Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du FC Nantes

Club historique de l'élite française, le FC Nantes a imprimé sa marque au milieu des années 1960, sans jamais quitter la première division pendant 44 saisons, jusqu'à ce que la Socpresse ne vienne y mettre son nez. Voici les joueurs qui ont marqué toutes ces années canaris, avec les meilleurs, les tout meilleurs, mais aussi les plus marquants des joueurs, bons ou pas.

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#29: Antoine Sibierski

Les pépins ont tendance à s'accumuler sur le Nordiste. Déjà pris dans une affaire de dopage en 1997-1998, lorsqu'une « épidémie » de contrôles positifs à la nandrolone sévit dans le monde sportif, Sibierski doit attendre d'être blanchi par le doute pour rejouer au football. Il en profite pour quitter Auxerre et un Guy Roux qui lui a semblé pas assez protecteur. Finalement réfugié à Nantes, il retrouve son meilleur niveau en attaque. Seulement, côté vie privée, le sort frappe encore. Au cours de la saison 1999-2000, quand Nantes est à la traîne, sa mère meurt soudainement. Deux semaines plus tard à peine, face à Lyon, il donne le tempo à une victoire de prestige. Au Parisien, en 2002, il admet le soulagement moral de cette victoire. « Ce fut un match exceptionnel, il fallait au moins ça. Toute l'équipe s'est transcendée, Devineau a marqué ses deux premiers buts en D1. Je frappe de 30 mètres, Coupet touche le ballon, mais il le fuit et rentre. Ce soir-là, il y avait quelqu'un qui aidait les ballons à rentrer. » Le temps d'un match, Nantes oublie la poisse, retrouve son jeu fluide et son buteur en force. Lyon en prend six dans les dents. Sibierski respire. Le football nantais lui redonne décidément de belles couleurs.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#28: Marcel Desailly

Comme Didier Deschamps, Marcel Desailly ne fera pas partie de ces équipes nantaises titrées. Mais il faut dire que celui qui deviendra plus tard indéboulonnable sous la coupe d'Aimé Jacquet en équipe de France s'est révélé dans la période la moins joueuse du FC Nantes, celle de Miroslav Blažević. Si Nantes n'avait pas eu à renflouer ses caisses au début des années 1990, s'il n'avait pas été très jeune aussi bankable, nul doute que Marcel Desailly aurait appartenu, sans aucun débat possible, aux plus illustres défenseurs du club. Formé à Nantes, collègue indécrottable du déjà très mature Didier Deschamps, se sentant investi d'une mission visant à prolonger la carrière de son défunt demi-frère Seth Adonkor, Marcel Desailly se servira de Nantes comme d'un tremplin pour prendre définitivement son envol au début de l'ère Suaudeau II, en 1992, attiré par les sirènes marseillaises de Bernard Tapie puis celle de Silvio Berlusconi au Milan. Difficile, au vu de son palmarès, de dire qu'il a eu tort. Peut-être pas le plus aimé des supporters du côté des bords de l'Erdre, mais peut-être bien le plus talentueux des défenseurs que les Canaris ont vu passer. Et un des rares à avoir réussi en dehors du 44.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#27: Claude Makelele

La question trottait dans la tête de Coco depuis quelque temps. Il attendra une mise au vert au domaine d’Orvault, lors de la saison 1994-1995, pour la poser à Claude Makelele. « Putain, mais Claude, ta gonzesse, on la voit jamais. Tu vas nous la sortir un jour, nous la présenter ? » lâche l’entraîneur en bout de table, à l’heure du déjeuner. Tous les joueurs et le staff sont présents, et se mettent à pouffer comme un seul homme. Tandis que Makelele ne quitte pas son assiette des yeux. « On savait tous, assure Patrice Loko. Coco passait son temps à vanner Claude sur ses copines et comment il était membré. » « Il allait un peu loin parfois avec Claude, genre "putain, mais avec le truc que t’as, tu dois y aller toi !" » , précise Ouédec. Un running gag qui durera jusqu’au stage d’avant-saison 1995-1996, à Crans Montana, en Suisse. Moment choisi par Jean-René Toumelin, le président du club, pour dire la vérité à Jean-Claude Suaudeau : si Makelele ne parle jamais de ses conquêtes féminines, c’est qu’il sort... depuis un an avec sa fille ! Loko rejoue le match depuis le début : « Quand on jouait sur le terrain du bas, au centre de formation, Coco venait nous voir parfois. Sa fille l’accompagnait, avec ses chiens. Et Coco, il disait déjà : "Oh, les gars, que j’en vois pas un tourner autour de ma fille hein !" On avait 15-16 ans. Tu penses bien que 3-4 ans après... » En 1997, Makelele quitte le FCN pour le Celta de Vigo. Tout sauf un hasard. « Claude n’était pas bien ; Coco non plus. Je crois qu’ils ont discuté une bonne fois pour toutes, mais c'était chaud quand même. Il y avait un malaise quoi » , souffle Reynald Pedros. Nicolas Ouedec en sait quelque chose : il est l’un des rares joueurs à avoir pris son courage à deux mains pour aborder Suaudeau, d’un simple « ça va, coach ? » La réponse du coach : « Non, le coach va pas bien. Tu n’es pas sans savoir que le coach a des problèmes... »

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#26: William Ayache

Si l’on devait retenir une saison de William Ayache de ses sept passées à Nantes, ce serait sans doute l’année 1985-1986 : 37 matchs de championnat, deuxième de D1 et huit matchs de Coupe d'Europe. La consécration pour ce latéral gauche qui, en fin de saison, joue même la Coupe du monde au sein de l’équipe de France avec ses coéquipiers Maxime Bossis et Yvon Le Roux. Au sortir de cette compétition, il est même élu le joueur juif de l’année 1987. Né d’un père israélite et d’une mère catholique, Ayache n’a pourtant jamais jeûné pour shabbat et ne suit pas sa religion à « la lettre » . Cette année-là, il quitte le FCN pour le PSG où il reste une seule saison, avant de commettre le crime de lèse-majesté en rejoignant l’OM. La raison ? Bernard Tapie lui promet que s’il signe sur la Canebière, il lui prêtera son avion privé pour retrouver sa famille à Nantes quand cela lui chante. Une promesse en l’air : Ayache signera, mais s’abonnera, comme tous les autres joueurs marseillais, à Air Inter...

