantage. Durant la seconde période, Evaristo et Didi marquèrent, mais Puskas diminua l’écart. Le dernier but de la partie résulta d’un bel échange de passe qui fut conclu par Evaristo qui passa 2 défensurs et le gardien de but avant d’aller marquer.
Malgré la fin de la tournée au Brésil ce ne fut pas le dernier match entre les Hongrois et les noirs et rouges, les 2 équipes se croisèrent à nouveau 2 fois au Vénézuela . Victoire 5-3 pour Flamengo et un match nul 1-1.
La fin de cette tournée sud-américaine marqua aussi la fin de l’équipe du Honvéd. Les joueurs partant dans plusieurs équipes européennes. Puskas écrira l’histoire à Madrid. Bela Guttman, l’entraineur accepta de Travailler pour Sao Paulo. Flamengo et Botafogo furent interdit de tournée à l’étranger, ainsi la fédération hongroise déclara l’affaire close. Chiffres du Honvéd au Brésil :
Parties : 5
Victoires : 3
Défaites : 2
Buts marqués : 19 (Puskas : 8 buts ; Kocsis : 4 buts ; Budai : 3 buts ; Szusza :2 buts et Sandor : 2 buts )
Buts encaissés : 20
La traduction reste un peu approximative sur certains passages j'en suis désolé.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est déjà formidable comme ça, et merci encore Aiglerond !
7 réponses à ce commentaire.
Allah Votre Niveau : Loisir
Puskas 8eme??

Vous avez peté un plomb non?

Dans quel monde alternatif Puskas n'est pas top 5 du Real?

Bref..
Butragueño 9ème et Ramos 9ème...
Je ne debats pas d'ici de la place de Sergio mais de consacrer une place pour mettre, sur le même plan, 2 joueurs qui n'ont strictement rien à voir, hormis d'avoir porté le maillot madrilène, jouant à des époques différentes, dont l'un est juste celui qui a donné son nom à l'équipe dite de la Quinta del Buitre, excusez du peu, il y a un comme un bug dans la matrice, non ?

Si cette "pirouette" a été faite parce que vous vous êtes aperçus d'un oubli et ainsi libérer une quelquonque place, c'est d'un grotesque...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'avais même pas remarqué: cocasse !
Du coup il en reste 6 et non 7 !
Effectivement je n'en vois que 6 restant : Zidane, C.Ronaldo, Casillas, Gento, Di Stephano et Raul.

J'ai oublié personne ?
*Di Stefano, mon dieu j'ai honte...
Du coup Puskas devrait être 7ème.

Je suis très étonné qu'il ne soit pas dans le top 5. Spontanément si l'on me demande de dresser un top madrilène Di Stefano et Puskas, que je n'ai pourtant jamais vu jouer, sont les deux joueurs indélogeables. Leur aura est mythique.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Même 7ème, ça ne change rien !
Ce commentaire a été modifié.
Edit : Désolé de m'emporter un peu rapidement, c'est une erreur technique qui a été apparemment rectifiée.
9ème Ramos
8ème Butragueño
7ème Puskas
ManodesMontagnes Niveau : National
Bon... Petit soulagement à ce niveau, je te comprends.

Le mystère l'histoire, rien que sans vouloir les comparer entre eux, c'est quand même que Zidane (le joueur) sera devant ces trois là.
7 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Kopa a eu le Ballon d'or en 58, mais Didi ou Pelé étaient non-éligibles, et Di Stefano mis...hors-concours!
On devrait faire pareil de nos jours: pas plus de 5, sinon ça tourne à la mascarade !
Pourquoi hors concours? Une règle empêchait de le gagner deux années de suite?
Sans jouer le mondial 1958, ça devenait très compliqué de le gagner.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ma formulation n'était pas clair: il a bien été mis hors-concours par le jury de France-Football.
Mondial ou pas il pouvait le gagner: encore une C1 cette année là.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
France-Football, apparemment voulait éviter qu'il gagnât deux ou trois années de suite.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ballon d'or 58 Wikipedia:
Le titre est remporté avec une quasi-unanimité par le Français Raymond Kopa, succédant à son partenaire de club Alfredo Di Stéfano (classé hors-concours cette année-là d'où son absence dans le classement).
Quand FF avait attribué le super ballon d'or à Di Stefano devant Cruyff, Platini, Van Basten, etc... j'avais été étonné qu'il ne les devance avec "que" deux BO. Effectivement avec cette règle, ça change tout.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
En 60, Luis Suarez a le BO, sans C1, sans Euro ni CDM, juste la Liga et la C3 (de mémoire): donc depuis le début en 56, les critères d'attribution sont vraiment fluctuants; Stanley Matthews n'a jamais rien gagné, sauf une Cup; Sivori 61 et Yachine 63 ne gagnent rien au niveau européen: on récompensait surtout le talent et l'aura.
Ce commentaire a été modifié.
Tu parles des BO ? Pas plus d'un par carrière. Il y a largement assez d'excellents footballeurs.

