Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du FC Nantes

Club historique de l'élite française, le FC Nantes a imprimé sa marqué au milieu des années 1960, sans jamais quitter la première division pendant 44 saisons, jusqu'à ce que la Socpresse ne vienne y mettre son nez. Voici les joueurs qui ont marqué toutes ces années canaris, avec les meilleurs, les tout meilleurs, mais aussi les plus marquants des joueurs, bons ou pas.

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#50: Javier Mazzoni

Synonymes : Diego Bustos, Gaetano Giallanza, Ariza Makukula, Roman Kosecki, Mirza Mesic, Sergio Comba, Florin Bratu...
C’est la quête quasi impossible de tous les clubs : trouver un pointeur, un planteur bon marché. Bref, choper un « bon 9 pas trop cher » . Nantes n’y a évidemment pas échappé. Marquée par le règne de Gondet, puis de Halilhodžić, Ouédec et enfin Moldovan, la maison jaune reste aussi dans l’imaginaire collectif comme un des temples des recrutements d’attaquants plus banane que canari. Javier Mazzoni, avec sa mauvaise dégaine de Lorenzo Lamas, de hardeur ou de danseur de bar latino, représente la tête de gondole de ces fails offensifs made in 44. Crédité au pays d’une petite dizaine de buts à l’Independiente et d’un surnom peu engageant, « La Truie » , le Javier, son bide et sa couette débarquent à Nantes pour deux millions de dollars à la mi-août 1996, « physiquement parfaitement apte à jouer » dixit le communiqué du FC Nantes. Lent, les deux pieds dans le même sabot, gauche, Mazzoni se plante à défaut de planter et file deux ans plus tard à Lausanne Sports, alors présidé par... Waldemar Kita. Dans le Landerneau nantais, il se dit surtout que la vidéo ayant servi de base au recrutement de Mazzoni à Nantes montrait les exploits de son frère...

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#49: Filip Djordjevic

« Superbe dégagement de Riou sur Bessat, qui centre pour Djordjevic. Filip trompe du droit Perquis. Il reste du temps à jouer, mais on est costauds. On sent beaucoup de tension, de ferveur. » Ce n'est pas du jeu à la nantaise décrit par Issa Cissokho à Ouest-France. Ce n'est que le but de la victoire contre Caen, à l'extérieur, pour la 36e journée de L2 de la saison 2012-2013. Ce n'est pas le but du siècle. Ce n'est pas une action de légende. C'est un but à la Djordjevic, plein d'envie et de courage. Malgré un bandage autour du crâne depuis le début de la rencontre, le Serbe ne lâche pas. Il profite des appels de Gakpé pour se trouver seul devant le but et mettre son pied comme il peut. Ce soir-là, son but suffit pour redonner un peu d'éclat au club, désormais pratiquement assuré de la montée en L1. Pour le joueur, au club depuis six ans, c'est enfin le haut niveau qui s'annonce. Mieux, ce but est son 18e de la saison (il terminera à 20 buts, ndlr). Le Serbe est enfin au niveau. Et enfin pleinement dans l'élite. Il était temps pour lui et pour Nantes.

Caen-Nantes (0-1) - L2 2012-2013

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#48: Mamadou Diallo

« Ouh là, je suis où ? » s’interroge secrètement Mamadou Diallo lorsque qu’il débarque pour son premier entraînement avec le FC Nantes, à l’hiver 2004. Le Malien, arrivé en provenance de l’USM Alger, rejoint un groupe bien décidé à évincer Loïc Amisse, entraîneur de l’équipe première, alors relégable, à l’initiative de Mickaël Landreau, le capitaine. « Ça m’a mis dans l’ambiance d’entrée » , rembobine l’attaquant dans les colonnes de Ouest-France. Deux jours plus tard, une réunion avec le président Jean-Luc Gripond scelle le sort d’Amisse. Cinq mois après, Diallo inscrit le but victorieux contre le FC Metz (1-0) lors du dernier match de la saison, sauvant au passage le club de la relégation et provoquant l’envahissement de La Beaujoire. L’année suivante, il inscrit dix buts en championnat - meilleur buteur du club cette saison - puis, au terme de l’exercice 2005-2006, ses quatre buts - meilleur buteur du club cette saison ! - ne changent rien : Nantes termine dernier du championnat, synonyme de relégation après 44 ans dans l’élite – un record toujours à battre. Conclusion : en trois ans sur les bords de l’Erdre, Diallo a tout appris de son métier. « Ça m’a fait comprendre que je me trouvais dans un milieu qui ne pardonne pas. Ça fait réfléchir sur le fait que le foot est fragile. Du jour au lendemain, tout peut basculer. »

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#47: David Marraud

Avec Bertrand-Demanes dans la cage des Canaris, David Marraud, transfuge de l’INF Vichy en 1985, doit patienter deux saisons avant de faire main basse sur le poste de gardien du FC Nantes. Bon gardien de l’élite, mais peut-être pas assez pour prétendre à une place chez les Bleus, il sera le capitaine de cette bande de fous qui agita la D1 dans la première moitié de la décennie 1990 mais aussi celui qui est allé chercher le premier but professionnel de Zinédine Zidane - époque cheveux, une merveille de petit lob - dans ses filets. Il se pète malheureusement le genou un soir de novembre 1994 contre Monaco et laissera malgré lui, et malgré sa très grosse voix qui fait peur, les bois à Dominique Casagrande lors de la saison du titre nantais de 1995. Il s’en ira à Perpignan la saison suivante, rangera les crampons au bout de cette saison, mais reviendra très vite à la Jonelière en tant qu’entraîneur des gardiens, notamment pour s’occuper de Mickaël Landreau.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#46: Jean-Claude Osman

Né à la Suze-sur-Sarthe, Jean-Claude Osman était prédestiné à faire une carrière en jaune (et verre). Alors qu'il pensait devenir coiffeur, il lâche les ciseaux pour les crampons, appelé par le FC Nantes à fréquenter le centre de formation. Jean-Claude réussira à gagner ses galons de titulaire avec l'équipe première au gré d'une bonne prestation en défense centrale au côté d'Aimé Jacquet. Osman a pourtant fait carrière en tant que latéral droit et Aimé Jacquet n'a jamais porté la tunique nantaise. En 1967, l'équipe de France est alors en stage de préparation à la Baule, et il manque trois joueurs pour faire le nombre lors d'une opposition « titulaires » contre « possibles titulaires » . Et Osman, surnommé « la Rouille » , fait la paire avec le natif de Sail-sous-Couzan. « Les médias ont relaté ma bonne prestation et une semaine plus tard, me voilà titulaire » , confesse-t-il. Il ne quittera plus le onze canari, malgré une année de jachère pour une blessure à l'œil en 1974, et remerciera l'Argentin Hugo Bargas (voir #45 du classement) de ses bons conseils : « C'est lui qui m'a donné la dimension me permettant d'aller en équipe de France, il m'a fait prendre conscience que j'avais un potentiel d'arrière offensif. » Une prise de conscience salutaire puisque « la Rouille » a fait partie de ces rares Français couchés sur les tablettes de l'Ajax Amsterdam de Johan Cruijff. Sans que cela ne se concrétise. Bonus « Tour de France » : prenait le train toutes les semaines avec le cycliste Cyrille Guimard pour rejoindre les drapeaux et le service militaire à Joinville.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Propos de JC Osman tirés de TribuneC.com