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#25: Marama Vahirua

En 1999-2000, à la fin d'une saison très difficile, le FC Nantes arrache son destin sur la dernière journée grâce à une courte victoire 1-0 contre Sedan. Il ne reste plus qu'à battre Le Havre, à l'extérieur, pour s'en sortir sur le fil. Pour cela, Raynald Denoueix fait confiance à un jeune buteur tahitien, qui n'a toujours pas planté une seule fois en D1 : Marama Vahirua, cousin de Pascal. Son seul exploit jusque-là remonte à quelques mois plus tôt, avec un but contre l'Arsenal de Thierry Henry. Ce jour-là, très tôt dans la soirée, le jingle Canal+ résonne une première fois. « But au Havre ! » Parti dans la profondeur, Vahirua tape fort, croisé, trouve le poteau rentrant et trompe Hamel. Le temps n'est pas encore aux coups de pagaie pour sa première célébration. Néanmoins, le jingle ne retentit plus une seule fois pour prendre la direction de la Normandie. Nantes gagne 1-0 et sauve sa peau sur le fil. Vahirua commence sa carrière et prépare son ratio dingue de minutes par but de la saison suivante, lorsqu'il sera le super-joker qui porte le FCNA vers son huitième titre.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#24: Noureddine Naybet

À la mi-juin 2017, Nantes frappe un gros coup sur le mercato en enrôlant Claudio Ranieri et drape le supporter nantais dans un lit d'optimisme. Alors quand, dans la foulée, les médias marocains annoncent l'arrivée imminente d'un défenseur central en provenance de Casablanca, solide dans les duels, misant sur l'intelligence de ses déplacements plutôt que sur la vitesse, et une relance propre, il est dans l'humeur d'espérer cet inévitable raccourci : et si on tenait avec Jawad El Yamiq le successeur nantais de Nourredine Naybet ? Malgré une seule saison, sa première en Europe, passée sur les bords de l'Erdre (1993-1994), malgré la lourde tâche de succéder à Zoran Vulic, Nourredine Naybet réussit à intégrer la caste des seigneurs axiaux passés au FCN (Bargas, Rio, Fabbri, Yepes). 34 matchs de D1 pour Nourredine, dont 33 titu, le port altier, la Beaujoire charmée et pas une rature, ou presque (quelques cartons de roublardise ou excès d'engagement). Plus tard, il s'émancipera définitivement vers le Sud, notamment pendant huit années de ministère au sein de la charnière centrale du Deportivo La Corogne de Mauro Silva, le Super Depor.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#23: Bruno Baronchelli

« Je me sens imprégné FC Nantes. J'ai mangé, j'ai vécu FC Nantes, j'ai toujours été FC Nantes. » À cheval sur les années 1970 et 1980, Bruno Baronchelli est indissociable de deux triplettes offensives ayant marqué le FC Nantes : Baronchelli-Pécout-Amisse et Baronchelli-Halilhodžić-Amisse. Principalement sur l'aile droite, il est de ces équipes nantaises ayant survolé les débats en première division. « On gagnait le championnat avec 10 points d'avance, quoi » , chiffre-t-il, en parlant d'une époque où les victoires ne rapportaient que deux points. Bruno exagère peut-être un peu (9 unités d'avance sur Sochaux en 1977, trois sur Sainté et Sochaux en 1980, 10 sur Bordeaux). Mais si peu. Rouage de la machine offensive nantaise de cette époque, Baronchelli devient international français, mais ne parvient pas à passer le cut pour être de la troupe partie au Mexique en 1978 ou en Espagne en 1982. Il se consolera sans doute en pouvant se targuer d'être un des cinq seuls Français à avoir tapé un foot contre Bob Marley et les Wailers, en 1980.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.


Nantes-Valence 1980 : un match référence pour Bruno

#22: Didier Deschamps

Peut-on marquer l’histoire d’un club lorsqu'on en part à 21 ans ? Réponse : oui, quand on en devient le capitaine à 19 ans. Si Deschamps n’a rien gagné avec le FC Nantes (un fait notable pour cette machine à titre), il a réussi l’exploit de laisser une marque sur le club dès le centre de formation. Le 18 novembre 1984, lorsqu'un accident de voiture tue Seth Adonkor et Jean-Michel Labejof et blesse Sidi Kaba, tous les trois joueurs à Nantes, c’est lui, à peine seize ans à l’époque, qui prend ses responsabilités en allant annoncer à Marcel Desailly le décès de son demi-frère Adonkor. « C'était évident que Didier allait s'occuper d'en parler à Marcel, c'était déjà à l'époque le leader qu'il n'a jamais cessé d'être depuis, juge Robert Budzynski. Il avait déjà une maturité exceptionnelle. Pour les jeunes de sa génération, il était comme un chef de famille et agissait comme tel. » Trente-trois ans plus tard, si le sélectionneur ne semble pas avoir gardé grand-chose du jeu à la nantaise, il y a un héritage qu’il ne perdra jamais : l’apprentissage du rôle de chef, et une poignée d’images Panini avec un maillot « Maisons Mikit » .

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

Propos du Bud recueillis par Régis Delanoë


#21: Patrice Rio

Une drôle d’information court sur les Internets à propos de Patrice Rio, l’indéboulonnable défenseur central du FC Nantes de 1970 à 1984 : il se serait reconverti dans la politique après sa carrière. Pourtant, alors qu’il était omniprésent sur le terrain, pas moyen de trouver son nom sur une liste électorale. Et alors qu’il dispose du plus beau palmarès du club (quatre championnats, une coupe), impossible de dénicher le moindre mandat. « C’est sans doute parce que je n’ai rien à voir avec la politique, rigole Patrice. C’est ma femme qui est conseillère municipale à Nantes (pour le MPF, le parti de Philippe de Villiers, ndlr), et comme elle s’appelle Patricia, et que généralement mes amis m’appellent juste Pat’, je suppose que les gens confondent. » Mais si Rio ne fait pas de politique, que peut-il bien faire ? Rio répond : « Je n’ai jamais voulu être entraîneur, je n’ai pas la fibre éducative. Mais comme il restait quelques années à combler avant la retraite, je me suis lancé dans diverses activités commerciales. » Salarié par Jean-Claude Darmon pour s’occuper de la publicité et du marketing du FC Nantes jusqu’au début des années 1990, l’ancien international (22 sélections) entame en effet un long parcours. Il vend tour à tour des produits chimiques à usage industriel ( « je me suis vite rendu compte que c’était difficile de gagner sa vie là-dedans » ), des voitures de sport Venturi, et des hayons de camions. Assez loin de ses années fastes, de sa Coupe du monde en Argentine en 1978, et de ses solides coéquipiers : « J’ai été aligné en défense centrale avec Bargas, puis Henri Michel qui était descendu d’un cran, et même avec Max Bossis. » Pour quelques matchs, il se retrouve même à côté de Roger Lemerre, pourtant recruté comme latéral droit par le FC Nantes. « C’était un grand gabarit, Lemerre, donc il avait un problème majeur : les demi-tours, les courses, les sprints, ce n’était pas facile. » Malgré ça, Patrice Rio garde un souvenir ému de ses 554 matchs avec les Canaris, de « l’esprit qu’il y avait, la super ambiance. On s’amusait sur le terrain, on se trouvait les yeux fermés, et en dehors on s’invitait à dîner. Je n’ai pas l’impression que ce soit pareil aujourd’hui. Rester quatorze ans dans un club, ça n’existe plus. » Un brin nostalgique, mais « pas jaloux pour un sou » , le retraité considère que les « contrats ne veulent plus rien dire. Les montants des salaires augmentent de saison en saison dans des proportions bien trop importantes. Il suffit de faire le parallèle avec le monde du travail. Il y a des patrons qui gèrent des entreprises de 10 000 salariés et qui sont payés cinq fois moins qu’un footballeur qui n’a aucune responsabilité. » Rio ne répond plus.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#20: Loïc Amisse