Y a-t-il une autre équipe que le Real (au moins 2 fois dans son histoire) qui ait compté 3 BO dans ses rangs ?

Edit : ah mince Puskas ne l'a jamais eu, my bad.
93/94: 3 BO au Milan. Gullit, Papin, Van Basten
Et le Bayern dans les années 70 avec Muller, Beckenbauer et Rumenigge à la différence près que le 3ème ne l'avait pas encore gagné quand les deux autres étaient encore au club.

edit du message précedent: c'est en 92/93 le trio de BO au Milan. L'année suivante Gullit était parti à la Samp.
9 réponses à ce commentaire.
Étonnant choix de photo pour Butragueno. El Bitre!
Samotraki, t'étais spectaculaire dans le Mercomplot de Lundi, haha!

N'empêche qu'on reprochera toujours au Real Madrid période Quinta Del Buitre de n'avoir pas remporté la C1 et s'être fait "violer" par l'AC Milan en 1989 (plus Juanito contre Matthäus). Pourtant, c'est quand même 2 coupe UEFA (1985, 1986) avec des remontadas mémorables et 3 demi-finales d'affilée en C1 (1987, 1998, 1989) en éliminant des gros poissons:
-saison 86/87, Juventus en 8e et l'Etoile Rouge de Belgrade période Stojkovic en 1/4 (éliminé par le Bayern en 1/2)
-saison 87/88, Naples au 1er tour, FC Porto champion d'Europe 87 en 8e, Bayern en 1/4 (éliminé par le PSV en 1/2)
-saison 88/89, ils parviennent à battre le PSV champion d'Europe 88 en 1/4 dans les prolongations (humilié 5-0 ensuite par Milan au tour suivant)
C'est quand même pas mal pour cette génération.

Et Butragueño, tout petit, tout léger mais qui te mettait de ces buts, mon dieu:


Les 2 dans le même match !
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Je trouve le 1er plus impressionnant que le 2eme.

La façon dont il millimètre le placement du ballon à l'aide de petites touches avant de déclencher le double-contact final, c'est du grand art.
Un genre de géométrie footballistique.
C'est vrai que sur le 2e but, le joueur au maillot jaune n°5 n'est pas monstrueux niveau engagement défensif ...
À propos du fameux Milan AC/Real Madrid de 1989, petit résumé :


Quatre jours après la tragédie d'Hillsborough, le monde du football a besoin de retrouver un peu de bonheur.
Une affiche passionnante a lieu à San Siro, où le Milan AC reçoit le Real Madrid après le match nul de l'aller (1-1). Une finale avant l'heure tant les deux équipes possèdent des stars.
Le trio néerlandais (van Basten, Gullit, Rijkaard) et ses internationaux italiens (Maldini, Baresi, Ancelotti, Donadoni) vont défier un Real Madrid qui fonce vers sa quatrième Liga de suite. Le monstre européen veut renouer avec la victoire en C1 qui la fuit depuis 1966.
Pour atteindre son objectif, il peut compter sur son goleador Hugo Sánchez ainsi que sur la base de la Quinta del Buitre (Butragueño, Míchel, Martín Vázquez, Sanchís) orpheline de Miguel Pardeza; mais renforcée par l'arrivée de Bernd Schuster.

Un duel de titans qui offre une place pour la finale qui se disputera... au Camp Nou de Barcelone, stade rêvé par les Merengues afin de faire un affront savoureux en territoire ennemi.
Mais voilà, les Milanais détruisent les doux rêves madrilènes, et de façon historique.
Une victoire 5-0, avec cinq buteurs différents : Ancelotti (17e), Rijkaard (24e), Gullit (45e), van Basten (49e) et Donadoni (60e) humilient la Maison Blanche. Le collectif prime sur tout le reste chez Sacchi, et le Real vole en éclat.
La gifle est énorme, la leçon est belle et l'Europe est conquise.

L'espace d'une rencontre, le Milan AC a fait oublier l'horreur à tous les fans de football. De la plus belle des façons.
Le PSV/Real de 1988, vrai match de bouchers.
La rue avait apprécié, les joueurs du Real beaucoup moins.
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GreatestShowOnField Niveau : DHR
@ZizouG

Oui, déjà le n°5 est trop soft mais le gardien s'imagine si intelligent en anticipant le centre qu'il se retrouve complètement con à déserter ses cages.

Après, le génie de Butragueno est de ne pas paniquer, de faire preuve d'un sang-froid extraordinaire couplé à une technique aux petits oignons.
Le terrain est pas top mais il multiplie les doubles-contacts sans difficulté.
Mais merci Zizou! Je suis rarement le mercomplot, mais là je vais m'y mettre! C'est une putain de Saga. Rocancourt et les Nibelungen.

