Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du FC Nantes (3e)

Club historique de l'élite française, le FC Nantes a imprimé sa marqué au milieu des années 1960, sans jamais quitter la première division pendant 44 saisons, jusqu'à ce que la Socpresse ne vienne y mettre son nez. Troisième de ce top : José Touré.

Modififié

#3: José Touré

Le Parc des Princes s'apprête à être le théâtre d'un doublé, celui de Nantes. Les Canaris viennent d'empocher easy la D1 et se présentent face au PSG, en finale de Coupe de France, ce 11 juin 1983. Rapidement mené au score, Nantes revient grâce à Baronchelli, puis prend les devants. José Touré reçoit dans les airs une passe de Seth Adonkor, et régale. « Je contrôle la balle de la poitrine en sautant, je jongle avec le ballon et après deux contrôles du pied droit, j'ajuste Baratelli d'un tir du gauche dans l'angle fermé sans que le ballon ne touche le sol. Je gagnais ainsi définitivement mon titre de noblesse. » Derrière les micros de TF1, les commentateurs s'extasient. Jean-Michel Larqué sort son plus beau lexique - « Là, regardez, hop le contrôle, dans la niche » - et Thierry Rolland envoie du « le Brésilien ! » pour décrire le bijou de José Touré. La finale sera finalement perdue par les Nantais (3-2), victimes de Safet Sušić.

Vidéo

José Touré n'est pourtant pas brésilien. Il est né à Nancy d'un père malien, lui aussi footeux, et d'une mère française, a grandi entre Toulon, Limoges, Nantes, Ajaccio et Blois. Surdoué du ballon dans le 41, son style de jeu, tout en création, vitesse, puissance et dribbles caressés, suscite les convoitises. « Quand José Arribas est parti entraîner l'OM, il m'a sollicité pour aller en formation à Marseille, rappelle Touré. Mais ma mère n'a pas voulu. Elle voulait que je finisse mes études... Mes études, mon œil ! En fait, elle ne voulait pas que j'aille si loin. » Plus rassurée par la perspective de Nantes, elle laisse son fiston y partir en stage. « Une seule chose m'excitait : croiser les professionnels. » Il y croisera surtout dans un premier temps un « petit homme sec » qui n'arrête pas de « lui gueuler dessus » à chaque raté. « Mais qui c'est ce roquet qui me les gonfle grave ? s'énerve José. Renseignements pris, cet aboyeur a joué avec papa dans les années 1960, ici même à Nantes, et s'occupe des jeunes. Il s'appelle Jean-Claude Suaudeau, on l'appelle Coco. Et moi, je pense de plus en plus que j'ai rien à foutre ici. » À l'essai aux Basses Landes - la Jonelière n'existait pas encore -, José séduit tout de même le petit homme sec et s'engage en formation du côté du FC Nantes. Son premier vrai pote s'appelle William Ayache, qui l'avait pourtant mis KO après cinq jours de formation, sur un duel aérien. Les deux jeunes sont complémentaires : « Lui, hyper professionnel et sérieux, moi facile et inconstant. Il me ramenait à la réalité du métier. » Le métier, c'est déjà apprendre qu'il faut faire sa place sur le terrain pour prétendre à faire le malin en dehors. « C'est crampons aux pieds que tu gagnes le droit de l'ouvrir à la cantine ou dans les couloirs du dortoir, image-t-il. Ça, j'avais du mal à m'y faire, pas parce que je manquais d'ambition, mais parce que le foot n'était qu'un jeu où j'exprimais ma passion. Je ne montrais pas l'esprit de conquête de certains. Alors parfois je faisais la gueule pour une connerie. Et chez moi, faire la gueule, ça ne durait pas une heure : je pouvais rester une semaine sans parler à personne. Bonjour l'ambiance... »

Henri Michel et Alphonse Daudet


Après le KO de son pote Ayache, José enchaîne même avec une double entorse à la cheville, et cinq semaines de plâtre. Il est pourtant le seul Nantais à finir cette saison 1977-1978 international français juniors. Il l'apprend de la bouche de Max Bossis. « Je pars aux Basses-Landes, je revenais du lavomatic où j'étais allé faire ma lessive, situe José.Je croise Bossis, qui était un monstre pour moi. Il était rare que je rencontre les pros, sauf pour des galops d'entraînement ou des petits matchs. Je le salue avec déférence et respect, le grand Max qui me répond avec un petit sourire "Félicitations" et continue son chemin. Je continue jusqu'au baraquement, style maison de chantier qui servait de vestiaires aux jeunes. Là, les copains m'ovationnent et m'apprennent ma première sélection en équipe de France. J'ai pensé d'abord à Bossis et à son petit mot : ce jour-là, ce geste était plus important que la sélection. » Auteur d'un super tournoi en Italie, du côté de San Remo, José marque les esprits. Le sien d'abord : « J'étais comme un poisson dans l'eau, facile et créatif. Ce maillot tricolore est le seul que j'ai conservé de toute ma carrière de footballeur. Les autres, je les ai tous offerts. Mais celui-là est bien plié dans une armoire parfumée d'un petit sac de thym qu'avait fait ma grand-mère, à la campagne, à Fougères. De retour à Nantes, le regard des autres sur moi a changé, j'étais comme un soldat qui revient du front médaillé. »


