Il s'appelle Henri

Club historique de l'élite française, le FC Nantes a imprimé sa marqué au milieu des années 1960, sans jamais quitter la première division pendant 44 saisons, jusqu'à ce que la Socpresse ne vienne y mettre son nez. Deuxième du classement : Henri Michel.

Modififié

#2: Henri Michel

Il y a plusieurs Henri Michel. Le Henri Michel que connaissent les moins de quarante ans est un entraîneur un peu rond et gominé qui a parcouru le monde et accumulé les expériences plus ou moins concluantes avec le Maroc, les Émirats arabes unis ou les Mamelodi Sundowns. Ceux qui ont de la sympathie pour lui se souviennent de sa demi-finale de Coupe du monde avec les Bleus en 1986 et de sa finale de CAN avec la Côte d’Ivoire en 2006. Les autres, les ingrats, retiennent qu’il a enchaîné les piges de quelques mois pour des équipes obscures et qu’il s’est fait virer comme un malpropre des Bleus après s’être fait traiter de « sac à merde » par Éric Cantona. En fait, les deux catégories se trompent, car Henri Michel est évidemment bien plus que ça.

Les plus de quarante ans le savent, au premier rang desquels Jean-Claude Suaudeau, qui affirme sans détour que celui qu’il a vu débouler tout jeune à Nantes en 1966 « avait le talent de Beckenbauer » . Patrice Rio, arrivé quelques années plus tard au poste de défenseur central, parle lui de « Platini bis. Il avait la même clairvoyance. Avant même de recevoir un ballon, il savait déjà à qui il allait le passer. » Encore une génération plus tard, José Touré n’a évolué avec Michel que lors de ses trois dernières saisons, mais il va encore plus loin que les autres dans la comparaison : « Le premier de tous, Henri Michel, le capitaine courage, le soleil des Canaris. Il me semblait tout droit sorti des livres d’Alphonse Daudet que je lisais quelques années auparavant. »

Vitrine et leadership


La raison de cette unanimité ? D’abord, Henri Michel a fait partie, de 1966 à 1982, du FC Nantes qui a le plus dominé son époque. Jugez plutôt : trois titres de champion en 1973, 1977 et 1980 (avant un nouveau en 1983, après son départ), quatre fois vice-champion (1974, 1978, 1979, 1981), une Coupe de France (1979) et deux finales (1970 et 1973). Le Nantes d’Henri Michel conserve encore son ahurissant record d’invincibilité à domicile, qui aura duré du 15 mai 1976 au 7 avril 1981, soit 92 matchs. Et surtout Riton, après une intégration un peu compliquée à son arrivée en provenance d’Aix-en-Provence, aura été pendant une grosse dizaine d’années le capitaine de ce Nantes imbattable. « Quelle longévité, pour Henri, quand même... » , s’exclame encore aujourd’hui Gilles Rampillon, le neuf et demi de l’époque.

« Henri n’avait rien à voir avec le capitaine à la Didier Deschamps, décrit Patrice Rio. Son leadership ne passait pas par la voix, mais par le geste. C’est simple, dès qu’on recevait la balle, on regardait où il était pour lui passer. Tout le jeu passait par lui. » Sur le terrain, Henri Michel est omniprésent et suinte la classe. Le menton levé, le geste sûr. « Il savait tout faire, résume Rampillon. Un très gros volume de jeu. Il savait défendre, il avait une technique individuelle parfaite et une frappe à mi-distance lourde et précise. Je me souviens aussi qu’il avait cette rare capacité à renverser le jeu par des transversales très, très précises. C’était impressionnant. » À l’entraînement, Michel mène toujours le peloton lors du footing. Après les matchs, il est le premier à organiser un pot pour souder une équipe qui ne pourrait pourtant pas l’être davantage.