Sinon les deux buts sont splendides.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Le 2ème but du Buitre, c'est contre le Cádiz de Magico Gonzalez il me semble. Après, je ne connais pas le joueur au numéro 12 mais il a une sacrée trogne !
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Le fils caché de Socrates et Alexis Lalas.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
J'allais le dire Alegria, il me semble bien aussi que c'était face au Cadiz de Magico (d'ailleurs j'aimerais bien avoir un jour un top Concacaf juste pour le portrait du maestro salvadorien).
Deux buts qui résument à merveille le génie de Butragueño, qui avait cette faculté de mettre aussi bien des buts de renard (avec une efficacité digne des Batigol, Inzaghi, Muller ou Riva) que de pondre de vrais chefs-d'oeuvre grâce à son jeu dans les petits espaces, ses crochets courts foudroyants et ses appels millimétrés.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
@ Franz, merci pour cet extrait, ce Milan-Real 89, c'est vraiment LE chef-d'oeuvre du Milan de Sacchi (peut-être avec la finale face au Steaua mais l'adversité était, je trouve, un léger ton en-dessous) !
Les Rossoneri seront d'ailleurs les fossoyeurs des rêves européens madrilènes puisqu'ils barreront de nouveau la route au Real l'année suivante.
Ce commentaire a été modifié.
Le fils caché de Socrates et Alexis Lalas s'appelle Juan José Jiménez, d'ailleurs il a joué au Real madrid de 82 à 85:

Son après carrière a été difficile, menant un train de vie de footballeur alors que l'argent ne rentrait plus. Il a été pincé dans un trafic de cocaïne et a travaillé dans un chantier naval. Il a pas trop changé:


Sinon, il y a un artcicle de Old School Panini qui parle un peu de lui: http://www.oldschoolpanini.com/2010/12/ … nabeu.html .
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
PUSKAS: SUITE

Puskas est devenu madrilène et on ne sait pas trop, qui, de l'intéressé ou du Real, il faut féliciter pour ce formidable retour au premier plan. L'ex-major galopant, après la tragédie hongroise de 1956, a vécu à Vienne dans les tourments et sans le ballon qui fait sa vie. Il a pris du poids et ressemble plus à un fonctionnaire tranquille qu'à un athlète de compétition. C'est alors qu'au printemps 1958, Santiago Bernabeu se déplace pour rencontrer Puskas en compagnie d'Emil Oesterreicher devenu directeur sportif du Real.
«Pensez-vous, Ferenc, pouvoir revenir à votre meilleur niveau?»
Ce n'est pas une question en l'air. Quand le président du Real parle, une extraordinaire force de persuasion se dégage. Puskas a 31 ans, depuis le 2 avril. Il a aussi une terrible force de caractère, et l'orgueuil des grands champions. «je le peux, président !» répond-il.
Personne ne saura jamais, sauf l'intéressé, ce qu'il lui en a coûté pour perdre douze kilos et retrouver sa vivacité d'antan. Pour le reste, la science du jeu, le tir du pied gauche, Ferenc les avait dans son berceau; il les perdra seulement dans la tombe.
Puskas, pendant six mois, court sous le soleil espagnol, engoncé dans d'épais chandails. Il ne boit presque plus, mange peu, se surveille. Naturalisé espagnol le 7 août 1958, il devient Espagnol dans ses gestes, sa voix, son caractère. Lui qui était si froid, si renfermé, sous l'uniforme hongrois, se met à rire. Ses amis du Real le surnomment «Pancho». Mais le plus extraordinaire est la reconversion de Puskas dans le jeu du Real. Il a tout de suite compris, l'ex-capitaine de la grande équipe de Hongrie, que le patron s'appelle Di Stefano et qu'il ne saurait être question de lui jalouser ses prérogatives. Il se fond donc dans le système et accepte de remplir, à 31 ans passés, le rôle exclusif d'attaquant de pointe.
Puskas possède l'un des plus fabuleux pieds gauches que le monde ait connus: petite pointure (39) mais la force du canon et la précision du géomètre au service d'un sens du placement diabolique et d'une intelligence qui ne l'est pas moins.
Aussitôt, il devient, avant même Di Stefano vieillissant, le meilleur buteur d'Espagne et bientôt le meilleur buteur de la Coupe d'Europe.
Avec Kopa, Di Stefano, Rial, Gento, le Real possède l'attaque la plus prestigieuse et la plus efficace du continent.
Pourtant le Real tremble. Le FC Barcelone, qu'entraîne depuis peu, Helenio Herrera, venu de Seville, devient champion d'Espagne et vainqueur de la Coupe. En ces occasions, il s'impose au Real: 4-2, 3-1. Or, pour jouer la Coupe d'Europe, il faut être champion national ou vainqueur de l'épreuve. Il ne reste donc plus à Di Stefano et les siens qu'une solution: gagner pour la quatrième fois consécutive la Coupe offerte par l'Equipe.
C'est une tâche d'autant plus ardue que l'adversaire du Real en demi-finale est une autre équipe de espagnole, celle de l'Atletico Madrid, féroce rival devant l'Eternel. Le match aller, joué devant 130 000 spectateurs (la contenance maximum du Stade de Chamartin) tourne de justesse à l'avantage du Real grâce à un but de Rial (16è) et un penalty de Puskas (33è).
Le Real n'a pas imposé sa loi. Un journaliste d'ABC, excessivement sévère, qualifie Puskas «d'homme invisible». Et Raimundo Saporta, la cheville ouvrière du Real, suggère avec humour: «On devrait qualifier d'office un club qui a déjà gagné trois fois de suite la Coupe d'Europe».
Le match retour voit la victoire de l'Atletico (1-0), ce qui, à l'addition des deux rencontres, en provoque une troisième. Le Real qui aligne Mateos à la place de Puskas, est écrasé par la peur de perdre et empoisonné par les irrégularités de son adversaire. Seul, Di Stefano est égal à lui-même ainsi que le souligne Gabriel Hanot:
«Di Stefano mérite d'être cité en exemple à tout avant de classe qui vieillit, qui a moins de vitesse, de percant, et qui tient à demeurer à 33, 34, 35 ans, indispensable à son équipe. Il se transforme maintenant, dans l'équipe du Real, en joueur volant; il n'occupe pas de poste fixe et ne marque de près aucun adversaire, ce qui équivaudrait d'ailleurs à limiter son propre champ d'opération. Mais il a un sens si prodigieux du cours du jeu et des hommes de l'equipe qu'il se trouve généralement, là où il se passe quelque chose et où sa présence est nécessaire. Le nombre fut très élevé de passes qu'il intercepta, de tentatives qu'il enraya, de phases dangereuses qu'il neutralisa. Il utilisa la tête ou le pied indifféremment et reussit même des tacles glissés que n'aurait pas désavoués un défenseur anglais habitué aux terrains gras et glissants...
Enfin, au milieu de tant de passion et des scènes d'antijeu, il demeura calme, grand seigneur, pour ainsi dire au-dessus de la mêlée».
«Le combat entre Caïn et Abel» comme l'appelle Don Santiago, se déroule à Saragosse le 13 mai 1959. C'est une terrible guerre des nerfs, gagnée par les trois «monstres» du Real: Santamaria l'Uruguayen, Di Stefano l'Argentin et Puskas, le Hongrois. Celui-ci marque le but de la victoire (2-1) et confirme la prédiction d'Ujlaki quelques mois plus tôt: «Je suis sûr que Ferenc reviendra au premier plan. Il est très orgueilleux et il a une volonté de fer».
Pourtant son entraîneur Luis Carniglia décide de le laisser sur la touche pour la finale de Stuttgart, contre Reims, après la défaite en Coupe à Séville. Puskas est certes blessé à la jambe, mais on lui reproche de ne pas s'être suffisamment battu contre les Sevillans déchaînés: comme si les premiers violons pouvaient se transformer en joueurs de tambour !
«Il y aurait même gros à parier, ecrit Gabriel Hanot, et sans grand risque, que si Rial était Hongrois et Puskas Argentin, par exemple, la composition de l'équipe du Real serait différente.»
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Gracias por todo Señor Astaire.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Saint Cloud very much !
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Maurizio ganz de zoilette Niveau : District
En 9e position c'est butragueno ou sa teub ? c'est pas clair.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
SUITE
KOPA-DI STEFANO-PUSKAS: finale 59

