Genghini : « Je la mets en lucarne et Bonal explose »

Il est certainement le joueur le plus classe qui a évolué à Sochaux. Un meneur, fier étendard de la formation doubiste, qui a porté son équipe lors du plus grand exploit européen de son histoire en 1981, pour devenir ensuite un côté du « carré magique » des Bleus. Bernard Genghini nous raconte son Sochaux. Celui qui brillait.

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#3: Bernard Genghini

Être sur le podium de notre classement parmi tout ces joueurs, ça vous inspire quoi ?
Je ne connais pas les deux premiers, mais dans tous les cas, c’est une vraie fierté. Que ça soit avant ou après moi, il n’y a eu que des bons joueurs : avec Mattler, Di Lorto, Bosquet, Quittet, Bats, Rust, et plus tard Frau, Pedretti...

Que représente Sochaux pour vous ?
Premier contrat, premier match en pro, premier match européen, première cape en Bleu... Voilà, que puis-je dire de plus ? On ne peut rien oublier de tout ça. Même quand je suis parti ensuite à Saint-Étienne, Monaco, Marseille ou Bordeaux, le premier résultat que je demandais en rentrant au vestiaire, c’était celui de Sochaux. On s’identifie forcément à Sochaux. Quand je suis revenu au club en 1999 pour intégrer l’équipe dirigeante (il a été successivement directeur sportif, directeur de la cellule de recrutement, entraîneur de la réserve et adjoint avant de quitter le club en 2015, ndlr), c’est là que j’ai pris conscience que j’avais marqué les gens, parce qu’on m’a donné tout de suite beaucoup de crédit alors que c’était un nouveau métier pour moi.

Vous êtes originaire du Haut-Rhin, pile entre Montbéliard et Strasbourg. Comment êtes-vous arrivé à Sochaux ?
À 15 ans, je jouais dans mon club de Guebwiller. Et il y avait un monsieur âgé que venait regarder certains de nos matchs.
« Que l’équipe d’une petite ville comme Guebwiller vienne étriller les jeunes de Sochaux de cette manière, ça voulait dire quelque chose. »
Il avait des connexions dans quelques clubs pros. Un jour, il a parlé de moi à Sochaux. Ils sont venus me voir jouer, je suis parti faire un stage là-bas. Le contact était créé. Quelques semaines plus tard, je participe à un match amical avec Guebwiller contre des jeunes du FCSM, en lever de rideau de notre équipe première. On gagne 6-1 ou 6-0, je ne sais plus, mais j’en mets quatre. Ça avait pas mal joué en ma faveur ! Que l’équipe d’une petite ville comme Guebwiller vienne étriller les jeunes de Sochaux de cette manière, ça voulait dire quelque chose. Et donc je rejoins ensuite le centre de formation du FC Sochaux qui venait d’être créé. C’était en 1974.


Il n’y a pas eu énormément de meneurs qui ont brillé à Sochaux avant vous. Quel modèle aviez-vous quand vous êtes arrivé à Sochaux ?
Il y avait Georges Lech, un beau numéro 10 que je n’ai pas côtoyé longtemps. Il y avait aussi un meneur qui s’appelait Johannes Klijnjan, un Hollandais un peu trapu avec une superbe vision du jeu. Mais après, quand tu as 16 ans dans les années 1970, ton idole, c’est Johan Cruyff. On était dans les belles années de l’Ajax et il était au-dessus de tout le monde, il avait la classe, il était élégant, il savait tout faire...

Vous avez joué avec des mecs comme Ivezić, Rust, Revelli, Ruty, Stopyra, Anziani... Qui vous a le plus impressionné ?
C’est difficile à dire, parce que j’étais complémentaire avec tous ceux qui m’entouraient en attaque. J’adorais jouer avec Yannick Stopyra, un mec physique, athlétique, avec un bon jeu de tête et qui ouvrait beaucoup de brèches. En tant que numéro 10 qui aimait aller de l’avant, il avait un jeu qui me permettait de monter et de marquer beaucoup de buts. À l’époque, on jouait beaucoup avec de vrais ailiers. On a eu Thierry Meyer, Patrick Parizon ou Durkalić. Lui, c’était un très bon centreur, un peu à la Bellone, et j’adorais monter pour aller couper ses centres. Mais Sochaux a toujours été d’abord un bon collectif, avec toujours trois ou quatre individualités pour faire la différence.


