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Gento, le mieux coiffé

Membre permanent du Real Madrid quintuple vainqueur consécutif de la C1, Francisco Gento s’est élevé au rang de légende des légendes en 1966. Une année où l’ailier madrilène remporte sa sixième Ligue des champions en tant que joueur. Un exploit unique, qui en fait le palmarès le plus étoffé du football européen. Portrait d’un très, très grand monsieur.

Modififié

#3: Francisco Gento

Cette victoire est plus celle d’un club que celle d’un homme. Bien avant l’une des plus grandes catastrophes humaines liées au football, le stade du Heysel voyait déjà l’avènement de la nouvelle génération du Real Madrid, le Real « Yé-Yé » , multiple vainqueur de la Primera División mais jamais vainqueur de la prestigieuse Coupe des clubs champions. Jamais, jusqu’à ce 11 mai 1966. Ce soir-là, un homme s’avance dans la tribune présidentielle, où 55 000 spectateurs sont là pour observer ce capitaine soulever la Sexta de la Maison-Blanche. Après une finale disputée face au Partizan Belgrade, Paco Gento entre un peu dans l’histoire du Real Madrid. Son histoire, en quelque sorte. Coéquipier de l’icône madrilène durant les années 1950 tout aussi florissantes en titres, José Emilio Santamaría est catégorique : « Cette fameuse sixième Ligue des champions sur le plan individuel laisse Gento comme le grand parmi les grands. C’est grâce à sa maturité, son habitude des grandes compétitions et surtout son leadership qu’il est parvenu à retrouver la voie du succès avec le Real. C’était un groupe de jeunes joueurs, ils avaient besoin d’un guide. À ce moment-là, Gento symbolisait la fierté du football espagnol. Il était plus qu’un capitaine pour le Real, il était la définition de sa réussite. » Arrivé avec la C1 dans les mains sur le tarmac de l’aéroport de Madrid, Gento triomphe. Un pléonasme.

« Gento, c’était la pensée collective »


Pour comprendre cette culture de la gagne dont Gento s’imprègne, il faut aller plus loin que les trophées, plus loin que Madrid. C’est à Guarnizo, un village situé dans la verdure de Cantabrie souvent touché par de grosses pluies, que le petit Francisco apprend à taper dans la balle en toute modestie. Le gamin est alors adolescent, mais il apprend vite. Formé au Racing Santander, Gento, 19 ans, convainc le Real Madrid de le faire signer. « Avec Gento, il y a une chose très simple, synthétise Santamaría. Quand j’arrive au club, Gento et Alfredo Di Stéfano jouaient ensemble depuis quatre ans. Ils avaient déjà travaillé leurs automatismes sur le terrain, ils se comprenaient très bien. Gento n’avait peur de rien : c’était un garçon qui venait de la campagne espagnole, et il arrivait très jeune dans cette grande capitale. Avec du travail et de la confiance, il est devenu l’un des tout meilleurs ailiers que j’ai vu jouer de mes propres yeux. » Plutôt élogieux de la part d’une légende.


Si Gento poursuit sa progression aux côtés de Di Stéfano et s’avère être un titulaire en puissance, l’ailier surnommé Galerna del Cantabrico (Tempête de Cantabrie, en VF) garde une conduite exemplaire sur et en dehors du terrain. « Si je devais donner un qualificatif à Gento, que ce soit comme sportif ou comme personne, ce serait l’excellence, analyse Santamaría. Sur le terrain, il ne créait aucun problème, c’était un fédérateur qui ne parlait jamais des autres. Son côté véloce et explosif donnait les temps forts de l’équipe, et ses changements de rythme étaient très fréquents. En pleine course, il pouvait s’arrêter puis redémarrer de plus belle pour déborder son adversaire d’un coup de rein. En plus de cela, il possédait une faculté technique impressionnante au niveau de ses centres, toujours bien dosés. Il marquait, mais le plus souvent il offrait cette possibilité aux autres membres de l’équipe. Gento, c’était la pensée collective. » Une philosophie qui, cumulée à celle de ses coéquipiers, lui permet de devenir un mythe à seulement 27 ans : cinq C1, une Intercontinentale, quatre championnats d’Espagne. Un palmarès pourtant à moitié plein.