« Il est devenu un capitaine courageux, talentueux, efficace et fêtard... mais c'est bien, il ne se prenait pas au sérieux, poursuit Suaudeau. Henri était celui qui pensait que celui d'à côté était aussi fort que lui. Il avait cette exigence, mais sans le dire. » Une exigence qui appelle la constance. Avec Jean-Paul Bertrand-Demanes, Henri Michel est le joueur qui a joué le plus de matchs avec Nantes en première division (532 en tout) et, d’après Patrice Rio, il n’y en a pas un qui sort du lot : « Tout simplement parce que je serais incapable de vous en citer un où il n’a pas été brillant, performant. Son niveau ne baissait jamais, il ne faisait jamais mentir sa réputation. » De quoi se demander pourquoi Henri Michel ne bénéficie pas, aujourd’hui, du statut qu’on accorde aux plus grands joueurs français, dans la lignée de Kopa, Platini, Zidane ou Giresse.

Valence 1980 et vitamines


Si le FC Nantes mené par Henri a marqué la D1, parfois marché dessus, il n'a jamais su voyager véritablement au-delà des frontières. Sur ses 16 saisons dans le 44, Henri n'a joué plus de quatre matchs de Coupe d'Europe en une saison qu'une seule fois, lors de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (C2 ou cette expression qui nous manque, « la Coupe des coupes » ) 1980. Nantes voit enfin le dernier carré, composé d'Arsenal, de la Juve et du Valence de Kempes, adversaire des Canaris. « À l'aller, à Saupin, on gagne 2-1, mais on doit en mettre bien plus que deux, peste Rampillon. Au retour, on en prend 4. » José Touré s'étonnera, pour cette volée du retour, de la bave aux lèvres et des yeux injectés de sang des stars Kempes et Bonhof au coup de sifflet final. « Nous, on marchait à l’eau claire, assure Henri Michel. Je suis presque certain que plusieurs équipes n’utilisaient pas les mêmes vitamines que nous. »


Une justification qui sent bon le Tour de France. Mais tous les anciens joueurs évoquant le sujet précisent que ce n'est qu'un ingrédient marginal de la relative faiblesse des Canaris en Europe. Henri Michel pointe les lacunes athlétiques – « nous n'étions pas des bêtes physiques » –, ou l'inefficacité devant le but : « Il nous fallait 10 occasions pour mettre 1 but. » Mais surtout le manque de folie. « On reproduisait le jeu développé en championnat. Il aurait fallu élever notre niveau de jeu. Le public, pas mal d'abonnés, habitué à nous voir pratiquer une certaine qualité de jeu, allait voir un match européen avec le même état d'esprit, sans folie. À un moment, les deux se rejoignent, sur le terrain et dans les tribunes. »

Pour le public français, plus que nantais, le grain de folie du foot français de la décennie s'appelle Saint-Étienne, les Verts. « On subissait leur concurrence, on piochait, confirme Patrice Rio. Ce qui fait que les gens disaient "bon Nantes, c’est une bonne équipe, mais ils ne réussissent pas autant que Sainté." » D'autant que Sainté a bien soigné sa légende européenne. « Tout le monde se souvient du match contre Split, ou contre Kiev, essaie Gilles Rampillon. Dans l'imaginaire collectif, je pense peut-être qu'il a manqué ce genre de scénarios, de défis à affronter à Nantes sans doute, pour qu'on rentre dans la tête des gens, et donc que Henri Michel entre dans la tête des gens autant qu'il était ancré dans la tête des Nantais. On n'a jamais fait de grands matchs exceptionnels en Coupe d'Europe. Pour autant, je me souviens très bien dire après chaque élimination "On aurait pu passer." On n'a jamais su franchir le cap européen. Le plus grand regret, c'est vraiment la demie contre Valence en 1980. »