Quel est votre plus beau souvenir sous le maillot jaune et bleu ?
Le quart de finale face au Grasshopper de Zurich en 1981. Déjà, dans cette compétition, on avait pour seul objectif de passer le premier tour. On finit par éliminer Boavista, l’Eintracht Francfort... C’était le tenant du titre, la meilleure équipe d’Allemagne, et on passe avec de la réussite en remontant deux buts de retard sous la neige. Arrive Zurich, un habitué des compétitions européennes. À l’aller, on fait 0-0 chez eux et au retour il y a encore 1-1 à cinq minutes de la fin. J’avais obtenu un coup franc sur les seize mètres sur mon côté favori en me laissant tomber - aujourd’hui je peux le dire - un peu facilement. Je le mets en pleine lucarne, et le petit stade de Bonal explose. C’était un exploit unique pour un club comme le nôtre. C’est un grand moment parce que c’était un moment de communion comme j’en ai rarement connu. Intense et rare.

Vidéo

Sochaux a l’image d’un vrai club familial. Ça se passait comment en coulisse ?
Oh il ne faut pas croire tout ce qui se dit, hein ! Il y en a eu des coups de gueule... Mais il fallait tout régler à l’intérieur du club, rien ne devait sortir. Là-dessus, les dirigeants étaient assez exigeants. Quand ils nous distribuaient les fiches de paie, il fallait se rendre en personne au secrétariat pour toucher son salaire et se tenir à carreau. À mon époque, le directeur sportif René Hauss et le président Jacques Thouzery se complétaient bien. Le premier avait une grosse personnalité et était aux avant-postes, l’autre était plus discret et réglait les histoires directement avec nous. Mais bon, tout était contrôlé, on était dans un cocon. J’ai ensuite connu Bernard Tapie à Marseille, Claude Bez à Bordeaux, eux savaient vous la mettre, la pression !

Il y a eu le jeu à la rémoise ou à la nantaise, les épopées stéphanoises et marseillaises, etc. Qu’est-ce qu’a apporté le FC Sochaux-Montbéliard au football français ?
C’est vrai que, dans l’esprit des gens, l’identité de jeu sochalien est moins ancrée que d’autres. Le public de Bonal, c’est beaucoup d’ouvriers avec l’usine Peugeot à côté, des gens qui viennent au stade pour passer un bon moment. Alors bien sûr, ils voulaient voir leur club gagner, voir leurs joueurs se bagarrer, mouiller le maillot, s’accrocher. Mais à côté de ça, ce n’était pas suffisant. Ils voulaient voir une équipe qui construise, qui se porte vers l’avant, marque des buts. À mon époque, c’était ça : ça partait de derrière, ça jouait au ballon. Ça a toujours été une marque de fabrique. Paille, Sauzée, Silvestre proposaient un beau jeu, Frau, Pedretti, Meriem étaient tous de bons joueurs de football.


Pourtant, on stigmatise souvent le manque d’ambition des Sochaliens. Mais peut-on partager cet avis quand on a été vice-champion de France 1980 et demi-finaliste européen avec le FCSM ?
Pour ne rien vous cacher, si, je l’ai déjà pensé à un moment donné. Quand je suis parti, j’aurais pu rester peut-être encore un an ou deux sans ça.
« Peugeot a toujours voulu se limiter à certains salaires, à rester dans certaines limites, ce qui a empêché d’aller encore plus loin. »
On a souvent eu de bonnes équipes sans pour autant écraser la concurrence. Et on s’est déjà fait la réflexion que si les dirigeants avaient investi un peu d’argent sur trois ou quatre bons joueurs en plus, on aurait pu viser le titre. Mais Peugeot a toujours voulu se limiter à certains salaires, à rester dans certaines limites, ce qui a empêché d’aller encore plus loin.


Sûrement la cause ou la conséquence de la politique de formation pratiquée à Sochaux.
Oui, tout à fait. À la base, l’objectif du club a toujours été d’amener les jeunes les plus talentueux en professionnel, de les garder quelques années en équipe première pour les céder ensuite et faire une plus-value. Quand j’ai épaulé Jean-Claude Plessis, les transferts étaient une ligne importante de notre budget. Mais par la suite, les joueurs se sont vendus de plus en plus jeunes, comme Jérémy Ménez ou plus récemment Marcus Thuram, alors que beaucoup ont à peine le temps de jouer en équipe première. C’est devenu un business qui a déréglé la machine.

