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Safet, le virtuose

Dribbleur élégant et leader charismatique, dans les années 80, Safet Sušić étincelait au PSG. Il reste encore, de loin, le meilleur passeur de l’histoire du club (95 passes décisives), avec un regret : ne pas avoir connu un collectif à la mesure de son talent.

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#2: Safet Sušić

«  Extraordinaire but de Safet Sušić !  » En 1983, les voix du football sur Antenne 2 s’appellent déjà Thierry Roland et Jean-Michel Larqué. C’est la finale de la Coupe de France, PSG - Nantes, le tenant du titre contre le néo-champion de France. Il y a ce but «  brésilien  » du Nantais José Touré, en première période, et puis ce chef-d'œuvre de Safet Sušić, que le public français découvre depuis quelques mois à peine. Mais qui est ce génie yougoslave ? Sušić contrôle, dribble, laisse sur place Adonkor, et envoie une chiche phénoménale après un dernier crochet extérieur. Imparable. Le Paris Saint-Germain remporte sa deuxième Coupe de France consécutive 3-2 face à Nantes, Sušić a marqué et délivré deux passes décisives. «  Cette finale, c’est mon plus beau souvenir avec le PSG  » , confie l’intéressé dans le livre L’Histoire du Paris Saint-Germain.

Vidéo

Les deux contrats italiens


Pourtant, sans un imbroglio avec son agent, Safet Sušić n’était pas destiné à rejoindre le Paris Saint-Germain. Juste avant le Mondial 82, le joueur de vingt-sept ans signe dans le championnat italien... à l’Inter et au Torino. Deux contrats simultanés qui lui vaudront une suspension de la Fédération italienne. «  Je ne pensais pas signer deux vrais contrats, pour moi c’était des accords de principe, explique-t-il a posteriori. (...)Ma carrière italienne s’achevait donc avant d’avoir débuté.  » Mais quelques mois plus tôt, le joyau du FK Sarajevo a tapé dans l’œil du président Borelli au détour d’un match amical face au PSG. Sušić trouve un accord avec le président parisien, qui voit en lui le remplaçant d’un autre Yougoslave, Ivica Šurjak. Au bout d’un bras de fer avec la Fédération yougoslave, Sušić débarque finalement à Paris à la fin de l’année 1982. Et son premier match contre Monaco a failli être le dernier... C’est Sušić qui raconte : «  Après presque six mois d’attente, en décembre, enfin je suis autorisé à jouer. Et là, je me retrouve remplaçant. On a perdu 1-0, Peyroche ne me fait entrer qu’en seconde période. Là, je me suis demandé pour qui il me prenait et me suis dit que j’allais quitter le club dès le lendemain. (Rires) Il faut comprendre, pour moi ce fut assez dur. Dans mon pays, j’étais considéré comme le meilleur joueur du championnat.  » Ce qu’il ne va pas tarder à devenir dans le championnat de France.

Le titre et la pression populaire


Conduite de balle élégante, crochets courts, feintes de corps redoutables, Magic Sušić envoûte la capitale pendant huit ans et demi. «  Ce qui m’a vraiment fasciné, c’est le Parc des Princes. J’ai tout de suite adoré ce stade  » , poursuit le numéro dix, qui se voyait comme un deuxième attaquant, libre, derrière la pointe, avec, toujours, les épaules tournées vers le but adverse. À l’entraînement, le Yougo à la mèche est capable d’engueuler ses coéquipiers quand ils ne le servent pas assez vite à son goût, mais l’homme se fait vite apprécier de ses coéquipiers. «  Au sein du groupe, il avait une forte personnalité et c’était un vrai gentleman  » , précise Jean-Marc Pilorget. Voilà comment le mythique président Borelli définissait un jour Sušić dans L’Équipe : «  Un joueur d’exception, un grand professionnel, un homme d’honneur.  »

Avec son maestro, le PSG de Gérard Houllier remporte le premier titre de champion de son histoire, en 1985-1986. Mais l’équipe peine à enchaîner les saisons en haut du tableau. En 1987-1988, Paris joue le maintien. Houllier a écarté Sušić, lui reprochant de ne pas assez défendre, alors que le public parisien milite pour revoir sa vedette. Magic Sušić est finalement réintégré lors de l’avant-dernière journée, pour un match crucial face au RC Lens. Sušić est magistral, Paris l’emporte 4-1. Et c’est encore un grand Sušić qui permet au PSG d’assurer le maintien au Havre lors de l’ultime journée. Le Bosnien finit son aventure parisienne en 1991, lorsque Canal + prend les manettes du club. Pile au moment où le club allait prendre une dimension européenne. Foutu timing.