#45: Hugo Bargas

L’Argentine a toujours été un terrain de prédilection pour le recrutement nantais. Dans les années 1970, Robert Budzynski et José Arribas, l’entraîneur, ont particulièrement l’œil sur ce défenseur central de Chacharita qui, en apparence, ne paie pas de mine. Recommandé par son ancien coéquipier Angel Marcos, déjà sur les bords de l’Erdre, convaincu par le discours de Budzynski - malgré un « mauvais espagnol, c’était terrible » - Hugo Bargas met les pieds sur le tarmac de l’aéroport de Nantes un 22 janvier 1973. Il arrive avec de belles étiquettes dans le dos : international argentin, meilleur footballeur argentin et meilleur sportif de l’année 1972 devant le boxeur Carlos Monzón. Pendant 6 saisons, Hugo est indéboulonnable au poste d’arrière central, d’abord aux côtés de Gardon, fasciné par les « appuis de poupées russes » de l’Argentin, puis de Patrice Rio. Excellent pour donner des coups de casque malgré sa taille normale, il se distinguera principalement par une science du placement exceptionnelle. « L’intelligence dans toute sa splendeur » selon Raynald Denoueix. Poussé vers la sortie lorsque Henri Michel décide de passer libéro, il sera toujours lié au FC Nantes, deux décennies plus tard, car à l’origine de la venue de Nestor Fabbri à la Jonelière... mais aussi de Diego Bustos et Sergio Comba.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Propos de Hugo Bargas tirés du livre FC Nantes : une équipe, une légende de Yannick Batard

#44: Valentin Rongier

C’est sans doute prématuré, mais qui de mieux que Valentin Rongier pour s’asseoir sur ce symbolique 44e strapontin ? Né à Mâcon certes, « Val » déménage dans le 44 en août 2000, fait une saison de débutant dans un bon tremplin de la banlieue nantaise, le SHOC de Saint-Herblain, avant de filer au FCN dès ses 7 ans, de chanter ensuite avec ses frangins au sein de la tribune Loire de la Beaujoire pendant les années galères, d’envahir la pelouse pour célébrer un maintien en 2005, d’espérer attraper une Predator lancée par Kevin Das Neves depuis le podium, puis d’être formé à la Jonelière, en tant qu’externe. Rongier est le dernier produit de la volière nantaise à redonner quelques frissons, depuis Toulalan, voire Veretout, aux suiveurs avertis, comme Coco Suaudeau ou Bob Budzynski qui n'ont pas hésité à délaisser leurs traditionnelles parties de bridge pour l'observer dès ses débuts avec la réserve. Contrarié lors de ses débuts professionnels par un genou et un nez pétés, le jeune Valentin a depuis réussi à refaire sa place pour devenir aujourd’hui le métronome du milieu de terrain du FC Nantes. Ne reste plus qu’à savoir combien de temps Nantes réussira à le conserver. #plusvalueenvuepourmonaco.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.




#43: Jacky Simon

La plaque tournante du FC Nantes des années 1960, champion en 1965 et 1966. Venu de D2 et de Cherbourg, il signe à Nantes, « parce que c'était au bord de la mer » le lendemain de son mariage avec Geneviève, à l'été 1963, pour faire partie de la première équipe nantaise de l'histoire à disputer la division 1. Petit gabarit offensif, il est de suite mis à l'aise par José Arribas, qui présente Jacques ainsi au reste de l'effectif : « Je vous présente Jacky. Il fait à présent partie des meubles. Rendez-vous chez moi, ce soir, pour l’apéro. » Une autre époque. Un des numéros 10 les plus complets de sa génération, créatif, adepte des contrôles orientés dévastateurs, star de l'évitement face aux adversaires, « comme le faisait Platini » dixit Jean-Claude Suaudeau, et très adroit devant le but, Jacky Simon va laisser une trace indélébile en Loire-Atlantique : premier buteur de l'histoire de Nantes en D1, premier international français du club, meilleur buteur du club sur trois de ses cinq saisons nantaises, meilleur buteur du championnat en 1965, année du premier titre de champion de l'histoire du club, meilleur joueur français la même année, et un caractère de teigneux sur le terrain, calmé par son grand pote et gardien de but Daniel Eon. Bonus : aime siffler quand il prend sa douche. Un homme définitivement bien.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Propos de Hugo Bargas tirés du livre FC Nantes : une équipe, une légende de Yannick Batard

#42: Omar Sahnoun

Peut-être bien le plus grand regret du football français de la deuxième moitié des seventies. Michel Platini comparait l'aisance technique d'Omar Sahnoun à celle de Zinédine Zidane. Joueur d'une polyvalence rare (élégant défenseur comme milieu défensif ou meneur de jeu, voire avant-centre), Omar Sahnoun commence en première division avec les Jaune et Vert en 1974 et sera un maillon essentiel de l'équipe de 1977, championne de France, avec une belle fiche statistique à présenter : 15 buts en 31 matchs. Cette belle saison nantaise lui ouvrira les portes de l'équipe de France drivée par Michel Hidalgo, qui compte bien l'emmener dans ses bagages pour le Mundial 1978. Sahnoun restera pourtant devant la porte d'embarquement au moment de traverser l'Atlantique pour rejoindre le Mexique. Lors d'un rassemblement en août 1977, Omar s'écroule lors d'un entraînement, victime d'un malaise cardiaque devant ses coéquipiers. Au repos forcé, il ne prendra pas part à la qualification des Bleus pour le Mundial, même s'il reprendra la compétition un semestre après cette alerte cardiaque et remportera même la Coupe de France contre les petits gars d'Auxerre d'un certain Guy Roux, en 1979. Parti dans le Bordeaux de Claude Bez après ce dernier titre nantais, Omar Sahnoun n'y connaîtra pas le même succès et sera de nouveau victime d'une attaque cardiaque, lors d'un entraînement matinal, le 21 avril 1980. Cette fois-ci, malheureusement, il ne se relèvera pas et mourra à 25 ans, faisant de cette triste nouvelle l'ouverture du JT de PPDA, sur Antenne 2.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.