Le quotidien de José à Nantes ne change pourtant pas. Il habite toujours la maison dévolue aux stagiaires, dite « maison de la ville-en-bois » , près de la place Canclaux, à Nantes, dirigée par Suzon, une « mama, petite femme, un peu forte » , qui faisait très bien une recette au chou farci. « On l'appelait le plat syrien » , dit José. Sur les terrains, Suaudeau ne le ménage toujours pas : « Il me gonflait, trouvait que j'étais bidon dans mes contrôles, que je ne travaillais pas assez, que je trichais. » Puis Touré met les bouchées doubles sur les pelouses et gagne la confiance et la proximité de Coco. « D'ailleurs, pour me chambrer, à cette époque, les copains me surnommaient parfois "le fils de Coco". Suaudeau est le Pygmalion qui m'a fait footballeur. » José, qui joue en D3 avec la réserve, gagne dès le 19 octobre 1979 ses premières minutes professionnelles dans l'équipe drivée par Jean Vincent. Il se fait tout petit au contact des pros dans le vestiaire. « J'observais tout. Autour de moi, il n'y avait que des pointures internationales - Pécout, Amisse, Tusseau, Rampillon, Bossis, Bertrand-Demanes, Baronchelli - qui imposaient le respect. Le premier de tous, Henri Michel, le capitaine courage. Il me semblait tout droit sorti des livres d'Alphonse Daudet que je lisais quelques années auparavant. » José s'installe dans le vestiaire, pour profiter de son « rayonnement » , et sur la pelouse, il entre à la 84e et marque sur un centre de Pécout. « Je me souviens d'avoir couru, je ne sais plus où, d'être tombé dans les bras de tous. Au milieu des sourires, j'ai reconnu le regard de braise d'Henri Michel, il me remerciait, il me félicitait. Je ne sentais plus la pesanteur. »


Touré a le droit de rentrer à Blois fêter ça, et fait la tournée des grands ducs avec ses copains, venus l'accueillir à la gare. « Cette nuit-là, nous étions les rois de Blois. » Cinq jours plus tard, José marque encore, en supersub, de la tête, mais en Coupe d'Europe cette fois-ci. Le 7 décembre, c'est une première titularisation pour lui. « La suite s'enchaîne comme une sarabande où les buts et les victoires me font collectionner les surnoms que la presse sportive donne aux joueurs pour mieux les définir. » Le contrat stagiaire est définitivement devenu trop petit pour lui, même si Coco Suaudeau n'est jamais loin pour faire redescendre José sur terre et le convoque à son bureau. « J'avais 19 ans, mes premiers pas avec les pros avaient été couronnés par la chance et des buts. Ça m'était un peu monté au bonnet. Suaudeau avait senti qu'il fallait agir. Il m'attaqua bille en tête : "Au train où tu évolues mentalement par rapport à ce métier, si tu ne changes pas du tout au tout, je ne te ferai pas signer pro à Nantes. Tu n'as pas l'esprit pour réussir dans ce sport chez nous." Je suis allé pleurer de rage et de déception dans ma chambre. Le lendemain, je me suis mis au travail comme un âne et humblement. C'est ça l'école du foot, le talent ne suffit pas. » Les efforts sont récompensés en juillet 1980. José passe professionnel au FC Nantes. Après ses 300 à 500 francs par mois au centre de formation, ses 1200 à 3000 balles en tant que stagiaire selon ses apparitions chez les pros, José vaut désormais 4500 francs mensuels, « sans les primes. Comme je jouais régulièrement, je gagnais à mes débuts 80 000 francs par an. Je me sentais enfin autonome. »