Albert Batteux a décidé de ne pas faire marquer Di Stefano: «on ne peut pas marquer un tel homme. Le confier à un joueur, c'est provoquer un véritable suicide. Non seulement ce joueur s'epuise en courant apres un aversaire inarrêtable, mais il ne sert strictement à rien. Il vaut mieux marquer les autres et laisser faire l'artiste».
Tous ces beaux projets sont malheureusement balayés d'entrée, dans le Neckarstadion de Stuttgart où dix mille supporters français sont venus se mêler aux soixante-dix mille autres. Il y a quatre-vingt dix secondes que l'on joue lorsqu'une mauvaise passe de Bliard à Lamartine est interceptée par Zarraga. Penverne hésite à intervenir. Mateos est alerté, fonce vers le but et tire d'une dizaine de mètres, assez mollement. Colonna, mal placé, voit le ballon frapper son poteau gauche et rouler au fond des filets.
L'espoir revient quand, à la 12ème minute, Colonna arrête un penalty de Mateos accordé par l'arbitre allemand, M. Dutch, pour une faute indiscutable de Jonquet. La foule espère que ce coup d'éclat va regénérer l'équipe francaise et que la «finale idéale» entre deux formations latines va enfin justifier ses promesses.
Il n'en n'est rien. Cette finale est extrèmement décevante tant sur le plan technique que sur le plan sentimental. Quand Di Stefano marque de vingt mètres, en début de seconde mi-temps, le deuxième but du Real, et alors que Colonna a tardé à plonger, l'équipe rèmoise se désagrège. Elle donne le spectacle assez navrant d'une formation découragée, puis complètement désabusée. On fustige Just Fontaine, trop vite résigné. On fustige Albert Batteux qui doit «changer le style de son équipe de toute urgence» (Gabriel Hanot) .
L'éditorialiste de France-football attaque en termes durs, trop durs, le jeu «dépassé» de l'équipe rèmoise:
«Si on compare entre elles les vedettes de Reims et du Real, la disproportion apparaît aussitôt flagrante: Jonquet et Santamaria, Vincent et Gento, Bliard et Mateos, Fontaine et Di Stefano. Il n'est pas question de tracer un parallèle entre Lamartine et Kopa.
«Piantoni surnage, mais il est footballeur de feintes et d'esquives, et non combattant de choc capable de transformer une situation. Il dispose cependant d'une frappe de balle de premier ordre et c'est là que le rôle de l'entraîneur Albert Batteux pourrait être important.
«Car Reims sacrifie trop aux touchers de balle, au jeu court et confidentiel. Il est de toute évidence et de toute urgence que Reims doit pratiquer la frappe au lieu de la touche de balle, aérer le jeu, lui donner de plus grandes dimensions, obtenir le rythme moderne et par conséquent, la possibilité de changer de rythme...
«La chute de Reims fut d'autant plus etonnante que la condition physique était bonne, mais il ne s'agissait pas de condition physique, il s'agissait de pratiquer un football d'un niveau plus élevé.»
La superiorite du real madrid a ete si entiere du fait meme des limites de reims, et la deception si grande cote francais, qu'on a peu insiste sur la blessure de Raymond kopa a l'aile droite de l'equipe espagnole.
L'ex-rèmois a gagné sa troisième Coupe d'Europe (1957, 1958, 1959) apres avoir perdu la finale 1956 sous ses anciennes couleurs. Mais il rage, de douleur et de dépit. C'est Jean Vincent, son copain de sélection qui est venu dans un moment de folie, le faucher brutalement. Raymond n'apprécie pas les brutaux, mais il ressent dans cette action une véritable trahison, capable de surcroît d'abréger sa carrière. Et il fustigera en termes sévères, plus tard, dans son livre, son bourreau d'un jour: «J'ai été agressé sauvagement et volontairement par Jean Vincent. Avant de me frapper, il avait couché dans la seconde précédant son agression sur moi, mes coéquipiers Mateos et Marquinos. Mais c'est moi qui ai été le plus gri èvement atteint: ligament interne droit. C'etait la vingtième minute du match. J'ai terminé la partie malgré tout. Mais dans des conditions déplorables. Quel lamentable souvenir...Après le match, il est venu s'excuser. Mais je n'ai pas accepté ses excuses».