La vie en blanc


Au Real Madrid, Gento apparaît comme l’homme aux mille visages. Les années passent et le personnage se métamorphose au sein du club royal. Aujourd’hui président d’honneur du Real Madrid et président des vétérans du club, l’homme de 83 ans était auparavant ambassadeur du Real Madrid en Europe, puis dans le monde. Entraîneur au sein de la Castilla, il se lance dans le métier d’entraîneur, mais se rend vite à l’évidence : sa famille est celle du Real Madrid. « Dans la vie de tous les jours, c’était un garçon très prudent, célibataire et humble, relate Santamaría. Il gérait sa vie en fonction de sa carrière professionnelle avant tout. Gento s’est marié ensuite. C’est un mari très heureux, qui voit grandir ses enfants, ses petits-enfants. Je crois que sa vie personnelle s’est parfaitement calquée autour de sa réussite au Real Madrid. » Auréolé d’une nouvelle génération talentueuse aux côtés d’Ignacio Zoco, Manuel Sanchís, Pirri ou Amancio, Gento rafle huit nouveaux championnats entre 1961 et 1969, portant à douze son nombre de titres nationaux. Gento stoppe sa carrière en 1971 lors d’une dernière finale de Coupe des coupes contre Chelsea. Perdue, pour une fois. Quarante-cinq ans plus tard, Santamaría affirme que l’esprit de Gento est toujours le même : « Quand nous avons l’opportunité de discuter, nous parlons un peu de notre passé commun, mais nous parlons surtout de l’avenir. Cela symbolise la mentalité de Gento : tournée vers l’avant. » De quoi faire la fierté de la blanche Castille en une seule phrase : « Le palmarès de la Coupe d’Europe est mené par le Real Madrid avec douze titres, l'AC Milan avec sept, et Gento avec six. » La perruque du roi.

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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Enfin un portrait étoffé, merci !


Madrid, le 1er septembre 1965, pour un hommage, contre River Plate, entouré de toutes les légendes: Di Stefano, Kopa, Puskas, etc.
https://www.youtube.com/watch?v=TLxs4U_f32M

68/69 Gento vs Pontevedra
https://www.youtube.com/watch?v=WGpYx97 … _VGDjwUuQ4

Palmarès
Coupe intercontinentale (1)
Vainqueur en 1960
Finaliste en 1966
Coupe d'Europe des clubs champions (6)
Vainqueur en 1956, 1957, 1958, 1959, 1960 et 1966
Finaliste en 1962 et 1964
Coupe Latine (2)
Vainqueur en1955 et 1957
Championnat d'Espagne (12)
Champion en1954,1955,1957,1958,1961,1962,1963,1964,1965,1967,1968 et 1969
Vice-champion d'Espagne en 1959, 1960 et 1966
Coupe d'Espagne (2)
Vainqueur en 1962 et 1970
Finaliste en1958,1960,1961 et 1968
Coupe des vainqueurs de Coupe
Finaliste en 1971
Petite coupe du monde des clubs (1)
Vainqueur en 1956 à Caracas
A joué 15 saisons consécutives de C1

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Très beau témoignage de Santamaria, un des derniers survivants de cette époque, avec aussi Santisteban, je crois.
Gento, c'est pas loin d'être le plus beau palmarès en club parmi les 4 grands championnats.

Très bel hommage de Santamaria en effet, on sent la sincérité dans ces mots et toute l'admiration qu'il lui porte et ça c'est très beau!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ça demande pas mal de recherches, mais oui il doit être dans les premiers.
Je vois difficilement qui peut égaler ce palmarès.
Derrière ce doit être Maldini dont les 5 C1 et les 7 scudetti paraissent limite petit joueur en comparaison.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai trouvé le palmarés d'un brésilien, qui avait l'air pas mal du tout: il s'appelle Pelé et a fait aussi une bonne carrière en équipe nationale.