Il est de la catégorie de ces joueurs dont on peut aisément dire : « Il a une bonne patte gauche. » Raymond Domenech le résume autrement : « Lolo, c'était son putain de pied gauche qui faisait chier. Le poison complet. » Court sur pattes, explosif, rapide, métronomique et virevoltant dans ses cadrages-débordements-centres parfaits sur l'aile gauche, Lolo a martyrisé tout ce que la D1 comptait d'arrières droits. « Insaisissable, imprenable, je n'ai que des cauchemars avec lui » , dixit Thouvenel. « Je trouvais les entraînements plus durs que les matchs » , avoue même son coéquipier Jean-Claude Osman, content d'avoir eu Amisse dans ses rangs plutôt qu'en face. Loïc Amisse est tout simplement le FC Nantes. Né à Nantes, formé à Nantes, il y passera en tant que professionnel 17 années (1973-1990), pour remplir son palmarès de trois D1 et une Coupe de France. « J'ai assimilé cette façon nantaise de jouer petit à petit, image délicatement Amisse. Il se résume par un ensemble de joueurs qui sont attentifs au ballon, à leurs partenaires et à leurs adversaires. » Barré en équipe de France par les choix de Michel Hidalgo qui lui préfère Six et Bellone, Amisse ne validera malheureusement pas cette aura nantaise sur la scène internationale. Le plus grand regret de sa carrière peut-être. Car pour le reste...

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#19: Gilles Rampillon

C’était un numéro 10 à l’ancienne. Un meneur de jeu d’1m72, plutôt vif et très technique, en soutien des attaquants. Des dribbles courts, une grande vitesse d’exécution et une bonne qualité de frappe. Un football simple, en une touche de balle, comme le veut la consigne maison. Et pourtant, Gilles Rampillon avait des statistiques de numéro 9 : en douze saisons à Nantes, celui que se compare à Michel Platini a inscrit 93 buts et reste le meilleur buteur de l’histoire du club à Marcel Saupin avec 64 buts - devant Vahid Halilhodžić, 62 buts. Mais contrairement au Bosniaque, Rampillon maîtrise très tôt la grammaire française : khâgneux, il prépare son concours pour Normal Sup pendant trois ans avant de se consacrer entièrement au football et de passer professionnel en 1972. La suite ? Champion de France en 1973. « J’avais 23 ans et j’étais déjà considéré comme un ancien dans un club qui a toujours donné sa chance aux jeunes » , sourit-il. Ou est-ce parce qu’il porte déjà la moustache comme personne ? « Je ne suis pas né avec, mais je l’ai toujours eue. Toute ma carrière, mais je ne l’ai plus maintenant. » Comme tous les numéros 10 à l’ancienne...

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#18: Frédéric Da Rocha

S'il ne devait en rester qu'un, ce serait lui, le Bordelais qui s'est épanoui à la Jonelière. Pendant quinze ans de loyaux services, Da Rocha a tout vécu avec le FC Nantes en jouant de la même manière : à fond. Sans se mentir, sans se cacher et avec un amour certain pour son club. Longtemps, il a même cru être invincible, ne jamais descendre, au sein de la « légende » qui ne peut pas mourir. Puis il y a eu 2007, le premier coup dur. Comme capitaine, Frédéric Da Rocha n'a bien sûr pas voulu quitter le navire et réparer la « honte » . Pourtant, deux ans plus tard, c'est la même sentence qui s'abat. Nantes n'est tout simplement plus le même club et, pour la deuxième fois en 46 ans, il va être en deuxième division. Avec Da Rocha qui n'y peut plus rien. Il est temps pour lui de partir et, s'il fallait en rajouter une couche, il ne pourra même pas faire ses adieux proprement. Contre Auxerre, un cordon de CRS l'empêche d'avoir le bain de foule qu'il mérite dans un stade déjà bien vide. Dans les médias, Waldemar Kita y va de l'éloge à sa manière : « Qu'il se permette de faire un tour d'honneur [...] alors que c'est la deuxième fois qu'il descend, c'est que pour sa gueule ! À sa place, j'aurais arrêté le foot depuis longtemps. » Les légendes peuvent malheureusement finir salement, dans la tristesse.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.



#17: Christian Karembeu

Surnommé Cheval Fou par Marcel Desailly, Christian Karembeu déboule à Nantes en octobre 1988, après 40 heures de vol et après avoir sauvegardé son sac de voyage à Roissy, laissé imprudemment seul, alors qu'il demandait au comptoir son chemin pour Orly, devant le nez de soldats inquiets par le colis suspect, en pleine période Vigipirate. Karembeu est très vite couvé par le club nantais, qui fait tout pour rendre au jeune Christian ce dépaysement le plus digeste possible. Antoine Kombouaré, déjà au club depuis 5 ans et Néo-Calédonien comme lui, le prend sous son aile, devient le modèle à suivre pour le petit Karembeu, Suaudeau ne le lâche pas d'une semelle, avec l'exigeante affection et admiration qui le caractérisent, Jean-René Toumelin lui offre le couvert les mardis soir, dans sa maison de Chateaubriand, pour de longs repas et grandes discussions historiques sur la Nouvelle-Calédonie, alors que le Tahitien Reynald Temarii, habitant le boulevard Michelet en centre-ville, lui offre le toit lorsqu'il s'agit d'aller guincher au Castel ou au Marlowe, tout en intimant à son compagnon de virée de « ne pas l'dire à Antoine hein ! » Impulsif, parfois trop, comme en témoigne ce beau pétage de plombs en finale de la Coupe de France 1993, Christian Karembeu patientera deux années, entre la réserve de Coco Suaudeau et quelques apparitions en première sous la stricte autorité de Blažević, et fera définitivement sa place une fois Suaudeau de nouveau à la tête de l'équipe professionnelle. Contraint de puiser, pour des raisons économiques, dans le centre de formation maison, Karembeu sera de cette bande amenée à ambiancer le championnat de France de la première moitié des nineties avec, en apothéose, le titre de 1995, des montées rageuses toutes dreads dehors et des combinaisons parfaitement huilées avec Claude Makelele.

Karembeu s'associe à quelques collègues pour rendre hommage à Coco Suaudeau

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#16: Éric Carrière

Selon Wikipedia, « Éric Carrière, né le 21 mai 1957 à Gaillac (Tarn), est un acteur et humoriste français, qui forme avec Francis Ginibre le duo Les Chevaliers du fiel » . La confusion est aisée. Avec ses maillots et ses shorts trois fois trop grands, sa carrure de mec qu’on n’appelle pas pour un déménagement, et sa couleur de peau qui va chercher aux dernières extrémités des nuances de blanc, l’homonyme du comique troupier ne ressemble pas non plus à un footballeur. Tous les recruteurs de son sud-ouest se sont d’ailleurs laissés berner, ne le jugeant pas assez athlétique pour entreprendre une carrière de footballeur et lui fermant ainsi les portes des centres de formation. Finalement intégré à la Jonelière à... 22 ans, Éric Carrière (le vrai) est peut-être l’un des premiers joueurs au monde à s’entourer de toute une équipe de coachs personnels. Stratégie payante, le petit fantôme devenant la pièce-maîtresse du Nantes de Raynald Denoueix qui décroche deux coupes avant de s’offrir le dernier titre en date du club en 2001. Discret, Carrière donne pourtant l’impression aux Canaris de jouer à douze ou treize, infatigable délivreur de caviar à ses coéquipiers et buteur occasionnel. Malgré ses trois titres avec Lyon par la suite, c’est bien 2001 qui constitue l’apogée de sa carrière, avec un titre de meilleur joueur du championnat ainsi que de meilleur passeur, puis une flambée sans lendemain en Coupe des confédérations avec l’équipe de France. Depuis, Éric Carrière est devenu le meilleur consultant télé du pays, et la France entière attend qu’il en devienne le meilleur entraîneur. Mais monsieur se fait attendre. Sans doute occupé à écrire un spectacle des Vamps ou de Chantal Ladesou.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.