Real-Reims 2-0 (Di Stefano, Mateos)
Dominguez-Marquitos-Santamaria-Zarraga (cap)-Santisteban-Ruiz-
Kopa-Mateos-Di Stefano-Rial-Gento
Entraîneur: Carniglia

Colonna-Rodzik-Jonquet-Giraudo-Penverne-Leblond-Lamartine-Bliard-Fontaine-Piantoni-Vincent
Entraîneur: Batteux

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'avais prévu demain pour les pavés sur Puskas !
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Gabriel Hanot aka le Pierre Menes des années 50
Après cette finale, Kopa retourne à Reims et retrouve son "agresseur" Jean Vincent.
Les retrouvailles se sont pas si mal passées puisque l'attaque rémoise (avec les deux) inscrira 109 buts en championnat la saison suivante. Ils passeront 5 saisons au club cote à cote.
Il était susceptible le Kopa, faut pas croire. Un peu plus tard c'est avec Jonquet qu'il s'est brouillé quand celui-ci devenu son entraineur, l'a critiqué dans la presse.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Jette un oeil sur les videos que j'ai mises plus haut.
Pour faire mes pavés sur le Real, j'avais tout à ma disposition: tous les matchs de toutes les compèt', avec tous les effectifs, les compos, etc.
Existe-t-il l'équivalent pour Reims ? tout ce que j'ai trouvé c'est le site du club, avec des portraits de joueurs, mais c'est tout.
Ce commentaire a été modifié.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Kopa : "Mais c'est moi qui ai été le plus grièvement atteint: ligament interne droit. C'etait la vingtième minute du match. J'ai terminé la partie malgré tout."

What ?
What ?

Louis Nicollin : "C'étaient pas des tarlouzes !"
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Alessandro_Nesta Niveau : Loisir
A posteriori,on peut se dire que le Real a vendu Redondo pile au bon moment,vu la cascade de blessures qui ont suivi
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C'est pas faux !
Mais n'empêche quelle classe ce joueur, j'aimais bien son dribble où il faisait double-contact exter-inter ou vice versa:


Même les rares buts qu'il mettait étaient beaux.
Il part du milieu de terrain et finit le travail grâce à un jeu en triangle.


Cette fois, il profite de l'appel des 2 attaquants qui embarquent les défenseurs adverse coté droit, Redondo s'engouffre coté gauche et ça fait mouche.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Quel joueur...
Y'en a pas 2 comme lui.

Titulaire dans mon onze seksy cacao.
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Note : 3
Puisque Amancio et Pirri apparaissent aujourd’hui, qui sont les plus connus de la fameuse période yé-yé, petit cadeau avec les portraits de 2 joueurs atypiques de cette période, que j’ai découverts en faisant des recherches complémentaires suite au commentaire de ‘Sieur Astaire sur les yé-yé (en recoupant et traduisant plusieurs sources, articles et hommages tous apparus au moment de leur décès respectifs). Tous les opposait footballistiquement mais unis en tant que fidèles représentants du « madridisme », pour ceux qui étaient appelé à remplacer les Di Stefano et Puskas.