#41: Jean-Claude Suaudeau

Au cœur de la Sainte-Trinité nantaise (Arribas-Suaudeau-Denoueix), la carrière de joueur de Coco est l’évangile le plus important. Elle n’aura connu que les années 1960, ni avant ni après, mais elle est la genèse du jeu à la nantaise. L’instant où le Saint-Esprit Suaudeau a rencontré le Père Arribas, avant que les deux ne voient débarquer le jeune Fils Denoueix en 1966. À cette date, le FC Nantes est à peine monté en D1 qu’il a déjà remporté deux titres de champion et disputé une Coupe de France, avec Coco en milieu défensif. C’est que ce dernier n’a jamais eu le temps. Pas le temps d’attendre les titres comme entraîneur non plus (un à chacun de ses deux passages), pas le temps de répondre aux questions débiles (qu’elles soient de Thierry Roland ou de Pascal Praud), pas le temps de voir ce qui se tramait entre sa fille et Claude Makelele. Joueur, Suaudeau s’est même offert quatre sélections très rapides en équipe de France, dans la courte période où Arribas en avait pris les rênes avec Jean Snella. La seule chose pour laquelle Coco est capable de prendre son temps, c’est lorsqu'il doit trouver le mot juste pour parler football. Dans une interview accordée au site du FC Nantes pour les 70 ans du club, il résumait sa carrière de joueur et d’entraîneur comme cela : « Le foot m’a marqué principalement parce qu’il faut courir. Toute ta vie, pendant quarante saisons, tu cours, et il ne faut pas que les autres te rattrapent. Mais avec beaucoup d’envie de courir ensemble, je n’ai pas vu les saisons passer. » Amen.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#40: Jean-Michel Ferri

Ce n'était pas le plus clinquant de l'équipe de 1995, mais il en était certainement le meilleur garde-fou, bien calé dans l'entrejeu, à ratisser et faire le sale boulot au milieu de terrain, pour compenser les orgies offensives de Makelele, Pedros, N'Doram, Loko et Ouédec. De région lyonnaise, il est biberonné au centre de formation par Raynald Denoueix au milieu des années 1980, puis fait ses débuts sous la coupe du Croate Miroslav Blažević, plutôt à un poste de défenseur. La carrière de « Féfé » , comme ses collègues aimaient l'appeler, ne décollera vraiment qu'au début des années 1990, repositionné en 6 par Jean-Claude Suaudeau lorsque Nantes, sujet à de graves difficultés financières, doit aller à la guerre, contraint, avec ses jeunes pousses, qui s'approprieront la D1 quatre ans plus tard. Jean-Michel portera d'ailleurs à partir de cette saison magique le brassard de capitaine, relayant David Marraud, sur le carreau après une blessure au genou, et s'occupera, avec plaisir d'ailleurs et sans frasques, des obligations médiatiques de l'équipe.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#39: Robert Budzynski

En quittant le RC Lens en 1963, alors en D1, Robert Budzynski, défenseur de son état, ne croyait pas avoir mis les pieds dans une ville qui deviendra véritablement sa vie. « Six mois après mon arrivée, ce qui m'a marqué, c'est que le club a été capable de jouer le titre. S'il y a bien une chose que je n'imaginais pas en arrivant à Nantes, c'était bien cela. » Pensant n'y faire qu'un saut de puce, le Bud fait partie de cette troupe nantaise cornaquée par José Arribas, qui a fait découvrir au club pour la première fois de son histoire la Division 1, à l'été 1963. Le début d'une très longue aventure, qui l'amènera à deux titres de champion, à porter la tunique nationale (11 capes) et à se reconvertir ensuite, après une vilaine fracture tibia-péroné, comme directeur sportif historique du club, pendant 35 ans. « Je pensais être un voyageur invétéré, je pensais faire un petit pas à Nantes et partir vers d'autres destinations, notamment les États-Unis où j'allais en vacances assez souvent, avoue-t-il. Et finalement j'ai trouvé des hommes et une façon de voir le football d'une façon très particulière. Nantes, c'était mon club. »

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Propos de Robert Budzynski tirés d'une interview donnée au site du FC Nantes, à l'occasion des célébrations du 70e anniversaire du club

#38: Seth Adonkor

C'est un dimanche, et la D1 fait relâche pour cause de trêve internationale. Le 18 novembre 1984, trois joueurs du FC Nantes sont les victimes d'un accident de la route. Les circonstances de cet accident restent floues. Seth Adonkor était au volant avec deux jeunes coéquipiers pour passagers, Jean-Michel Labejof et Sidi Kaba. Tous trois revenaient de Saint-Nazaire, direction Nantes. Adonkor meurt sur le coup. La fin brutale de son histoire, que tout le monde espérait belle, avec le FC Nantes.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.


#37: Thierry Tusseau

Crevons l’abcès : oui, Thierry Tusseau a eu le mauvais goût de quitter Nantes pour Bordeaux en 1983, à une époque où la rivalité entre les deux équipes est à son comble et où les bastons ne sont pas rares, à Marcel-Saupin comme à Lescure. Oui, c’est aux Girondins qu’il jouait lorsqu'il a participé à l’Euro 84 victorieux, puis à la Coupe du monde 86. Et oui, c’est bien du bordeaux qu’il vend aujourd’hui dans le cadre de sa reconversion professionnelle, et non du muscadet. Oui, il habite à Bordeaux et suit davantage les résultats de l’équipe de sa ville que ceux du club qui l’a formé. Tout ça fait mal, bien sûr, et Jean-Claude Suaudeau en voudra longtemps à son poulain de l’avoir trahi comme ça. Mais à moins de rechausser les crampons à 59 ans, cet être hybride (entre le latéral gauche et le milieu de terrain) qu’était Thierry Tusseau ne pourra jamais changer son palmarès. Oui, Thierry Tusseau a bien gagné trois titres de champion avec le FC Nantes, et seulement deux avec les Girondins de Bordeaux. Voilà qui mérite bien une statue de cire dans le musée des Canaris.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#36: Oscar Muller