Deux ans après avoir pris vos distances avec le club, que pensez-vous de la direction prise depuis l’arrivée des investisseurs chinois ?
Aujourd’hui, tout le monde se pose des questions. On va entamer notre quatrième saison en Ligue 2. Je pense que l’année dernière, on avait une équipe qui aurait pu se mêler à la lutte pour la montée. Mais on ne sait pas où les investisseurs veulent aller, ni avec quels moyens ou quels joueurs... Quand Peugeot a décidé de vendre le club, il y a eu une grosse fracture avec les gens ici. Avec cette famille, on sentait un lien, ils étaient toujours là au match.

Est-ce que Sochaux ne court pas le risque de se couper de son histoire et de ses traditions ?
Il faut se dire les choses : ce ne sera jamais plus pareil.

Poney_nain Niveau : DHR
Pas trop de succès le top sochaux...
Sinon je crois qu'après sochaux, GENGHINI a été transféré au FC moustache
Sochaux fait aussi partie de la nostalgie du foot des années 80... Il y a eu un sacré réservoir de jeunes (Sauzée, Paille, Anziani etc...) tous cités dans ce classement... J'ai quelques images d'un Revelli plein de crampes lors d'un match européen et dans la neige... J'appréciais bcp aussi Djadaoui, un libéro plutôt élégant et Watteau, un super technicien que je n'ai pas vus dans votre classement... Par contre, supporter de Nantes, j'ai toujours la défaite de la coupe de la ligue et la Panenka ratée de Landreau... quel gâchis !!! Bref, un bon club à qui je souhaite de revenir très vite en Ligue 1...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 5
Bernard Genghini, ou la classe effacée.

Ça me fait plaisir qu'il cite Georges Lech comme l'une de ses inspirations, parce qu'on parle là d'un des joueurs les plus élégants de sa génération. De l'élégance, Genghini en avait à revendre entre ses dribbles chaloupés, son pied gauche en velours et ses ouvertures aussi subtiles que tranchantes. Probablement le joueur français qui s'est le plus rapproché du profil d'un Platini.

J'ai l'impression qu'on sous-estime un peu sa place dans le foot français - jusqu'à son importance dans le carré magique - parce que c'était un taiseux et surtout pas un animal politique ni un homme de clan. C'était un footballeur familial qui avait choisi de ne faire de vagues que sur le terrain.

Je suis presque sûr qu'il n'a jamais été plus heureux ni plus épanoui qu'à Sochaux, un club à son image.
mara donna des frissons Niveau : CFA
"La classe effacée" ah oui on peut pas dire mieux, jolie formule.
En Equipe de France, il avait son super pied gauche pour les cous francs, puis il s'est effacé devant la priorité Platini, puis il s'est effacé du jeu du milieu lors du passage aux milieux récupérateurs-relayeurs Fernandez et Tigana.
Mais quel joueur doux et attachant.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je suis presque sûr que sa moustache ne piquait pas.
Pas un homme de clan. Ça a du lui faire tout drôle au milieu de ce panier de crabes en 82, coincé entre les monégasques, les bordelais et les stéphanois eux même déchirés entre pro Platini et pro Larios.
Genghini, c'était fort quand même ...





Il n'a pas drastiquement changé aujourd'hui, ça va:
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
"J'ai l'impression qu'on sous-estime un peu sa place dans le foot français - jusqu'à son importance dans le carré magique"

Complètement d'accord ! C'est fou le nombre de gens qui pensent que Luis Fernandez était déjà dans le carré magique à Séville et qui ne savent donc pas que Genghini ne lui a laissé la place qu'après le Mondial 82.
Pourtant comme tu le dis, ce bon vieux Nanard est certainement le joueur dont le profil était le plus proche de Platoche (avec Giresse évidemment mais dans un style un peu différent)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'était une réponse à Alegria.
6 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Pour ceux qui voudraient découvrir le tout-jeune Georges Lech, un portrait d'époque assez... comment dire ? joliment suranné. Faites le plein de la DeLorean avant de cliquer.

http://www.ina.fr/video/CPF04007347
Georges Lech !
dans un top sang & or il est en très bonne place.
Son genou a flingué sa carrière.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
J'en parlais l'autre jour avec FredAstaire, quel joueur ! Malheureusement il est tombé dans une sale période transitoire en EDF, le passage Boulogne/Kovacs si je ne dis pas de bêtise.

