1. // Top 50
  2. //
  3. // n°1

Alfredo Di Stéfano, comme une évidence

Cela ne pouvait être que lui. Sans surprise, Alfredo Di Stéfano domine ce TOP 50 du Real Madrid. Il faut dire que si les Merengues peuvent se vanter aujourd'hui d'avoir douze Ligues des champions, c'est en grande partie grâce à leur buteur hispano-argentin, qui a apporté les cinq premières et fait du Real Madrid le plus grand club du monde.

Modififié

#1: Alfredo Di Stéfano

Ils sont peu nombreux parmi eux à avoir eu le privilège d’admirer Alfredo Di Stéfano sur un terrain de football. Pourtant, en ce 19 août 2014, tout le public du Santiago-Bernabéu a souhaité rendre un dernier hommage à l’attaquant hispano-argentin, décédé 43 jours plus tôt d’une crise cardiaque à 88 ans. Sur le rond central, un immense maillot blanc floqué de son célèbre numéro 9, ainsi que ses dix-huit trophées remportés avec la Maison-Blanche. En tribunes, deux photos prennent place en virage, tandis que la tribune latérale affiche un tifo au message simple : « Gracias Alfredo » . Socios, touristes, supporters colombiens venus assister au premier match au Bernabéu de James Rodríguez, tous ont alors les yeux rivés vers l’écran géant du stade qui projette une vidéo retraçant les exploits de Di Stéfano. Une fois le spectacle terminé, une équipe de violonistes se charge d’émouvoir encore un peu plus le public avant la traditionnelle minute de silence. Soixante secondes qui seront gâchées par les supporters de l’Atlético qui refusent d’interrompre leurs chants. Peu importe, les larmes de ce supporter âgé de 80 ans, assis porte D, secteur 621, rang 8, place 25, sont là pour rappeler l’immensité de Don Alfredo.

Vidéo

Un joueur total


Deux Ballons d’or, cinq C1 – avec au moins un but inscrit à chaque finale –, huit Liga, 308 buts marqués en 396 rencontres officielles. Ça, c’est pour les chiffres. Mais Alfredo Di Stéfano est bien plus qu’un joueur de statistiques, c’est avant tout une attitude. Celle d’un des plus gros talents de l’histoire du football mondial qui ne lésinait pourtant pas sur les efforts et le travail défensif pour aider ses coéquipiers en galère. Bien plus qu’un buteur, « la flèche blonde » était un joueur complet qui profitait de son efficacité offensive pour faire le job du numéro 9 tout en utilisant sa technique naturelle et sa vision de jeu remarquable pour camper aussi les fonctions de numéro 10. Les prémices du footballeur total en somme.


Dans un entretien accordé à SoFoot en 2009, Alfredo Di Stéfano, qui a appris le football sur les potreros comme tous les enfants argentins, développait sur sa fameuse grinta : « C’est à Huracán (en 1946, ndlr) que je suis devenu un joueur complet. J'ai surtout compris qu'il fallait se bagarrer sur un terrain. Courir, lutter, faire le pressing sur l'adversaire, ne jamais baisser les bras. Courir derrière un ballon pour le récupérer, ce n'était pas un sacrifice, je le voyais comme un plaisir. Je détestais rester planté en attaque sans rien faire. C'est pour ça que je faisais des allers-retours sur tout le terrain. » Une attitude qui plaira, des années plus tard, aux supporters merengues, toujours sensibles aux joueurs qui se dépassent sur un terrain et incarnent ainsi les vraies valeurs du Madridismo.

Vidéo

« Marquer des buts, c’est comme faire l’amour »


Lorsqu’il débarque dans la capitale espagnole en 1953, le Real Madrid n’a alors quasiment rien de royal, mis à part l’affection de Franco. Les Merengues n’ont plus remporté le championnat depuis vingt ans et pointent à la cinquième place du palmarès national avec deux titres, contre six pour le Barça, cinq pour Bilbao, quatre pour l’Atlético et trois pour Valence. En l’espace d’une saison, l’attaquant encore argentin met fin à ces vingt années de disette, puis permet dans la foulée au Real Madrid d’assumer la concurrence nationale et européenne. Avec ses potes, Di Stéfano a posé les bases de la Maison-Blanche telle qu’elle est dessinée encore aujourd’hui et permis d’y accrocher le diplôme de meilleur club de football du XXe siècle décerné par la FIFA.


Génial sur un terrain de football, Alfredo Di Stéfano avait aussi un certain talent devant les micros où il maniait la métaphore avec brio : « Marquer des buts, c’est comme faire l’amour. Tout le monde sait comment faire, mais personne ne le fait comme moi. » Et, ce ne sont pas les autres légendes de ce sport qui vont le contredire. Pendant que Pelé affirmait à la Vanguardia que « Di Stéfano était la plus complète des stars argentines, il était plus complet que Maradona et Messi » , Diego Maradona, lui, livrait un bel hommage à son compatriote aux micros de Telesur : « La vérité est que le monde du foot dans son ensemble doit pleurer aujourd'hui parce que c'est vraiment un grand qui est mort. Di Stéfano fut un maître pour moi, il m'a enseigné beaucoup de choses. C'était un phénomène. Je n'étais jamais entré dans un restaurant où tout le monde s'est levé. Tout le monde s'est levé pour l'applaudir et lui m'a dit : "allez, allez, dépêche-toi", parce qu'il n'aimait pas ce genre de choses. »

Le premier Galactique


Plus discret durant ses dernières années, où il se contentait de quelques apparitions en tant que président d’honneur du Real Madrid, Alfredo Di Stéfano a pourtant été la première vraie star du football mondial. Tel David Beckham des années plus tard, le premier Galactique du Real Madrid a, lui aussi, tenté sa chance au cinéma. Après une apparition dans un film argentin, Con los mismos colores, en 1949, Don Alfredo joue son propre rôle dans un long-métrage qui retrace sa vie, Saeta Rubia (Flèche Blonde). Une vie d’acteur qui visiblement n'a pas trouvé grâce à ses yeux : «  Ce n'était pas mon monde. Dans le cinéma, les gens vivent la nuit et dorment pendant la journée. Moi, j'ai toujours apprécié ma petite routine, je ne buvais pas, je ne me couchais pas tard. Le cinéma, c'est une profession où il faut avoir beaucoup de patience. C'est très ennuyeux. »


Pourtant, son ancien coéquipier au Real Madrid, et ami, José Santamaría avoue aujourd’hui que Di Stéfano se plaisait à vivre sa vie de star : « Alfredo était un joueur au tempérament calme, mais aussi ouvert vers les autres. C’est pour cela qu’il acceptait les invitations, les dîners mondains... Cela lui plaisait. Fumer une cigarette quand le moment était venu de se relaxer, c’était son plaisir. Il savait profitait de la vie. » Des dîners avec la haute société durant lesquels Alfredo Di Stéfano tentait d’impressionner par ses phrases philosophiques : « Être deuxième, c'est être le premier des derniers. » Qu’il puisse se rassurer, sa place est bien sur la première marche du podium. Et ce, pour de très très longues années encore.

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Magnifique, merci Steven !
Hors-sujet: j'ai traduit de manière inégale ton premier lien vers un article en portugais sur Puskas, en dessous de l'article qui lui est dédié.
Hors-sujet: j'ai traduit de manière inégale ton premier lien vers un article en portugais sur Puskas, en dessous de l'article qui lui est dédié.
oups bug de l'ordi message en double désolé.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai fait le tri: en reste quand même quatre en portugais et un en hongrois. Derrière les traductions françaises incompréhensibles, on devine des articles très interéssants.
Les autres articles portugais seront plus long à traduire mais je t'avoue que le premier article m'a surpris avec ce mélange de botafogo et flamengo pour affronter les hongrois. Le public a du se régaler à l'époque.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pour celui en hongrois, j'espère compter sur Lemoine.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je les ai récupérés et je vais les mettre ici pour en faire profiter Alegria (fort intéressé) et les copains.
Je t'ai laissé un compliment sur place.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Aiglerond,

merci beaucoup l'ami !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On pourra toujours les placer lors du top Barcelone, quend viendront les articles sur Koscis et Czibor.
Ok j'ai le temps de les traduire tranquillement et de mieux les écrire.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Previens-moi, d'ici là, sur un prochain top ( s'il y en a en juillet) , pour savoir où l'éditer et le visionner, dans un premier temps.
Merci,l'ami !
13 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Soixante ans avant ZizouGabor, Gabril Hanot s'exprimait ainsi au sujet d'Alfredo Di Stefano. ...Gabriel Hanot, présent au match, ne tarit pas d'éloges sur l'hispano-argentin. «C'est le footballeur le plus complet qu'on ait jamais vu. Dorenavant, quand on dira omniprésent, il faudra ajouter: comme Di Stefano».
Quelques mois plus tôt, il avait écrit à l'occasion de la première finale de Coupe d'Europe: «Di Stefano, premier footballeur du monde, est pareil à la providence: son centre est partout, sa circonférence est nulle part... Discret dans sa tenue ainsi que dans son jeu, il se démarque, il se laisse oublier comme s'il avait pour ambition de passer inaperçu. Il est la vedette «incognito».
Il ne se tient pas constamment à la pointe du combat, en relief, en attirant sur lui tous les regards. Il ne fait pas de figuration. Il n'aime que l'action. Il l'absorbe en lui, pour surgir a l'instant opportun. Il est coutumier des départs de positions tres repliées: 60, 70, 80 metres de course ne l'effraient, ni le rebutent. Il est moins attaquant figé que que contre-attaquant lancé. L'avant centre d'aujourdhui est tellement marqué - par l'arrière central qui possède tous les avantages sur lui parce qu'il fait face a la balle et n'a qu'à la repousser n'importe où – que son premier souci est de se dégager de son emprise, d'échapper à sa filature. Di Stefano y parvient à merveille, parce qu'il possède toutes les qualités souhaitables: la taille et la vigueur athlétique, dont il ne fait fait aucun abus ni même usage; la vitesse et le fond; l'adresse naturelle et le bon sens; la technique et la tactique. Il est le footballeur type, et le plus complet aussi bien que le plus comblé».
Allah Votre Niveau : Loisir
" son centre est partout, sa circonférence est nulle part"

Beau sens de la formule qui résume parfaitement Don Alfredo!
Ah, Alfredo Di Stéfano, enfin ...