Encore et toujours la filière argentine pour le FC Nantes. Son père Ramon, attaquant fantasque du club au début des années 1960, et ami de Jean-Claude Suaudeau, conseilla à ses deux fils (Francesco et Oscar) de choisir le FC Nantes pour percer dans le foot hexagonal, après avoir fait leurs gammes du côté de Saint-Brieuc, où Ramon entraînait. Milieu de terrain relayeur-meneur de jeu, Oscar écume d'abord l'équipe junior et la réserve, soulève une Gambardella, la première du club en 1974, puis deux (1975), slalome entre les ennuis musculaires avant de s'installer dans l'équipe première, celle du titre de 1977, avec Omar Sahnoun et Henri Michel comme compères du milieu de terrain. Le début d'une belle aventure pour Oscar, qui remplira allègrement sa vitrine de titres avec les Canaris : 3 titres de champions de France (1977, 1980, 1983) et une Coupe de France (1979). Il quitte le club en 1984 pour aller chez le voisin rennais. Il quittera définitivement ce monde en août 2005, succombant à un accident de la circulation, percuté par une moto sur l'île de la Réunion, alors qu'il traversait la route.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#35: Mario Yepes

Fin 2001, Budzynski prospecte en Argentine pour superviser un avant-centre, « qui signera plus tard au Real Madrid » . A priori, Gonzalo Higuaín. Il rentrera dans l'avion de Buenos Aires avec Mauro Cetto, tout frais champion du monde U20, et Mario Yepes. « Une question d'opportunités » selon le Bud. L'ancien défenseur et directeur sportif du FCN aimait « beaucoup le tacle, même si je ne l'utilisais qu'en dernier recours » . Avec Mario Yepes, il sera servi. Arrivé avec l'étiquette du taulier de la défense de River Plate, Mario Yepes n'impressionnera au départ pas franchement ses compères à l'entraînement, mais mettra tout le monde d'accord en match. La Beaujoire tombera elle sous le charme des tacles si caractéristiques du Colombien : Mario semblait volontairement prendre du retard dans l'approche de son duel pour n'avoir que le tacle glissé comme solution. « Il nous filait un peu la trouille tellement il paraissait moqueur dans ses courses avant de tacler, mais en même temps, il était tellement nickel que l'arbitre ne sifflait pratiquement jamais. Pffff... Je le trouvais superbe, c'était pur, propre, magnifique » , frissonne encore le Bud. Le schéma tactique nantais s'est même éloigné du 4-3-3 maison version José Arribas, pour passer à une défense à trois, tellement Mario savait tenir la baraque. « Grâce à lui, on pouvait faire grimper un joueur supplémentaire au milieu de terrain, vu qu'il neutralisait à 90% les attaquants adverses. » Le PSG débauchera ensuite Mario Yepes pour faire un temps de lui le plus gros salaire de Ligue 1 (250 000 euros mensuels).

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.


#34: Jérémy Toulalan

Au début de l'année 2002, Nantes se paye un groupe impossible en Ligue des champions. Malgré quelques matchs héroïques, les Canaris perdent tout et sont rapidement éliminés de la course. Alors pour le dernier match, sur le terrain du Bayern Munich, Angel Marcos s'amuse et donne confiance aux jeunes. Au milieu des Paillières, Rubil, Grondin et Ahamada se trouve Jérémy Toulalan, qui évolue alors comme milieu offensif, en 10. Nantes fait belle figure à l'Olympiastadion et ouvre le score grâce à son attaquant espoir, Ahamada. Toulalan et les siens ne tiennent pas longtemps l'avantage, mais veulent un troisième point, pour l'honneur. Mais la Toule prend son carton jaune rituel à un quart d'heure de la fin avant que Claudio Pizarro, dans les dernières minutes, ne scelle le score à 2-1. Toulalan perd son premier match et apprend, à 19 ans, qu'il a sa place au plus haut niveau.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#33: Eric Pécout

En dix ans sous les couleurs jaune et verte (1971-1981), Eric Pécout s’est offert deux titres de champion de France (1977 et 1980), celui de meilleur du championnat de France avec 22 buts en 1979 et une Coupe de France la même année. L’un des plus grands buteurs nantais avant l’arrivée de Vahid Halilhodžić, en somme. Mais pas seulement. « J’ai été l’un des premiers footballeurs à jouer au golf » , assure-t-il dans Ouest-France. Au grand dam, à l’époque, de Jean-Claude Suaudeau. « Je me rappelle que Coco se moquait de moi, que ce n’était pas un sport. » Et pourtant. « J’ai appris qu’il y jouait aussi. Suaudeau qui joue au golf, ça c’est marrant ! » En juin dernier, Pécout a retrouvé les anciens Nantais Michel Der Zakarian et Bruno Baronchelli à l’occasion de la 9e édition du National de golf des journalistes, à La Baule. Heureusement pour eux, Antoine Kombouaré n’a pas fait le déplacement. « Tant mieux, lance Der Zakarian. Antoine aurait tout raflé, avec son niveau de jeu. » « Antoine Kombouaré est un fou de golf, confirme Pécout. Je me souviens d’un jour, à l’époque où il entraînait le PSG et où Alain Roche et moi étions sous ses ordres (Pécout est superviseur-scout pour le club de la capitale, ndlr). Le téléphone sonne dans le bureau d’Alain et on entend Antoine dire : réunion à 14 h... Et après un blanc, départ du 1 à Feucherolles. Et tout au long des 9 premiers trous, Antoine n’a pas arrêté de nous causer boulot. On a bossé... »

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#32: Yvon Le Roux

« La qualification pour les demi-finales de la Coupe d'Europe. Ou tout du moins l'emporter pour effacer le cauchemar de San Siro. Ce n'est pas le vrai Nantes qui a joué là-bas. » Plus qu'un grand défenseur, Yvon le Roux est un Breton de coups de tête. Alors que le FCN a perdu largement le match aller 3-0 et n'a plus beaucoup d'espoir d'inverser la tendance, Yvon Le Roux veut jouer le coup à fond et inspire ses coéquipiers avec sa déclaration d'avant-match. À la pause, les Canaris y croient soudainement, notamment grâce au stoppeur. Monté aux avant-postes, il reprend comme un véritable buteur une frappe lointaine de la tête. Sa tête piquée lobe le gardien milanais. Nantes mène alors 3-1 et semble inatteignable. La blessure de José Touré et l'expulsion de Michel Der Zakarian condamnent toutefois l'équipe, qui cède finalement un match nul à 3-3. Nantes n'a même pas gagné pour oublier le terrible match aller. Mais Yvon Le Roux, lui, a fait le boulot. Comme à son habitude.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Nantes-Inter (3-3) - Coupe UEFA 1985-1986

#31: Zoran Vulic

Le dernier roi des coups francs de la Beaujoire ne s'appelle certainement pas Lucas Lima, convaincu d'avoir du Roberto Carlos dans les pieds. Non, il avait une moustache à faire pâlir Vicente del Bosque, était croate, arrivait de Majorque et sévissait dans ce qui s'appelait encore « la Division 1 » , au début des années 1990. Défenseur central lent comme un Javier Mazzoni, mais savamment placé comme un Nestor Fabbri, Zoran Vulic ajoutait aussi à sa panoplie une belle technique venue des Balkans, et des patates de forain adressées de loin sur coups francs, la plupart du temps rasant le sol. Auteur de 11 buts en deux saisons nantaises, dont la moitié dans son exercice favori, Zoran Vulic a surtout durant deux années appris le métier à une bande de jeunes venue dépanner l'équipe professionnelle en manque de blé. En 1995, cette bande fera un des plus beaux champions de France de l'histoire. Il finira son bail nantais comme ses coups francs, à savoir sans faire de détails, par un carton rouge en finale de Coupe de France 1993, contre le PSG (3-0, Nantes finira à 8), sans doute échaudé par le cuissard rose pas très Magnifico porté par David Ginola (à partir de 8'52 dans ce résumé).