Vainqueur de la Copa Libertadores : 2 :
1962, 1963 (Santos FC-SP)
Vainqueur du Tournoi de Rio-São Paulo 4 :
1959, 1963, 1964, 1966 (Santos FC-SP)
Vainqueur du Champ.de São Paulo : 10 :
1958, 1960, 1961, 1962, 1964, 1965, 1967, 1968, 1969, 1973 (Santos FC-SP)
Vainqueur du Champ.d'Amérique du Nord : 1 :
1977 (Cosmos New York)
Vainqueur de la Coupe de Brésil : 5 :
1961, 1962, 1963, 1964, 1965 (Santos FC-SP)
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Pour le palmarès de Pelé, tu as oublié les deux Coupes Intercontinentales de 62 (contre Benfica) et 63 (face au Milan) : loin d'être anecdotique car à l'époque, cette compétition voulait vraiment dire quelque chose et jouissait d'un grand prestige. D'ailleurs, la victoire 5-2 de Santos sur la pelouse du Benfica est sans doute l'un des matchs de référence du Peixe (les Portugais n'étant pas passés loin de l'humiliation totale puisque Santos menait encore 5-0 à la 85e minute) !

Et petite précision sur la Taça Brasil, remportée cinq fois conséuctivement par Santos de 61 à 65 : rétrospectivement, malgré le format coupe, cette compétition est considérée comme l'ancêtre du Brasileirão et les Santistas sont donc reconnus comme champions du Brésil ces années-là...
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Ricardo Bochini doit aussi avoir un palmarès sympathique avec Independiente avec ses 4 Libertadores, 2 Coupes Intercontinentales, 4 championnats d'Argentine, etc...
Et Francisco Sa, le défenseur d'El Rojo dans les 70's, puis du Boca d'El Toto Lorenzo, a dû faire encore mieux en cumulant son palmarès avec les deux clubs (6 Libertadores, 2 Coupes Intercontinentales, plusieurs championnats, etc).

Bref, c'était pour trouver d'autres exemples mais c'est clair que le palmarès de Gento en club est monstrueux et unique en Europe (au niveau mondial, faudrait aussi regarder du côté des Egyptiens d'Al-Ahly) !
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O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Le mec te sort Francisco Sa à 3h06 du mat. T'es un gros guedin Manu.

Je veux finir mes jours avec toi.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Héhé, oui je me fais parfois peur aussi !^^
Pour tout t'avouer, il se trouve que j'étais justement penché sur mon portrait de Mario Zanabria, meneur de jeu de Newell's puis du Boca 77-78, ce qui m'a amené par ricochets vers ce bon vieux Francisco.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ah merde, c'est impardonnable ! dans mon copier-coller, j'ai du faire trop de "nettoyage"
Alain: au niveau mondial jette un œil sur l'Europe de l'Est (Roumanie, Bulgarie, Albanie) période communiste. Il est probable que des types avec 20 de carrière dans le club "du régime" comptent presque autant de titres nationaux tellement ces championnats étaient pipés.
C'est pourquoi je préfère m'en tenir aux grands championnats, c'est plus parlant.

C'est compliqué de comparer les époques car de nouvelles compétitions (à l'intérêt parfois discutable) ont vu le jour tardivement, notamment celles disputées sur 1 ou 2 matchs (super coupe, etc...) ou alors n'existent pas dans tous les pays (coupe de la ligue,...).
Pour Gento paradoxalement, il construit son palmarès européen sur la première génération (avec les Kopa, Rial, Puskas, Santamaria, Di Stefano à son apogée) alors que son palmarès national c'est essentiellement sur la période "yé-yé" avec un casting moins prestigieux.
Messi/Iniesta peuvent s'approcher un peu. Surtout l'argentin qui est plus jeune, qui vient de faire ses 30 ans et qui a encore 5 ou 6 années à haut niveau (avec la possibilité de finir en 10 passeur et finisseur avec des ailiers qui pressent à côté pour le décharger du travail défensif). En 6 ans gagner 3 ou 4 Ligas et 2C1 pour égaler Gento, c'est très dur mais c'est pas dans le domaine de l'impossible (surtout pour les Ligas, championnat que le Barça domine fortement depuis 2000, après 2 C1 en 6 ans, pour un club qui finit 1er en phase de groupe depuis 10 ans série en cours, et qui a fait 7 demies sur 10, ils ont leur chance).