À l'ombre de Platini et Giresse


Après des années à vivre en collectivité, que ce soit au centre ou au service militaire, Touré découvre « la douceur de vivre seul » , boulevard Guisthau dans le centre-ville de Nantes, se paie un canapé et des fauteuils en osier « style colonial » , un tapis First time sur le sol, de grandes plantes vertes, et un « piano droit Yamaha laqué noir qui trônait dans le salon. Le piano, c'était ma folie du moment » . Histoire de déconnecter du foot, José prend même un prof, « baba cool, avec les cheveux longs, sourire narquois, très drôle » , mais le laissera un jour sur le palier de l'appartement, prétextant avoir vendu le Yamaha pour une guitare Gibson 1967. Pourquoi ? « Mon prof s'ingéniait à vouloir m'apprendre à jouer du piano en m'assommant de références footballistiques. » Son argent passe souvent dans les fringues de luxe, les bouquins de design, d'art déco. « Mais je vivais simplement, tempère-t-il. Réveil à 7h30, petit déjeuner copieux et entraînement le matin, déjeuner à la maison, puis sieste d'une heure, retour au stade et champ libre à 17h pour bouquiner mes livres de déco et d'art. Le soir, je sortais très rarement et j'avais besoin de beaucoup de sommeil. Je m'endormais vers 22 heures. »


Bref, tout roule pour José, sauf pour le compte en banque, qui présente un découvert de 70000 francs en janvier 1982. Le banquier prévient le club, qui s'engage alors dans une renégociation de contrat : prolongation de deux ans jusqu'en 1986, 200 000 francs à la signature pour éponger dettes et impôts et 15 000 francs par mois à partir de juillet 1982. Le montant ne fait pas sauter au plafond, mais José est content. À 20 ans, il chiffre 13 buts en 25 matchs sur la dernière saison, et retrouve Coco Suaudeau comme entraîneur, à l'été 1982. « Il voulait faire du jeu de Nantes un mélange de Brésil et d'Angleterre, tout sur l'attaque et la vitesse de jeu. » Positionné en numéro 10, José réussit à grandir dans l'ombre des 10 Français du moment : Platini et Giresse. Et fait une saison 1982-1983 dantesque, récompensée par un titre de champion de D1 : « J'ai joué comme j'en ai rêvé, facile et efficace. Mon rôle était de distribuer les ballons, d'orienter le jeu, de marquer des buts. » Mieux encore : son contrat sera largement revalorisé après que son conseiller a découvert que Budzynski avait signé en janvier 1982 à la place de José, absent car en tournée à Tahiti. Touré passe à 65 000 francs mensuels pour 1983-1984, 80 000 puis 90 000 pour les deux saisons suivantes, et 700 000 francs de prime supplémentaire à la signature, qu'il prête à son conseiller, Claude Berquez, pour qu'il s'achète une maison bourgeoise à Blois. Une somme qu'il n'a jamais revue.

Rumeurs et amours


Cette saison 1983-1984 est difficile pour José. S'il est en train d'atteindre son meilleur niveau, le très très haut niveau international, il voit son début de saison gâché par des pépins physiques à répétition. « Angines en rafale, deux opérations chirurgicales, et une demi-saison gâchée. J'ai perdu 7 kilos et je suis resté deux mois sans jouer. Quand j'ai repris, j’étais si faible que je me faisais bousculer par les jeunes. Le ski de fond m'a permis de retrouver une bonne condition physique. » Pire que tout, il subit les premières sales rumeurs du milieu. Les on-dit racontent que José ne foule plus les pelouses car il serait en prison, pour viol ou proxénétisme, qu'il serait même atteint par le SIDA... Coco Suaudeau doit même éteindre sur le FR3 régional la rumeur, et José avoue devenir « parano » sur les réelles intentions des gens qu'il peut croiser. « Je ne regardais plus mon prochain avec la même candeur d'esprit, avec la même confiance souriante dans les yeux. Je me méfiais de tous. » S'il parvient à refaire surface au cours de la saison, une nouvelle blessure l'empêchera de participer à l'Euro 1984 en France. Il se consolera avec les JO de Los Angeles, sous la houlette de Henri Michel, même si le tournoi s'arrêtera pour lui en quarts de finale, blessé contre l'Égypte. À Los Angeles, José retrouve au moins le sourire, une médaille d'or autour du cou et réussit d'ailleurs à emmener en virée celle qui lui donna la breloque lors du protocole. « Julia, elle était de San Diego, moitié américaine moitié mexicaine. Belle et pulpeuse, brune aux yeux verts. »