Il y a quelques semaines, l'amigo Peñarol Mi Amor avait balancé une bombe ici en disant que Di Stéfano était un joueur de 2e catégorie durant sa période sud-américaine. Et bien vous savez quoi, il n'a pas tort. Je m'explique ...

C'est déjà un exploit en soi de s'imposer dans la ligne d'attaque de la Maquina du River Plate des années 40, où il remplaçait l'immense Adolfo Pedernera à la pointe de l'attaque, puis le Ballet Azul de Millonarios de Bogota. Le truc, c'est qu'il était à chaque fois entouré de monstres sacrés du football Sudam. A River Plate par exemple, c'était Ángel Labruna, Juan Carlos Muñoz, Félix Loustau et Charro Moreno. En Colombie, c'était Pedernera (qui était même entraineur-joueur) et Antonio Báez, auquel tu ajoutes Néstor Rossi au milieu, Zuluaga en défense et Julio Cozzi aux cages.

Tu peux même étendre sur l'équipe d'Argentine, où il n'est pas titulaire indiscutable lors de la victoire en Copa America 1947, dans la hiérarchie il était derrière Mario Boyé, Norberto Méndez et René Pontoni.
Il a évolué dans une période sombre du foot argentin avec la grève des joueurs en période trouble du péronisme, l'Argentine ne jouait pas les grosses compétitions au début des années 50. Et durant sa période colombienne ou après son départ en Europe, de nouveaux attaquants talentueux étaient déjà là comme Juan José Pizzuti, Llamil Simes, Ernesto Cucchiaroni, Ghito Vernazza, Norberto Conde, Omar Sívori, José Sanfilippo, Antonio Angelillo ou encore Humberto Maschio. Bref, des supers attaquants techniques et rapides, c'était pas ce qui manquait en Argentine.

Et tu peux même étendre au continent Sudam où de la fin des années 40 à début 50, il y avait quand même de sacrés clients niveau attaquant. Au Brésil, il y avait Ademir, Baltazar, Jair, Zizinho. Au Paraguay, il y avait le phénomène Ángel Berni (vainqueur de la copa america 1953). En Uruguay, c'était Oscar Míguez ou encore Juan Alberto Schiaffino. Bref, que des légendes.

MAIS ...

Vers 1951/1952, derrière tous ces grands noms, il se faisait sa place et une réputation en Colombie où il était réputé pour son sang froid devant le but et sa vitesse. Il enchainait les titres à la fois collectif et individuel en étant 2 fois d'affilée meilleur buteur du championnat. Et c'était un mec qui aimait le jeu et qui aimait apprendre de ses partenaires et c'est dans ce contexte qu'il débarque au Real Madrid en 1953 (refusant catégoriquement de rejouer à River) après avoir évolué avec que des tueurs à gages dans 2 équipes de légende. Et ce départ lui permet définitivement de se détacher de l'aura de Pedernera.

Au Real Madrid, il arrive à une époque où le foot européen est en retard tactiquement et reste toujours très physique. Du coup, au Real, on lui donne les clés du jeu et le leadership total. Il est au four et au moulin (s'inspirant probablement d'Antonio Sastre de l'Independiente des années 30), ce qui lui permet d'échapper au marquage individuel rugueux de l'époque et permet à l'équipe de faire son saut qualitatif. L'achat de stars lui permet de déléguer certaines tâches, notamment sur les ailes ou à la pointe de l'attaque avec le regain de forme de Puskas vers 1958 et surtout parce qu'il commençait à prendre de l'âge. Di Stéfano a toujours eu des qualités athlétiques hors normes, c'était pas le plus élégant des joueurs. C'était un décathlonien du jeu (physiquement il ressemblait beaucoup au coureur de fond Emil Zatopek), ce qu'il n'avait pas besoin de faire quand il jouait en Argentine et en Colombie puisque les joueurs avec qui il évoluait étaient déjà bons tactiquement.

D'ailleurs, cette équipe du Real Madrid est un véritable ovni dans l'histoire du foot. Le WM ne permettait pas spécialement les permutations dans le jeu et Alfredo a réussi ce tour de passe-passe. Ce Real a gagné avec un hongrois assez épais qui n'avait aucune mobilité mais un pied gauche magique. Et pendant une courte durée (jusqu'à l'avènement du Santos de Pelé), ce Real Madrid sera le club n°1 (un club européen qui plus est) de la planète après avoir pulvérisé Peñarol en coupe intercontinentale en 1960. Et le jour où Di Stéfano joueur quitta le Real en 1964, c'est la tactique WM qui est morte avec lui, le joueur total.

C'est simple, il jouait tous les postes au cours d'un match. Voici les preuves. C'est le n°9 avec peu de cheveux sur la tête:

Latéral Gauche



Latéral Droit



Défenseur Central


Il met le coup de tête dans la surface alors que c'est pas un corner, c'est lui qui donne le ballon au gardien.
Et là, il fait remonter le bloc équipe d'un cran:


Milieu Défensif


Milieu Playmaker



Ailier Droit


Ailier/milieu gauche

Vous avez vu, il fait encore un appel en haut à droite du gif.

Permutation avec Gento l'ailier gauche


Permutation, de milieu relayeur à milieu gauche


Le Pressing



La Technique Individuelle


Contre-attaque et Passe décisive pour Puskas


Il savait marquer des buts de renard, toujours bien placé pour pousser tranquillement ou en force, mais il étatit rès complet:

De la tête


Magnifique appel dans l'axe


Frappe lointaine


Il faisait des "Madjer" avant Madjer


Et pour finir, voici un gif de Di Stéfano avec l'ami Fred Astaire tout jeune dans les cages !


Bravo l'artiste et merci tonton Alfredo Di Stefano pour ce que tu lègues à ce sport, il y en existera plus des footballeurs comme toi.
Allah Votre Niveau : Loisir
Magnifique demonstration Zizou.

Sa "madjer" en reprise de volée est sublime.

Et je ne savais pas qu'il avait joué avec el Charro Moreno, tu me l'apprends!
C'est fascinant de voir ces vidéos. Pour les "grandes stars" des années 50/60/70, on peut se rendre compte de la grande modernité de leur jeu.
J'avais eu la même impression en regardant des vidéos de Best, cette sensation de voir un joueur anachronique avec ce qui se fait alors à l'époque, même sur de simples actions.
La marque des plus grands.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Donc, il y a 60 ans, c'était bien toi qui parlait de lui, et non Gabriel Hanot !

C'est vrai qu'il avait des faux airs à Emil Zatopek "La locomotive tchèque", en toutefois plus sexy et moins souffreteux.
Bravo !! quelle émotion quand j'entend le nom Di Stefano, car c'est d'abord l'entendre dans la bouche de mes aînés, mon père mes oncles, grands oncles.
C'est l'admiration véritable, car liée à une époque pre star system, où les héros en sont vraiment.

Je me souviens ado, avant l'ère youtube, des premières videos (merci les suppléments marca et un merveilleux CD-Rom haha) et la claque que je me suis pris en le voyant évoluer.
Souvent les idoles sportives passées tiennent rarement le niveau des générations suivantes et on s'imagine mal un McEnroe ou Borg défier Nadal ou Federer.
Avec Di Stefano tout de suite on se dit qu'il pourrait jouer à toutes les époques, dans toutes les équipes. le type pue le foot, un charisme et un caractère en acier trempé.
Merci ZizouGabor pour ces courtes videos qui nous montrent un joueur de classe mondiale
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Quand ta page met plus de 5 minutes à charger, tu sais que ZizouGabor est passé par là. Mais tu ne le regrettes jamais.

Un immense merci mec ! A ce niveau-là, c'est plus de la passion, c'est plus du partage. C'est la redécouverte de l'enfance de l'art.
merci Monsieur !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Chapeau pour le post, Zizou !
J'aurais dû relire les coms avant, ça m'aurait éviter de poster pour rien mon long pavé plus bas où je redis grosso modo la même chose que toi mais en moins bien et sans les gifs... ;)
Non, ton com est super, les deux se complètent et ça prouve notre cohérence pour le coup ...
J'aurais bien voulu savoir en détail l'avis de Peñarol Mi amor, c'est dommage qu'il ne soit pas dans le coin.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Vu ce qu'il avait déclaré, et repris dans Wikipedia (voir mon com juste en-dessous) difficile de se dédire.

