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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du FC Nantes

Club historique de l'élite française, le FC Nantes a imprimé sa marqué au milieu des années 1960, sans jamais quitter la première division pendant 44 saisons, jusqu'à ce que la Socpresse ne vienne y mettre son nez. Voici les joueurs qui ont marqué toutes ces années canaris, avec les meilleurs, les tout meilleurs, mais aussi les plus marquants des joueurs, bons ou pas.

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#6: Philippe Gondet

C’était il y a plus de cinquante ans, et il en a 75 aujourd’hui, mais Philippe Gondet se souvient encore de ce match à Cannes, le 11 juin 1966. Pour la dernière journée du championnat, l’enjeu du match est pourtant assez minime : Cannes est déjà certain de descendre, tandis que le FC Nantes a validé son titre de champion dès la 35e journée en battant Sochaux à Marcel Saupin. Mais il reste, néanmoins, un petit challenge à Philippe Gondet. Avec 33 buts, l’attaquant nantais est à deux unités du record de réalisations en une saison de championnat de France, établi par Serge Masnaghetti en 1963 avec Valenciennes. « Mes coéquipiers m’ont épuisé, en sourit encore Gondet, ils jouaient tous les ballons sur moi. J’avais envie de battre le record, mais eux en avaient peut-être encore plus envie que moi. » Mais après avoir ouvert le score dès la 7e minute, le meilleur joueur du championnat 1965 et 1966 reste bloqué. Il multiplie bien les occasions, mais ses frappes loupent systématiquement le cadre, si bien que le score est encore de 1-0 à un quart d’heure de la fin. Et puis la folie. Philippe Gondet inscrit son 35e but, puis cinq minutes plus tard son 36e, et la rencontre se termine finalement sur le score de... 6-1.

Bien sûr, Josip Skoblar fera exploser le record cinq ans plus tard avec 44 buts, et Carlos Bianchi (37, en 1978) et Zlatan Ibrahimović (38 buts en 2016) le dépasseront également. Mais cinquante et un ans plus tard, Philippe Gondet reste le meilleur buteur français sur une saison de championnat de France. Et pourtant : « Ce match, c’est à la fois un bon et un mauvais souvenir. Parce que quand je marque mon 36e but, Daniel Eon (le gardien de Nantes à l’époque, ndlr) saute de joie et en retombant, il se blesse au tendon d’Achille. Une blessure dont il ne s’est jamais vraiment remis. » Le portier loupe en effet la Coupe du monde 1966 et met fin à sa carrière professionnelle deux ans plus tard, à 29 ans. Gondet lui-même ne reviendra jamais au même niveau après cette saison héroïque. Quatre jours après Cannes, il se blesse aux adducteurs lors d’un match de gala contre Reims, mais part tout de même en Angleterre pour la World Cup sur l’insistance du sélectionneur Henri Guérin. En septembre suivant, il se fait le genou gauche. Puis le 25 novembre 1967, le défenseur sedanais José Broissart le découpe et lui déglingue le ménisque du genou droit, où il se fera une entorse quelques matchs après son retour de convalescence.

Bref, incapable de réaliser une saison complète, il ne dépassera plus les 14 buts en championnat, suffisant pour rester aujourd’hui encore le deuxième meilleur buteur de l'histoire du FC Nantes. Resté dans la région, Gondet continue longtemps à fréquenter Marcel-Saupin, puis la Beaujoire. « Mais depuis un ou deux ans, on ne le voit plus trop » , s’inquiète Patrice Rio, dont le siège attitré n’était pas loin de celui de Gondet. Suaudeau et Budzynski, ses compagnons de toujours, le voient encore de temps en temps. « Désolé, mais je m’essouffle vite, je vais devoir vous laisser » , écourte-t-il au téléphone au bout de deux minutes. Son record, de toute façon, parlera toujours pour lui.

#5: Mickael Landreau

Lorsque Micka a égalé en décembre 2013 le record de matchs en Ligue 1 détenu par Jean-Luc Ettori, Sofoot.com avait pris sa plume pour lui écrire une très belle lettre d'amour, qui commençait ainsi :

« Micka,

L’équipe pour laquelle tu joues, ton statut sur le terrain et la proportion de cheveux blancs sur ta tête. En dix-sept ans, tout s’est inversé. Même l’audience de tes matchs. Alors que ce dimanche, Bastia affronte Évian sur beIN Sport pour ta 602e apparition en " première div'" , dont seuls profiteront donc les téléspectateurs en mal de vie sociale ce dimanche, tes débuts le mercredi 2 octobre 1996 n’avaient eu pour témoins directs que les 5 000 spectateurs d’un Furiani pas encore reconstruit, mais déjà chauffé à blanc...
 » Clique ici pour lire la suite de cette déclaration


#4: Maxime Bossis

Le 26 juin 2015, Sofoot.com avait célébré le soixantième anniversaire de Maxime Bossis par une belle et longue interview. Max parle d'une époque où les stagiaires se mélangeaient avec les pros et jouaient au billard dans un café, parle des exigeants José Arribas et Coco Suaudeau, des conseils qu'il n'a pas donnés à Marcel Desailly, d'équipe de France et évidemment de son style tout en chaussettes baissées, « sans doute pour éviter les crampes » . Un petit régal.


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