Actuellement pour les 2 joueurs ça fait :
4 C1
8 Ligas
5 Copa del Rey.
7 Supercopa
3 Supercoupe d'Europe
3 CdM des clubs

C'était pour @Ubriacone.

Désolé pour l'erreur de post
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
A vérifier, mais Dani Alves et Giggs doivent être les tous premiers.
Pelé (voir plus-haut) et Di Stefano (voir demain) sont pas mal aussi.
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Fred: Dani Alves il est loin mais bien vu pour Giggs. 13 fois champion ce doit être le record parmi les 4 grands championnats européens. 35 trophées en tout mais beaucoup de community shield / cup / league cup et "seulement" 2 LdC.
Mirko: oui Messi (mais pas Iniesta) peut encore aller chercher ses records.
15 réponses à ce commentaire.
Allah Votre Niveau : Loisir
Enfin un article digne de ce nom!

Par contre je l'aurai mis en 2 devant C.Ronaldo. Son palmares est vraiment impressionnant.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pour une fois que tu ne récoltes pas de moinzun !
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Dommage d'attendre le top3 pour lire des portraits intéressants.

Je conçois aisément que ça n'soit pas évident d'écrire un portrait sur ZZ, Raul etc etc, sans faire doublon avec les précédents, mais un minimum quand même.

10 lignes c'est pas suffisant pour capter l'essence, l'impact d'un joueur sur une équipe, une période.
2 réponses à ce commentaire.
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : National
Note : 4
Timsit a joué au Real ???
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Même si un brelan d'as: Alfredo, Cristiano, Ferenc, aurait eu de la gueule, ne faisons pas la fine bouche !
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai hésité à placer ce texte, vu la qualité de celui de So Foot, mais ils peuvent se compléter.