Ramon Grosso
Héritier du poste d’avant-centre, il était pourtant l’anti-Di Stefano. Il compensait ses limites techniques par son jeu en remise et son enthousiasme. Pur produit du club et il a dû redoubler d’effort pour intégrer l’équipe première. Son début de carrière fut assez rocambolesque, alors qu’il évolue à la Castilla, un souffle au cœur lui est diagnostiqué et l’éloigne temporairement des terrains. Le problème disparaitra l’année suivante et il fut prêté au rival voisin de l’Atlético en 1964 pour gagner du temps de jeu et s’aguerrir. Les observateurs diront qu’il contribua grandement à maintenir l’ennemi en 1ère division au cours de cette saison. Il revint donc au Real, et, à force de travail et de courage, gagna définitivement sa place, avec une première saison de 17 buts en 28 matches. Pourtant il inscrira moins d’une centaine de buts avec le Real, la raison ? Redoutable compétiteur, joueur polyvalent et endurant, il n’hésitera pas rapidement par la suite, pour poursuivre sa carrière au Real, à se « sacrifier » en reculant pour jouer milieu, laissant les buts pour un rôle de « porteur d’eau » toujours pour le bien de l’équipe. Il mettra un terme à sa carrière en 1976 après 410 matches officiels sous le maillot du Real et 96 buts, 1 C1, 7 Ligas et 3 Coupes nationales.

Manuel Velazquez
Milieu central de l’équipe, de 1965 à 1977, il fut un titulaire sur plus de 10 saisons. Madrilène pur jus, il était socio depuis enfant. Derrière ses allures d’ « aristocrate », de ses traits élégants et distingués, il était un des leaders « rebelles » de l’époque des yé-yé. Dans une équipe en pleine recomposition au milieu des années 1960, composée de vétérans et de jeunes prometteurs, Velazquez devint le numéro 10 titulaire et appelé à remplacer Puskas, son idole. Dès 1965-1966, après des prêts au Rayo Vallecano et à Malaga, pour sa première saison avec le Real Madrid il est rapidement un joueur-clé avec une C1 gagnée contre le Partizan. Il était l’organisateur, le « cerveau » (surnom donné par ses coéquipiers) avec ses passes millimétrés et son élégance au milieu. Le représentant de la classe des 10 techniques et raffinés, l’artiste avait tout de même la réputation de mal terminer ses matches, de ne pas tenir le rythme et son niveau sur 90 minutes. Il joua 402 matches pour 59 buts, gagna 1 C1, 6 Ligas, 3 Coupes nationales, mais il fut pourtant peu sélectionné en équipe nationale (les sélectionneurs lui préférant souvent le valencien José Claramunt).

Leurs parcours similaires au sein de la casa blanca furent donc remarqués et toujours respectés au sein du club. Ils continueront leur après-carrière dans l’institution madrilène, occuperont principalement des postes dans la direction technique et en tant que coach dans les catégories de jeunes, et mêmes éphémères coach due l'équipe première.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Jolis portraits: ce sont effectivement les plus connus des Yé Yé, après Pirri, Zoco et Amancio (qui en fait était là avant, en 62).
Je suppose que tu vas directement à la source, à savoir des articles en version originale, ce qui te confère une grande supériorité sur moi.
Si tu peux avoir des renseignements aussi sur les (très bons) joueurs charnières que sont Pachin et Vidal (arrivés vers 59); Del Sol, on le connaît déjà mieux.
Note : 1
Oui. leur décès plutot récent (2002 pour Grosso, 2016 pour Velazquez) font qu'il y a plusieurs articles (en espagnol) sous forme de portrait-hommage retraçant leur carrière respective avec le recul nécessaire pour apprécier leurs apports et postérité au RM. Même s'il y a un toujours une problématique avec ce genre d'articles-hommages, quand on a pas été témoin, donc lire et recouper plusieurs sources de diverses origines ;)

Pour Pachin et Vidal je vais essayer de regarder.
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Note : 1
Redondo c'est les étoiles.
Maintes fois évoquée ici sur So Foot, donc je vais pas m'étendre sur son cas, et je vais laisser la place aux copains.