"Beaucoup d'entraîneurs tels Helenio Herrera, Miguel Munoz ou Peñarol mi Amor, affirment qu'il est le joueur le plus complet qui ait jamais existé. Pelé, Maradona, Cruyff, Bobby Charlton, Zizougabor, disent de lui qu'il est le meilleur joueur de tous les temps".
Je me suis crée un compte juste pour pouvoir te mettre un +1, le coup des gifs c'est génial
12 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Di Stefano possède un style de jeu inconnu jusqu'alors, synthétisant celui, sud-américain de la Máquina et du «Ballet Azul» fait de passes courtes, et le style développé par le Onze d'or hongrois. C'est un footballeur complet alliant qualités techniques (dribble, feinte, passe et tir de chaque pied), tactiques (vision du jeu et placement) et physiques (vitesse, endurance et robustesse. Il est également un leader charismatique qui met son talent au service de
de son équipe et ne recherche pas l'exploit individuel.
Beaucoup d'entraîneurs tels Helenio Herrera, Miguel Munoz ou Peñarol mi Amor, affirment qu'il est le joueur le plus complet qui ait jamais existé. Pelé, Maradona, Cruyff, Bobby Charlton, Zizougabor, disent de lui qu'il est le meilleur joueur de tous les temps.
Il n'est pas un avant-centre, mais finit pourtant meilleur buteur de trois championnats différents. Il n'est pas non plus un meneur de jeu mais, dès qu'il possède le ballon, son équipe se projette vers l'avant. Enfin, il n'est pas un milieu défensif, mais il porte assistance à ses défenseurs comme en finale de la coupe d'Europe 1957, où il détourne en corner un centre de l'ailier de la Fiorentina, Julinho. Il est tout cela à la fois, révolutionnant le jeu de l'avant-centre et faisant du Real Madrid la meilleure équipe de club du monde. Gabriel Hanot, l'inventeur de la Coupe d'Europe des clubs champions, dit de lui qu'«il est une tactique à lui tout seul».
Comme buteur, il n'a pas de points faibles. Il est capable de marquer de la tête, de chaque pied, et ce dans la surface de réparation ou depuis les vingt mètres. Il est également un gardien de but décent et occupe ce poste à River Plate lors d'un Superclásico en 1948. Durant les quinze minutes où il remplace le gardien titulaire, Amadeo Carrizo, dit «Ajde», il n'encaisse aucun but. Revenu dans le champ, il marque le but décisif.

PALMARES
Vainqueur de la Copa America en 1947 (Argentine)
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1960 (Real Madrid)
Vainqueur de la petite Coupe du Monde des clubs en 1953 (Millonarios)
Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1956, 1957, 1958, 1959 et 1960 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe Latine en 1955 et 1957 (Real Madrid)
Vainqueur de la Copa Aldao en 1945 et 1947 (River Plate)
Champion d’Argentine en 1945 et 1947 (River Plate)
Champion de Colombie en 1949, 1951, 1952 et 1953 (Millionarios)
Champion d’Espagne en 1954, 1955, 1957, 1958, 1961, 1962, 1963 et 1964 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1962 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe de Colombie en 1953 (Millionarios
Ballon d’Or en 1957 et 1959 (déclaré hors-concours par France Football en 58)
Super Ballon d'or en 1989 (devant Cruyff et Platini)
Meilleur buteur du championnat d'Argentine en 1947 (21 buts) (River Plate)
Meilleur buteur du championnat de Colombie en 1951 (31 buts) et 1952 (19 buts) (Millonarios)
Meilleur buteur du championnat d’Espagne en 1954 (27 buts), 1956 (24 buts), 1957 (31 buts), 1958 (19 buts) et 1959 (23 buts) (Real Madrid)
Il est également le meilleur buteur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1958 (10 buts) et 1962 (7 buts)

Ses treize titres de champion national de première division dans trois pays différents constitue le record du genre.

Videos:
Di Stefano vs England 63
Goals and skills
The best of the legends
Di Stefano vs Puskas


https://www.youtube.com/watch?v=PoNZDwcWKrE
https://www.youtube.com/watch?v=rTGsmBHhkNU
https://www.youtube.com/watch?v=FQXtIzv8MhU&t=41s
https://www.youtube.com/watch?v=FQXtIzv8MhU&t=289s
https://www.youtube.com/watch?v=tr4ZnruKAsY&t=42s
https://www.youtube.com/watch?v=JVuWrJJWNk8
https://www.youtube.com/watch?v=TkSp4kQS1qs
https://www.youtube.com/watch?v=tr4ZnruKAsY
https://www.youtube.com/watch?v=bm2ot5XyYus


Excellent ta private joke avec Peñarol mi Amor.
"Amadeo Carrizo, dit «Ajde», il n'encaisse aucun but. Revenu dans le champ, il marque le but décisif."

Papin peut aller se rhabiller !

PS: si le Ajde du site passe par là: un rapport entre ton pseudo et ce gardien (ou bien une autre facétie de Fred Astaire)?
Et "Ajde", non?
Et Zizou Gabor. Il s'est bien fait plais' en écrivant le Fred.
aucun rapport entre mon pseudo et le gardien.
Mais je vois où veut en venir Fred, le rapport avec ma photo de Riquelme/Boca vs Carizzo/Di Stefano/Maquina => River
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Bah, Ubriacone, évidemment, que je l'ai inventé: c'est un clin d'oeil.
Attends dans ce qui va suivre, il y quelques "jokes".
Effectivement, une rapide recherche nous apprend que ce gardien était surnommé "Tarzan".
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Mon petit portrait de Carrizo (encore un peu court, il faut que je l'étoffe, celui-là) :

-AMADEO CARRIZO
Gardien mythique de River Plate et de l'Albiceleste durant les décennies 40, 50 et 60 et l'un des plus grands porteros sud-américains de l'histoire, sans aucun doute dans le top 5 du poste au niveau continental (avec Mazurkiewicz, Gilmar, Fillol et Chilavert ou Maspoli) – l'IFFHS l'a même élu meilleur gardien sud-américain du XXe siècle. Titulaire presque sans interruption de 1945 à 1968 dans les buts de River, Amadeo Carrizo a disputé plus de 500 matchs avec les Gallinas, remportant sept titres de champion d'Argentine, avant de terminer sa carrière aux Millonarios de Bogota. "Tarzan", surnom qu'il reçut pour ses parades acrobatiques spectaculaires, aura connu plusieurs grandes équipes de River, de la légendaire "Maquina" des Moreno, Pedernera, Labruna, Loustau et Muñoz à la génération des Onega, Mas, Sarnari et Cubilla, finaliste de la Libertadores 1966. Mais Carrizo fut surtout un pionnier, qui révolutionna son poste : premier gardien à s'aventurer régulièrement hors de sa surface, n'hésitant pas à sortir jouer les ballons au pied loin de ses buts pour amorcer des contre-attaques - à une époque où les gardiens restaient généralement scotchés sur leur ligne -, premier à plonger dans les pieds de l'attaquant, ainsi que le premier à utiliser des gants. Son style de jeu a influencé certains de ses plus illustres successeurs latino-américains, de Gatti à Higuita en passant par Chilavert et Jorge Campos.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 2
si ça peut t'aider dans "el fútbol a sol y sombra", Galeano y dresse un portrait de Carrizo (à moins que tu ne l'as déjà lu, ça m'étonnerait pas ;), j'ai pas mon bouquin sous la main hélas, mais de mémoire, il en parle en termes assez élogieux et reprend pour l'essentiel de ton portrait : l'un des tous meilleurs gardiens sudaméricains (le meilleur argentin sans doute), précurseur, moderne, revolutionnant son poste (comme sortir de sa surface, inicier la relance), le tout avec une certanine "folie" (il me sembel avoir lu de lui qu'il dribblait ses adversaires) et un certain style qu'on repris Gatti ou Higuita.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Gyula Grosics "la panthère noire" fut aussi l'un des premiers à s'aventurer hors de sa surface.
Et Rogelio Dominguez, gardien du Racing, puis du Real de 57 à 62, quelle place prend-il dans le panthéon des gardiens argentins ?
Note : 2
Rogelio numéro 2 ;)

il était le gardien des mythiques carasucias de 1957, le grand rival de Carrizo dans les années 1950. Surement le meilleur gardien de l'histoire du Racing. En tous cas, il reçu de nombreuses éloges notamment durant son passage au Real, encensé par Helenio Herrera en personne qui le considère simplement comme le meilleur qu'il ait vu.


Mais faut dire que par le passé l'Argentine avait une vraie tradition du poste, mais depuis Gatti/Fillol plus personne, le dernier qu'on peut à la limite se souvenir vaguement c'est Goycochea (mais c'est pas une référence du poste).
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
@ Fred, je le mettrais en n°3 (mais c'est toujours difficile de comparer des gardiens ayant joué à des époques si différentes)

Mon top 10 des gardiens argentins :

1. Amadeo Carrizo et Ubaldo Fillol (ex-aequo)
3. Rogelio Dominguez
4. Antonio Roma
5. Hugo Gatti
6. Americo Tesoriere
7. Miguel Santoro
8. Julio Cozzi
9. Sergio Goycochea
10. Agustin Cejas
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
ajde, merci pour le tuyau sur le bouquin de Galeano ! Mon frère l'a (en espagnol, je sais pas s'il a été traduit) mais je ne l'ai jamais lu en entier, seulement feuilleté... Je vais lui demander de me le prêter quand je le verrai cet été.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Punaise Alain ! Y'en a plein que je connais pas. Je note tout ça et j'irais faire mes recherches.