Les torts de Michel


Ce n'est pas véritablement en équipe de France qu'Henri Michel consolera ses déceptions internationales. Avec 58 sélections de 1967 (!) à 1980, il a vraiment fait partie des meubles des Bleus. « Je pense que j’étais un bon milieu de terrain, peut-être excellent à Nantes, juge Riton. Avec l’équipe de France, j’ai été moins en vue, car je me suis mis au service de la collectivité. Mais je me battais dans le désert. » Mince, Henri n'a pas brillé avec les Bleus. « Il n'a jamais eu le même niveau, je ne sais pas pourquoi, s'interroge encore Rampillon, international à 3 reprises. On ne peut pas dire que l'équipe de France a été mauvaise, loin de là, mais ça ne l'a pas fait. Il était bon, sans être déterminant. » « Tout le monde s'attendait aux mêmes performances que celles de Nantes, et ce n'était pas le cas » , ajoute Rio. Georges Carnus, international jusqu'en 1973, attendait pourtant d'Henri Michel qu'il soit la locomotive des Bleus : « On aurait aimé qu’il nous tire, mais... » Pour Serge Chiesa, à la même période, une mauvaise perception de son attitude aurait aussi compliqué son intégration chez les internationaux : « Le reproche qu’on a pu lui faire, c’est de le sentir... pas hautain, mais un peu au-dessus alors que ce n’est pas du tout son genre. » La locomotive s'appellera finalement bien Michel, mais Platini. « Henri était pourtant toujours très disponible pour les médias, et il s’exprimait très bien, mais au bout d’un moment, la jeunesse de Michel Platini a tout emporté, décrypte Rio. Il a tout de suite été très médiatisé. Je pense qu’Henri en a un peu souffert. Je ne sais pas pourquoi je le compare à Michel Platini, parce qu’effectivement, ce n’est pas le même poste, mais ils n’étaient pas loin. »


Leurs positions sur le terrain s'éloigneront davantage quand Henri descendra de son poste de 8 relayeur à celui de libéro à Nantes, à partir de 1978 jusqu'en 1982, sous les ordres de Jean Vincent. « Je ne suis pas devenu libéro pour la facilité, mais vraiment pour apporter quelque chose à l’équipe, reprend Henri. Et je crois avoir réussi en mettant le bordel dans toutes les équipes adverses. » José Arribas aurait déjà aimé voir Henri Michel en vigie de sa défense. Refus de l'intéressé. Henri a seulement concédé de moins utiliser son jeu long, un peu « contraire au jeu nantais » , qu'il utilisait beaucoup lors de sa période aixoise. À partir de l'automne 1978, et une mauvaise série de résultats en début de saison, il fait la doublette avec Patrice Rio derrière. Nantes se redresse, finit dauphin à 2 points de Strasbourg. Hugo Bargas, l'habituel co-taulier argentin de la défense, joue de moins en moins, jusqu'à partir à l'été 1979 pour Metz. Et le palmarès de Nantes avec Henri en libéro présente toujours bien. « Sur 4 saisons avec lui en 5, Nantes finit deux fois deuxième, une fois champion en 1980, et une Coupe de France en 1979 » , compte Rampillon. Son ancien coéquipier appréciait le signe fort envoyé aux adversaires : « Sa vision de jeu était toujours aussi bonne. Là où c'était habile, c'est qu'avec un libéro dont l'esprit était celui d'un 8, ça donnait une dynamique encore plus offensive à l'époque. »


On regretterait presque qu'Henri Michel n'ait pas fait une carrière entière en 5 pour « entrer dans la tête de tous les gens » . Mais Henri doit d'abord compenser quelques rares faiblesses pour ce poste reculé. « Il lui manquait un peu de puissance athlétique (notamment dans le domaine aérien), et il était aussi un peu limité en vitesse de course, il pouvait être pris de vitesse, détaille son acolyte Patrice Rio, qui a néanmoins vu Riton s'adapter. On connaissait très bien nos rôles » . Mais comme le dit si bien Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel était surtout « trop polyvalent pour rester libéro » . L'expérience prend fin quand Michel Hidalgo demande à Henri de lui succéder, après l'Euro 1984, à la tête de l'équipe de France. Le 8 devenu 5 range les crampons au terme de la saison 1982, et se fait la main avec l'équipe olympique, qu'il mène en finale et à la médaille d'or à L.A, aux JO de 1984.

Par Thomas Pitrel et Ronan Boscher

Propos de Georges Carnus, Henri Michel, Serge Chiesa, Coco Suaudeau issus du livre FC Nantes : une équipe, une légende, de Yann Batard, ceux de José Touré dans son autobiographie Prolongations d'enfer // propos de Gilles Rampillon et Patrice Rio recueillis par RB et TP.