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Quelques minasses de Zoran

#30: Gabriel De Michele

Qu’elle est grande, pour ceux qui ne l’ont pas connue, la tentation de l’appeler Gabriele de Michele, avec l’accent, de lui imaginer une naissance à Rosario et des débuts à River Plate. Mais non. Gaby est né à Saint-Étienne, a signé au FC Nantes en provenance de Jarny, en Meurthe-et-Moselle, puis n’a plus quitté les Canaris. Injustement oublié, l’arrière gauche est encore aujourd’hui le sixième joueur à avoir joué le plus de matchs avec Nantes en championnat, devant Blanchet, Landreau ou Da Rocha. Il dispose aussi d’un des palmarès les plus solides du club, trois fois champion et trois fois finaliste de la Coupe de France, et a disputé la World Cup 66 avec la France. Alors, Gabriel, forçat de l’amour, il fallait bien te rendre un jour ta vraie place au panthéon jaune et vert.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Je l'avais demandé en commentaire, vous m'avez entendu (enfin c'est sûrement une coincidence) : Merci So Foot !
Ce commentaire a été modifié.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah merci, on va se régaler.
Dans le genre club historique de la Ligue 1, vive Nantes.
( A envoyer à Kita, pour qu'il sache )
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Jacky Simon, le maître à jouer du premier "Grand Nantes" 43ème, Eric Pécout 33ème, ça n'est pas crédible !
Qu'en pensent les "supporters historiques" du club ?
Pas choqué par le classement de Pécout, en dépit de ses stats, il a été contesté en permanence pendant toute sa carrière nantaise. Par contre son triplé en finale de de CF 1979 aurait pu être mentionné.
Je n'ai pas connu la période 60-70's mais je sais que Jacky Simon et Hugo Bargas, c'est minimum dans le top 15 des meilleurs joueurs de l'histoire du club.
Mais bon, là on parle des joueurs qui ont "fait" le FCN, on va donc se taper les marseillais Deschamps et Desailly dans le top 10.
Grave. Simon 43eme, c'est une faute pro.
Suaudeau aussi. Tu ne peux pas faire un top nantais sans y integrer les entraineurs en tant qu'entraineurs et non en tant que joueurs. Donc Suaudeau > Top10
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:10  //  Aficionado de l'Argentine
Même remarque pour Hugo Bargas : on parle quand même du patron de la défense du FC Nantes des 70's, le premier d'une grande lignée de libéros poursuivie par les Rio, Bossis, Naybet, Fabbri, Yepes... Difficile de l'imaginer seulement 45e !
Je reste surtout déçu de voir Suaudeau si bas, personnellement.
En tant qu'entraîneur, il a été énorme (majuscules, points d'exclamation), mais là on parle de joueurs. Je ne connais pas sa carrière en tant que joueur, mais j'ose supposer que c'est pour ça.
TheDoctor Niveau : CFA2
En effet, c'est toujours compliqué d'évaluer l'importance d'un joueur d'il y a 50 ans dans l'histoire d'un club ou même pour son niveau intrinsèque mais pour mon vieux papy (suiveur des canaris depuis leur accession en D1 selon ses dires) Jacky Simon est ni plus ni moins LE meilleur joueur du FCN avec Loïc Amisse.
C'est peut-être exagéré (oui il est sensible à la vivacité) mais caler Jacky Simon 43ème...
7 réponses à ce commentaire.
Je me suis mis à suivre le foot durant la saison 1994-1995, j'ai (forcément) un attachement spécial pour ce club. Merci pour ce top.
Idem, j'avais 10 ans et cette année-là, j'ai mis les pieds dans un vrai stade pour la première fois de ma vie ! C'était à la Beaujoire face à Sainté. Il me semble qu'il y a avait eu 3-0. Et depuis, je pourrie la vie de tout mon entourage ;)
J'avais un an de moins, mais quelle saison de folie!
N'doram, Pedros, Loki et Ouédec ont tous été incroyables, mais surtout, Makelele, et ce qu'il est devenu.
Si je devais faire une top équipe, nul doute qu'il y serait.
Loko.
Et j'oublie de citer la défense, mais je ne l'oublie pas.
Karembeu était monstrueux en 95, il avait un tel volume de jeu que c'était comme si on jouait à douze.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:27  //  Aficionado de l'Argentine
Je sais pas si c'était le plus fort (l'OM du début des 90's me semble hors-concours) mais en tout cas, depuis que je suis la D1 -
cad depuis la saison 86-87 en gros -, le FC Nantes 95 est sans doute le plus beau champion de France que j'ai vu (peut-être avec le Monaco 2000) !
6 réponses à ce commentaire.
Henri Michel, Maxime Bossis, Loïc Amisse, ça sent quand même bien les années 70/80 avec le mythique sponsor Europe 1 cette affaire là pour le top 10 !
Ca fait plaisir, merci So Foot mais commencer par Mazzoni sérieusement ? C'est pas un Top 50 des arnaques passés par le FCN (et pourtant on aurait notre mot à dire)
T'inquiète! Chaque club a eu droit au boulet de service à la 50ème place. C'est le running gag de cette série de tops.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ubriacone,
Qui pourrait-être le, ou les boulets du Top Reims ?
J'ai recensé environ 30 joueurs de l'époque 49-62 (en ratissant large), et une dizaine des 70s (liste sur demande), mais plein vont rester sur le carreau.
La liste de boulets sur la période récente serait trop longue. pour rester sur l'article du FCN, y'a un nom qui me vient à l'esprit c'est Thierry Tusseau.
Non pas qu'il ait été mauvais mais recruter un type qui sort du mondial en D2 est le symptome d'une gestion desastreuse qui a envoyé le club au dépot de bilan.
Je ne le voyais pas autrement, mais franchement les gars, Diego Bustos ?!
Grosse dédicace à Roman Kosecki.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:55  //  Aficionado de l'Argentine
Oui le loser de la 50e place est une tradition : Apruzesse pour l'OM, Apoula Edel pour le PSG, Itandje pour Liverpool, etc...
Par contre, il est censé n'y en avoir qu'un par top, donc ok pour Mazzoni mais que font Djordjevic et Diallo dans un top 50 du FC Nantes ??! C'est dommage car ça fait trois places en moins pour des joueurs plus méritants...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  05:08  //  Aficionado de l'Argentine
Un truc qui aurait pu être pertinent pour le coup, c'est de mettre Desailly et Deschamps ex-aequo à la 50e place. Je trouve que ça aurait eu du sens : on les cite quand même pour le symbole mais exprès en 50e, ils ne méritent pas d'être mieux classés...
7 réponses à ce commentaire.
Yeah !
Ca va être dur de tout faire rentrer dans les 50. Alors s'encombrer avec du Mazzoni ou du Diallo...
J'espère qu'il y aura du Roman Kosecki, du Jean-Marc Chanelet ou même du Klasnic.