Vidéo

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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Donc non seulement, Safet Susic, comme je le craignais, n'est pas premier, mais en plus vous vous en débarassé en le "refourgant" un dimanche, où moins de contributeurs interviennent.
Appelle-moi Jack !!! Niveau : CFA
Y'a plus de monde sur internet la semaine quand les gens taffent que le dimanche où la majorité ne travaille pas (encore).

C'est François Fillon qui va pas être content, les lecteurs du site "veulent créer de la dette".
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Débarassez (faute impardonnable).
Pour la fréquentation, j'aurais tendance à être mille fois d'accord avec toi, mais je me dis qu'avec ce format de présentation en diaporama les gens passeront probablement sur l'article. On sauve les meubles comme on peut.
3 réponses à ce commentaire.
Appelle-moi Jack !!! Niveau : CFA
Je suis trop jeune pour avoir vu jouer Susic, mais je vois des étoiles dans les yeux de mon père quand il entend ce nom. Ajouter à ça un sourire de gosse.

Conclusion : Merci Susic.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Comme je comprends ton père !
Chaque club a son ou ses joueurs dont le seul énoncé du nom amène irrémédiablement des sanglots dans la voix et des étoiles dans les yeux.
- Méano à Reims
- Ben Barek ou Roger Scotti à Marseille
- Ujlaki au Racing
- Théo à Monaco
etc.
1 réponse à ce commentaire.
Note : 2
Dans mon top 3 des meilleurs étrangers que j'ai vu dans le championnat de France, avec Stojkovic et Waddle.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'y ajouterais Skoblar, Magnusson, Keita, Rep, Curkovic.
Note : 1
Je te fais confiance ! Mais pour ma part je ne cite que des joueurs que j'ai vu.
Donc juste après ces trois-là je pense à Pelé, Chalana, Hoddle...
2 réponses à ce commentaire.
Adonkor :le regretté demi-frère de " Marseille Desailly" comme disait un copain de Terminale au milieu des 90'S.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Gilles François,
C'est quoi cette comédie ? d'habitude vos tops s'arrêtent le week end. Là on aura personne: peut-être ce soir ? demain il sera déjà trop tard quand se pointeront les articles sur Rai.
Vous avez sérieusement oublié Llacer?!
Oui ca fait un moment d'ailleurs lol tu te réveilles que là. Ou alors Llacer en 1 et Rai en hors concours mais non. Donc un top avec Evertonsouza et Edel parce qu ici c est la déconne, mais Llacer non. So pas foot
1 réponse à ce commentaire.
L'homme du premier titre, l'homme de la première ère ou simplement tous ces beaux dribbles à faire trembler les défenseurs les plus aguerris d'aujourd'hui.

Qui alors représente mieux le PSG que lui ?

En tout cas ça fait un top 5 classieux à souhait, merci SoFoot, merci Paris.
Ouais Raï c'est pas non plus en #1
C'est une autre forme de classe, mais aussi la période dorée Canal, l'axe Paris Bresil. Le PSG quoi.

Une bonne leçon pour Ibra qui n'arrive pas à la cheville du top 3 en terme d'humilité.

Un top 10 magistral in fine, merci SoFoot et merci d'avoir commencé par Paris :D
Note : 1
tu te pqrles tt seul lol oui Ibra en 4 c bien mais il s en fiche je crois ;-) pour Safet j avoue je devrais regarder plus de match, pas le temps avant mercredi mais je vais commencer par celui-la.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:36  //  Aficionado de l'Argentine
Pour moi, le top 5 Rai-Susic-Pauleta-Ibra-Ronnie est effectivement nickel (j'aurais aussi choisi cet ordre, avec juste une hésitation pour la première place entre Rai et Susic).
Par contre, pour avoir un top 10 magistral comme tu dis, il manque quand même Valdo à la place d'Okocha (toujours pas compris dans quel monde parallèle le Nigérian pourrait être classé devant le Brésilien !)...
4 réponses à ce commentaire.
En tout cas merci pour la vidéo de PSG Nantes, je vais matter ca dans les jours qui viennent
J'ai commencé à regarder, les premières minutes sont magiques. Au delà du bonheur d'écouter T. Rolland, on sent une ambiance de dingue, une vrai ambiance populaire. Modernité de merde.
Note : 1
Même impression.
En plus, réentendre ces noms mythiques ayant bercé notre enfance (en ce qui me concerne en tous cas)...
2 réponses à ce commentaire.
Autre anecdote prouvant à quel point Susic était attaché au parc : en 85 me semble-t-il il refuse de jouer contre la France avec la Yougoslavie au parc pour ne pas avoir à avoir le sentiment de jouer ''à l'extérieur'' dans ce stade qu'il aimait tant.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:25  //  Aficionado de l'Argentine
J'ai suffisamment râler sur votre classement, les différents oublis (Nenê, Bathenay, Fournier, Toko, Llacer, Loko...), les places usurpées (Everton, Sousa, Talal...), pour ne pas reconnaître que votre top 5 est assez juste et pertinent et qu'il a de la gueule.
Le top 10, lui, aurait pu être presque parfait mais pour ça il aurait fallu mettre Valdo à la place d'Okocha.