Francisco Gento est l'un des meilleurs ailiers gauches de l'histoire du football, comme en atteste son palmarès époustouflant. Francisco Gento débute sa carrière au Racing Santander, avec lequel il fait ses débuts en première division lors de la saison 1952–1953. Mais l'expérience ne dure qu'une saison, il signe l'année suivante au Real Madrid, dont il va devenir un joueur légendaire avec le numéro 11. Au coté d'Alfredo Di Stefano, il va largement contribuer à la légende du club madrilène. Ailier gauche très rapide et technique, Gento connaît des débuts difficiles mais s'impose très vite comme titulaire en attaque. Surnommé la "boule de feu" pour sa vitesse balle au pied, hors du commun, il semble plus limité sur le plan technique. Le destin se charge alors de donner un coup de pouce à la carrière madrilène de Gento, avec l'arrivée de l'inter gauche Héctor Rial. Aux côtés de l'Argentin, Gento apprend à dominer le ballon, à maîtriser ses courses et à peaufiner ses débordements. Passé maître dans l'art des passes décisives grâce à des centres remarquable de précision, le madrilène était également capable de se muer en buteur. Champion d'Espagne dès la première saison de Gento, le Real conserve son titre la saison suivante et remporte la Coupe Latine de football en 1955. L'année suivante, les Madrilènes enlèvent la première édition de la Coupe des clubs champions européens face au Stade de Reims, et initient ainsi cinq années de domination européenne, un exploit resté inégalé. En 1960, les Merengues sont qualifiés pour la première édition de la Coupe intercontinentale, disputée face aux Uruguayens de Peñarol. Après un nul en Amérique du Sud, une victoire 5 à 1 en terre madrilène, au cours de laquelle Gento marque le cinquième but, leur assure le titre mondial. Gento est le seul joueur à avoir disputé 15 Coupes d'Europe consécutives. Sur ces 15 participations, il a joué huit finales. En Espagne, le Real remporte huit des neuf titres de champion entre 1961 et 1969. L'équipe de Gento, devenu capitaine, n'est devancée qu'en 1966 par l'Atletico Madrid, d'un seul point. L'importance de Gento à Madrid est tellement immense qu'on hésite pas à le rappeler pour la finale de Coupe des Coupes en 1971 alors qu'il à mis fin à sa carrière un an auparavant. Malheureusement, Francisco Gento, qui à alors 36 ans, ne peut empêcher la défaite du Real contre les anglais de Chelsea lors d'une finale à rejouer (1 à 1 puis 2 à 1). Il raccroche définitivement les crampons après la finale perdue. Il n'obtient pas le succès escompté avec la "Roja". En 43 sélections pour six buts inscrits, l'ailier est notamment sélectionné pour les Coupes du monde de 1962 et 1966, et dispute en tout cinq matchs durant les deux compétitions. Pendant les qualifications pour le Championnat d'Europe des Nations en 1964, Gento marque un but, mais c'est insuffisant pour faire partie de la liste du sélectionneur Carlos Lapetra pour la grand-messe du football européen, qui a lieu cette année-là en Espagne, vainqueur de l'épreuve. Il a été pendant de nombreuses années le joueur le plus capé de la sélection espagnole. Après avoir raccroché les crampons, le Real Madrid lui a rendu hommage à différentes occasions en reconnaissance de ses loyaux services.

"Gento est le seul joueur à avoir disputé 15 Coupes d'Europe consécutives".
Depuis, égalé par Giggs, je crois.
"Abondance de biens ne nuit pas." Ça peut aussi s'appliquer pour toi.

Merci Fred, tu t'es tellement investi pour ce top, on t'en doit beaucoup!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je rejoins l'ami Elji, tout supplément d'info est bon à prendre, surtout lorsqu'il est aussi détaillé.

Merci pour ton formidable travail sur ce top Fred, et merci à Antoine pour ce bel article.
2 réponses à ce commentaire.
"Le palmarès de la Coupe d’Europe est mené par le Real Madrid avec douze titres, l'AC Milan avec sept, et Gento avec six. »

Ca te situe le bonhomme! Merci pour cet excellent portrait Sofoot!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Au fait le Real c'est:

24 titres internationaux: record.
Barcelone: 22
Milan: 20
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Et série en cours, puisqu'il y aura la Super Coupe d'Europe et le Mondial des clubs: ça peut faire 26 !
2 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On attend ZizouGabor, The King of Griffs.
...qui est sans doute occupé à rediger le mercomplot de ce soir?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai jeté un oeil hier: c'est amazing, décapant et boulversifiant, mais à la fin, trop de délire tue le délire !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Comme aurait dit "l'inéffable" et très "mondain parisianiste" Jean-Claude Brialy "Tous mes amis étaient là"(au lieu d'être "sur" le Real).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Fred, tu crois vraiment que ça nous amuse de nous friter avec Rocancourt ? On parle de défendre l'avenir du foot là, il serait temps d'ouvrir les yeux.

(accessoirement j'ai beaucoup plus de choses à apprendre qu'à raconter sur ce top, donc je me contente de lire vos formidables commentaires et de vous remercier pour votre générosité - toi le premier mon ami).
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Ah, Paco Gento ...

D'ailleurs, il faut prononcer "Raine-To", haha!
Gento, c'est un palmarès stratosphérique, même Giggs et Maldini ne l'égalent pas, c'est dire ... Un immense joueur, l'un des meilleurs ailiers gauche de l'histoire du foot, archi-respecté mêmes chez les Sudams dans les années 50/60. Une super technique, un incroyable toucher de balle, une belle vision du jeu, c'était le roi des talonnades et du double démarrage. Il était le joueur le plus rapide du foot de l'époque. Il a fallu attendre l'arrivée de Cruyff (Hoeness au Bayern et le soviet Blokhine ensuite) pour revoir une vitesse de pointe aussi hallucinante !