Donc je vais me cantonner sur son passage au RM à travers un geste bien connu : le "taconazo" face à MU qu'on a tous en tête.
talonnade pour lui-même/s'arrache le long de la igne de but pour centrer, un centre au milimètre pour le but de Raul, le tout au milieu de la défense mancunienne médusée par cette action d'anthologie par ce duo fabuleux. C’était donc un quart de finale de Ligue des Champions à Old Trafford contre les champions d’Europe en titre, un soir de 2000. Quelques semaines plus tard, le Real remportera le trophée (et la 2ème C1 pour Fernando avec le Real) avec son 5 argentin au sommet de son talent, au sommet de l'art qu'est le foootball en voyant des joueurs de la trempe de Redondo. Voilà cette action résume la classe, le talent, la beauté, la passion du maestro argentin. L'un des plus beaux joueurs que j'ai vu.
Ce commentaire a été modifié.
On évoque toujours, et à juste titre évidemment, la talonnade de Redondo à Old Trafford. Oui, ce geste est fou, sublime, gracieux et tous les adjectifs que l'on veut.
Mais je trouve qu'on zappe énormément sa finale contre Valence.
Face à MU, il y a eu ce geste, où le temps s'est arrêté, et qui est resté dans toutes les mémoires. Un truc qui fait oublier tout le reste.
Pourtant au Stade de France, c'est une véritable partition que Redondo avait réalisé. Un match de patron, facile, élégant au possible et efficace.
Au micro pour TF1, cet aigri de Jean-Michel Larqué lui reprochait de ne pas frapper... mais franchement, c'était tellement beau ce soir-là qu'heureusement Redondo ne l'a pas entendu.
Ce commentaire a été modifié.
Evidemment. De tout façon la C1 1999-2000 Redondo a régalé à chaque tour éliminatoires : en quarts contre MU, en 1/2 contre le Bayern (mais pas les matches du second tour de poule face au Bayern, où de mémoire le Bayern fout 2 torgnoles au Real, mais tu me confirmeras ça mieux que personne Franz) et donc la finale face à Valence
Deux "torgnoles", c'est un peu fort. Disons qu'il n'y a pas eu trop photo quoi : Anelka nous a réglé aller et au retour, ce putain de coup de tête était vraiment très sale.
Mais il ne faut pas oublier qu'en deuxième phase de poule, on leur marche littéralement dessus, aller comme retour (2-4, 4-1), et on s'était vu trop beau trop tôt selon moi. C'était deux mois avant, donc on était déjà finaliste dans la tête.

D'ailleurs les trois confrontations 2000/2001/2002 entre Real/Bayern, c'est absolument classic shit
Franz, tu es un peu dur avec Jean Mimi, de mémoire il disait à moins que ce soit Thierry quelque chose du style "quel sublime joueur il ne perd jamais le ballon, dommage qu'il ne tire jamais au but".
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
LA FINALE DU SIECLE: pas en termes de suspense, mais de spectacle, de beauté, d'émotion, d'ambiance.

Le 18 mai 1960, 127 000 spectateurs remplissent les gradins de l'immense Hampden Park qui peut en accueillir 132 000.
Venus pour assister à un grand spectacle, ils ne sont pas déçus et participent à la véritable apothéose de cette année 1960. Eintracht Francfort, dont le seul salut réside dans le culot, voire l'impertinence, prend le taureau par les cornes dès le coup d'envoi, lance tout son monde à l'attaque, manque de marquer deux buts et en reussit tout de même un grâce à son subtil ailier droit Kress.
Alors le Real, personnifié par Di Stefano, abandonne son jeu d'étude, d'attente et de prudence pour se livrer. Le divin Alfredo vient à peine de dégager sa surface de réparation qu'il surgit à point nommé a l'autre bout du terrain pour reprendre un centre de Canario et égaliser (27è). Trois minutes plus tard, il récidive et comme Puskas, de l'exterieur du pied gauche, marque à la 45è minute, le Real mène 3-1 à la mi-temps.
Sa cinquième Coupe d'Europe en cinq ans n'est pas loin et les observateurs sont tous unanimes à dire que rarement le Real a donné une aussi forte impression de puissance.
Mais on n'a pas tout vu dans ce match, la deuxième mi-temps étant encore plus pleine et plus riche que la précédente. Dans ce combat acharné et loyal, le Real joue l'offensive à outrance, se lavant et se purifiant de ses doutes, atteignant une dimension jamais atteinte. Puskas (56è, 60è, 71è) marque trois nouveaux buts et Di Stefano (75è) cloture la marque a 7-3, le jeune international Erwin Stein ayant marqué deux fois (72è, 74è).
Quatre buts en quatre minutes, c'est le bouquet du feu d'artifice.

Au coup de sifflet final donné par l'arbitre écossais, M. Mowatt, les 127 000 spectateurs se lèvent et applaudissent durant de longues minutes, comme s'ils voulaient se graver à tout jamais dans la mémoire le souvenir du fabuleux spectacle auquels ils viennent d'assister.
Di Stefano et Puskas, auteurs à eux deux des sept buts du Real, s'étreignent longuement dans le vestiaire. L'un et l'autre apprécient le moment qui passe. Il est si rare d'atteindre la perfection dans l'expression artistique qu'on a choisie. Pour Puskas, la victoire représente bien d'autres choses encore: n'était-il pas deux ans plus tôt un footballeur perdu ? Son président, Don Santiago Bernabeu, vient lui donner l'accolade: « j'ai toujours cru en toi, Pancho. Ta force, vois tu, c'est là qu'elle est ! » Et en disant celà, il lui pose la main sur le cœur. «

Extrait de «La fabuleuse histoire du football»

Real Madrid-Eintracht Francfort 7-3 (Di Stefano (3), Puskas (4)
Dominguez
Marquitos-Pachin-Vidal
Santamaria-Zarraga (cap)
Caneiro-Del Sol-Di Stefano-Puskas-Gento
Entr: Miguel Munoz

http://footballia.net/fr/matchs-complet … -frankfurt
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Puskas 8e...