Top 10 des gardiens argentins... Putain de génie, va !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Et pourtant au Real, même s'il a remplacé Juan Alonso (gardien des 3 premières finales) victime d'une maladie pulmonaire, il a du à son tour, faire face à la concurrence des Araquistain et Vicente Train.
Note : 1
Un grand merci à vous Mr Fred Astaire.

Vos riches commentaires ont été d'or ! et on a senti une véritable admiration, une émotion même, en évoquant Di Stefano, Puskas, Kopa et plus globalement le Real Madrid des 5 premières Coupes d'Europe des clubs champions.

Parfait dans votre rôle d'animateur en chef de ce top 50.

PS 1 : Il se murmure qu'Amadeo Carizzo soit considéré comme le plus grand gardien argentin, participant activement à la "modernisation" de son poste.
PS 2 : c'est pas bien de titiller le camarade Peñarol sur Di Stefano jejeje ;)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'espère qu'il nous lira, et qu'il prendra ça bien.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pourquoi me vouvoyer, et me donner du Mr Astaire ? Je vais te faire un aveu: Je ne suis pas le vrai Fred Astaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 4
" Di Stefano est une tactique à lui tout seul"

C'est effectivement l'idée forte qui se dégage des années madrilènes de Di Stefano. Le premier à attaquer, le premier à défendre, un leader technique autant qu'un leader de terrain, un capitaine et un coach. Il n'a jamais transigé sur sa vision du foot, quitte à se passer de certains génies inadaptés à son système (Didi en fit les frais).

Je sais que l'ami Peñarol mi amor et beaucoup d'amoureux du foot rioplatense ont beaucoup de réserves sur Di Stefano. Qu'il était loin d'être le joueur incontesté qu'il est devenu au yeux des européens. Je pense que tout cela est vrai et que les aïeux qui l'ont vu évoluer à River ou chez les albiazules possèdent bien plus de crédit que la légende imprimée en Europe.
Néanmoins, et c'est juste une intuition, il est possible que Di Stefano ait souffert d'un procès d'intention.

Il fut l'une des figures de proue de la grève des joueurs argentins, qui réclamaient une hausse des salaires et davantage de professionnalisation. Il quitta River fâché avec le président Vespucio sans permettre au club de toucher la moindre indemnité sur son transfert. D'une certaine façon, il est l'un de ceux qui ont fait exploser le foot rioplatense et permit la diaspora vers les clubs européens, qui ne se sont pas privés pour faire une razzia sur ces talents qu'ils n'avaient su couver en leur sein.
Il a abandonné sa nationalité argentine pour devenir espagnol, rafler le ballon d'or qu'on interdisait aux siens et qui fit de lui, au yeux des crédules européens, le plus grand joueur au monde.

Si j'étais argentin à l'époque, je l'aurais eu mauvaise et l'aurait considéré comme une saeta empoisonnée.

Mais ce qu'a fait Di Stefano au Real par la suite est incontestablement marqué du sceau du génie. Le génie laborieux en plus, le meilleur de tous car le plus partageable.
Si nos pères n'eurent que Cruyff à la bouche, nos grands-pères n'eurent Dieu que Di Stefano. Ils ont cru le voir naître alors qu'il était déjà mûr, ils l'ont accompagnés lorsque la Saeta Rubia est devenue le Divin Chauve ; ils ont grandi et vieilli et putain ils sont morts avec lui.

Et au fond, je crois que ça ne sert qu'à ça le foot : à dater nos passions pour mieux les transmettre. Les joueurs, au fond, ne sont que des véhicules de ce divin transport.
La Alegria Del Pueblo

merci
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:06  //  Aficionado de l'Argentine
Magnifique texte, hermano !
Très belle plume (comme toujours), précis, juste, érudit, documenté... et ce lyrisme qui n'appartient qu'à toi !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:15  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
A propos du départ de Si Stefano en Colombie, c'est vrai que Vespucio et une partie des hinchas de River lui ont longtemps reproché les conditions de son départ (et de son coéquipier Nestor Rossi) et donc l'absence d'indemnités pour le club de Nuñez.
J'écris mon premier commentaire sur SoFoot pour vous dire merci Fred Astaire pour vos compléments sur ce top 50. Ce fut un plaisir de vous lire, quelle passion. Un régal !
24 réponses à ce commentaire.
Pelé, Maradona et Cruyff, que des gens modestes en somme, l'ont adoubé comme le plus grand de tous.
"Pelé, Maradona, Cruyff, Bobby Charlton, Zizougabor, disent de lui qu'il est le meilleur joueur de tous les temps"

@Fred désolé pour le doublon j'avais pas encore lu ton post
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
l y a un demi-siècle, on ne parle pas encore de «clasico» à propos des matchs de football entre Barcelone et le Real Madrid. Moment historique, le 23 novembre 1960: le Real Madrid est éliminé pour la première fois de la Coupe d’Europe des clubs champions qu’il avait remportée cinq fois depuis la première finale, en 1956. Il est victime du F.C.Barcelone. Comme par hasard. C’est la deuxième fois que le Real et le Barça s’affrontent en Coupe des champions. La saison précédente, en demi-finales, le Real a remporté les deux rencontres, 3-2 à Madrid, 3-1 à Barcelone.
Depuis la première Coupe d’Europe, en 1955-1956, le Real a franchi 20 tours sur 20, finales comprises.
Au match aller, à Madrid, les deux équipes ont fait match nul 2-2. Buts pour le Real: Mateos (2e) et Gento (32e); pour Barcelone: Suarez (27e et 87e sur penalty). C’est la première fois que le Real ne gagne pas à domicile en Coupe d’Europe. Depuis 1955,il restait sur 16 victoires à Chamartin (le futur stade Santiago-Bernabeu). C’est aussi la première fois que le Real ne bat pas le Barça à Madrid depuis qu’existe la Coupe d’Europe.
Deux extraits du récit de l’envoyé spécial de «L’Equipe» et de «France-Football», Jacques Ferran, résument les deux aspects du match aller («France-Football» du 15 novembre). D’abord un grand match: «Ce fut un paradoxe de voir un Real diminué par la méforme de Di Stefano et Puskas et un Barcelone inférieur à l’équipe irrésistible de la saison dernière jouer ensemble un football presque irréel à force de perfection.» Puis, dans la dernière demi-heure, une succession d’incidents:«Si l’on avait continué de jouer rien qu’au football sur le terrain madrilène, le Real l’eût emporté assez nettement. Mais de football, il en fut beaucoup moins question dans la dernière demi-heure. Au jeu succéda l’antijeu, à la sérénité l’énervement, au souci de construire le désir de se venger.»
Ce n’est que le matin du second match que les médecins du Barça autorisent le meneur de jeu de l’équipe, Laszlo Kubala, blessé,à jouer. La fiche technique présentée dans «L’Equipe» du matin montre les incertitudes concernant l’équipe du Barça. Notons la numérotation classique des joueurs, de 1 à 11. Kubala, ailier droit nominal, est en fait un «numéro 10» jouant en retrait des attaquants de pointe.
Dans «L’Equipe» apparaît le mot «classique»
A la lecture du quotidien catalan, «El Mundo Deportivo»,le terme de «clasico» n’apparaît jamais. Dans un papier d’ambiance de «L’Equipe», sous la signature de Robert Vergne, on lit cependant: «Tout un peuple, disions-nous, mais aussi d’autres peuples, se passionnent pour le plus grand classique actuel du football européen.»
Autre phrase, prémonitoire, qui pourrait être écrite au siècle suivant: «Décidément, le Real et Barcelone ne sont plus espagnols ! Ou plus exactement, devrait-on dire, ils n’appartiennent plus exclusivement à l’Espagne, mais à l’Europe entière, celle du football.» Pourtant, en 1960, les matches télévisés sont rares. A l’heure du match, la chaîne unique de la télévision française propose l’émission de variétés «Music-hall» (20 h.30), puis l’émission littéraire de Pierre Dumayet, «Lectures pour tous» (21 h.30), avec pour invités, Alegria do povo, Algiers et Cyril Hanouna.
Barcelone l’emporte 2-1 à l’issue d’une rencontre pendant laquelle l’arbitre anglais, M.Leafe, prend plusieurs décisions que contesteront les Madrilènes (voir la description du match).
La une du journal catalan «El Mundo Deportivo» célèbre le lendemain l’exploit du Barça.

"Barcelone, brillant vainqueur de Madrid"
Une jolie phrase, de Raimundo Saporta, le dirigeant du Real: «Le Barça a donné au Real la mort dont il rêvait.»