A la fin de son contrat sochalien, il a l'occasion de signer à l'OM, avec Leclercq, Magnusson, Skoblar, et il choisit de suivre son frangin à Reims (qui se recomposait aussi une chouette équipe : Laraignée, Krawczyk, Onnis...). C'est là qu'il se bousille irrémédiablement le genou...
Reims, une chouette équipe mais qui vivait largement au dessus de ses moyens. Quand Germain revient à la tête du club quand ils remontent (enfin plus exactement sont repêchés), le foot a changé. Une petite ville avec un mécénat du champagne de moins en moins important, ne peut plus jouer les premiers rôles et ça Germain ne l'a pas compris. Par exemple, il était présomptueux de lutter avec l'OM pour arracher Lech.
Les dettes commencent à cette époque, elles s'alourdiront dans les années 80, jusqu'au dépôt de bilan en 1992.
Si le club fait illusion dans les années 70 avec des saisons correctes, il le doit uniquement à Robert Marion (à qui j'avais rendu hommage sur l'article d'Onnis) qui ramène des pépites d'Argentine.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Suranné, c'est le mot ! on ne peut pas dire que ce soit exceptionnellement mis en scène (la traite des vaches !); et toujours cette musique de fonds dans les émissions de sport!
Jean-Louis Buron, décédé en 2005 à 71 ans, est, sauf à Rouen, oublié de nos jours (4 petites sélections en 63 et puis s'en va): il a aussi joué 2 saisons à l'OM en 65-67.
C'est l'époque du "turnover": on jouait un match international, sans certitude pour le suivant: les Théo, Goujon, Di Nallo, etc., en savent quelque chose.
Lech, aujourd'hui, aurait cinquante conseillers en com', un joli compte en banque, et ferait tous les jours la une du "Mercato".
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ajde,
Dans un top "Sang & or", Georges Lech serait en effet en bonne place en compagnie des Wisniewski, Dembicki (dit "Stanis"), Oudjani, Sikora, et autre Leclercq.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Note : 2
d'ailleurs petit aparté.

Puisque nous parlons de George Lech, c'est assez symbolique de toute cette époque des années 50 à 70, quand les fils des mineurs d'orgine polonaise jouaient à Bollaert. on peut citer en vrac : Les frères Lech, Wisniewski, Théo Szkudlapski, Placzek, R. Krawczyk, Sowinski, Budzynski, Golinski, Zuraczek, Ludikowski, Ziemczak.
Des internationaux français et des très bons joueurs de D1 dans le lot. Même si celui qui allait devenir le meilleur d'entre eux, R. Kopa, ne jouera jamais avec la tunique sang et or.
Le club avait même recruté au Ruch Chorzow dans les années 1970 : J. Marx, Grzegorczyk et Faber, qui étaient eux polonais. Pour l'anecdote, Faber avait expliqué ne pas parler d'avantage français car ça parlait polonais dans l'équipe et dans la rue ! représentatif de cette période de l'histoire du bassin minier.

Bref, j'attends le top Rc Lens :)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, il y a même des fois où le RC Lens alignait 100% de "Polonais".

Ignace Kowalczyk, plus connu sous le nom de Ignace (c'est un petit, petit nom charmant)
fut le premier international d'origine polonaise avec Wawrzeniak.