Regardez cette vitesse de pointe, j'adore:




Non vraiment, il était insaisissable:


Regardez le petit pont en passant:


Et il faisait le "Cruyff Turn" bien avant Cruyff:


Un des très grands de ce sport, je dis même plus, encore un de ces nombreux joueurs du passé qu'on sous-estime beaucoup trop à mon goût.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Putain comment il cavale le mec !
Il serait pas ridicule aujourd'hui.
Et pis son utilisation du talon pour changer de direction est en avance sur son temps.

Thank you ZizouG
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Zizou,
Il s'agit de France-Espagne 59 ou 61 ? sur les panneaux y a que des marques d'apéro.

France-Espagne 1949 à Colombes 1'20''
Triplé de Basora.

http://www.ina.fr/video/AFE02015674
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
le 4-3: c'est ce que j'ai mis au-dessus (extrait)
J'ai l'intégrale sur INA.fr, en m'abonnant.
Ah, les survêt' de l'époque, ça craignait !
Charmatin Niveau : CFA2
Merci pour ces gifs, le deuxième est vraiment impressionnant.

On voit bien là qu'il ne s'agissait pas d'un simple faire-valoir mais bien d'un technicien hors-pair et d'un athlète hors-du-commun.
11 réponses à ce commentaire.
Très bel article, mais du coup, je commence à me demander quelle est la moyenne d'âge des lecteurs de sofoot...

putain, on parle d'un type qui jouait en 66 quand même, comment vous faites pour en savoir autant sur lui ?
Pour ma part, j'ai connu une période que les historiens appellent aujourd'hui le néolithique, pour les autres je ne sais pas ...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Sur les parois de la grotte de Lasclaux, on a trouvé des dessins étranges qui ressemblaient à des schémas tactiques: la communauté scientifique se perd en conjectures.
C'est une légende du Real quand même, on parle pas de Jo le clodo là.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Ben Gento, c'est quand même une légende du football espagnol et européen !
Et puis, l'âge ne fait pas tout : perso, j'ai que 37 ans mais je connais parfois mieux certains joueurs des 60's (surtout pour les Sud-Américains, puis Italiens et Espagnols à un degré moindre) que d'autres du XXIe siècle. Tout dépend vers quel type de football nos goûts nous portent... et quand on est passionné par certains clubs, sélections, pays, joueurs, etc, on finit toujours pas trouver des sources ! ;)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Le hic, c'est que la passion ne s'explique pas. Elle se transmet.
6 réponses à ce commentaire.
Et pour ma part, CR7 en 1.

Ok il a un côté diva et superstar qui genera quelques uns, mais quel joueur ce garçon !

Au delà de ses capacités athletiques hors normes, je vote pour lui surtout parce qu'il a réussi à faire du real, le meilleur club au monde, de nouveau.

Les autres aussi, mais ça reste son équipe (comme le barça est l'équipe de Messi, dans le sens où l'équipe est faite autour de lui).

Après la longue longue période de disette, les inombrables éliminatiosn précoces, le club qui était devenu la risée de l'Europe, c'est en grande partie son travail acharné qui a permi de remettre le club dans les rails.

Et puis, ça ne fait pas tout, mais un type qui est à plus d'un but par match en autant d'années, c'est totalement dingue. On a fini par trouver ça normal, mais une fois que lui et l'autre lutin auront raccroché les crampons, ça nous manquera bien tout ça.
Cristiano mérite sa place sur le podium pour les raisons que tu cites, et notamment le contexte avant son arrivée.
Je l'ai souvent dit ici, CR7 c'est le superhéros de blockbuster qui arrive pour sauver la situation, il a relevé le Real (d'autres y ont évidemment participé) pour le remettre à sa place, sur le toit du monde.