#15: Viorel Moldovan

Quand Viorel revenait six mois après


Après trois ans seulement au FC Nantes, Viorel Moldovan est presque invité à faire ses valises par le club. Il tente alors le dernier contrat à la mode, dans les Émirats... et rentre six mois plus tard là où il aurait dû rester pour une dernière pige. Et pour le meilleur.

« Ce n'était pas pour moi les Émirats arabes unis. C'était une erreur. » Dans la carrière de Viorel Moldovan, le FC Nantes a une place particulière qui relève souvent du rendez-vous manqué. Longtemps pisté par le club, sans que la signature ne se concrétise, il faut attendre la fin du mois d'août de l'an 2000 pour qu'il porte enfin le maillot canari. Cela fait alors quatre ans que le club a sondé le joueur. « En 1996, j'étais meilleur buteur dans le championnat suisse. J'ai eu l'occasion à ce moment de parler avec Robert Budzynski. Il est venu me voir avec Coco Suaudeau aussi, mais finalement, d'après Robert, il a changé d'avis. C'est comme ça. » Il arrive donc après quelques années de plus et une étape à Fenerbahçe, pour gagner de suite le championnat de France. Le mariage a été long à venir, la nuit de noces est sublime. À 30 ans, Moldovan est dans un club rêvé pour terminer sa carrière comme il le souhaite.

Faux départ


Pourtant, à la fin de la saison 2002-2003, le Roumain est invité à partir. Comme souvent, l'histoire de Viorel Moldovan s'accompagne de l'Olympique de Marseille en toile de fond. L'OM a été le premier adversaire, à la Beaujoire, pour une entrée gagnante. Il sera donc le dernier. Le 24 mai 2003, Moldovan s'apprête à faire ses adieux au FC Nantes et à la Beaujoire. Pour l'occasion, Angel Marcos le place... sur le banc. Le public réclame son dû et son héros. Il est récompensé à la 58e minute. Dans la tribune Loire, la banderole est explicite, avec un arrière-goût de reproche pour les dirigeants : « Merci Viorel, nous on n’a pas oublié. » Contre son gré, c'est la fin de l'aventure nantaise pour Moldovan. Il explique aujourd'hui : « Le club n'a pas voulu me prolonger... J'étais vexé. Je savais que j'avais du potentiel encore et que je pouvais apporter de bonnes choses à l'équipe. Dans la précipitation, j'ai signé aux Émirats. » Trop tôt.

Départ en coulisses


Dans les coulisses, à Nantes, les événements se bousculent. Sitôt la saison terminée, Angel Marcos doit partir à son tour. Loïc Amisse est nommé officiellement à la tête de l'équipe première et... fait les yeux doux à son buteur. L'entraîneur souhaite ardemment pouvoir compter sur son buteur. Pour Moldovan, l'offre arrive de toute manière trop tard. L'imbroglio montre que les choses ne tournent plus rond au sein du club. « J’ai donné ma parole, je ne peux pas revenir dessus. » L'aventure aux Émirats n'est toutefois pas une réussite. Moldovan tente de faire le trajet inverse en cassant son contrat. « J'ai fini par réussir. » Après un mois à peine avec Al-Wahda, il rentre en France « sans avoir l'autorisation en revanche de jouer avant janvier. Je me suis entraîné avec l'équipe en attendant. »

Top départ


Moldovan fait son retour contre Le Mans, pour un match de Coupe de France. Comme à la belle époque, il marque déjà, de la tête. Le FCNA passe aux tirs au but. La machine est lancée et ne s'arrête plus pendant trois mois. « J'avais bien sûr la motivation de montrer ce que je valais. C'est pour cela sûrement que j'ai autant marqué à cette époque. » Toutes les équipes passent sous le rouleau compresseur d'une équipe qui a enfin retrouvé un joueur pour concrétiser les actions. Toutes les équipes sauf une : le Stade rennais. Pour le quart de finale de Coupe de France, à 30 minutes du match, les Rennais posent une réserve à cause d'une histoire de visa pas à jour du côté de la Fédération. À l'époque, Budzynski est amer : « La femme de Viorel nous a amené le passeport de son mari, nous avons alors envoyé une copie à la LFP, et il était donc qualifié à une minute du coup d'envoi. Mais, pour effacer tout doute, et vu l'énervement de Viorel avant le match, et comme il avait mal au cou, il valait mieux ne pas le faire jouer. » Nantes passe malgré tout et peut soudainement rêver à une fin de saison folle, entre deux demi-finales de coupe à jouer et une possibilité de place européenne en championnat. Sur la photo-finish, l'impression est plus mitigée. Sixième et battu par Sochaux aux tirs au but en finale, Nantes n'aura pas l'Europe. Pour Moldovan, après son triplé contre Montpellier le 29 mars, il accuse le contre-coup d'une saison étrange. Les blessures reviennent. Le FCNA perd sa confiance et ne propose qu'un petit contrat à son buteur providentiel. C'est à nouveau le temps de faire ses cartons. Mais cette fois-ci, Moldovan a compris : il lui faut de la fidélité avant tout. S'il faut partir, ce sera pour revenir vers son premier amour, la Suisse. Et « sans jamais oublier les années nantaises » , promet-il aujourd'hui.

Aurait pu figurer à cette place : le polyvalent Nicolas Savinaud.


Dans cet article

L'ami Maké ira d'abord jouer un an du côté de l'OM de Courbis, avant de partir au Celta ...
Vraiment quel nez il a eu courbis de lacher make hein?
Le clan Maké a pas mal poussé pour partir à Vigo ... D'ailleurs il ne serait jamais devenu Big Mak' s'il n'avait pas côtoyé Mazinho ... Dommage pour l'OM, tant mieux pour Maké, l'EDF, et ses clubs respectifs ...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Bon sang, j'avais jamais vu la filiation Maké/Mazinho, c'est tellement juste ! C'est une déduction personnelle ou Maké en a parlé quelque part ?
Je connais un de ses proches qui m'avait confirmé ce que j'avais pu lire à ce sujet ... Mais ce n'est pas une déduction personnelle de ma part (chose qui ne m'aurait pas déplue si ça avait été le cas ha ha ha)

Je viens aussi de retrouver ça, pour illustrer mon propos, après une brève recherche (ça date de 2012, et ça parle de Matuidi en premier lieu) : http://www.lejdd.fr/Sport/Football/Actu … tre-578756
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Génial Nour, merci !