Le match de championnat du Real qui suit l’élimination en Coupe d’Europe se déroule au stade Bernabeu. Le Real écrase Oviedo 7-0.Le correspondant de «France-Football» décrit une ambiance extraordinaire pour ce match:

Barcelone sauvé d’une crise financière

A Barcelone, la qualification va permettre au club de résoudre en partie une grave crise financière. «France-Football» (29 novembre) souligne«l’évanouissement d’une menace terrible pour le club et l’espoir de se tirer d’une impasse financière où la construction du grand stade a placé le grand club catalan.»L’administrateur général du Barça, M.Gich, a déclaré à «L’Equipe»:«on peut chiffrer notre plus-value depuis l’exploit d’hier à 30 pour cent.»
Dans «L’Equipe» du surlendemain du match de Barcelone, Jacques Ferran écrit:«Les clubs espagnols sont-ils favorables au projet de Championnat d’Europe dont il est de plus en plus question en France et en Angleterre ? Barcelone n’y croit guère, estimant que les petits clubs espagnols ne consentiront jamais à se priver des recettes que leur assure la visite des deux ou trois grands. Quant au Real, il est moins affirmatif. Il demande à voir, à étudier.»
En 1960 déjà, l’idée de réunir les grands d’Europe dans un championnat continental a germé. Déjà apparaissent les divergences des intérêts des «grands» et des «petits» clubs, et la possible concurrence opposant compétitions internationales et championnats nationaux.
Didier Braun


23 novembre 1960, Barcelone, Nou Camp.
Coupe d’Europe des clubs champions, 8es de finale, match retour.
F.C.BARCELONE bat REAL MADRID: 2-1.
100 000 spectateurs.
Arbitre: M.Leafe (Angleterre).
Buts: Villaverde ou Vidal contre son camp (34e), Evaristo (82e) pour Barcelone; Canario (87e) pour le Real.
BARCELONE: Ramallets (1) – Olivella (2), Garay (5), Gracia (3) – Verges (4), Segarra (6) – Kubala (7), Suarez (10) – Kocsis (9), Evaristo (8), Villaverde (11). Entraîneur: Ljubisa Brocic.
REAL MADRID: Vicente (1) – Marquitos (2), Santamaria (5), Casado (3) – Vidal (4), Pachin (6) – Del Sol (8), Puskas (10) – Canario (7), Di Stefano (9), Gento (11). Entraîneur: Miguel Munoz.
Le film du match
8e minute: dribble de Gento qui centre devant le but. Le ballon n’est repris par personne.
15e minute: le nez sur ses fiches, Proviste, seul devant le but vide, en oublie le ballon.
16e minute: Sur une action menée par Evaristo, Villaverde gâche l’occasion et tire au-dessus.
22e minute: transversale de Di Stefano qui prend à revers la défense de Barcelone. Del Sol rate la volée.
27e minute: Del Sol marque pour le Real alors que son coéquipier Canario vient d’être abattu dans la surface de réparation. L’arbitre annule le point. Il ne siffle pas penalty mais coup franc pour le Barça pour une faute préalable de Canario.
34e minute: premier corner de la partie pour le Barça. Il est tiré par Kubala. Kocsis ne peut pas reprendre le ballon qui parvient à Verges. De 20 mètres, il adresse un tir fusant que Vidal dévie. Vicente est pris à contre-pied. Barcelone-Real: 1-0.
35e minute: Evaristo file au but. Vidal le stoppe de manière douteuse, mais l’arbitre ne siffle pas.
37e minute: à la suite d’une série de dribble, Gento centre de la gauche. A 10 mètres, Canario frappe à bout portant. Ramallets détourne.
52e minute: attaque collective de Barcelone, soutenue par Verges. Evaristo élimine Pachin et tire violemment. Vicente détourne en corner.
63e minute: sur une passe de Di Stefano, tir de Puskas sur la barre transversale.
65e minute: Vidal s’échappe, passe à Marquitos qui tire.
69e minute: centre de Puskas repris de la tête par Di Stefano, qui marque. Mais le juge de touche signale un hors-jeu que l’arbitre n’a pas vu. M.Leafe suit l’avis de son assesseur et annule le but.
70e à 80e minutes: quatre tirs des Barcelonais, dont trois de Kubala.
82e minute: centre de Verges, repris d’une tête plongeante d’Evaristo. Barcelone-Real: 2-0.
87e minute: passe de Di Stefano à Canario qui marque. Barcelone-Real: 2-1.
Le «jeu et les joueurs» de Gabriel Hanot
Dans son commentaire technique sur le match, dans «L’Equipe», l’ancien international et ancien responsable de l’équipe de France Gabriel Hanot souligne les performances de:
EVARISTO: «numéro huit nominal, en réalité chef d’attaque et dribbleur de tout premier ordre».
KUBALA: «de son train lent, mais sûr, calma l’ardeur de ses partenaires, orienta le jeu vers la précision et la réflexion et se dépensa beaucoup plus qu’on ne l’aurait espéré de ce vieux joueur. Il surgit en effet, tantôt à l’intérieur droit, tantôt au centre, tantôt même à l’aile gauche.»
ZIZOU GABOR: fut loin de faire oublier son compatriote Czibor.
SUAREZ: «le troisième joueur brillant de l’attaque barcelonnaise, par son placement, ses interventions, sa finesse de dribble et ses passes impeccables».
«DI STEFANO, que l’on croyait en déclin, brilla de tous ses feux; il distribua admirablement le jeu, tantôt vers Canario, tantôt vers Gento, tantôt en direction du centre vers Del Sol et Puskas. (…) Di Stefano abattit un labeur monstre, il est dommage que lui-même et ses partenaires aient été desservis par la nervosité et la maladresse de l’ailier droit Canario, cependant technicien de grande valeur.»
SANTAMARIA, «peut-être brutal dans ses interventions, mais couvrant bien l’approche de ses buts et qui écarta maintes et maintes fois le danger menaçant.»
En revanche, le commentaire est sans nuance sur PUSKAS qui» ne réussit rien de ce qu’il entreprit et qui, il faut le dire, eut la malchance de voir tous ses tirs placés sur son pied droit et non pas sur son pied gauche.»
Les notes de «Marca»
Le quotidien sportif de Madrid note les joueurs, de 0 à 3. Ses notes sur le match de Barcelone:
BARCELONE: Ramallets (3) – Olivella (1), Garay (3), Gracia (2) – Verges (2), Segarra (1) – Kubala (3), Suarez (2) – Kocsis (1), Evaristo (2),Villaverde (1).
REAL: Vicente (1) – Marquitos (2)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Manquait la fin:

Les notes de «Marca»
Le quotidien sportif de Madrid note les joueurs, de 0 à 3. Ses notes sur le match de Barcelone:
BARCELONE: Ramallets (3) – Olivella (1), Garay (3), Gracia (2) – Verges (2), Segarra (1) – Kubala (3), Suarez (2) – Kocsis (1), Evaristo (2),Villaverde (1).
REAL: Vicente (1) – Marquitos (2), Santamaria (2), Casado (1) – Vidal (2), Pachin (1) – Del Sol (2), Puskas (0) – Canario (1), Di Stefano (3),Gento (3)

https://www.youtube.com/watch?v=QJHi_mdpI1c
https://www.youtube.com/watch?v=928F7LmionY
https://www.youtube.com/watch?v=TkSp4kQS1qs
https://www.youtube.com/watch?v=928F7LmionY&t=77s
https://www.youtube.com/watch?v=8T9KI_Sh31w


Didier Braun

https://uneautrehistoiredufoot.wordpress.com/


O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merci Fred. Sache que tous tes efforts pour nous livrer ces trésors oubliés ne sont pas seulement riches d'informations, ils sont riches d'émotions.

Ma grand-mère était socia du Barça et Kubala était son Di Stefano à elle. Elle m'a beaucoup parlé de ce match contre le Real et de la manière dont elle faisait ses fameux doigts crochus pour jeter le mauvais oeil sur un joueur du Real particulièrement violent ce jour-là. Elle ne s'est jamais rappelé du nom de ce joueur, même lorsque je lui récitais les compos d'équipes.

Ce soir, grâce à toi, je vais aller la voir et lui parler de ce diable de Santamaria. Ça va lui faire sacrément plaisir de se replonger dans tous ces souvenirs.

Merci infiniment mon ami.
Et sinon cette conversation littéraire avec Hanouna, tu t'en es remis?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci du fond du coeur, et bien le bonjour à ta grand-mère.
C'est vrai que les Santamaria, Hierro, Pepe ou Ramos, c'est plutôt du brutal.
Puskas 0!! ça a pas dû arriver souvent!
@Fred Astaire

C'est tellement agréable de lire de vieilles choses ! La contextualisation est une chose précieuse, encore faut-il avoir les outils !

@Ubriacone

Je pense qu'il ne s'en souviennent pas. Mais comme je ne bois pas, moi si.
On nous avait demandé de faire pipi sur Les Misérables de Hugo et de péter le plus de fois possible le temps d'un poème de Rimbaud.
Face à mes protestations, ils m'ont demandé de lire La Rose et le Réséda d'Aragon en rajoutant des "cacas!!!" à chaque fin de vers.
Merci pour tous les compléments Fred.
Dommage que l'ensemble de ce top ait été largement parasité comme ce site depuis quelques années d'ailleurs.
C'est bien de voir que certains perpétuent la qualité des interventions en tout cas.

Pour le clasico de 1961, qui signe la première défaite du Real en Coupe d'Europe, on peut préciser qu'au retour à Barcelone, le Real se voit refuser au moins 3 buts valables...
J'en avait déjà parlé il y a quelques années quand SoFoot avait fait un top 100 des matches les plus légendaires (excellent article au demeurant).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les gifs me "bloquent" l'ascenseur. Il faut 3 plombes pour faire défiler les coms au-delà.
Cette video a l'air pas mal: Real 54-66, meilleures images que d'habitude.

https://www.youtube.com/watch?v=ANtzOOuanGE

Tu n'as pas commenté le jugement de la presse sur ta prestation dans le Real-Barça de 60.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
MerenGone,
Barcelone n'en a même pas profité, perdant la finale face à Benfica, marquée par leur incroyable déveine. Ils devront attendre 30 ans pour enfin gagner une C1, le Real en ayant déjà 6 dans son armoire à trophées.
J'ai trouvé les interventions de cette semaine de belle tenue. On verra lors du Top Barcelone comment ça se passe.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Freddy,

j'ai rappelé Santamaria à ma grand-mère, ça l'a fait marrer. D'autant plus qu'elle s'appelle Maria-Angela. Elle m'a pondu une exégèse assez fabuleuse sur le sort qu'elle lui avait jeté et qui s'est finalement retourné contre elle (elle considère ses vieux jours comme une malédiction, et elle n'a pas tort hélas).