Pour quelle raison la sauce n'a pas pris en equipe de France avec des joueurs comme Michel, Larqué, Beretta, Chiesa ou Guillou ? Il y avait beaucoup de talents.
1/ parce qu'au fond, c'étaient des joueurs de talent au niveau national; mais sur le plan international c'était bien trop léger
2/ il n'y avait pas cette mentalité de la gagne que Platini a réussi à inculquer, à faire croire que c'était possible.
3/ le système de qualifications étaient beaucoup plus en mode coupe gorges que maintenant. Difficile de faire une CDM ou un Euro à l'époque; et on sait tous que c'est une grande compétition qui peut être fondateur pour une génération
BALLONROND Niveau : CFA2
Il y a eu un autre effet Platini : comme c'est dit dans l'article le côté médiatique qui commençait à apparaitre a beaucoup joué à cette époque. Dès Nancy, Platini est une star nationale pour les gosses. Son but en finale de CdF avec Nancy avec ce bordel devant les cages en rajoute une couche. Platini est celui qui fait gagner et pour un gamin de l'poque, c'est celui qui marque qui fait gagner par celui qui aiguille ou fait des passes incroyables.
Deux revues de foot à l'époque, Mondial et Onze le mettent en avant (questions que les gamins peuvent poser aux joueurs, même formule que dans les pages sport de Tintin ou Spirou des années 50 !!!) et déjà des livres de photos disponibles sur Platini chez les marchands de journaux (plus nombreux que de nos jours) dont un avec couv de lui avec maillot de Nancy. Les médias ont jeté leur dévolu sur Platini et cette fois-ci ils avaient raison sur son talent hors-norme.
Je me souviens même d'une revue de BD, peut-être Lucky Luke, dans laquelle il y avait l'épopée des qualifs pour le Mondial 78 en BD et/ ou des bleus (dont le match au Maracana avec la tête de Marius Tresor) et Platini est déjà érigé en héros avec son but sur coup franc lors du match France-Pays Bas… Cela a aidé aussi les gamins à en faire leur idole : "Fruité aux fruits c'est plus musclé"… (première pub télé par un joueur de foot voire un sportif français ?)
2 réponses à ce commentaire.
Une de mes idoles à l'époque, ce joueur là était un leader et un monstre tant techniquement que physiquement.
Il incarnait les valeurs du FC Nantes. En 6, en 8 ou en 5 en fin de carrière il transpirait la classe et l'élégance.

Je me souviens plus particulièrement du match retour C2 80 à Marcel Saupin où il remit son équipe sur de bons rails en décochant une splendide frappe de balle pure et sèche de 25 m qui se logea dans la lucarne droite du gardien moscovite.
Je le revois également appelé par Hidalgo la même année à Chypre (dernière sélection en éliminatoires à la CM 82) pour jouer libéro en l'absence de Lopez et Trésor.

Dommage qu'il n'ait pas connu la même carrière d'entraîneur malgré ses bons débuts en EdF olympique avec le titre en 84 puis la 3ème place au Mexique 2 ans plus tard.
HOMMAGE AU FC NANTES 1973-1980 (ET INDIRECTEMENT HENRI MICHEL)

D'accord, mis à part la C2 1979/80, cette équipe de Nantes de cette époque charnière n'a pas créé d'exploit mémorable en coupe d'Europe comme le faisait St-Etienne. Mais il ne faut pas non plus cracher sur l'apport au football français de cette équipe entrainée par José Arribas puis Jean Vincent (grand joueur des années 50/60 avec Lille, Reims et l'équipe de France, notamment le mondial 58).

Les années après les titres de 1965 et 1966 furent inégales, mais en 1971, l'équipe finit 3e, puis 7e en 1972. En ce début de décennie, Louis Fonteneau devient président du club. Nantes voit le départ de joueurs comme Roger Lemerre, Philippe Gondet, Philippe Levavasseur ou George Eo et les arrivées de Patrice Rio (de Rouen), l'ailier allemand Erich Maas, Jean-Paul Bertrand-Demanes et Gilles Rampillon de la réserve ainsi que l'argentin Angel Marcos, vainqueur du titre Metropolitano 1969 avec Chacarita Juniors, le seul titre du club.
Un pensionnat de jeunes est créé en 1972 et deviendra la Jonelière en 1978 quand la charte du football professionnel en 1973 exigera des clubs professionnels qu'ils se dotent de centres de formation.