En tout cas le top 10 va être duraille à faire : Karembeu, Touré, Bossis, Carrière, Vahid, Amisse, Ouédec, N'Doram, Pecout, Tusseau,... Et je parle que de ceux que j'ai vu jouer.

Punaise, j'entends encore Gilardi : "Et la claquette de Marraud !"
zinczinc78 Niveau : CFA
Landreau ?
Bertrand-Demanes doit être devant Landreau
Japhetauvillage Niveau : DHR
Landreau est dans les dix, sûr.
Quid de Da Rocha ? Sportivement, ce serait une hérésie mais pour le symbole qu'il représenta plusieurs années (et pas les plus joyeuses), cela pourrait se justifier.

Sinon, Vulic, j'avais oublié ce barbouze. De mon regard d'enfant, il m'inquiétait autant qu'il me rassurait !

Déconnez pas, trouvez-moi une petite place pour Pignol. Merci.
Je suis d'accord, j'aime beaucoup Da Roch', il a sa place dans les 20 mais pas dans les 10 selon moi. Mais bon vu que y'a déjà des Diallo et Djordjevic on peut bien le mettre carrément N°1
Japhetauvillage Niveau : DHR
Et Stéphane Ziani dans les trente, bien sûr !

Je crois que c'est tout...
mara donna des frissons Niveau : CFA
Fabien Barthez !
Ce commentaire a été modifié.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Mara, tu sais que c'est comme si je prononçais le nom du mec qui a violé ta femme, ce que tu as fait là !

C'est traumatique.

Je suis entre la violence et la rechute.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Je comprends, sorry.
Il y a de ces drames indélébiles avec lesquels on ne doit pas plaisanter.
Lesorcierdelabeaujoire Niveau : District
Tafisco pour moi Da Rocha est pas le meilleur joueur qu'on est eu, ni le plus talenteux mais un travailleur avec un état d'esprit irréprochable, j'ai pas vu jouer la majorité des joueurs de ce top, j'en connais plusieurs grâce au discussion familiale. ^^' Mais Frédéric Da Rocha avait un amour de notre maillot que peu avait, il a préféré rester a Nantes plutôt que d'aller a Liverpool ou au PSG au début des années 2000. Il a été classe jusqu’à la fin. Da Rocha était un peu notre Totti a nous (Malgré la passade a Boulogne sur Mer.) Il est resté avec nous lors de notre première descente en Ligue 2. Et après sa pige d'un an a Boulogne sur Mer (Avec Laurent Guyot, raison de son arrivée la bas.) Il est revenu jouer a Carquefou, Malheureusement c'était notre dernier joueur avec vraiment un esprit Nantais donc sa place est obligatoire dans le top10 pour moi !
Je suis absolument d'accord avec tout ce que tu viens de dire ! Sauf sur le fait qu'il doit être dans les 10. Mais bon franchement je veux bien le mettre dedans, on l'aime tous Da roch' ;)
Doug Wilson Niveau : CFA2
J'espère que c'est un troll pour Klasnic.
T'as oublié Landreau, Moldovan, Vahirua et Nestor Fabri dans ta liste.
En effet le top 10 va être duraille à faire...
Japhetauvillage Niveau : DHR
Moldo, c'est oui. Vahirua, le plan d'eau est dans cette direction...

Allez, une vingtième place pour la fraîcheur.
Ce commentaire a été modifié.
On critique pas Tahitigol ok, si Djordjevic est 49 il a bien le droit d'etre dans les 20
Japhetauvillage Niveau : DHR
Je critique pas, hein ! Je m'amuse, plutôt ! J'ai jamais pris ce mec complètement au sérieux, je ne sais pas pourquoi. Pourtant, il a scoré et, parfois, des buts importants.

Mais le top 10, bon Dieu...

Non.
Pareil pour Djorjevic, pas compris pourquoi il a une place dans le top 50, 100 a la rigeur
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : 1
Parce qu'il m'a presque fait gagner une saison de MPG à lui tout seul ?
Ben putain elle devait être sacrément pourrie ta ligue
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pacoloco,
J'ai le regret de te dire que Pécout et Tusseau sont déjà passés.
Bah en l’occurrence Diallo a bien plus apporté que Klasnic. Klasnic ne fait qu'allonger la liste des recrutements ratés (et chers) du club en attaque alors que Diallo rien que pour son but contre Metz qui sauve le club de la L2 à la dernière journée, ça se comprend.
D'ailleurs il était malien et non sénégalais, comme mentionné dans l'article
21 réponses à ce commentaire.
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : 1
J'aurais vu Coco Suaudeau plus haut, notamment avec ses deux phrases de légende :

« Vous avez vu la queue qu'il a, Claude, il doit faire du bien à sa copine. »

"...bon on sera jamais rationnels avec ce type de lascars,…,donc ça va être irrationnel notre jeu mais sans que on se casse la gueule quand même."
Surtout quand on sait que Claude pinait sa fille à l époque :-)
1 réponse à ce commentaire.
Bossis
Ayache
Amisse
Bertrand Demanes
Naybet
Burruchaga
Ouedec
Loko
Pedros
Karembeu
N’Doram
Halilhodzic
Landreau
Deschamps
Desailly
Cauet
Carrière
Michel
Touré
Makelele
Rio
Da Rocha
Monterrubio
Ziani
Armand