Sinon Safet Susic... Que dire ? Un vrai magicien (l'un des plus grands passés par le championnat de France), un 10 virtuose, un créateur à l'élégance folle, un passeur de grande classe, un toucher de balle exquis, des contrôles qui collent au pied, une vision du jeu hors-normes...
Safet, c'était tout ça et puis, cette technique propre aux grands footballeurs yougoslaves des années 70-80-90 (les Dzajic, Acimovic, Surjak, Stojkovic, Vujovic, Prosinecki, Savicevic, Boban, Suker, Mijatovic...) qu'on appelait pas pour rien les "Brésiliens de l'Europe" !
N'ayant découvert le foot qu'à partir du Mondial 86 et commencé vraiment à le suivre assidûment qu'à partir de 87-88, j'ai surtout connu Susic sur la fin de sa période parisienne. Mais c'est suffisant pour affirmer qu'il aura été incontestablement l'un des joueurs les plus marquants de l'histoire du PSG et qu'il mérite sans la moindre discussion sa place sur le podium.

Le seul petit regret, si j'étais supporter parisien (mais comme je ne le suis pas...^^), ce serait de ne pas avoir pu voir un milieu Ardiles-Susic-Dahleb avec les trois joueurs à leur top. Imaginez un instant le trio de rêve, quel carnage !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:11  //  Aficionado de l'Argentine
@ Fred Astaire, t'as 100 fois raison, c'est quand même mieux quand les tops font une pause le week-end car du coup, les articles sont noyés dans la masse et passent plus inaperçus, sans compter la fréquentation moindre.
La preuve : seulement 21 coms pour l'instant alors que d'habitude, on approche souvent de la centaine... D'autant plus curieux qu'on parle de l'un des plus grands joueurs de l'histoire du PSG, ce qui devrait normalement susciter pas mal de réactions !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Imaginons un top OM avec Skoblar, Papin ou Waddle un dimanche, c'est pareil, ça serait un véritable gachis et un petit scandale.
Pour Jay-jay J'ai envie de dire que c'est la touche SoFoot. Est-ce que ce classement serait intéressant s'il était objectif ?

Okocha incarne une fantaisie que Valdo n'avait pas je dirais pour te répondre sur le fond. Et puis c'est le premier gros transfert, le début de la fin de la période dorée, c'est historique en soit.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:41  //  Aficionado de l'Argentine
Mouais je suis vraiment pas convaincu, Valdo était un joueur capable des plus grandes prouesses techniques et le souvenir qu'il a laissé au Parc et aux supporters parisiens est sans commune mesure avec le passage d'Okocha !

Franchement, ça me parait vraiment impensable : pour moi, c'est comme si dans un top Monaco, tu mettais James Rodriguez devant Gallardo (pour donner un exemple un peu comparable)... Tout le monde trouverait ça absurde (enfin j'ose l'espérer), ben là c'est pareil.
Je crois que l'idée c'est de classer les joueurs les plus représentatifs, pas les meilleurs. Bien sûr le niveau est un critère important mais pas le seul,loin s'en faut. Ibra serait deuxième sinon.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:44  //  Aficionado de l'Argentine
Oui mais même en terme d'empreinte laissée sur le club ou de représentativité, Valdo est largement au-dessus d'Okocha, non ?
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:32  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Pour rebondir sur le foot yougoslave, c'est quand même incroyable qu'une sélection avec des joueurs si talentueux n'ait pas remporté de titre majeur (je mets de côté les JO 1960) ou au moins connu un dernier carré en CDM ! Il y a bien eu d'excellents résultats dans les 60's mais ça reste bien peu, je trouve, au regard de la qualité de ce football...