Lors de l'été 1972 débarque le buteur de l'OM Didier Couécou et le tout jeune Omar Sahnoun. Durant l'hiver arrive le défenseur argentin Hugo Bargas, ex-coéquipier d'Angel Marcos à Chacarita. Et ça n'a pas loupé, le FC Nantes est champion 1973 devant Nice avec 5 pts d'avance, énorme quand la victoire valait encore 2 pts. Mais l'équipe perd en finale de coupe de France face au Lyon de Di Nallo, Domenech, Chiesa et Lacombe.

Toujours entrainé par José Arribas, toujours en 4-2-4 comme dans les années 60. D'ailleurs, du titre 65 et 66 reste le latéral gauche Gabriel De Michèle et l'ailier droit Bernard Blanchet. Le reste de l'équipe: Bertrand-Demanes aux cages; Jean-Claude Osman latéral droit; Hugo Bargas et Bernard Gardon; au milieu Henri Michel et Michel Pech; Erich Maas ailier gauche et la paire d'attaquant Angel Marcos et Didier Couécou.


Saison 1973-74, Max Bossis et Loïc Amisse débutent en pro. Couécou retourne à l'OM en Novembre, remplacé par l'argentin Hugo Curioni de Boca Juniors en Décembre. L'équipe finit 2e derrière St-Etienne mais est humilié avec une élimination dès le 1er tour de la C1 par les amateurs danois danois de Vejle BK. En 1974, Osman doit arrêter le foot pendant une année à cause d'une blessure à l'œil à la suite d'un choc avec le joueur nîmois Mario Mendoza.

Saison 1974-75, ce sont les départs de Gardon et Blanchet et la promotion d'une nouvelle génération: les Éric Pécout, Bruno Baronchelli, Oscar Muller (fils de Ramon Muller) et Thierry Tusseau. Janvier 1975, Curioni part à Metz, la star du Legia Varsovie Robert Gadocha débarque à Nantes. L'équipe adopte la tactique 4-3-3 de Sainté et qui est la tactique en vogue, celle de l'Ajax, du Bayern. Nantes finit 5e et la sauce commence à prendre.

Saison 1975-76, Maas, Angel Marcos, De Michèle et Michel Pech s'en vont. Georges Van Straelen est promu, Yves Triantafilos débarque en Octobre. L'équipe finit 4e et Gilles Rampillon devient un pion essentiel, le meneur providentiel. Sahnoun remplace Pech, Bossis remplace De Michèle. L'équipe termine 4e et continue sa progression.

Saison 1976-77, José Arribas laisse la place à Jean Vincent au poste d'entraineur. Vincent écarte les deux vedettes de l'équipe Robert Gadocha et Yves Triantafilos qu'il juge en méforme. Guy Lacombe débarque d'Albi, Michel Bibard est promu. Eric Pécout s'impose à la pointe de l'attaque, tout comme Loïc Amisse. Omar Sahnoun est déchainé cette saison-là. L'équipe termine championne de France avec 9 pts d'avance sur le RC Lens. Le point négatif est l'élimination en demi-finale de coupe de France contre le rival St-Etienne 3-0, 1-5 a.p.

Une grosse équipe en 4-3-3; Pécout attaquant de pointe; Amisse ailier gauche, Baronchelli à droite; Rampillon meneur de jeu; au milieu Sahnoun et Michel; Bossis latéral gauche, Osman à droite; la défense centrale Bargas et Rio; Bertrand-Demanes aux cages bien entendu !


Saison 1977-78, on prend les mêmes et on recommence... Omar Sahnoun est victime d'une crise cardiaque à la fin de l'année 1977 et décide de mettre sa carrière de sportif de haut niveau entre parenthèses. Gadocha part au Chicago Sting début 1978. Nantes est éliminé en 8e de la C1 par l'Atletico Madrid. L'équipe finit 2e du championnat avec 1 point de retard derrière le promu Monaco avec Onnis, Dalger, Courbis, Ettori etc.

Saison 1978-79, Jean-Claude Osman part terminer sa carrière à Angers. L'attaquant argentin Víctor Trossero débarque au club et débute en Janvier. Il prend la place de Baronchelli. C'est la saison la plus prolifique d'Eric Pécout, 22 buts en 30 matchs de championnat. Henri Michel commence à jouer derrière, laissant une place au milieu pour Oscar Muller. L'équipe termine 2e derrière Strasbourg malgré la meilleure attaque, 85 buts (et pas mal de manita). En revanche, elle gagne enfin la coupe de France face aux semi-pros de l'AJ Auxerre. C'est la première de leur histoire.