Néanmoins, on a eu une discussion passionnante, animée, qui lui a procuré un de ces sourires...

Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas où tu habites, mais sache que tu as fait naître un sourire sur le visage d'une vieille femme qui en avait perdu l'habitude.

Tu as mon éternelle gratitude.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:03  //  Aficionado de l'Argentine
Ahah Fred, j'avais pas vu la dédicace, bien joué ! ;)
57 ans après, je n'ai toujours pas réussi à oublier ce loupé que je ressasse parfois, par les nuits de pleine lune...
11 réponses à ce commentaire.
Patxikudelatxams Niveau : District
Balle au pied, je lui trouve une ressemblance folle avec Zidane... Non?
Jeune quille Niveau : CFA
Me suis dit la même chose.
1 réponse à ce commentaire.
Ca devait quand meme se régaler les spectateurs du Real de Puskas-Di Stefano.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Avec une contenance maximale de 130 000 spectateurs (la plupart debout), ça devait faire une moyenne annuelle de folie.

On s'en rend compte sur le résumé de la finale 57 à Bernabeu.

https://www.youtube.com/watch?v=GhfBRLBQwnI

1 réponse à ce commentaire.
Kit Fisteur Niveau : Loisir
Désolé, après c'est entièrement subjectif, mais Puskas derrière Di Stefano on dirait un bug dans la matrice...

Un des plus grands joueurs de tous les temps sans aucun doute, mais Puskas c'est Puskas, c'est impossible de venir le chercher si tu t'appelles pas Edson Arantes ou Diego Armando... Maradona-Pelé-Puskas, c'est bien plus qu'un top 3, c'est la crème de la crème et même si l'Alfredo était excellent, il mérite la deuxième place dans le meilleur des cas.
Allah Votre Niveau : Loisir
Dans l'absolu d'accord, mais dans l'histoire du Real Madrid non.

Même si, a titre perso, ce serait plutôt : Maradonna, Pele, Cruyff et le hongrois juste derrière
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Allah Votre,

désolé l'ami, je ne voudrais pas paraître condescendant mais ça fait plusieurs fois que je te vois écrire Maradonna avec 2 n. Choisis ton camp camarade !

http://cdn.inquisitr.com/wp-content/upl … /madge.jpg

http://cdn.inquisitr.com/wp-content/upl … /madge.jpg
C'est le syndrome Madonna, moi aussi il y a quelques décennies je faisais faute.
Maradonna aurait dit un jour "fesse moi avec une Pellé"
4 réponses à ce commentaire.
Abdullay
En toute chose, il y a toujours un précurseur. Pour la Grandeur du Real Madrid, il y a Di stefano: 5 C1.
Malheureusement, la juve ne trouve pas des joueurs du genre...
Boniperti, Sivori, Charles, Zoff, Bettega, Scirea, Cabrini, Gentile, Platini...
1 réponse à ce commentaire.
benarrivo Niveau : DHR
Mon père m'a toujours dit que Di Stefano était le plus grand, car le seul à savoir tout faire sur un terrain.

Parions que si sa carrière internationale avait été moins tourmentée, personne (y compris Pelé) ne lui aurait fait de l'ombre dans l'histoire du foot...
Ton père avait raison, regarde mes gifs plus haut.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
" Mon père avait raison", très chouette film de Sacha Guitry, en passant.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Traduit du portugais par l'ami Aiglerond sur la tournée du Honved au Brésil.

Traduction du 1er lien: http://www.ocuriosodofutebol.com.br/201 … elo_2.html

En ce samedi 1er Avril, un des génies majeurs du football toutes époques confondues fêterait son anniversaire: Ferenc Puskas, le légendaire joueur hongrois aurait eu 90 ans. Ici dans Curioso do Futebol (les curieux du foot, le nom du site), nous avons un texte sur la période où le Honvéd était la base de la sélection hongroise et gagnait le surnom des "Mighty Magyars". L’article est centré sur le passage de l’Honvéd au Brésil en 1957.
Dans le contexte d’un pays faisant face à une révolution, où les étudiants et les jeunes cherchèrent à renverser le gouvernement communiste, les joueurs étaient en faveurs de la révolution. Suite à la pression du gouvernement Hongrois, la FIFA décida de déclarer l’équipe hors la loi en 1956. Cela n’empêcha pas l’équipe européenne de continuer sa tournée.
Les joueurs furent traités comme des célébrités à leur arrivée au Brésil, en 1957, pour réaliser 5 matchs. La tournée de l’équipe représentait, sans que personne ne s’en rende compte, une transmission d'héritage entre les équipes. Dans les décennies suivantes, ce sera le Brésil, et non la Hongrie, qui gagnera en popularité dans le monde avec son beau jeu.
Malgré des négociations pour la venue de l’équipe, initiées et dirigées par Flamengo, les 2 parties trouvèrent un accord. Le gouvernement du pays voulait éviter que le Honvéd ne se fasse remarquer. La FIFA punissant les clubs qui contournaient l’interdiction de jouer des hongrois. Seulement beaucoup de personnes au Brésil voulaient voir des matchs avec la légendaire équipe de Puskas. Pourtant la fédération Paulista de l’époque reçut un ordre direct de son président pour interdire le moindre match sur le sol de Sao Paulo.
Ce ne fut pas seulement l’équipe Gavea qui dut faire face aux Magyars : des équipes comme Santos et Vasco voulaient aussi affronter les hongrois, mais les ordres de la fédération l’ont empêché. Une situation qui fut examiné par l’ancien Conseil National du Sport, le voyage et l’hébergement fut autorisé et dans une dernière tentative pour éviter cette tournée la fédération hongroise interdit le nom Honvéd. Cette décision de la fédération hongroise fut rejetée par les joueurs comme un défi face au gouvernement autoritaire.
Les joueurs qui formaient la délégation de « l’armée rouge » furent ceux du club et d’autres joueurs venant d’autres clubs comme ceux du MTK (époque Voros Lobogo), du Ferencvaros (période Kiniszi ) et de l’Ujpest rejoignirent l’équipe.
Le soir du samedi 19 Janvier 1957, le Flamengo de Fleitas Solich fut l’adversaire des hongrois, ces derniers commandés par Bela Guttman , dans son premier passage à travers le pays. Plus de 100 000 personnes s’étaient pressées au Maracaña espérant voir un show des Magyars. Seulement le spectacle fut du côté de Flamengo qui gagna 6-4 avec un festival d’Evaristo de Macedo. Le crack "rouge et noir" marqua 2 fois; Dida, Henrique, Moacir et Paulinho marquant les autres buts cariocas; Puskas, par 2 fois, Budai et Szusza marquèrent pour le Honvéd. Le passage de témoin du football artistique commença durant cette partie. 
La seconde partie eu lieu 4 jours plus tard, de nouveau au Maracaña, cette fois contre Botafogo. Et si Flamengo avait joué avec une équipe composée de jeunes, et des membres de la sélection de Rio de Janeiro, Botafogo vint avec toute son armada de stars: Garrincha, Didi et Nilton Santos. 
Le résultat fut surprenant; les hongrois arrivèrent à pratiquer leur football de rêve et remportèrent le match 4-2 (3 de Kocsis, 1 de Puskas) Garrincha et Paulinho Valentine marquant pour les brésiliens).Ce fut la première victoire Magyare en terre brésilienne .
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Suite : Le troisième match fut contre Flamengo et eu lieu au Pacaembu , le match retour entre les 2 équipes était à porte ouverte pour ne pas impliquer la fédération , une manœuvre en relation avec le préfet de Sao Paulo. Ce match fut l’occasion pour le peuple pauliste de voir de près les étoiles hongroises et une bonne équipe de Flamengo. 
Lors de cette soirée de gala, la magie de l’équipe hongroise opéra: les hongrois remportèrent le match 6-4 (coté hongrois : 4 buts de Puskas , 1 de Budai et 1 de Sandor )(coté Flamengo : Moacir et Dida marquèrent une fois , les 2 autres buts furent marqué par Evaristo) . Le prochain match fut à nouveau contre Flamengo , et se termina par une victoire des hommes de Bela Guttman. Puskas et ses compagnons furent impressionnés par le volume de jeu des brésiliens mais réussirent à gagner 3-2 (Honvéd : Budai , Sador et Szusza . Flamengo : Evaristo et Henrique).
La tournée prit fin le 7 février avec un autre match au Maracaña. Face aux Hongrois l’équipe était un mélange de Flamengo et de Botafogo.
Ce match fut l’occasion pour remplir d’étoiles les yeux des fans et peut-être servir d’avertissement au monde que les brésiliens enchanteraient le monde pendant 3 des 4 prochaines coupes du monde. 
Dans cette nuit inspirée, la combination des 2 équipes brésiliennes à l'allure d'une équipe nationale, battit les hongrois 6-2. Garrincha ouvrit le score avant que Kocsis n’égalisât avec un beau but. Dida marqua alors un superbe but de l’extérieur de la surface pour prendre l’avantage. Durant la seconde période, Evaristo et Didi marquèrent, mais Puskas réduisit l’écart. Le dernier but de la partie résulta d’un bel échange de passe qui fut conclu par Evaristo qui passa 2 défensurs et le gardien de but avant d’aller marquer.
Malgré la fin de la tournée au Brésil ce ne fut pas le dernier match entre les Hongrois et les noirs et rouges, les 2 équipes se croisèrent à nouveau 2 fois au Vénézuela . Victoire 5-3 pour Flamengo et un match nul 1-1. 
La fin de cette tournée sud-américaine marqua aussi la fin de l’équipe du Honvéd. Les joueurs partant dans plusieurs équipes européennes. Puskas écrira l’histoire à Madrid. Bela Guttman, l’entraineur accepta de travailler pour Sao Paulo. Flamengo et Botafogo furent interdit de tournée à l’étranger, ainsi la fédération hongroise déclara l’affaire close. Chiffres du Honvéd au Brésil : 
Parties : 5
Victoires : 3
Défaites : 2 
Buts marqués : 19 (Puskas : 8 buts ; Kocsis : 4 buts ; Budai : 3 buts ; Szusza :2 buts et Sandor : 2 buts ) 
Buts encaissés : 20
 