C'est l'un des trucs qui me fascine le plus dans le foot, la transmission du savoir poste par poste et les modifications dues à l'époque, au système et l'évolution des morphotypes.
Ce commentaire a été modifié.
C'est d'autant plus fascinant que le Maké (surtout) Nantais / Marseillais avait pas mal d'explosivité et de verticalité dans son jeu (Courbis l'ayant même utilisé en tant que latéral ; quel gâchis) ... Ce qui contraste pas mal avec le Maké "postformé" par Mazinho, devenant pierre angulaire de son équipe (il me semble que Del Bosque le mettait en premier en compo d'équipe au Real, devant Zidane & Co., c'est dire !)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
A la longue, on fini tous par se concentrer sur l'essentiel. A part quelques polyvalents de génie.
8 réponses à ce commentaire.
C'est toujours sympa de réentendre cette histoire de Makelele avec la fille de Coco mais ce que l'on veut savoir, c'est à quoi elle ressemble/ait...

Ceci dit, d'apres Julien Doré, il semblerait que la fille de Coco soit câline!
Ce commentaire a été modifié.
mara donna des frissons Niveau : CFA
On le sait c'est stupide de s'attacher à un classement, mais quand on aime Nantes voilà ça fait plaisir de voir la place raisonnable de Deschamps et Desailly .
De formidables joueurs mais qui n'ont pas marqué plus que ça l'histoire du FCNA.
Perso, j'aurais préféré ne pas les voir du tout ;)

Deschamps c'est top OM/Juve
Desailly c'est OM/Milan/Chelsea

Entre ces deux grands noms (mais insignifiants dans l'histoire de ce club), et les 2/3 blagues glissées dans le classement, ça laissait de la place pour d'autres, plus marquants, plus anciens, plus oubliés, enfin bref, plus intéressants pour nous...
1 réponse à ce commentaire.
GLOBULES ROUGES ET BLANCS Niveau : CFA2
Honte à moi je ne savais même pas que Naybet avait porté les couleurs du FCN...

Sinon on peut dire que Kia a clairement pompé son logo sur les maisons Mikit
Punis tu seras:

A Makélélé tu présenteras ta fille
Avec Loko, tu sortiras en boîte
Avec Pedros, tu tireras des pénos
Avec Ouédec, tu rêveras de l'EDF
Avec Yepes, tu nettoieras les plages, en Septembre
Avec Yapi Yapo, tu chanteras une comptine à tes enfants (sauf ta fille qui est occupée..)
Avec Karembeu, tu parleras de sa femme
Avec Cauet, tu parleras de méthode, man (dsl)

Mais pour finir, avec Prophète N'Doram, vous vous pardonnerez et retrouverez la joie du jeu.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
C'est un putain de sacerdoce ton truc ! N'empêche que le type qui réussi à accomplir toutes ces tâches n'a plus rien à craindre, ni à espérer de la vie.
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Japhetauvillage Niveau : DHR
Amen.


Et que je ne t'y reprenne pas !
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je me permets de prendre la liste de Alain (j'espère qu'il ne me fera pas payer de droits) mise à jour, et expurgée des joueurs qui ne peuvent plus prétendre au Top: on arrive à 18, donc y a comme un hiatus !

Henri Michel
Max Bossis
Japhet N'Doram
Vahid Halhilodzic
José Touré
Mickaël Landreau
Nestor Fabbri
Jorge Burruchaga
Angel Marcos
Patrice Loko
Nicolas Ouédec
Reynald Pedros
Jean-Paul Bertrand-Demanes
Bernard Blanchet
Daniel Eon
Philippe Gondet
Sylvain Armand
Olivier Monterrubio

Note : 1
N'oublions pas steph ziani qui fut un formidable 10 que toute la PL s'arracherait auj.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Donc, on en arrive toujours à cette même question: pourquoi nous infliger 2 ou 3 "boulets" qui prennent la place, sinon de "cadors", du moins de bons joueurs ?
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O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Ils vont faire un combo Loko-Pedros-Ouedec, j'en mets ma dernière couille à couper (j'en ai déjà perdu une lors d'un précédent top).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:20  //  Aficionado de l'Argentine
@ Alegria, oui j'y pense depuis le début du top aussi : je serais pas surpris de voir le trio Loko-Ouédec-Pedros classé à la même place. Mais dans tous les cas, on risque quand même d'avoir deux ou trois absents de marque (as usual).
D'ailleurs, après la curieuse 45e place d'Hugo Bargas, j'ai peur que certains grands anciens Argentins du FC Nantes soient zappés : Fabbri sera sans doute dans le top 10 mais il ne reste pas suffisamment de place pour Angel Marcos, Enzo et Victor Trossero, Jorge Burruchaga, alors que tous ceux-ci ont clairement marqué l'histoire des Canaris (plus que Marcel et DD en tout cas) !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Daniel Eon pourrait faire les frais de l'opération !
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 //  22:50  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
@Alain

à propos de Nantes et sa colonie argentine.
Il y a pas longtemps je lisais un article qui parlait d'Hugo Curioni (un très bon attaquant et buteur de Boca Juniors au début des années 70s). Eh bien, j'ai découvert qu'il avait joué à Nantes (1 seule saison en provenance de Boca) et qu'il avait mis une vingtaine de buts dans la saison finissant 3ème buteur de la D1 pour sa première saison (et unique sous le maillot des canaris). Par la suite il joua à Metz.

Donc pour dire que la filière argentine du Fc Nantes était de haute volée, ça se trompait que très rarement, et le nez fin pour faire venir de très bons joueurs, qui ont su s'adapter rapidement et à être remarquablement bon.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
ajde,

tu sais s'il y a une raison pour expliquer cette affinité entre le FCNA et la filière argentine ?
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Note : 2
Non pas spécialement.
Comme mentionné dans ce top et dans divers sources c'est Budzynski, reconverti en recruteur après sa grave blessure, qui a développé un gros réseau là-bas et a permis cette connection fructueuse.
J'avais lu aussi que c'était Arribas en personne, du temps qu'il était entraîneur, qui avait demandé qu'on prospecte et ramène des joueurs d'Argentine.

La liste est belle : Angel Marcos, Hugo Bargas, Jorge Burruchaga, Enzo Trossero, Victor Trossero, Hugo Curioni, Nestor Fabbri, Mauro Cetto, Julio Olarticoechea, et les moins connus, mais pas moins bons, Victor Rogelio Ramos et Rafael Santos.

Les seuls échecs sont Javier Mazzoni et Diego Bustos mais c'est les années 1990 : le marché se libéralisait, les prix augmentait, la concurrence était beaucoup plus grande, donc Nantes s'est retrouvé avec des seconds couteaux et n'avait plus les moyens d'attirer des très bons joueurs confirmés avec un statut d'international et directement du championnat argentin (joueur qui de toute façon se faisait rare et évoluait déjà en Europe), depuis mis à part Cetto (qui fut "seulement" international espoir) et le gros coup Yepes, la source s'est tarit.
la source c'est tariE.

foutu 2 minutes...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Tu prends ton temps pour déplier un éventail d'indolence puis piquer avec une précision chirurgicale. Mec, tu portes bien ton avatar.