Triplé d'Eric Pécout. Mon but préféré des trois !

Saison 1979-80, un de mes FC Nantes préféré. Guy Lacombe part à Lens, Sahnoun relance sa carrière à Bordeaux, Hugo Bargas part à Metz. William Ayache et José Touré débarque, tout comme la star d'Independiente Enzo Trossero, qui jouera au milieu de terrain.
Nantes finit champion de France avec 3 pts d'avance sur Sochaux et St-Etienne. Il réalise enfin un parcours digne de ce nom en coupe d'Europe, la coupe des vainqueurs de coupe en l'occurence, en éliminant les nord-irlandais de Cliftonville, les roumains du Steaua Bucarest, les soviets du Dinamo Moscou avant de tomber en demi contre le Valence de Kempes et Bonhof, entrainé par Di Stefano. Un match retour qui s'est joué le lendemain de la mort d'Omar Sahnoun lors d'une séance d'entraînement avec Bordeaux.

Une grosse équipe: la triplette Amisse-Pécout-Victor Trossero devant; Rampillon toujours meneur; au milieu Oscar Muller et Enzo Trossero; Thierry Tusseau s'impose comme latéral gauche, Bossis bascule coté droit; en défense central Henri Michel et Patrice Rio; aux cages Bertrand-Demanes comme de juste !

Le but du latéral gauche Tusseau face au Dinamo Moscou:

Le magnifique but de Bossis, une-deux avec José Touré:


Saison 1980-81, Victor Trossero part à Monaco (il mourra en 1983 à 30 ans d'une rupture d'anévrisme dans le vestiaire à la suite d'un match à contre Rosario Central avec Rivar Plate). Seth Adonkor et Fabrice Poullain sont promus, l'attaquant danois Henrik Agerbeck arrive du Herta Berlin. Nantes termine 2e derrière le St-Etienne de Platini, Zimako et Johnny Rep. Ils se font éliminer en 8e de finale de la C1 par l'Inter Milan.

La saison suivante, Enzo Trossero retourne à Independiente, Éric Pécout part à Monaco. De plus en plus contesté, Jean Vincent reste malgré tout en poste et parvient à recruter l'un des meilleurs attaquants d'Europe, le Yougoslave Vahid Halilhodžić. L'adaptation difficile de ce dernier au jeu en mouvement du FC Nantes pénalise l'équipe, qui ne termine qu'à la 6e place du championnat et connaît de nouvelles désillusions en coupe d'Europe et coupe de France. Jean Vincent quitte le club le 3 mars 1982, pour devenir sélectionneur du Cameroun. Henri Michel prend sa retraite sportive à la fin de la saison.
Les 2 plus beaux buts de Henri Michel:
Contre St-Etienne, saison 1979/80:

contre le Dinamo Moscou, quarts de finale retour C2 1979/80:


Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en appliquant les principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Vahid Halilhodžić, José Touré et toute l'équipe saison 82-83 devient légendaire. L'odyssée nantaise continue ... mais je m'arrête là !
Ayant eu la chance de fréquenter Saupin (le passage de sa passerelle au-dessus de la Loire, mémorable...) à ces différentes époques, je te remercie pour ce retour nostalgique... Si j'étais commercial et sponsor, je remettrais le maillot avec les deux bandes vertes sur le dos de l'équipe actuelle... Succès assuré... au moins pour les quinquas dont je fais partie...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Énorme, Zizou !!!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Wow ! Un seul mot ZizouGabor : merci.
Merci que ça vous plaise, entre connaisseurs !

Et si ça plait à un fan quinquagénaire du FC Nantes, je peux "mourir tranquille" ...
Le plus tard possible mais quel pied.... Selon Thierry
7 réponses à ce commentaire.
Henri Michel aura mon respect éternel pour son premier passage en tant que sélectionneur national du Maroc (la génération 98) ...