A ciao bonsoir !
ManodesMontagnes Niveau : National
Note : 1
Grosse dédicasse à ManodesMontagnes qui avait avant-hier les 15 premiers sans faute. Balèze.
ManodesMontagnes Niveau : National
Note : 1
Merci, hombre !

On peut pas dire que je sois au niveau de ZizouGabor, mais on peut le dire, je suis quand même un des putains de gars sûrs de la communauté.
ManodesMontagnes Niveau : National
Note : 1
Ah mais moi je viens sur SoFoot quasi-exclusivement pour suivre des types comme vous.

Entre nous, ton humour est celui que je préfère.

Si j'étais toi, je me mettrais aux doubles/triples posts pour grimper au plus vite au statut de ballon d'or. Parce que tu mérites, mais définitivement !
ManodesMontagnes Niveau : National
Note : 1
Merci, j'y avais pas pensé !

La bise.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Visiblement ManodesMontagnes a croisé Hugolin ! On a des nouvelles du papet ?
Allah Votre Niveau : Loisir
Moi aussi j'ai un pote schyzophrene, je peux vous mettre en contact si tu veux!
On l'aime comme il est notre ManodesMontagnes, haha!
6 réponses à ce commentaire.
Du coup j'ai tellement peur de ce top 5 sans Butragueno et Puskas ! Mettez-y Woodgate tant qu'à faire.
Note : 3
Redondo, c'était l'idole du madridisme. Dans mes rêves de gamins, je jouait comme lui.
Mais lui et Hierro étaient les deux patrons du vestiaire, des gros caractères. Ils résistaient à la "galactisation" de l'équipe. C'est pour ça que Florentino les a liquidés dès qu'il a pu. Cette vente, puis celle de Makelele, resteront à jamais gravées dans les mémoires comme deux tâches indélébiles sur le beau cv de président de Perez.
Encore aujourd'hui, tous les supporters de Madrid qui l'ont vu jouer le regrettent amèrement.
Sinon, pour l'aspect tactique, il était LE milieu défensif. Après son départ, il a fallu utiliser le double pivot. Sans toutefois atteindre la sécurité que dégageait Fernando. Seul Makelele pouvait lui être comparé sur l'aspect récupérateur mais Redondo était bien plus que ça, il était capable de dribbler et de distribuer comme un patron qu'il était. A la limite, Modric s'en rapproche, mais sans l'égaler complètement je pense.
L'Argentine a quant à elle perdu un mondial pour avoir voulu lui couper les cheveux...
GreatestShowOnField Niveau : DHR
La finale de 98 et la manière dont il maitrise Deschamps-Davids.
M'a définitivement fait tomber amoureux de ce joueur.
Hier notre ami Alain disait que le Real qu'il aimait était le pré-galactique.
Je l'ai répété maintes fois ici Redondo est mon joueur préféré All Time et le Real de 1997 a 2000 bien qu'étant à 2000 % pro Barca était mon 2 ème club de cœur. Chose inimaginable depuis.
Le départ de Redondo a signé la fin de ma courte idylle avec les Merengues. L'amour dure 3 ans dit-on. Pile poile.
En 1998 il était dans la fleur de l'âge.
Bien qu'internet existât déjà je n'y avais accès qu'avec parcimonie. Vers 1997 j'écoutais Europe 1 sport tous les soirs car parfois il parlait des sélections étrangères et je priais littéralement pour être sûr qu il était dans a la liste de Passarella pour tel ou tel mach amical ou de qualification en prélude à la Coupe du Monde.

D'ailleurs il y avait un brésilien spécialiste du football sud américain qui passait souvent dans l'émission (Ricardo Setione je crois) qui passait son temps a dénigrer les Argentins en les accusant d'être trop porté sur leur plastique avec leurs cheveux longs.
Quelqu'un se rappelle -t-il de ce type Ricardo Sétione (ça se prononcait ainsi je crois)?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Il me semble que ce nom me dit quelque chose.
Ce commentaire a été modifié.
C'était un bon client de la radio qui faisait pas mal de blague avec l'accent brésilien. C'était un peu cliché. Quand RMC a complètement changer de ligne éditoriale je crois qu'ils ( DKP) l'on souvent invité notamment avant et pendant la Coupe du Monde 2002.
5 réponses à ce commentaire.
jean marc rouillan Niveau : Loisir
Franco ne dois pas être bien loin de la première place, au vu de son influence dans le palmarès du real des années 50!!!
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Rélexion typique d'un blaireau doublé d'un footix qui n'y connaît rien de rien et qui vient pourrir des échanges entre gentlemen.
1 réponse à ce commentaire.