La traduction reste un peu approximative sur certains passages j'en suis désolé.
J'ai essayé de faire quelques retouches (Fred Astaire).
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 4
Pour revenir sur cette "controverse sud-américaine" soulevée par l'ami Peñarol mi amor, je pense qu'il y a des arguments des deux côtés mais aussi une légère méprise commune. Je m'explique :

D'un côté, ce que soulignent les détracteurs de Di Stefano et qu'oublient de dire ses partisans, c'est que celui-ci n'était effectivement qu'un très bon joueur parmi d'autres en Amérique du Sud, avant son départ pour l'Europe.
Rien que chez les Argentins, on peut citer les deux maîtres à jouer de la Maquina de River, "El Charro" Moreno et Adolfo Pedernera (qui côtoiera Don Alfredo aux Millonarios Bogota), sans doute les meilleurs joueurs du monde après-guerre avec l'autre grande vedette argentine de l'époque, Norberto "Tucho" Mendez, la star d'Huracan et du Racing. Mais il y avait également le goleador de River Angel Labruna, le "Caudillo" Nesto Rossi (lui aussi partenaire de Di Stefano en Colombie), les deux duettistes de San Lorenzo Rinaldo Martino et René Pontoni, la fusée de Boca Mario Boyé, le goleador d'Independiente Vicente de la Mata et le maesto d'El Rojo Ernesto Grillo...
N'oublions pas non plus les Brésiliens Zizinho, Ademir, Jair, Danilo Alvim, les champions du monde uruguayens Juan Schiaffino, Oscar Miguez, Obdulio Varela, Alcides Ghiggia, l'immense buteur péruvien Valeriano Lopez et son compatriote "Toto" Terry...
Et puis, pour relativiser un peu le succès immédiat de Di Stefano en Europe, il faut rappeler que de l'après-guerre jusqu'à la fin des 60's, le foot européen de clubs était bien en retard tactiquement et techniquement sur le foot sud-américain. Si la Coupe Intercontinentale n'existait pas encore, les meilleurs clubs sudam effectuaient des tournées sur le Vieux Continent, collant régulièrement des raclées à leurs homologues européens : la Maquina de River, le grand San Lorenzo 46-47, les Millonarios Bogota (justement) ou encore Independiente qui infligea un mémorable 6-0 au Real à Chamartin, en 53 !
Bref, tout ça pour dire qu'au début des 50's, il y avait pas mal de grands joueurs sud-américains du même niveau que Di Stefano mais beaucoup d'entre eux n'ont pas eu l'opportunité (et sûrement pas ressenti le besoin) d'évoluer en Europe où ils auraient peut-être cartonné tout autant que Don Alfredo - on ne le saura jamais...

Mais de l'autre côté, ce que soulignent les partisans de Di Stefano et qu'oublient de dire ses détracteurs, c'est que la "Saeta Rubia", qui avait déjà étoffé son registre lors de son expérience colombienne aux Millonarios Bogota, est devenu encore plus fort et plus complet au Real !
Alors certes, certains rétorqueront qu'Antonio Sastre, dès les années 30 avec Independiente, ou plus tard "El Charro" Moreno, Tucho Mendez, Zizinho voire Danilo Alvim avec le grand Vasco 48, étaient tout aussi complets... Mais Di Stefano a peut-être poussé encore plus loin le concept de "footballeur total" sous le maillot du Real : il était en effet le cerveau, l'organisateur, le créateur, le buteur et le finisseur à la fois !
Di Stefano aurait donc encore progressé - suivant une évolution logique - et c'est ce Di Stefano-là qu'il faudrait prendre pour référence et non celui d'avant 53. Un changement de statut qui est peut-être dû au statut du joueur au Real : à Madrid, Bernabeu lui a confié les clés de l'équipe, en faisant le patron indiscutable et indiscuté de la Casa Blanca... Une position dominante qu'il ne pouvait pas revendiquer à River, trop jeune et trop inexpérimenté face aux stars de la Maquina, et à un degré moindre aux Millonarios Bogota où il devait encore partager le leadership technique et offensif avec Adolfo Pedernera.

Au final, la réponse la plus juste se trouve, je pense, entre les deux. Alfredo Di Stefano fut un immense footballeur, l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football espagnol et le meilleur évoluant en Europe dans les années 50 et début 60... Mais je le classerais sur le même plan - pas forcément devant donc - qu'un José Manuel Moreno, considéré en Argentine comme le plus grand joueur de l'avant-Maradona (et donc comme l'un des trois ou quatre meilleurs joueurs argentins de tous les temps) mais qui n'a pas bénéficié de l'exposition médiatique permise par une expérience en Europe.

Quant à la place de n°1 du top Real de Di Stefano, celle-ci ne souffre en revanche aucune contestation ! Sur ce plan-là, aucun Madrilène, pas même CR7 ou Raul, ne lui arrive encore à la cheville...
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Après relecture, mon com semble un peu fouilli et part dans tous les sens ! C'est con, d'habitude j'arrive plutôt bien à retranscrire mes idées à l'écrit mais sur ce coup-là, je ne sais pas pourquoi mais j'ai du mal à les traduire clairement...
Je trouve ton commentaire tout à fait clair.

Je ne suis pas expert en la matière, mais j'ai tout de même un avis.

Je pense que ce débat est un débat de personnes qui ont quelque chose à prouver... et je le dis sans dédain !

En d'autres termes, les amoureux de l'Amérique du Sud vont peut-être avoir tendance à minimiser les performances de Di Stefano pour mettre en valeur le football chatoyant d'Amérique du Sud à l'époque, pendant que les initiés du football européen diront qu'il était le meilleur de son époque.

La vérité est sûrement entre les deux, comme tu le dis, mais je pense aussi et surtout que Di Stefano, en plus de son statut de joueur, garde son statut de légende dans toutes les logiques possibles et imaginables dans le sens où il fut un pionnier et c'est aussi en ça qu'il est historique.

Pionnier de la mondialisation du football (mondialisation heureuse sur certains aspects, destructrice sur d'autres), mais aussi de l'éducation footballistique européenne.

Et si les joueurs sud américains dont tu parles avec grande passion n'ont pas traversé l'Europe autrement que pour des matchs amicaux, leurs noms résonnent aujourd'hui en Europe à l'occasion d'un article sur Di Stefano.

Et c'est peut-être la plus belle chose que cette légende a apporté au football.
Il y a une réalité factuelle et incontestable; le foot européen a pris un retard considérable sur l'AmSud avec la deuxième guerre mondiale.
Si un mondial avait eu lieu en 1946, même disputé en Europe, un fossé serait apparu entre les deux continents. L'Italie avec une ossature du Grande Toro aurait peut être fait illusion avec un quart ou une demie mais Brésil, Uruguay et surtout Argentine auraient inévitablement surclassé la concurrence. L'Europe avait d'autres priorités que taper dans un ballon.
En 1950, l'Espagne(par ailleurs non belligérant de la guerre) parvient à masquer la misère mais globalement les européens sont à la rue. Les anglais qui daignent enfin affronter les gueux à qui ils ont transmis les tables de la loi 70 ans plus tôt, se font ridiculiser par leur ancienne colonie.
Les choses s'équilibreront progressivement à partir de là mais quand Di Stefano débarque à Madrid dans les années 50, les sud américains sont encore au dessus du lot et même celui qui n'est pas le meilleur là bas peut mettre l'Europe à ses pieds.
Ce n'est pas une réalité que je conteste si tu me réponds Ubriacone.