Pour tes archives, voici les internationaux français d'origine polonaise de 1935 à 2011 (on trouvera pas mal de lensois, bien sûr):
De Kowalczyk à Koscielny, de Kopa à Koza:

Ignace Kowalczyk dit «Ignace», Edouard Wawrzeniak, Edmond Novicki, Jean Swiatek, Joseph Jadrejak, Bolek Tempowski, Edouard Kargulewicz dit «Kargu», Thadée Cisowski, Stephan Dakowski, Stanislas Curyl, André Jucowski, Raymond Kopazewski dit « Kopa », César Ruminski, Guillaume Bieganski, Leon Glovacki, Maryan Wisnieswski, Simon Zimny, Stephan Bruey, Richard Tylinski, Stanislas Dombeck, Henri Skiba, Edouard Stako, Bruno Rodzik, Robert Siatka, Julien Stopyra, Maryan Symanowski dit «Maryan», Casimir Kozakewiecz dit « Koza », Théodore Szkudlapski, dit « Théo », Georges Lech, Marcel Adamczyk, Robert Budzynski, Georges Bereta, Richard Krawczyk, Robert Szczepaniak, Francis Piasecki, Yannick Stopyra, Laurent Koscielny.
 
Jean Snella et Stefan Dembicki dit "Stanis" ne furent qu'internationaux B.
Une mention spéciale pour ce dernier que je cite pour son invraisemblable record:
Stanis, joueur emblématique du RC Lens de 1936 à 1949 est connu pour avoir inscrit seize buts lors d'une seule rencontre de Coupe de France en 1942, un record dans l'histoire du football professionnel français, et aussi mondial.
Lens-Auby Asturies: Coupe de France, score final : 32-0.
C'est également, bien sûr, le record pour un match en France.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Liste améliorée quand viendra le Top Lens.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Liste qui pourra ressembler à ça

Ignace Kowalczyk, plus connu sous le nom de Ignace (c'est un petit, petit nom charmant)
Premier international d'origine polonaise avec Wawrzeniak

Les internationaux français d'origine polonaise de 1935 à 2011:
De Kowalczyk à Koscielny, de Kopa à Koza.

Ignace Kowalczyk dit «Ignace» (Lens, Valenciennes, Reims, Metz, OM), 5 sélections en 1935-38
Edouard Wawrzeniak dit « Waggi » (Valenciennes, OM, etc) 1 sélection en 1935
Edmond Novicki, dit « Mickey » (Lens, Roubaix,Lille, etc) 2 sel en 1936-37
Jean (né Janek) Swiatek, (Bordeaux) 5 sel en 1944-50
Joseph Jadrzejczak, dit Joseph Jadrejak, (Fives, Lille) 3 sel en 1947
Bolek Tempowski, (Fives, Lille, Valenciennes) 1 sel en 1947
Edouard Kargulewicz dit «Kargu», (Bordeaux) 11 sel en 1950-53
Tadeusz Cisowski, dit Thadée Cisowski (Metz, Racing Club de Paris) 13 sel en 1951-58
Stephan Dakowski, gardien de but (Sète, Nîmes) 2 sel en 1951
Stanislas Curyl, (Sète, Racing, OM, etc) 2 sel en 1952
André Jacowski (Andrzej Żakowski) (Reims, Racing) 2 sel en 1952
Raymond Kopazewski dit « Kopa », (Angers, Reims, Real, Reims) 45 sélections de 1952 à 1962
César Ruminski (Geslaw Ruminski) gardien de but (HAC, Lille) 7 sel en 1952-1954
Guillaume Bieganski, (Lille, Lens) 9 sel en 1953-61
Leon Glovacki, (Reims, etc) 11 sel en 1953-55
Maryan Wisnieswski, (Lens, Sampdoria, St Etienne, Sochaux) devient à dix-huit ans deux mois et 2 jours, le plus jeune international de l'après-guerre, 33 sel de 1955 à 63
Simon Zimny, (Reims, Stade français) 1 sel en 1955
Stephan Bruey, (Racing, Monaco, Angers, OL) 4 sel en 1957-61
Richard Tylinski, (St Etienne) 3 sel en 1957-60
Stanislas Dombeck, (Stade français, Stade rennais) 1 sel en 1958
Henri Skiba (Heinrich Skiba) franco-allemand d'origine polonaise (Monaco, Stasbourg, Nîmes, Sochaux, Stade français) 3 sel en 1959-61
Édouard Stachowitz ou Stakowitz, dit «Stako» (Valenciennes, Stade français) 3 sel en 1959-64
Bruno Rodzik, (Reims, Nice) 21 sel en 1960-63
Robert Siatka, (Reims) 1 sel en 1960
Julien Stopyra, (Lens, Monaco, Sochaux, etc) 1 selen 1960
Maryan Synakowski, dit «Maryan» (CS Sedan Ardennes, Stade français, St Gilles, Reims) 13 sel en 1961-66
Casimir Kozakewiecz dit « Koza », (Lens, Red Star, Racing, Strasbourg) ,sa seule sélection contre la...Pologne, justement avec...Kopa
Théodore Szkudlapski, dit « Théo », (Lens, Rennes, Monaco) 2 sel en 1962-63: se fait jeter à la suite de ces deux défaites.
Georges Lech, (Lens, Sochaux, Reims) 35 sélections de 1963 à 1973.
Marcel Adamczyk, (Metz, FC Nancy, Lille ) 1 sel en 1963
Robert Budzynski, (Lens, Nantes) 11 sel en 1965-67
Georges Bereta, (St Etienne, OM) 44 sel de 1967 à 1975
Richard Krawczyk, (Lens, Metz, Reims) 1 sel en 1967
Robert Szczepaniak, (St Etienne, Strasbourg, Metz) 5 sel en 1967-68
Francis Piasecki (Metz, Sochaux, PSG, Strasbourg) 3 sel en 1978-79
Yannick Stopyra (fils de Julien) (Sochaux, Toulouse, etc) 33 sel de 1980 à 1988
Laurent Koscielny (Guingamp, Tours, Lorient, Arsenal) 47 sel à partir de 2011