En disant ça, je pense en particulier à la Yougoslavie 90 au Mondial italien (même s'il s'en est fallu de peu en quart contre l'Argentine). Cette équipe présentait pourtant un mélange quasi parfait entre :
- les vieilles gloires des 80's : Susic, Vujovic, Hadzibegic, Katanec, Vulic...
- la jeune génération dorée des 90's : Stojkovic, Savicevic, Prosinecki, Suker, Boksic, Jarni, Pancev...
Il ne manquait que Boban, exclu de la sélection pour sa participation aux célèbres événements du match Dinamo Zagreb-Etoile Rouge, mais sur le papier, quelle "dream team" !

Le gros regret aussi, c'est l'exclusion de la Yougoslavie pour l'Euro 92. Ca reste du foot-fiction et on ne saura jamais ce que cette équipe aurait fait en Suède mais avec l'ossature de l'Etoile Rouge 91, elle aurait été redoutable !
Boban, Rui Costa et tant d'autres

Serie A tu nous manques
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ils ont été demi-finalistes CDM en 1930 et 1962, et finalistes Euros en 60 et 68.

Dino Zoff
Pietro Anastasi
Tarcisio Burgnich
Ernesto Castano
Angelo Domenghini
Giacinto Facchetti
Giorgio Ferrini
Antonio Juliano
Aristide Guarneri
Pierino Prati
Giovanni Lodetti
Entraîneur :
Ferruccio Valcareggi

Ilja Pantelic
Mirsad Fazlagić
Milan Damjanovic
Blagoje Paunovic
Dragan Holcer
Ilija Petković
Jovan Acimovic
Vahidin Musemic
Dragan Džajić
Miroslav Pavlovic
Dobrivoje Trivic
Entraîneur :
Rajko Mitic
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:46  //  Aficionado de l'Argentine
Ah oui pour la demie de CDM 62, j'avais zappé... Et pour les finales des Euro 60 et 68, oui je le sous-entends dans mon "excellents résultats dans les 60's" mais quand même, je trouve ça bien peu vu la qualité du foot yougo. Et surtout, pas grand chose à se mettre sous la dent depuis les années 70.
Rebondis, Alain, rebondis !

Tout à fait d'accord. Dans le genre "on ne le saura jamais", le cas Yougoslave de l'Euro 92 est peut-être le plus triste, même si j'ai adoré l'épopée Danoise.
En 90 c'était en effet la croisée des chemins, il existe d'ailleurs sur le net plusieurs articles très intéressants sur cette période du football Yougoslave.

Le bémol les concernant est sans doute le mental, car techniquement et collectivement (on l'a vu avec la Croatie l'an dernier) ils sont supérieurs. Mais à part un titre Juniors en 87 (avec une bonne partie de la future Croatie qui nous a tant emmerdés en 98 - incroyable de voir que quasiment TOUTE l'équipe -20 ans a fait carrière, et pas n'importe où), rien, même pas un dernier carré comme tu dis entre 80 et 90, malgré une (demi-double) génération exceptionnelle. (Un exemple, la Serbie en 98 : ils mènent 2-0 face à une Allemagne qui frôle le ridicule, et à la mi-temps, ils s'endorment et prient ensuite pour ne finir le match qu'à 2-2)
Aussi, imagine le casse-tête de sélectionneur quand tu as autant de virtuoses sur ta liste...(quand on sait qu'il manque même Mijatovic dans ceux que tu cites, on prend peur ^^).
Dans mes souvenirs de gosse je me rappelle avoir été déçu que ce soit la Bulgarie qui accompagne la France au Mexique ...
Diantre, le BelgradeExpress a disparu ?!
Mes liens !

Bon, un autre qui pose bien le contexte du début des 90's (avec une manœuvre digne de Blatter himself, très bon élève le Suédois) :
https://www.beinsports.com/france/euro- … est/269032
benarrivo Niveau : DHR
En 1990, de mémoire, ils se prennent une valise en poule face à la RFA (1-5).

Pourtant, il y avait effectivement une très belle équipe (sauf le gardien Ivkovic, catastrophique).

Le 1/4 face à l'Argentine avait été une purge sans nom (d'ailleurs à l'image de pas mal de matchs de cette CM).

Une Yougoslavie unifiée dans les 90's aurait été, sur le papier, injouable (Mihaljovic, Jugovic, Jarni, Prosinecki, Boban, Savicevic, Pancev, Suker, Boksic etc.), mais, dans la réalité, qu'en aurait-il été de cette "dream team"??? Nule ne le saura jamais
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