ça fait déjà pas loin de 30 noms et il manque les anciens des années 60-70 que je ne connais pas.
Je suis pas sur que Deschamps et Desailly aient écris l'histoire du club. Si on reste strictement la dessus même un Le Dizet mérite plus sa place qu'eux. Enfin ça se discute
Ils partent jeunes, c'est vrai, mais restent les plus gros palmarès formés au club.
Certes mais palmarès néant avec le club, c'est pas un top 50 des joueurs qui ont marqué l'histoire de l'OM (évidemment je remet pas en cause le fait que ce soit des tres grands joueurs et des vrais nantais)
Lesorcierdelabeaujoire Niveau : District
Complétement d'accord Desailly et Deschamps ont rien a faire dans le top30 de nos joueurs, ils ont été formés aux club mais ils ont pas assez impacté le club sportivement parlant.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les champions 64-65 non encore cités: Eon, Blanchet, Gondet
5 réponses à ce commentaire.
mon Top 10:

Henri Michel über alles
suivi de:
Landreau
N'Doram
Halilhodzic
Bossis
Amisse
Touré
Pedros
Ouedec
Loko
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Japhetauvillage Niveau : DHR
Ton trio de tête est un peu trop teinté "95" !
Quant à moi, je leur attribuerais une seule et même place, tant leurs performances semblaient associées et tenaient autant de leur talent individuel que de leur entente collective.
J'aurais dû mettre des numéros: Pedros-8eme, Ouedec 9eme, Loko 10eme.
Un trio de queue donc. (normal avec Loko).
Je vais même aller plus loin, je pense qu'aucun joueur de 95 n'a sa place dans le Top 10 au vu des générations folles (au niveau talent, palmarès et fidélité) qu'on a eu dans les 60's 70's et 80's. A part peut-être Japhet
Ou alors comme dit Japhetauvillage, on leur attribue une place en tant que Nantes95
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Japhetauvillage Niveau : DHR
Tafisco : petite erreur de syntaxe, tu as utilisé un "peut-être" inutile, à la fin de ton post précédent.

Bon sans rire, s'il ne doit y en avoir qu'un, c'est "le sorcier" qui se distingue. Sans aucun doute.
Oui excellent idée la place commune pour les 3.
Mais une place dans le top 10 sans sourciller, même si le club a eu une riche histoire avant 95, cette équipe a trop marqué l'histoire du foot français pour leur refuser cette place au panthéon jaune et vert.
Comme ça on libère deux places pour Bernard Blanchet et Gilles Rampillon.
Rien à redire ;) Ndoram est le Padre de la génération 95. ET Blanchet c'est Top 10 direct évidemment
Un petit Blanchet quand même non? 111 pions c'est pas rien
Top 15 je pense. Gondet aussi
9 réponses à ce commentaire.
Quel bonheur de découvrir ce palmarès !!!
Sur ces premiers noms, bien sûr qu'il y a quelques sujets à disserter mais la tâche n'est pas simple de résumer cette histoire avec 50 noms... Bargas aurait pu être plus haut... je pense qu'en terme de numéro 1 Henri Michel est intouchable, suivi de Bossis puis N'Doram... Voici mon panthéon qui me ramène avec nostalgie dans les travées de Saupin du temps où les matches avec les Verts, Bordeaux faisaient recette et où on mettait régulièrement 6 pions à Baratelli, gardien de l'OGCN :-):-)
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
touré en numéro 1.
amisse en 2 pour la barbe et les petites jambes arquées
Last night a Didier saved my life Niveau : District
Je crois pas avoir vu le grand Philippe Gondet qui devrait être assez haut
Et peut-être Sibierski quelque part ?
Ca va être chaud une place pour Antoine dans le top 30, y'a des clients en face.
Mais il aurait mérité facilement une place dans les 50 pour sa putain de saison 99-2000 et quelle élégance par dessus-ça.
1 réponse à ce commentaire.
Cafu crème Niveau : Ligue 2
Note : 4
Qualité de jeu à travers les époques, titres, formation, entraîneurs novateurs. Le plus grand club français pour moi.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Et un public fidèle et passionné.
Tout-à-fait. Et vous ce que la Socpresse, Dassault puis Kita en ont fait, c'est juste un crime contre l'humanité du foot (ce qui ne veut rien dire, mais quand même).
Japhetauvillage Niveau : DHR
Sûr que le virage vers le footbusiness a donné un coup à la structure familiale du club. Les choix sportifs ont perdu leur cohérence, les bases de la Maison (formation, recrutement, jeu) ont été saccagées comme si cela gênait. Projet à long terme inexistant, dirigeants méprisants... Ça me questionne quand même cette autorisation accordée à certains de s'approprier un patrimoine culturel et de pisser dessus en sifflant.
Mais c'est le monde d'aujourd'hui qui veut ça.
J avais lu un article qui donnait un éclairage un peu différent. Pour expliquer le declin de Nantes il mettait en avant l aversion de Nantes pour la dette en lien avec les racines catholiques du club.

L auteur expliquait que c est pour se desendetter au plus vite (alors que ce n etait pas forcément nécessaire) que Nantes avait assez vite dilapidé l equipe de 95 precipitant ainsi son déclin.

Ca m avait interpellé à l époque.

Il y a aussi eu les coucheries de Makelele avec la fille de Suaudau qui ont dû précipiter sa vente.
Par la suite bien évidemment les présidences désastreuses que tu indiques n ont pas aidé... pour dire le moins
5 réponses à ce commentaire.
P'tain Mazzoni... j'en ai un souvenir qui résume bien son passage à Nantes je trouve : contre Metz à la Beaujoire, ça devait son 2ème match, Le mec s'arrache depuis l'angle de la surface pour récupérer un centre contré qui file en sortie. Démarrage poussif, foulée laborieuse, catogan qui ondule derrière le visage crispé. Il se jette sur le ballon d'un tacle plein de hargne, le manque et s'empalle les parties sur le poteau de corner. Le ballon roule tranquillement en 6m.
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Japhetauvillage Niveau : DHR
J'avais oublié ce joueur et me rappelle, avec ce classement, que j'avais de la tendresse pour lui. Il semblait vraiment vouloir.
Mais il n'y arrivait jamais.

Exactement ce que tu racontes.
Il faut dire qu'en plus de ses difficultés à s'adapter au jeu Nantais, il n'aura pas été particulièrement chanceux... il me semble qu'il se blesse pour plusieurs mois juste après avoir eu le bon goût d'ouvrir son compteur face à Rennes (ce qui restera son seul pion) et pile au moment où l'équipe commence à marcher sur l'eau : Landreau intronisé dans les cages suite à la presta catastrophique de Loussouarn lors de ce même derby c'est 3 jours après, le 7-0 face à Nice le weekend suivant.. on le reverra plus beaucoup une fois Japhet installé en pointe :/
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Hugo Bargas est en fait Cedric Bixler-Zavala!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:13  //  Aficionado de l'Argentine
Ah yes, je l'attendais celui-là ! Un peu comme celui de Monaco, ça promet d'être l'un des tops clubs les plus passionnants et les plus indécis, tant le FC Nantes a connu de grandes générations à chaque décennie depuis les 60's (la seule exception étant la décennie 2010) !