L'amour, un leitmotiv pour José. Le premier amour de sa vie, Anne-Laure, est rencontré à 12 ans à Blois. « Je fondais pour elle, ses cheveux couleur de miel, ses taches de rousseur et son petit nez en trompette, frissonne José. Je l'ai embrassée la première fois devant chez elle dans une des ruelles du vieux Blois. J'avais 17 ans. J'étais à Nantes, je jouais en D3 avec la réserve. Après les matchs, je prenais le train pour la rejoindre. Elle me faisait rêver. La première fois que nous avons fait l'amour, elle m'a envouté. Elle a allumé un immense feu de cheminée, je me suis installé dans un canapé et elle s'est mise au piano. Elle a joué un air style Bylilis. J'étais dans le cosmos. La suite s'est jouée sur le tapis, devant la cheminée, sous une couverture en fourrure. Pour un sacré romantique comme moi, ce fut le nirvana. » Les deux se fiancent quand José a 19 ans, Anne-Laure 17. « Très vite, j'ai compris mon erreur. Je n'étais prêt ni à en finir avec le célibat, ni à consacrer mon amour des femmes à une seule, commence celui qui ne se voit pas comme un tombeur. J'ai mis fin très vite à cette liaison, pour vivre des aventures charnelles où ma seule soif était la conquête du corps féminin en évitant d'investir mon esprit. Mais j'essayais d'éviter ce qu'entre nous, les joueurs, nous appelions les pétasses qui chassent la vedette pour épater la galerie et tenter d'accrocher le jackpot. » José tombe de nouveau amoureux au printemps 1983, « un gros coup de cœur » , alors qu'il roulait dans Nantes dans son Austin blanche. « Sandrine, une belle fille fine, brune et douce » . Épousée en 1987, elle partagera sa vie jusqu'en 1989.

Dans la Bentley de Yannick Noah


Ses deux dernières saisons nantaises sont rayonnantes. Nantes joue bien, même si les Canaris n'arrivent pas à retrouver leur titre de champion. Juste vice-champions. En équipe de France, José est clairement dans la bonne rotation pour les qualifications au Mondial 1986. « J'enchaînais mes pas de danse ponctués de buts, de victoires et de qualifications tous azimuts, avec les Bleus et avec Nantes » , sourit José, qui gagne même la première Coupe intercontinentale de l'histoire du foot français, avec un but à la clé, contre l'Uruguay, en 1985. « Malheureusement, c'est ce jour que l'un des Uruguayens me toucha au genou gauche, ce fameux genou qui brisa quelques mois plus tard mes espoirs. » Le 19 mars 1986, Nantes accueille l'Inter en quarts de finale de Coupe UEFA. « Mon genou me faisait souffrir, mais je me taisais, les bobos ça fait partie du métier, il faut serrer les dents. Je bondissais pour éviter les coups et filais parfois des mandales pour me faire respecter. Contre l'Inter, le frère du grand Baresi me tapa par derrière à la hauteur du genou gauche. Le genou était enflé. Avec du froid et un bon stripping, je suis reparti en seconde mi-temps. Après un quart d'heure et une déviation aérienne de la tête, à la réception, mon genou explosa. » José va manquer le Mundial. « Une Coupe du monde, c'est rare dans la vie d'un joueur, sauf si on s'appelle Pelé. Moi, je n'étais qu'un pâle Brésilien de France trop malchanceux. » Après son opération, il se consolera chez Europe 1, en consultant de luxe, et prolonge les soirées par quelques virées dans la Bentley de Yannick Noah, avec son pote journaliste Patrick Amory.

Puis c'est le temps de la rééducation, sept mois de rééducation à Saint-Jean de Monts, en Vendée, « sept mois de solitude » entrecoupés de quelques bons moments. Sa copine Sandrine, enceinte, s'installe à Noirmoutier, chez ses parents. « Tous les week-ends, je m'occupais d'elle, balades et fruits de mer. Cela adoucissait la tristesse qui régulièrement réapparaissait. » Quand on lui donne quelques jours de repos avec le week-end au milieu, José peut également s'évader. « J'allais rejoindre Yan chez lui à la campagne. Son pote Alain Fitoussi était là avec sa fiancée norvégienne, la fille de la pub Buffalo. Yan filait le parfait amour avec la Suédoise Cécilia, qu'il venait d'épouser. Nous étions libres, jeunes et riches. Un soir au resto, je leur dis : "Les filles, faites-moi connaître les pays nordiques, je n'y suis jamais allé." Et nous sommes partis après le dessert. La vie était si simple. » La suite sera nettement plus compliquée. En fin de contrat en 1986, José Touré s'entend finalement avec les Girondins de Bordeaux, qui l'avaient déjà approché en novembre 1985. « Mais j'avais dit non, je ne voulais plus jouer en France. Je me sentais trop lié à Nantes pour l'affronter la saison suivante. » L'Inter et Naples rôdent autour de lui, mais la blessure au genou refroidit tout le monde. Sauf Bordeaux. « J'ai gagné mon premier milliard de centimes sur des béquilles en allant signer chez les Girondins ma rééducation. À ce moment, je croyais être une star. En fait, je n'étais que du bétail, de luxe peut-être, mais du bétail. »

Propos de José Touré issu de Prolongations d'Enfer, l'autobiographie de José, en collaboration avec Patrick Amory, Editions JC Lattès, 1994.