Merci, au passage.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ ajde, Oui exact et après son passage à Metz, Hugo Curioni a aussi joué à Montpellier (2 ou 3 ans) où il a laissé d'excellents souvenirs (Loulou Nicollin le considérait d'ailleurs comme l'un des plus grands joueurs passés par son club).
Karembeu - Carriere - Le dizet - Kambouaré - Olembé....
Ouhla, j'avais pas vu qu'ils y étaient presque déjà tous!
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 //  15:33  //  Amoureux de la Bolivie
Ziani, Gillet, Decroix, Capron ...
qui auraient pu etre classé en 2eme partie de classement. difficile de trouver une place pour tous le monde.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Dommage que Gillet ne joue pas aujourd'hui à l'OM. On pourrait ainsi avoir:
Sanson - Gillet - Sakaï

Imaginons les fous-rires de Stéphane Guy et les gloussements de Paganelli, lors d'une action impliquant les trois !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
magnifique !
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 //  16:18  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Fred, il me semble qu'Alain avait mentionné aussi le buteur argentin V. Trossero, qui, plus tard, est décédé brutalement et tragiquement dans un vestiaire après un match (arrêt cardiaque il me semble)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:24  //  Aficionado de l'Argentine
Oui j'avais mentionné Victor Trossero, ainsi que son homonyme Enzo Trossero (je ne crois pas qu'ils aient de liens familiaux), tous deux membres éminents du FC Nantes 80. Mais j'ai peur qu'ils passent à la trappe, surtout quand on voit Hugo Bargas classé seulement 45e...
Et quid d'Angel Marcos, champion de France 73 et qui fut également entraîneur des Canaris ?
19 réponses à ce commentaire.
Vous auriez pu mentionner au moins quelque chose d'autre sur Makélélé hormis qu'il a une grosse bite et qu'il a tronché la fille de Suaudeau, non ?
 //  15:24  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
En effet l'anecdote la plus ressassée par SF. Peuvent pas s'en empêcher dès qu'il est evoqué Makelele et Nantes = fille de Coco. Et jamais un mot sur ses performances sur le terrain avec Nantes qui furent très bonnes.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Je suis d'accord, le portrait de Claude est vraiment archi-rabattu et vu par le trou de serrure.
Cela dit, je trouve qu'il y a un vrai effort d'investigation et d'écriture sur ce top comparé à d'autres (celui du Real, mazette, c'était un putsch wikipédiesque).
Oui, c'est un top très sympa à lire et, en tant que fan de Nantes, je m'en réjouis. Mais bon, il fallait bien que je me plaigne un peu, en bon français.
"par le trou de serrure"

J'adore l'innocence de cette expression formulée dans un contexte Makékélien.
L'anecdote est tellement bonne, et tellement dans l'esprit sofoot, que je n'arrive pas à leur en vouloir de la ressasser
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:33  //  Aficionado de l'Argentine
Surtout qu'il y aurait beaucoup de trucs intéressants à dire sur les années nantaises de Makélélé, notamment au sujet de son profil et de son poste : dans mes souvenirs, il jouait plutôt milieu offensif excentré, voire quasiment ailier droit, chez les Canaris... Et c'est en Espagne (au Celta puis au Real) qu'il a vraiment été repositionné en milieu déf, avec le succès que l'on sait.
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 //  22:35  //  Amoureux de la Bolivie
Ouais plus offensif le Maké à Nantes, je pense qu'il a du mettre plus de buts avec le maillot jaune et vert qu'avec l'ensemble de ses autres clubs.
7 réponses à ce commentaire.
Autant ça fait plaisir de voir qu'Antoine Sibierski n'a pas été oublié, autant y'a des choix qui me laissent dubitatifs:

Lolo et Rampillon pas dans le top 15 ?
Naybet devant Bargas et Yepes ?
LaPaillade91 Niveau : Loisir
En toute sympathie, j'espère qu'un jour quelqu'un fera remarquer publiquement que SoFoot ressemble au milieu qu'ils décrivent, à sa voir une meute de jeunes loups obsédés par la taille de leur quéquette.

Votre histoire avec Makelele...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 3
Malheureusement, l'histoire de la géopolitique pourrait aussi se résumer à ce débat.
1 réponse à ce commentaire.
jeûner a shabbat???? ça sent la connaissance religieuse défaillante a plein nez...
Pour l'anecdote, Mickaël Madar nous avait planté un doublé un soir de Yom Kippour en 1995...on lui a pardonné.
Sur le sujet, SF parle d'un titre de "meilleur joueur juif", tout en disant qu'il est juif par son père et catho par sa mère.

La "transmission" ne se fait-elle pas exclusivement par la mère?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Mihou Yehoudi ? Vaste question, mon ami.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Qui_est_juif_%3F

3 réponses à ce commentaire.
Lesorcierdelabeaujoire Niveau : District
J'avais complètement oublier la réaction de Kita suite au tour d'honneur de Frédéric Da Rocha, j'ai commencé à aller au stade avec mon père en 1998 et on était la pour le dernier match de Da Roch' ,avec le match de contre Metz ou Mamadou Diallo nous sauve, ou la montée en Ligue 1 ça reste un des mes moments marquants au stade. Mon idole s'en allait, mon club decendait en Ligue 2,. Foutu Nostalgie !!
ChaslesDean Niveau : DHR
Ca aurait été quand même plus cool de parler du joueur que de ressasser pour la 100e fois la bite de Makelele et sa liaison avec la fille de Suaudeau, mais bon...

Mais bon, après ça reste en partie le fond de commerce de So Foot donc...
Makelele... gros machin... fille Suaudeau
Tu tapes ca sur google et tu as tous les articles de Sofoot concernant ce joueur.
Sinon, j'ai rencontré la fille de Coco il y a quelques années, la dame est très belle.
Toujours pas de trace de "la gadoche", ni Triantafilos...???
Je l'aimais bien le "SuperSub" Marama Vahirua. Je me souviens de 2 buts instantanément grâce à lui:

contre Strasbourg, demis de coupe de France 2000-01

Super passe de Carrière au passage ...

contre Auxerre, quarts de coupe de France 2000-01

Super passe de Monterrubio au corner ...
Allez, encore un petit but, celui de Carrière à Bordeaux:
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:22  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
"Superbe passe de Carrière", c'est quasiment un pléonasme ! ;)

Eric Carrière, c'était vraiment un magnifique milieu : un modèle de vision du jeu, intelligence tactique, qualité de passe, vista, gestion du tempo...
2 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 3
Pour ma part je suis assez content de ce top, parce que j'ai découvert Gilles Rampillon, joueur qui m'était totalement inconnu et qui suinte à plein nez des tas de choses indicibles que j'aime retrouver chez un footballeur. Un nouvel horizon à explorer.