Jean Snella et Stefan Dembicki dit "Stanis" ne furent qu'internationaux B.
Une mention spéciale pour ce dernier que je cite pour son invraisemblable record:
Stanis, joueur emblématique du RC Lens de 1936 à 1949 est connu pour avoir inscrit seize buts lors d'une seule rencontre de Coupe de France en 1942, un record dans l'histoire du football professionnel français, peut-être même mondial ?
Lens-Auby Asturies: Coupe de France, score final : 32-0.
C'est également, bien sûr, le record pour un match en France.
9 réponses à ce commentaire.
Je me rappelle bien devant ma télé ce fameux coup-franc platinien contre Zurich. Quelle tension ce match, on avait l'impression de revivre ce qu'avait réalisé Bastia quelques années plus tôt.
L'ambiance à Bonal ce soir là avait quelque chose d'électrique.
Malheureusement AZ'67 mettra fin à leur parcours en DF...
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Quelle pitié cette demie !

Entre les occasions manquées à Bonal et la blessure de Djaadaoui, les forfaits d'Anziani et de Bezaz et le pauvre Ivezic (qui aurait bien mérité une petite place dans ce top) forcé de jouer libéro au retour, les Lionceaux ont surjoué de malchance. Un article à ce sujet paru en début d'année :

http://www.sofoot.com/quand-l-az-detrui … 39238.html
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Abdel Djaadaoui, tu fais bien d'en parler Alegria : l'un des grands oubliés de ce top !
Autant je trouve le top 10/20 assez cohérent, autant certaines absences m'étonnent : Djaadaoui, Revelli, Szabo, Ruty, même Thierry Laurey (bien qu'il soit plus associé à Montpellier)... surtout pour mettre en fin de classement des Gnanhouan, Boudarène ou Zaïri qui représentent que dalle pour le FC Sochaux à côté de ces mecs-là !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Il n'a pas été cité Djaadaoui, sérieux ?

J'aimerais bien que les auteurs viennent nous expliquer ces absences - Revelli putain - (et je suis sûr qu'ils ont de bonnes raisons que l'on ne discutera pas - mais j'aimerais bien qu'ils le fassent. Maxime Brigand, je compte sur toi et je ne suis pas seul).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:34  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
A mon avis, c'est peine perdue amigo, on le réclame sur quasiment tous les tops (à part les rares ne comportant pas trop d'absents de marque, comme les tops Juve, Benfica et Lazio), en vain...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est arrivé une fois que So Foot se manifeste: à l'occasion du top Sudam, Penarol avait poussé une telle gueulante qu'ils ont jugé nécessaire d'intervenir pour calmer le jeu et expliquer leurs choix.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:24  //  Aficionado de l'Argentine
Exact, j'avais trouvé ça très bien de leur part d'ailleurs.
Sinon Eric Maggiori a aussi réagi 2-3 fois sur le top Lazio (pas pour des critiques mais quand même, ça faisait plaisir)...
6 réponses à ce commentaire.