Un joueur emblématique qui a gagné beaucoup et qui mérite sa place de n3, mais je sais pas si ça justifie l'emploi fictif dont il profite aujourd'hui huhu
Japhetauvillage Niveau : DHR
"On est parti après le dessert. La vie était si simple !"

En un mot, ce gars-là, c'est "plaisir".

C'est réjouissant de voir cette galerie se dessiner et toutes ces personnalités s'unir. Et la suite ne pourra qu'être encore meilleure.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:52  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Ubriacone disait sur l'autre article que sa place sur le podium était peut-être un peu flatteuse. Dans le fond, je suis plutôt d'accord, je l'avais d'ailleurs mis dans mon top 5 avec Bossis à sa place sur le podium.
Ceci dit, il y a aussi pas mal d'arguments en faveur de cette 3e place, outre le fait que José Touré soit le joueur "sofootien" par excellence.
Déjà, il faut se souvenir de ce que représentait José Touré à l'époque, que ce soit pour le FC Nantes et plus globalement pour le foot français : c'était un véritable artiste, un joueur capable de débloquer n'importe quel match par ses coups de génie et sa technique superlative et surtout, son surnom de "Brésilien" renvoyait une image d'allégresse, de plaisir, de fantaisie, de joga bonito, dans une période où le Brésil était encore la référence ultime des amateurs de beau jeu, après le ravissement suscité par la Seleçao 82 chez tous les passionnés du ballon rond !
José Touré, c'était peut-être le plus beau symbole de ce FC Nantes de la première moitié des 80's, l'une des équipes les plus joueuses de l'histoire du championnat de France (je pense en particulier au FCN 83). Sur la période 83-86, il est inarrêtable et multiplie les coups d'éclats : la saison du titre en 83, son but de légende contre Paris en finale de CDF, le but de la qualif inscrit à Dasaev lors du 8e de C3 face au Spartak...
Et puis, il y a un truc qui ajoute à la légende de José Touré, ce sont les regrets, ces fameux "et si ?" caractéristiques du foot-fiction : et si José Touré ne s'était pas blessé face à l'Inter ? Et si José Touré avait pu jouer la CDM 86 ? Et si José Touré n'avait pas vrillé sur la fin de sa période bordelaise et à l'AS Monaco ? Tout cela a participé quelque part à la construction du mythe car on ne pourra jamais s'empêcher de se dire qu'il aurait pu faire encore mieux et devenir l'un des meilleurs joueurs français de l'histoire (il en avait clairement le talent et les capacités)...
En tout cas, pour ma part, j'aurais payé cher pour le voir au Mexique, en soutien de Rocheteau ou Stopyra et alimenté par les passes de Platoche et Giresse (même s'il aurait été également parfait en n°10) ! José Touré face au Brésil à Guadalajara, on tenait le scénario idéal.
Comment ça le joueur SoFootien ?
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
José Touré correspond tout à fait au type de joueurs adorés par la rédaction de So Foot, qui a toujours eu un faible pour les génies à la vie dissolue, les joueurs rock'n'roll, les rebelles, les fêtards, les artistes au caractère trempé et les personnages charismatiques (sachant que certains peuvent être tout ça à la fois) : un profil assez large qui englobe les Socrates, Maradona, Cantona, Best, Chinaglia, Ronaldinho, Caniggia, Garrincha, Gascoigne, Meroni, Romario, Hagi, Caszely, Cassano, Higuita, Valderrama, Stojkovic, Breitner, Schuster, Ortega, Suarez, Reinaldo, Stoichkov, Vinnie Jones, Palermo, Chilavert, Madjer, Waddle, Boban, Paulo Futre, Houseman, Asprilla, Ibra, Mekhloufi, etc...

Bon après, c'est loin d'être le seul style de joueurs qu'ils apprécient et tu me diras que certains des joueurs cités ci-dessus ont très peu de points communs... C'est vrai mais tous correspondent plus ou moins à l'idée que l'on se fait du "joueur sofootien".

J'espère t'avoir éclairé, même si mon com n'est vraiment pas très clair en y repensant... ;)
Ah je vois très bien ! Merci !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Parfait, comme de juste, le Alain !
TheDoctor Niveau : CFA2
Oui en effet bien vu pour le joueur sofootien !! J'avais très bien compris là où tu voulais en venir, et c'est bien définit de ta part.

D'ailleurs le FC Nantes ne serait-il pas le club sofootien par excellence ? Du plaisir, de la samba, du style, des bides, des fiasco, des scandales, beaucoup de passion avant les résultats...

Bref rien que de voir ceux qui sont sur le podium, nous avons 3 générations différents : 60-70's avec Michel, 80's avec Touré et 90's avec Japhet. Chacun avec un style différent mais beaucoup de classe et la particularité d'avoir tout pété seulement à Nantes et nulle part ailleurs. Rien à ajouter
Ah, José Touré ...

