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Zlatan, le show à Paris

Par ses buts, ses coups de gueule et ses punchlines, Zlatan Ibrahimović au PSG, c’était l’incarnation du spectacle. Du premier jour jusqu’au dernier.

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#4: Zlatan Ibrahimović

18 juillet 2012, Paris. Ils sont des centaines à descendre les Champs-Élysées pour s’agglutiner devant la boutique du Paris Saint-Germain. Les gens veulent voir Zlatan Ibrahimović. C’est la cohue, les CRS dispersent la foule avec du gaz lacrymogène pendant que la nouvelle recrue parisienne file au Trocadéro, pour poser avec son nouveau maillot devant la tour Eiffel. Quelques jongles, et voilà que la vedette expédie le ballon dans le public, venu en nombre, à nouveau. Il n’y a encore pas si longtemps, le mercato du PSG rimait avec Grégory Coupet, Mevlüt Erding, Christophe Jallet, et voilà maintenant que les supporters parisiens voient débarquer dans un tir groupé Ezequiel Lavezzi, Thiago Silva, Marco Verratti, Gregory van der Wiel et donc Zlatan Ibrahimović. Mais c’est presque comme si tous les autres passent inaperçus dans l’ombre du géant suédois, accueilli comme une rock star. «  Je ne connais pas les joueurs de la Ligue 1, mais eux, ils me connaissent  » , annonce le néo-Parisien. Lui, c’est Zlatan, et vous êtes qui, bordel ?

La cuisine du Camp des Loges


Certes, il y a eu la venue de Javier Pastore dès 2011. Mais le PSG version qatarie entre réellement en orbite avec l’arrivée de Zlatan. Le club parisien devient une marque planétaire et l’équipe, une machine à gagner, qui tire vers le haut le championnat de France dans son ensemble – la L1 récolte cette saison les fruits de son attractivité retrouvée. Le Z, leader incontesté sur le terrain, aimante le jeu parisien, mais aussi en coulisses, où il fait tendre le club de la capitale vers plus de professionnalisme. C’est Thiago Silva qui raconte une anecdote à la fois anodine et frappante. En arrivant à Paris, Zlatan a levé la voix pour que le PSG recrute des cuisiniers professionnels au Camp des Loges : «  Avant qu’Ibra ne hausse le ton, les gens qui préparaient nos repas étaient des employés de longue date du PSG qui étaient là pour dépanner. (...) Ce n’était pas une situation normale pour un club qui voulait devenir grand.  »

Quand l’attaquant débarque en provenance de l'AC Milan pour 14 millions d’euros de salaire annuel, le PSG n’a plus remporté le titre de champion depuis 1994. En quatre saisons à Paris, le Suédois soulève quatre fois l’Hexagoal – pour douze trophées au total –, pulvérise le record de buts marqués par Pedro Miguel Pauleta (156 contre 109) et inscrit des réalisations gravées dans la légende – le but du talon contre Bastia, le kung fu face à l’OM, les coups francs directs, la patate de forain à Anderlecht... Qui aurait parié sur l’accomplissement de tant de records (meilleur buteur de l’histoire du club, mais aussi en championnat et en Coupe d’Europe, trois fois meilleur buteur de L1, meilleur buteur du club sur une saison, meilleur ratio buts/match dans l’histoire du championnat de France) pour un joueur arrivé à Paris passé la trentaine ? Zlatan, lui-même, assurément.

« Je suis arrivé comme un roi... »


«  Je suis arrivé comme un roi, je repars telle un légende  » , annonce le Zlat' avant son dernier match au Parc des Princes. Rappelons que le plus grand exploit européen du PSG sous l’ère Zlatan – la qualification à Stamford Bridge en 2015 – s’est réalisé... sans Zlatan, expulsé rapidement ce soir-là. Passons sur le fait qu’il n’ait jamais réussi à emmener le PSG en demi-finale d’une Coupe d’Europe. Après tout, Safet Sušić et Pedro Miguel Pauleta non plus. Gageons que les petites phrases glissées ici et là, qui occultent le passé glorieux du club dans les années 90, font partie du personnage : « [Les supporters du PSG] en demandent beaucoup. C'est étrange, parce qu'avant, ils n'avaient rien  » , en 2012 ; «  Sans manquer de respect à personne, le PSG est né quand le Qatar est arrivé  » , en 2016. Enfin, il y a le clou du spectacle pour ses adieux foncièrement différents de ceux de Raí ou de Pauleta : quand Zlatan arrête un match à lui seul et fait entrer ses enfants sur la pelouse. À coup sûr, le PSG n'en retrouvera pas un deuxième comme lui.

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