Mais Di Stéfano sera inéluctablement numéro 1. Tout simplement parce que lui et Bernabeu sont à l'origine de l'ADN du Real encore aujourd'hui. Sans les succès intemporels du Real de Di Stéfano, peut-être que tous les autres n'auraient pas suivi. Peut-être que Cristiano ne serait pas là si le Real n'avait pas été le club du XXe siècle. Et ça, on le doit en grande partie à Don Alfredo qui, en plus, a terminé sa vie au club, ce qui fait de lui une légende éternelle.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Voilà qui est dit, et de fort belle manière !
Après, je pense qu'objectivement, quelqu'un qui n'a pas connu cette époque et qui se base uniquement sur des écrits ou sur ce qu'il entend des commentateurs ne pourra jamais comprendre.

J'ai compris que je ne pourrai jamais comprendre quand j'ai vu des gamins de 15-20 ans en école de foot trouver que Griezmann était sans doute meilleur que Zidane.
- Qu'est ce qui vous fait dire ça ?
- bah on regarde les vidéos Youtube de Zidane, bon il fait des roulettes et des passements de jambe, mais bon c'est tout.

Je me demande si dans les réformes du système scolaire, on devrait pas mettre ces ga là dans les livres d'histoire.
Bienvenue au club !
Il y a quelques mois, je racontais ici une mésaventure avec un jeune dans un stade où je joue. Je lui disais que je trouvais beau sa façon de jouer en le comparant à Redondo et il m'avait répondu: "Redondo, mais c'est qui ce bouffon ?"

Entre sa façon élégante de jouer et la rudesse verbale à mon encontre, le contraste du gamin m'avait fait un choc sur le coup ...
Note : 2
Il est en effet difficile de juger sans avoir vu jouer. Moi-même quand j'étais gamin je me disais au vu des vidéos "ouais untel cador des années 50 il jouait pas si bien, ils ont tous l'air lents, les défenseurs laissent trop d'espace etc". Puis j'ai vu que des gamins commençaient à dire pareil de joueurs que j'avais vu jouer dans les années 70-80 alors que je sais qu'ils étaient meilleurs que certains qu'ils adulent actuellement. Tout simplement parce que j'ai vu réellement jouer l'un et l'autre. Eux, ils peuvent pas comparer, moi si. Et donc maintenant j'ai plutôt tendance à croire un vieux qui me dit "Di Stefano c'était du niveau de Maradona".
Bah t'es tombé sur un golmon, ça arrive :/
comment c'est loin Niveau : CFA2
Mon père n'a jamais réussi à me convaincre que platini était au dessus de Zidane.

Il ajoutait que platoche était plus régulier mais que zidane dans les grands moments à plus marqué le peuple Français.

Néanmoins, lui à plus vibré avec Séville 82, brésil/France 86 que j'ai maté et que je n'ai pas compris comment les bleus étaient passés.

ZizouGabor, c'est drôle, j'ai la même histoire avec les jeunes enfin des mecs de 19 20 ans et je n'en ai que 25 mais ils se disent fan de foot et ne connaissent pas Redondo mais alors quand j'ai eu le malheur de dire que mon 6 préféré fut redondo, ils m'ont pris pour un con.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Terrifiante, ton anecdote, Zizou !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
A une époque, je pensais que Platini était un plus grand footballeur que Zidane, mais maintenant, j'avoue que je n'en sais rien.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Cette manière de juger les joueurs sur des gestes ou sur des trophées me file la nausée - et je ne déconne pas. Comme si le foot se résumait à l'efficacité. Ça me fout la nausée parce que c'est révélateur de la tournure que prend notre époque. Pragmatique, cynique, enthousiasmante en superficie mais absolument plus en profondeur. On célèbre l'épiderme alors qu'il faudrait s'encenser la moelle. (Je précise que ce n'est absolument pas la faute de cette nouvelle génération si personne ne lui a donné goût à la profondeur).