C'était une sacrée séquence dans l'histoire nantaise qu'a vécu José Touré, 1979-1986, entre les dernières années du coach Jean Vincent, doublé coupe/championnat 1980 et demi-finale de C2 la même année, où il a le rôle de "Super Sub", avant de devenir un leader technique et un élément essentiel dans le collectif nantais de Coco Suaudeau. Ce qui me marquait aussi chez lui, outre son aisance technique fabuleuse, c'était son jeu de tête. Aucun défenseur n'arrivait à le bouger une fois lancé.

Et puis ce FC Nantes 192-83, mon dieu ...
Champion de France, finaliste de la coupe de France. Pour beaucoup, c'est le meilleur FC Nantes de l'histoire du club, meilleur que celui de la saison 94-95, c'est dire. Comme écrit dans l'article, c'était un mix entre le Brésil 82 et le Liverpool de Bob Paisley de l'époque, donc toujours le mouvement, l'intelligence de jeu, la permutation, la disponibilité, la défense en zone très haute (sans jouer le piège du hors-jeu) et un super pressing. Une équipe forcément très technique donc.

Une équipe en 4-3-3 avec Vahid Halilodzic en attaque (qui a remplacé Eric Pécout la saison précédente); Loïc Amisse ailier gauche; Bruno Baronchelli ailier droit; José Touré meneur de jeu, protégé par les milieux techniques Seth Adonkor et Oscar Muller (ou Fabrice Poullain); latéral gauche l'offensif et sous-estimé Thierry Tusseau; latéral droit William Ayache tout aussi offensif; les défenseurs centraux Max Bossis (replacé dans l'axe après la retraite de Henri Michel et qui montait tout le temps offensivement) avec Patrice Rio (et un peu Michel Bibard). Jean-Paul Bertrand-Demanes aux cages bien évidemment, sans oublier l'attaquant danois Henrik Agerbeck ou les débuts de Michel Der Zakarian.




Ce sont les buts de Fabrice Poullain, Patrice Rio, Max Bossis et le dernier, c'est José Touré bien sûr !

Après une saison 1983-84 compliquée (6e en championnat, éliminé en C1 par le Rapid Vienne de Krankl dès le 1er tour, plus le départ de Tusseau à Bordeaux), c'est le renouveau à partir de la saison 1984-85 avec les départs de Rio, Oscar Muller ou encore Fabrice Picot et les arrivées de l'argentin de Newell's Victor Ramos, la montée en équipe première pour Jean-Jacques Eydelie et Antoine Kambouaré, mais surtout la première saison complète au stade de la Baujoire. L'équipe finit 2e derrière Bordeaux avec un super José Touré. Le point négatif est le décès de Seth Adonkor le 18 novembre 1984.

Saison 1985-86, Max Bossis part au Matra Racing, Poullain et Bibard au PSG, Ramos à Toulon, mais l'équipe est bien renforcé avec Didier Deschamps et le gardien David Marraud, Vincent Bracigliano en provenance de Metz et surtout par Yvon Le Roux et la star argentine Jorge Burruchaga. Nantes sera au coude à coude avec le PSG jusqu'au bout mais va finir 2e avec 3 pts de retard. Le plus dur sera la perte de l'artiste José Touré le 19 Mars en coupe d'Europe contre l'Inter, en direct sur Antenne 2. C'est le dernier match sous les couleurs nantaises avant la chute aux enfers qui commencera à Bordeaux ...
En tout cas, c'était un magnifique joueur, assez régulier dans la performance. C'était lui le véritable successeur de Platini, mais le destin en a voulu autrement. Mais chapeau l'artiste pour cette période 1981-1986 où tu étais touché par la grâce !


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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:27  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Parfait, comme toujours, Zizou !

"C'était lui le véritable successeur de Platini mais le destin en a voulu autrement."
Ravi de voir enfin quelqu'un partager mon avis à ce sujet ! Pour moi, il y avait deux joueurs qui avait le potentiel pour prendre la succession de Platini (je parle bien de potentiel, rien ne dit qu'ils auraient pu connaître la même carrière) : en 1 José Touré et en 2 Philippe Vercruysse. Et sans les blessures et les frasques de sa fin de carrière, peut-être que Touré aurait pu être ce fameux trait d'union entre Platoche et Zizou (pas toi, l'autre ^^). En tout cas, c'était clairement le 10 le plus talentueux de sa génération !
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Merci Alain !