Et puis j'ai appris que William Ayache était juif, et ça mine de rien, ça me fait une sacrée belle jambe !
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Je savais pas non plus pour ce bon vieux Willy mais sans être un grand connaisseur, c'est vrai qu'Ayache, ça sonne bien juif séfarade comme nom, je trouve...
Par contre, j'apprends qu'on élisait le "joueur juif de l'année" (je sais pas si ce titre existe toujours). Je trouve ça un peu curieux...
A ce sujet, je sais pas s'il y avait aussi un "joueur bouddhiste de l'année" mais si c'est le cas, Baggio devait être intouchable !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Héhé je me suis dit exactement la même chose à propos de Gilles Rampillon : je le connaissais de nom mais pas beaucoup plus et idem, c'est tout à fait le profil footballistique qui éveille mon intérêt et ma curiosité !
Du coup, je vais m'y intéresser de plus près, merci pour ça (je l'ajoute à ma petite liste comprenant déjà Omar Sahnoun, Oscar Muller et Jacky Simon).
2 réponses à ce commentaire.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:04  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 4
Comme Alegria, je salue votre travail sur ce top Nantes, dont je trouve les portraits plutôt bien foutus.
Maintenant, quelques remarques (ou critiques, car il en faut bien ^^) :
- Loïc Amisse seulement 20e ??? Un peu étonné, pour moi c'était un top 10 incontournable (en tout cas top 15 grand minimum), que ce soit pour ses performances ou sa fidélité ! Amisse, c'est quand même l'un des emblèmes de Canaris, l'un des premiers joueurs auxquels l'on pense tous quand on évoque le FC Nantes...
- Heureusement, vous n'avez pas poussé le vice à mettre Deschamps et Desailly dans les 10/15 mais même à ces places-là, je les trouve tous les deux beaucoup trop hauts. On parle bien des joueurs ayant écrit l'histoire du FC Nantes et non des meilleurs joueurs ayant porté ce maillot. Du coup, pourquoi pas une place en fin de classement (entre 40 et 50 ou même ex-aequo à la 50e place comme je le suggérais hier) mais voir Deschamps devant Baronchelli, Ayache et Makélélé et Desailly devant Simon, Bargas, Suaudeau, Pécout et Yepes, j'ai beaucoup de mal ! En tout cas, ça ne me semble pas correspondre à l'esprit de vos tops...

Du coup, je retente mon top 10 perso, sachant que j'enlève Lolo Amisse et que je prends le parti de réunir le trio Loko-Ouédec-Pedros en une seule "entité" :

1. Henri Michel
2. Japhet N'Doram
3. Maxime Bossis
4. Bernard Blanchet
5. José Touré
6. Vahid Halilhodzic
7. Patrice Loko/Nicolas Ouédec/Raynald Pedros
8. Mickaël Landreau
9. Philippe Gondet
10. Nestor Fabbri

Ca vaut ce que ça vaut et j'ai hésité pour pas mal de places (et changé au moins cinq fois de classement) mais fallait bien trancher...^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:10  //  Aficionado de l'Argentine
Le top 10 va être hyper homogène, d'ailleurs mes 5-6 premiers peuvent quasiment tous être intervertis sans souci.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ça aurait eu de la gueule, comme pour un possible trio Loko-Pedros-Ouédec, de ne pas dissocier la triplette Simon-Gondet-Blanchet.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Je le trouve très cohérent ton top. Historiquement et sentimentalement.
3 réponses à ce commentaire.
Pas encore vu l'immense JPBD
Rentrera t il dans le top 10 ? quand on voit le classement totalement injustifié d'Amisse on peut en douter !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:11  //  Aficionado de l'Argentine
Bertrand-Demanes ? Je le vois bien entre 10 et 15, ça m'étonnerait quand même qu'il soit zappé d'un top FC Nantes... Ce serait même inconcevable !
Après je suis d'accord avec toi concernant la place de Loïc Amisse, classé beaucoup trop bas (j'étais persuadé qu'il serait dans le top 10).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Sans vouloir trop jouer les iconoclastes, mais les Ettori, Bertrand-Demanes, Ramé, Landreau, Pierre Bernard, Castaneda (j'anticipe le Top Sainté) sont peut-être des gardiens emblématiques de la L1, mais au niveau Equipe de France, c'est pas franchement la "Sécu Sociale", c'est même la BBC (bévues, boulettes et cagades).
Tout ça, pour ceux qui nous serinaient, genre Guy Roux, que la France avait la plus belle école de gardiens d'Europe (voire du monde ?). Nous ne sommes pas l'Italie ou l'Allemagne.
Opinion partagée Alain sur JP Bertrand-Demanes.
Le zapper du classement équivaudrait à oublier de citer le Muscadet en accompagnement d'huîtres !!

J'ai eu la chance de voir jouer le Nantes 77/84 tant à Marcel-Saupin qu'à Lescure et suis tout comme toi "abasourdi" de la position d'Amisse...
Tu as raison Fred concernant les gardiens concernant l'Edf !
Né en 62 j'ai bien connu en "live" les difficultés à trouver l'inamovible gardien des Bleus (on pourrait rajouter Baratelli, Rey, Dropsy...) puis arriva fort heureusement en 83 un certain Joël Bats...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Après François Remetter (26 sélections de 53 à 59, seulement), le meilleur gardien de l'après Vignal (toujours à moitié cassé), lui-même successeur du grand Darui, il a fallu attendre Georges Carnus, puis tu as raison, Joël Bats.
Si l'on veut faire un Top 10 à la Alain Proviste, en couvrant toutes les époques, celà donnerait:

Pierre Charyguès
Alex Thépot
Laurent Di Lorto
Julien Darui
René Vignal
François Remetter
Georges Carnus
Joël Bats
Bernard Lama
Fabien Barthez

Hugo LLoris se situant peut-être dans un Top 15.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Si tu es né en 62, tu as quand même échappé au début de la traversée du désert (en gros 60-73)représentée par les redoutables Messieurs Verriest, Guérin, et Boulogne (avec des piges de Snella-Arribas, Duguauguez, Justo Fontaine (2 matchs, 2 défaites).
Et tu as du reprendre un peu d'espoir avec l'arrivée de Stefan Kovacs, puis soulagé avec Hidalgo (mais il avait la chance d'avoir un certain Michel Platini).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Je te trouve dur avec Boulogne, Freddy. Pour moi il amorce le règne de Kovacs et surtout celui d'Hidalgo, même s'il échoua lamentablement en tant que sélectionneur, j'en conviens.

En revanche, merci pour la liste des gardiens ! Même s'il en manque 2/3, on réalise aisément à quel point on est loin derrière les italiens et les allemands (voire les russes).

@Nederland,

je te remercie d'avoir parlé de Muscadet et d'huîtres, tu m'as copieusement ouvert l'appétit !

Sachez messieurs que c'est un réel bonheur que de pouvoir discuter avec des gentlemen des 60's.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 3
@Alegria

Bien sûr que la France est derrière l'école soviétique, historiquement en matière de gardien : Yashin, Dasaev, Rudakov et Khomich (mentor de Yashin au début de sa carrière au Dynamo Moscou) pour les plus glorieux et talentueux, sans oublier Sokolov (années 1920, le premier de cette grande lignée du poste en URSS), Zhmelkov, Maslachenko, Bannikov, Chanov, Kavazashvili, Cherchesov (actuel entraineur de la Russie).
D'ailleurs je pense toujours qu'Akinfeev est sous-côté et qu'il était dans les tous meilleurs du poste entre 20005 et 2012 à peu près.

Meme si dans les 25 dernières années la France a redréssé la barre, surtout avec les 2 références internationales Lama et Barthez dans les 90s

Ce commentaire a été modifié.
2005, un zéro de trop évidemment

foutu 2 minutes... (Bis)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Qui est ce Sokolov ? je ne trouve sa trace nulle part.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
ajde,

toujours su que l'école soviétique façonnait de meilleur portiers que nos pauvres colmateurs de brèches. Mais là tu viens de me faire une saignée.