Je reposte ici un truc que j'ai écris sur Zizou où je m'explique un peu mieux :

Je fais partie de ceux qui considèrent que Zidane est placé trop haut dans ce top.
Mais dans le fond, je me contrefous du classement de Zidane parce qu'à mes yeux il est tout bonnement inclassable. Il appartient à cette catégorie de joueur qui abolit l'idée même de palmarès - et pourtant Dieu sait que le sien est turgescent au possible.

Oui, Zidane était un génie intermittent qui pouvait s'éclipser des mois durant, et lorsque c'était le cas, je ne déplorais pas l'indigence de ses performances ou la faiblesse de ses stats : j'étais orphelin de son soleil. Je portais le deuil de sa lumière comme si j'étais victime d'une foutue dépression saisonnière. Lorsque Zidane disparaissait dans la médiocrité, ma passion pour le foot se précipitait dans sa nuit. Toute la maestria des grands génies de son époque ne m'apportait pas l'ombre d'une éclaircie, parce que j'ai pris la lumière de Zidane en pleine gueule comme un lapin aveuglé par les phares d'un 33 tonnes, et cette lumière rendait toutes les autres blafardes, ternes et tristes à chialer.
La carrière de Zidane est profondément bipolaire, ce qui la rend a mes yeux extraordinairement signifiante. Et lorsque l'éclipse semblait définitive, que la nuit promettait d'être éternelle, son soleil resurgissait en plein minuit pour mieux embraser les ténèbres.

Je trouve insupportable l'idée de confronter l'élégance des grands joueurs racés. Ils ne défilent pas pour notre plaisir en costume trois-pièces et Louboutin, ils nous révèlent ce qu'ils sont au plus profond d'eux mêmes. "Le style, c'est l'homme", disait Flaubert. Un footballeur peut travailler la longueur de ses foulées, la qualité de ses appuis ou la droiture de son buste, mais il ne peut pas mentir sur l'impression d'ensemble qu'il dégage balle au pied. Et Zidane, même lorsqu'il s'éclipsait du très haut-niveau, même lorsque ses divines arabesques finissaient en eau-de-boudin, était le joueur qui me bouleversait le plus.
Le seul qui s'adressait directement à mon âme.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
@ Zizou, il avait quel âge, le jeune en question ? Car se dire passionné de foot et ne pas connaître Redondo, c'est chaud (pour ne pas dire choquant) quand même... Bordel, on parle d'un des plus grands milieux des 90's, c'est pas non plus y a un demi-siècle !
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
On est des vieux sages Alain, acceptons-le. Des vieux cons aussi (enfin surtout toi quand t'as trop bu, qu'est-ce que t'es lourd à rabâcher ton Spencer, ton Ademir, ton Didi ton dada).

On apprend que dalle à coup de trique ou d'humiliation. On apprend lorsque les autres nous rendent curieux. Toi, tu sais rendre les gens curieux, enfin moi en tout cas, et c'est déjà une petite victoire !
@Alain Proviste,

à tout casser, Il devait avoir dans les 15/16 ans ...
Un de ces potes, à peu près comme lui physiquement, disait qu'il n'avait pas vécu les victoires de la France en 1998 et 2000, donc j'en conclue que les deux n'ont jamais connu le XXe siècle.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Bon allez, je vais me montrer magnanime : 15-16 ans, c'est encore excusable (mais limite hein ^^) et rattrapable, je pensais que le mec avait la vingtaine...
Allah Votre Niveau : Loisir
Sacrilege! Bien sur Cristiano merite le top 3 mais ce n'est pas l'icone qu'est Di Stefano ni le palmarés de Gento.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Allah, tu es en verve, ce soir !
17 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire...O Allegria...svp...faites mois un article sur Zidane comme vous savez si bien le faire...le plus grand, le plus beau, le plus classe des joueurs...y'a la dramaturgie, le palrmarés...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je crois qu'il a exausé tes voeux: voir plus haut.
1 réponse à ce commentaire.