C'est vrai qu'on pense toujours à Vercruysse époque OM mais ses premières sélections, il les a eu quand il évoluait avec cette belle équipe du RC Lens du milieu des années 80 avec Sénac, Huard, Bade, Xuereb, Brisson etc.
C'est vrai que c'était la grande classe Vercruysse.
Tiens, tu t'en souviens du match amical en 1986 au parc des princes, France-Argentine ? Vercruysse meneur de jeu à la place de Platini et Jean-Marc Ferreri dans un poste hybride d'ailier droit repiquant dans l'axe, qui remplace Giresse ce soir-là. Les 2 jouent les 90 minutes et font une prestation magnifique face au futur champion du monde en marquant les 2 buts du match. Certes, l'Argentine joue à 10 à partir de l'heure de jeu avec l'expulsion de Borghi (il y avait déjà 1-0), en plus il y avait les 2 ennemis Passarella et Maradona qui jouaient ensemble, ça ne pouvait qu'échouer ...

Et j'ai retrouvé une interview sur Old School Panini de Vercruysse, je sais pas si tu l'as déjà lu, où il balance des vérités: http://www.oldschoolpanini.com/2011/11/ … rview.html
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Je connais ce match de réputation, connu pour avoir été un match de référence de l'EDF mais aussi l'un des pires matchs de l'Argentine de Bilardo qui effectua d'ailleurs une préparation au Mondial 86 catastrophique (comme quoi...) ! Mais je ne l'ai pas vu à l'époque car pour être franc, j'ai véritablement découvert le foot à l'occasion de cette CDM 86 et n'avais donc jamais vu le moindre match auparavant (je me suis un peu rattrapé depuis ^^).

Et merci pour l'interview de Vercruysse que je ne connaissais pas ! Moi aussi, dans mon com plus haut, je faisais plus référence au Vercruysse du RC Lens qu'à celui de l'OM.
J'ai écrit doublé coupe/championnat 1980 mais je me suis mal exprimé. C'est coupe de France 1979 et champion de France 1980.
10 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:54  //  Aficionado de l'Argentine
J'oubliais de le dire mais merci pour ce très bon papier !
Super article ! Pour l'avoir vu sur la chaîne l'équipe au tout début de l'equipe du soir, c'est vraiment un mec sympa et attachant !
thebiglobanovski Niveau : DHR
je me souviens de ce match face à l'Inter je crois qu'Altobelli avait marqué.
Si il ne s'était pas blessé avant la CDM il aurait été élevé au rang de demi Dieu!!!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:17  //  Aficionado de l'Argentine
Exact ! Nantes avait pris une volée à Milan (3-0) et au retour, les Canaris mettent le feu en 1ère mi-temps, menant 3-1 à la pause... Malheureusement, Der Zakarian est exclu en début de seconde période, José Touré blessé dans la foulée, et l'Inter va revenir grâce à Liam Brady et effectivement Altobelli.
Dommage car les Canaris avaient fait mieux que rivaliser. Mais faut dire qu'à l'époque, même si le trio Juve-Roma-Napoli faisait la loi en Serie A, l'Inter avait une grosse équipe : Zenga, Bergomi, Collovati, Tardelli, Pietro Fanna, Liam Brady, Altobelli, Rummenigge...

En tout cas, ça reste sans doute l'un des plus grands matchs européens de l'histoire nantaise avec les demi-finales Nantes-Juve 96 et Nantes-Valence 80 (trois duels qui, curieusement, se sont soldés par une élimination des Canaris malgré leur superbe prestation à domicile).
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UnAlexandre Niveau : Loisir
Bonjour.
Ce sport est magique.
La fragilité d'une carrière, c'est sidérant.

Imaginons que Touré ait participé au Mundial...
Quid de Stopyra?
Et de... Papin?
BALLONROND Niveau : CFA2
Mêle la passe qui lui est faite pour son but à la brésilienne fait penser à une passe de Brésilien ! On a l'impression que c'est Socratés qui lui fait la passe dans la boîte (ah non, la niche)…
Alors qu'il s'agit de Seth Adonkor, le regretté demi-frère de Desailly, décédé à 23 ans dans un accident de voiture.
UnAlexandre Niveau : Loisir
Un air de Rijkaard chez Adonkor.
Sans même le vérifier c'est aussi Adonkor qui ouvre magnifiquement sur Baronchelli pour l'égalisation nantaise. En même temps l'accélération de l'ailier est superbe (regardez comment il élimine l'expérimenté Babath et pique son ballon par dessus Doumé !) du grand art là aussi !

On parle aussi du look d'Adonkor, il y avait aussi N'gom en face qui possédait la même coiffure et qui connaîtra également la même fin tragique...
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P'tain de saison 82/83 la plus aboutie à mon sens. Maturité collective et puissance offensive de feu : José Touré en 10 qui alimente la triplette d'attaque Baronchelli, Halilhodzic, Amisse !
Malheureusement en finale il y avait aussi côté Paris un n°10 exceptionnel...