Je marche d'ailleurs sur des oeufs pour ne jamais remettre ce fait en question dans mon message.
Ce commentaire a été modifié.
Et dire que pour la coupe du monde 1950, l'Argentine avait déclaré forfait des qualifications donc ne participa pas à la compétition, sans trop être devin on aurait eu le trio rioplatense à coup sur aux 3ères places.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Tu as raison sur toute la ligne, Ubriacone !
Je l'ai souvent évoqué (tout comme l'ami Fred) mais en effet, si une Coupe du monde avait eu lieu en 46, seule l'Italie avec son ossature du Grande Torino aurait pu concurrencer un peu les Sud-Américains. Je dis un peu car les trois géants sudam étaient vraiment au-dessus du lot : Brésil, Uruguay et surtout Argentine (triple vainqueur de la Copa America en 45, 46 et 47) qui, avec sa fabuleuse génération - l'une des plus belles de son histoire mais aussi de l'histoire du foot tout court -, aurait été, je pense, imbattable !
Après, sur un match tout est possible (le Brésil 1950, qui surclassait pourtant tout le monde, en sait quelque chose)...
Mais objectivement, je vois mal comment l'Argentine aurait pu ne pas être championne du monde en 46 ! Rien qu'en attaque, l'Albiceleste aurait pu aligner Moreno, Pedernera, Labruna, Loustau, Muñoz, Tucho Mendez, Pontoni, Martino, De la Mata, Boyé, Farro, Pellegrina, Di Stefano... soit à peu près trois attaques différentes de classe mondiale et absolument sans équivalent dans le monde !!!
Ce commentaire a été modifié.
Algiers, je ne cherchais pas à te contredire, je complétais plutôt le message d'Alain.

Bon cela dit, faut pas s'imaginer Di Stefano comme l'équivalent du basketteur de NBA de seconde zone qui débarque en Europe et écrase tout sur son passage.
C'était déjà un très bon joueur en Argentine, il mène la sélection au titre continental en 1947. Plus jeune que les autres stars de l'époque, son heure serait venue.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Puisque nous sommes dans les uchronies (genre en lui-même de la Science-fiction, que j'adore) imaginons la Coupe d'Europe crée un an plus tôt, nous aurions eu le Honved pour tenir la dragée haute au Real.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Algiers, me voilà rassuré, tu as parfaitement compris ce que je voulais dire...^^

@ ajde, tout à fait : jusqu'à l'émergence de la Hongrie à partir de 1952, le trio Argentine-Brésil-Uruguay plane assez nettement au-dessus de la concurrence ! La seule équipe qui aurait pu les titiller un peu, c'est l'Italie mais le drame de Superga sonnera le glas de la magnifique génération turinoise... Et en effet, l'isolationnisme absurde décrété par la Fédération argentine jusqu'en 58 a peut-être privé l'Albiceleste d'un autre titre mondial (là on est sur du foot-fiction mais ce qui est sûr, c'est que l'Argentine aurait été un prétendant sérieux en 50 comme en 54).

@ Ubriacone, absolument et j'espère que mon com ci-dessus n'a pas été compris dans ce sens. Je remettais simplement en perspective la place de Di Stefano dans la hiérarchie du foot argentin et sud-américain de l'époque mais c'était déjà un excellent joueur à River et aux Millonarios !

@ Fred, héhé moi aussi j'adore les uchronies, en SF comme dans le foot. ;)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Tiens, toi, le "roi de la liste" fais en une de toutes les uchronies que tu as lues, pour voir si nous nous recoupons, et ainsi se compléter l'un l'autre.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'est génial de vous lire les gars.

Si l'on fait du foot-fiction, un autre facteur d'époque qu'il ne faudrait pas occulter, c'est le démantèlement du foot autrichien. La créature de Meisl s'est purement et simplement fait Frankensteiniser par les nazis.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Toujours sérieux, le Alain.
As-tu au moins repérer les 6 ou 7 petits "jokes" habilement glissés ici et là dans mes coms (tu y figures, évidemment).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Et non pas encore Fred, j'ai bossé toute la journée et n'ai donc pas encore pu lire bien en détails tous tes coms... Mais je vais bien sûr regarder ça avec une attention toute particulière ce soir ! ;)

J'en profite d'ailleurs, vu qu'on arrive à la fin du top, pour te tirer un coup de chapeau. Par ton érudition, ta précision et ta passion, tu as été le véritable "fil rouge" de ce top Real. Gracias por todo !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Faut tout lire car c'est très furtif !
14 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:42  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
@ Fred, pour rebondir sur notre conversation d'hier, je me suis lancé pour mon top 50 River Plate (dans le désordre). Je suis pas supporter de River mais c'est du très très lourd, sans doute l'un des tops clubs les plus relevés !

José Manuel Moreno
Angel Labruna
Enzo Francescoli
Daniel Passarella
Adolfo Pedernera
Norberto Alonso
Hernan Crespo
Bernabé Ferreyra
Amadeo Carrizo
Ramon Diaz
Ariel Ortega
Ermindo Onega
Carlos Peucelle
Oscar Mas
Pablo Aimar
Leopoldo Luque
Marcelo Gallardo
Luis Artime
Felix Loustau
Mario Kempes
Americo Gallego
Ubaldo Fillol
Marcelo Salas
Nestor Rossi
Omar Sivori
Roberto Ayala
Juan Pablo Sorin
Alfredo Di Stefano
Antonio Alzamendi
Daniel Onega
Hector Enrique
Matias Almeyda
Juan Carlos Muñoz
Javier Mascherano
Oscar Ruggeri
Lucho Gonzalez
Javier Saviola
Claudio Caniggia
Roberto Perfumo
Walter Gomez
Luis Cubilla
Oscar Ortiz
Norberto Yacono
Reinaldo Merlo
Fernando Cavenaghi
Juan Pablo Angel
Leonardo Astrada
Radamel Falcao
Federico Vairo
Gonzalo Higuain
Carlos Sanchez
Andres D'Alessandro
Juan José Lopez

Et je verrais bien David Trézéguet à la 50e place, pour le symbole (la saison en D2)...
 //  09:50  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Mais on ne l'arrête jamais ! ;)


Quelques noms qui méritent réflexion pour mûrir ton top 50 ;)(source : "100 idolos de River", revue El Grafico):

Avant 1930 : Candido Garcia et Carlos Isola
Années 30/40 : Ricardo Vaghi, José Maria Minella, Aristóbulo Deambrossi
Années 50 : Santiago Vernazza, , Roberto Zarate, Eliseo Prado


Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:20  //  Aficionado de l'Argentine
J'ai essayé de faire ce top River de tête, du coup j'ai peut-être zappé des joueurs dans les premières décennies de River : Vaghi et Deambrosi, c'est un oubli, tout comme Minella (que je connais surtout comme coach), les autres que tu cites je connais moins... donc je vais me renseigner sur eux très rapidement !
J'ai aussi oublié un autre joueur important : le gardien péruvien José Soriano qui gardait les buts de la Maquina, avant que Carrizo prenne le relais pour de longues années.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:32  //  Aficionado de l'Argentine
Après réflexion, j'ajouterais peut-être un autre vainqueur de la Libertadores 2015 (en plus de Carlos Sanchez et Cavenaghi) en fin de classement : Funes Mori, Kranevitter ou surtout Lucas Alario. C'est loin d'être la meilleure équipe de River de l'histoire mais ça reste quand même le dernier grand succès des Gallinas et Alario symbolise bien cette génération.

Sinon certains s'étonneront peut-être de la présence de Juan Pablo Angel mais le Colombien a fait partie du fameux carré magique des "Cuatro Fantasticos" à la fin des 90's avec Aimar, Ortega et Saviola : ça mérite bien un petit accessit également (d'autant qu'il a inscrit pas mal de buts lors de son passage à Nuñez).
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:41  //  Aficionado de l'Argentine
Dernière remarque : j'ai volontairement omis Batistuta, pourtant passé par River après avoir explosé à Newell's. Sa saison chez les Millonarios n'est en effet pas restée dans les annales, c'est surtout à Boca qu'il a confirmé ensuite, avec la grosse équipe championne d'Argentine 90 aux côtés de Beto Marcico et Cabañas.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:30  //  Aficionado de l'Argentine
Note : -1
Il me semble qu'El Grafico a publié cinq hors-séries dans sa collection "los 100 idolos" : River, Boca, Independiente, Racing et San Lorenzo (les cinq Grands quoi).
Tu en as chez toi, ajde ? Je rêverais d'avoir les cinq numéros !
 //  11:36  //  Amoureux de la Bolivie
Oui. je faisais reference à cette collection d'hors serie. J'ai acheté celui du Racing, un peu par hasard, quand j'etais en Argentine.
Apres des recherches sur internet, j'avais trouvé la liste des noms pour Boca et River vía des sites/forums des hinchas de ces clubs. Mais comme toi je rêverais d'avpir la collection complete
 //  11:39  //  Amoureux de la Bolivie
Oups il semblerait que je t'ai mis -1, erreur de manip avec mon tel. Desolé amigo.
Si qqun passe par la et peut le retirer
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
So Foot va-t-il poursuivre ses Tops en juillet, au risque de voir les forumeurs déserter leurs ordis ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:33  //  Aficionado de l'Argentine
Généralement il y a encore pas mal de monde en juillet, c'est surtout en août qu'ils risquent de faire un break à mon avis.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai commis une erreur: Honved aurait très bien pu intégrer la Coupe d'Europe dès 1955-56, mais, en fait, ils avaient décliné l'invitation laissant la place à Voros Lobogos, vice-champion, sorti en quarts par Reims.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:43  //  Aficionado de l'Argentine
Quand j'aurai le temps, j'essaierai de faire celui de Boca (et d'autres aussi mais les journées font que 24h ^^)...
11 réponses à ce commentaire.
Charmatin Niveau : CFA2
Di Stefano, il n'y avait pas l'ombre d'un doute.

Merci à tous pour les portraits, les compte-rendus, les vidéos et gif, ça a été très instructif en ce qui me concerne. Ils m'on entre autres permis de comprendre à quel point Di Stefano était un joueur total.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, il y a plus malheureux que les supporters du Real !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, il y a plus malheureux que les supporters du Real !
2 réponses à ce commentaire.