Déjà du lourd dans cette fournée en tout cas.
Juste une petite remarque : assez surpris de la 45e place d'Hugo Bargas... Je ne sais pas ce qu'en pensent les supporters nantais mais pour moi, Bargas c'est facile top 20/30 ! On parle quand même du patron de la défense jaune et verte des 70's et des titres de 73 et 77.
J'aurais sans doute classé Simon et Pécout un peu plus haut également.

Sinon pour le top 30, il reste en vrac (dans le désordre) :
Henri Michel
Max Bossis
Japhet N'Doram
Vahid Halhilodzic
Loïc Amisse
José Touré
Mickaël Landreau
Enzo Trossero
Victor Trossero
Nestor Fabbri
Jorge Burruchaga
Angel Marcos
Patrice Loko
Nicolas Ouédec
Reynald Pedros
Claude Makélélé
Christian Karembeu
Eric Carrière
William Ayache
Jean-Paul Bertrand-Demanes
Patrice Rio
Bernard Blanchet
Daniel Eon
Philippe Gondet
Didier Couécou
Sylvain Armand
Olivier Monterrubio
Viorel Moldovan
Frédéric Da Rocha
Nourredine Naybet
Gilles Rampillon
Bruno Baronchelli
Mathieu Berson
Frankie Vercauteren
Marcel Desailly
Didier Deschamps

J'arrive déjà à 36, sachant que perso, je ne mettrais sans doute pas Deschamps et Desailly qui n'ont pas vraiment marqué l'histoire du FC Nantes... Et j'aurais aussi un doute pour Vercauteren, pas si mal qu'on l'a souvent dit mais qui n'était pas non plus à son niveau d'Anderlecht.
Mais pour le reste, je ne vois pas bien qui enlever de la liste : peut-être, comme suggéré plus haut, qu'on pourrait mettre le trio Loko-Pedros-Ouédec à la même place, ce qui permettrait d'en libérer deux autres...
Ce commentaire a été modifié.
Toi et Fred, j'espère que vous serez là quand viendra le top de ma petite AJA chérie ! J'attend déjà vos commentaires avec impatience.

Un plaisir de vous lire à chaque top !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Tu me fais trop d'honneur, mais chaque chose en son temps: en ce moment je suis en train de "travailler" sur Reims et St Etienne.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:45  //  Aficionado de l'Argentine
Merci pour le compliment ! ;)
Et moi je suis fin prêt pour le cas (très hypothétique) où on aurait droit à quelques tops clubs sudam : Boca, River, Independiente, Santos, Flamengo, Botafogo, Peñarol, Nacional, etc... et bien sûr pour les tops Barça, Roma et Fiorentina que j'attends impatiemment !
Pour la liste des 30 derniers, tu peux également enlever:
le puma de Santa Fe Victor Trossero (remplaçant tout à tour de Pécout et Baronchelli),
Matthieu Berson,
le bordelais Didier Couécou,
et quitte à parler des jouerus qui ont marqué l'histoire du club on pourrait rajouter un Jocelyn Gourvennec (pour sa saison 97-98 où il porte l'équipe sur ses épaules),un Vincent Bracigliano (pour son but d'anthologie face au Partizan) ou Paul Le Guen (l"incorruptible" du vestiaire face à Blazevic et l'OM).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:13  //  Aficionado de l'Argentine
C'est vrai, pour les deux Trossero (qui a priori n'ont pas de liens de famille), je garderais plutôt Enzo, incontournable, mais on peut enlever Victor...
Berson ok, quant à Couécou je serais plus réservé : il me semble qu'il était titulaire en pointe avec Angel Marcos dans l'équipe championne de France 73, ça mérite plus une place dans le top 50 qu'un Djordjevic par exemple ! ;)
Vercauteren comme Mo Johnston, c'est les années Max Bouyer où le club a renié la formation au profit de transferts de stars. Une des plus mauvaises périodes sportivement et qui a failli les faire couler. Si ils repassent avec une équipe de gamins en 92 (la future génération 95), c'est que financièrement ils n'avaient plus le choix.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:14  //  Aficionado de l'Argentine
D'accord avec toi mais je trouve le passage à Nantes de Vercauteren meilleur que celui de Mo Jonhston (LE traître de Glasgow)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:54  //  Aficionado de l'Argentine
Je viens de me rendre compte que j'ai oublié Marama Vahirua qui mériterait bien une petite place dans le top 50 (mais peut-être pas dans les 30 non plus).
Et Stéphane Ziani ? un super joueur, un peu mercenaire, mais qui a commencé à Nantes, et qui est repassé pour son heure de gloire en 2001.

+ Jocelyn Gourvenec, un super joueur.
Nicolas Gillet
Piocelle
Olembe
Pignol
Toulalan

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:47  //  Aficionado de l'Argentine
Ziani et Toulalan sont pas déjà cités dans cette fournée ???
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  05:05  //  Aficionado de l'Argentine
Je viens de vérifier, Toulalan est déjà cité mais pas Ziani, mea culpa ! Dans ce cas, je le rajoute à ma liste, of course. ;)
11 réponses à ce commentaire.
Quel plaisir!!!
Si on met Pedros-Loko-Ouedec ensembles on met aussi Da Rocha-Savineau-Gillet ensembles!
Savineau personne n'en parle mais c'est un élément essentiel de l'équilibre de l'équipe!
Sinon monseigneur Japhet N'Doram doit au minimum avoir sa place sur le podium!!
Et mettre djordjevic c'est gâché une place si tu veux faire une blague avec la 50eme place tu peux mais djordjevic c'était une tanche qui a réussi à faire une bonne saison en ligue 2 et une demi saison en ligue 1 après il se barre libre... Aucun respect de ceux qui l'on emmené là (on l'avait acheté 2 millions à 18ans autant dire bcp pour le FCN à l'époque).
Bref merci sofoot!!! Et merci les jaunes!!
Quand on est capable d'investir presque trois millions d'euros sur un Oliech de 20 ans, 2m sur Djordjevic à 18 c'est presque une bonne affaire ^^
1 réponse à ce commentaire.
John duff du 44 Niveau : Loisir
Allez top 10 je dis ,fabbri,ndoram,bossis,halidodzic, loko,Simon,gondet,jose Toure,blanchet!!!
C'est volontaire l'oubli d'Henri Michel ?
John duff du 44 Niveau : Loisir
Pauvre de moi j'avait oublié henry! !
2 réponses à ce commentaire.