Je vais aller étudier ça. Avec une putain de gourmandise, parce que j'adore ce poste martyrologique de gardien.

Merci ajde.
Note : 1
@fred
Nikolay Sokolov
http://russianfootballnews.com/nikolai- … alkeeping/
(En anglais)
Le site footballski (en francais) a publie un article a propos de l'ecole sovietique des gardiens, c'est commme ça que j'ai appris son existence comme qquns mentionnes plus haut. Tu devrais trouver sans pb avec google
C'est vrai que également né en 62, j'apprécie lire les commentaires de "Nantais avertis et connaisseurs"... J'ai souvenir du jour où contre l'OM de Trésor, le speaker de Saupin avait essayé le nouveau tableau de marque et avait mis 4 (on avait gagné 4 à 1)..., plus tard, des larmes de Derzak après son expulsion contre l'Inter (Ce Fanna quel pourri !!!), le port altier de Henri Michel (mon joueur favori, j'ai encore sa signature à Saupin après son jubilé...) les dribbles de Burruchaga, le jeu à une touche de la triplette "Loko, Ouedec, Pedros" mais également de Vahid et sa première année galère... et puis cette traversée du désert de ce club qui dure depuis 2001...
J'attends avec impatience de découvrir le top 15...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Oui, j'avais lu cet article. Encore une fois, je ne cherche pas à angéliser le bonhomme mais simplement le juger sur les faits. Et s'il y en a beaucoup de condamnables à son actif, il a aussi une part de responsabilité dans le virage pris à Kovacs puis Hidalgo.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ajde,
Oui, magnifique série d'articles sur les gardiens soviétiques: à part Yachine (que j'ai vu en live en 66), Maslachenko peut-être, Rudakov et Dasaev, je n'en connaissais aucun: quel minable je suis !
Et dire que pendant ce temps là, nos "experts" nous vendent Neuer, comme étant "le gardien qui a révolutionné le poste".
16 réponses à ce commentaire.
Oui Fred Astaire j'ai vraiment adoré cette période Edf 76/86 où Hidalgo puis H.Michel (futur n°1 de ce top 50 !) pouvaient s'appuyer sur une génération exceptionnelle et offrir un football très offensif avec des matchs mémorables.

Avant ces dates je te rejoins c'étaient effectivement les années noires et la reconstruction après 58 fût bien lente...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
La reconstruction post-58 fut catastrophée essentiellement à cause de luttes intestines. Combien de talents gâchés ?
On ne va pas relater les Combin, Di Nallo et la pléthorique compagnie... mais effectivement l'équipe de France a subi un coma de quasi 20 ans.
Je persiste à croire, nonobstant ses résultats lamentables en tant que sélectionneur, que Georges Boulogne fut l'homme du sursaut. Parce qu'il s'est attaché à consolider les structures mêmes, là où elles étaient branlantes.

C'est ainsi que je comprends l'histoire, à ma petite mesure, mais vous qui avez des souvenirs plus vifs à ce sujet, j'aimerais bien connaître votre sentiment.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On veut bien, mais ça risquerait de nous filer le cafard de ressasser ces périodes sombres de notre histoire.
Totalement hors-sujet: je viens de me visionner sur ma box en replay de la chaîne OCS, Pushover avec une Kim Novak, dont c'est le premier film, un peu moins "zombiesque" que dans Vertigo: la critique française ne l'avait-elle pas surnommée "Le glaçon manqué", et un Fred MacMurray, qui rejoue pratiquement le même personnage que dans Double Indemnity.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Je ne connais pas du tout ce film, ça vaut le coup d'oeil ?

PS : Dire de la Novak qu'elle est zombiesque dans Vertigo, c'est putassier au possible ! Elle joue son rôle. Une figure évanescente. Et elle le joue diablement bien.

La plupart des critiques sont des hyènes sans crocs qui ne savent que baver du vitriol.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
D'ailleurs Hitchcock a considérablement réifié son rapport aux acteurs(trices) au fur et à mesure de sa carrière. Cela ne lui a jamais posé problème. De passer d'Ingrid Bergman à Tippi Hedren (quelle moins-value cependant, heureusement qu'Ingrid s'est amourachée de Rosselini).
Hitck pensait les personnages comme des figures - à la manière d'un Bresson, en plus fétichiste.
La façon dont il sacrifie Janet Leight dans Psycho, mais même la Bergman dans ses interminables plans-séquences des Amants du Capricorne... Dieux merci que les actrices avec un peu de cran l'aient mouché. Je pense surtout à Ingrid Bergman qui est - je crois - mon actrice préférée et l'une des femmes qui m'émeut le plus au monde.

Tu l'as vue dans "Gaslight" de Cukor ? La genèse de la maison du diable. Elle est d'une beauté....

ravissante

Et Charles Boyer comme à son habitude est impeccable ! Impeccable, c'est un mot qui sied bien à ce film faussement puritain.

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Oui je l'aime parce que je l'ai vue naître et grandir et mourir.

La superbe Ingrid d'Hollywood qui mettait la pâtée à toutes les Greta à toutes les Lauren, la petite Ingrid qui leur a appris à toutes la fraîcheur ! Qui n'a pas hésiter à sacrifier sa gloriole pour vivre l'absolu avec Rosselini

« Cher M. Rossellini,
J'ai vu vos films Rome, ville ouverte et Païsa, et les ai beaucoup appréciés. Si vous avez besoin d'une actrice suédoise qui parle très bien anglais, qui n'a pas oublié son allemand, qui n'est pas très compréhensible en français, et qui en italien ne sait dire que « ti amo », alors je suis prête à venir faire un film avec vous. »

Europe 51, Stromboli, Voyage en Italie !

Cette femme a fait des chefs d'oeuvres uniquement par amour. Même vieille et décrépie elle accepta de jouer dans l'odieux Sonate D'Automne d'Ingmar, film que je vomis au même titre que Cris et Cuchotements, mais films ô combien majeurs.

J'aime cette femme d'un amourabsolu.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Alegria,
Tu ne me feras pas changer d'avis sur Kim Novak, mais je partage ton admiration, et même ton amour, pour Ingrid Bergman.
Ce que je trouve gênant dans certains films italiens, c'est que les acteurs étrangers sont "doublés" (je veux dire ne se doublent pas eux-mêmes) ce qui fait qu'il n'y a pas vraiment de VO.
Ce qui enrichit les films de Rossellini, c'est souvent la magnifique musique de son frère Renzo, aussi compositeur d'operas peu représentés ou peu enregistrés: La guerra, Vue du pont, l'Annonce faite à Marie, La Reine morte. Encore un qui n'a pas la carte ?
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Nourredine Naybet, une seule saison à Nantes mais quelle classe ! Le digne représentant d'une grande lignée de libéros nantais : Bargas, Rio, Bossis, Vulic, lui, Fabbri, Yepes, Cetto...
Dommage quand même qu'il ne soit pas resté au moins une saison de plus chez les Canaris (même si la suite de sa carrière ne lui a pas donné tort), il aurait été parfait dans l'équipe de 95 !
Pour moi, l'un des plus grands défenseurs centraux de l'histoire du foot africain.