77/83 ma meilleure période FC Nantes.
UnAlexandre Niveau : Loisir
J'ai regardé la fameuse finale il y a peu sur l'Equipe TV.
La qualité de jeu, chez les deux équipes : impressionnante.
Du fonds de jeu, des collectifs huilés, des individualités épanouies.
Plus de vice du côté du PSG.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:41  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Touré-Baronchelli-Amisse-Halilhodzic : là, on pouvait vraiment parler d'un carré magique !
Et plus globalement, ce FC Nantes 83 était une équipe sublime qui vendait du rêve dans toutes les lignes ! Au milieu, José Touré était soutenu par Oscar Muller et Adonkor et derrière, la légende Bertrand-Demanes était protégée par un quatuor Bossis-Rio-Ayache-Tusseau : fallait se lever de bonne heure pour les passer...

Les FC Nantes 83 et 95 étaient deux équipes magnifiques, sans doute deux des plus beaux champions de France de l'histoire de la D1, mais s'il y avait match collectivement, sur le plan individuel, celle de 83 était sans doute un peu au-dessus : au milieu et en attaque, ça se tient, mais en défense, l'équipe de 95 était moins bien outillée (malgré Karembeu), avec tout le respect que je peux avoir pour les Decroix, Pignol, Le Dizet et Casagrande...
Merci Alain de compléter la compo de cette équipe exceptionnelle !
C'est direct une évaluation "oui"


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gaucherforever Niveau : CFA2
Ce top nantais est franchement plaisant...surpris de l absence de Stéphane Ziani voire d Eddy Capron
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:58  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Oui, c'est le moment de dresser la liste des absents (qu'on a déjà esquissée hier) :

Enzo Trossero
Victor Trossero
Angel Marcos
Stéphane Ziani
Olivier Monterrubio
Sylvain Armand
Jocelyn Gourvennec
Daniel Eon
Didier Couécou
Ramon Muller
Erich Maas
Rafael Santos
Eric Decroix
Franky Vercauteren
Gilbert Le Chenadec
Mathieu Berson
Sébastien Piocelle
Eric Djemba-Djemba
Salomon Olembé
Benoit Cauet
Philippe Anziani
Christophe Pignol
Serge Le Dizet
Nicolas Gillet
Michel Der Zakarian
Antoine Kombouaré
Michel Pech
Vincent Bracigliano
Laurent Guyot
Eddy Capron
Michel Bibard

Je sais pas si j'en ai zappé, à vous les studios !

Ceci dit, on est d'accord que tous ceux-là ne méritaient pas de figurer dans ce top 50. Mais certains n'auraient pas volé leur place : je pense avant tout à Enzo Trossero, Marcos, Ramon Muller, Ziani, Monterrubio, Eon, Gourvennec, Armand, Couécou, Santos...
En tout cas, j'en aurais au moins choisi trois de cette liste à la place de Mazzoni, Diallo et Djordjevic.
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pourvu qu'on ne nous inflige pas 3 ou 4 boulets dans les Tops St Etienne et Reims: il y a tellement de bons joueurs à "caser"; même chose pour Lille et Nice, où les heures de gloire sont plus dans le passé.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:55  //  Aficionado de l'Argentine
Ben disons qu'un "boulet" à la 50e place, ça me choque pas, c'est même un peu la marque de fabrique de So Foot... Et puis, écrire l'histoire d'un club, ça peut aussi être négativement.
Mais je trouve qu'un seul suffit, pas besoin d'en mettre trois ou quatre (c'était déjà le cas pour le top OM si je me souviens bien) !
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UnAlexandre Niveau : Loisir
Ceci n'est pas une blague : j'ai créé mon compte So Foot hier matin, premiers commentaires sur ce fil hier après-midi...
Et qui j'aperçois ce midi?
José Touré.
UnAlexandre Niveau : Loisir
J'osais pas.
(quel jeu de mots pourri)

Je déjeunais avec un client, et José marche plus que vite.

Je le croise une à deux fois par mois, il vit probablement près de mon boulot.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:11  //  Aficionado de l'Argentine
La dernière fois que j'ai croisé un ancien joueur par hasard, c'était Stéphane Pichot dans les rues de Laval : ça a tout de suite moins de gueule !^^
UnAlexandre Niveau : Loisir
Excellent.

Ici sur la Côte il y a souvent d'anciens joueurs en vadrouille.
J'en ai vu un paquet en vingt ans.
Dalmat.
Dacourt.
Cyprien.
Stojkovic, une de mes idoles de jeunesse : un immense distributeur.

Ce serait génial que So Foot publie un article, genre "les cinquante joueurs" à la carrière altérée par une blessure, un accident ou une hygiène de vie malsaine.

Touré.
Stojkovic.
Van Basten.
Gascoigne.
Lentini.
Deisler.
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