Merci Henri !
Frappe de Mule et Golazo Niveau : District
Magnifique coach des Lions de l'Atlas à la coupe du monde 98. De bons matchs contre la Norvège et l'Ecosse.
1 réponse à ce commentaire.
La Jonquaille Niveau : CFA2
La photo de l'article et celle à l'aéroport avec Hidalgo ta-ba-ssent !
TheDoctor Niveau : CFA2
Mais graaaave !!!
Et celle à l'entrée du match contre Sainté avec Demanes suinte la classe.
Sans fausse nostalgie, à l'époque la définition du style était résolument différente. La qualité et le soin apportés au style semble s'estomper avec les années.
Mais ça, c'est un autre sujet.
C'est à Saupin, l'entrée du stade était dans un coin... Les verts savaient qu'ils allaient en prendre 3... Le retour était du même tonneau... Mais Europe 1 et MF sur les maillots c'est Vintage mais qu'est-ce que c'était bien :-):-)
Bon, c'est la nostalgie qui parle...
2 réponses à ce commentaire.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Si Henri est deuxième, alors ça veut dire que...

Mon Dieu !

HansMoleman Niveau : DHR
Ptain, je ne te connais pas, mais ça me fait plaisir pour toi.
D'où mon +1 (et j'adorais N'Doram aussi)
MAIS OUI !

(à moins que son genou le contrarie une dernière fois et qu'il soit suppléé à la dernière seconde par le polyvalent Nicolas Savinaud ^^)
2 réponses à ce commentaire.
BALLONROND Niveau : CFA2
S'il s'appelle Henri, peut-être qu'il aurait voulu être chanteur et pas joueur de foot ?
Être aimé, être adulé…
C'est fou quand même qu'un club comme Nantes, aussi titré au niveau national, ait si peu brillé au niveau européen. Mes premiers souvenirs de Nantes, étant enfant, c'était avec la magnifique équipe des Pedros, Loko, Ouédec, Karembeu, etc. J'ai été étonné de les voir se faire battre aussi facilement (d'après mes souvenirs) par la Juve l'année d'après en LdC. Cela m'avait étonné qu'un club comme Auxerre, club émergeant à l'époque, réussisse de belles épopées et pas Nantes....
La Juve était quand même bien au-dessus intrinsèquement.

Et surtout, il ne faut pas oublier qu'ils perdent Loko et Karembeu notamment à l'été 2015, qui étaient 2 des pièces maîtresses du fabuleux Nantes 94-95. Et si on ajoute à cela l'expulsion de Reynald Pedros lors des 1/4 contre le Spartak Moscou, alors qu'il était le playmaker de cette équipe (il a pris 5 matches de suspension), ainsi que l'expulsion de Carotti juste avant la mi-temps lors du match aller ... (au passage, sacrée frappe de Jugovic sur le 2-0)

Le retour a été un beau baroud d'honneur avec la victoire 3-2.
On s'était aussi bien fait enfler sur le match aller (Ah cette expulsion de Carotti et les coups de P... de Vialli...)...
En effet, je me souviens de la colère froide de Suaudeau lors de l'après-match ...
Je ne me rappelais plus de tous ces faits... Je me rappelais surtout d'une grosse déception... Merci!!!
TheDoctor Niveau : CFA2
Ouai Vialli et Carrera avaient été immondes sur les 2 matchs, surtout à l'aller où Nantes (surtout Ouédec je crois) avait été bon mais la Juve DEVAIT gagner.
Très bon Di Livio également, mais c'était plié dès le match aller. En effet le retour ressemblait plus à un baroud d'honneur où on a pu apercevoir le jeune et talentueux Del Piero !
C'est pour cela que je mets Nantes bien derrière Paris, Marseille, Monaco et Bordeaux.
Aucun exploit européen marquant, même pas une grande épopée.
Ce commentaire a été modifié.
Ils auraient peut-être pu faire quelque chose à ce niveau-là, s'ils n'avaient pas pris l'eau en 1/4 aller de C3 1995 à Leverkusen (5-1) ... La prestation de Jean-Louis Garcia, 4ème gardien (!), après les défections de Marraud, Casagrande et Loussouarn, ne peut pas expliquer à elle seule un tel naufrage.

Je ne dis pas qu'ils auraient pu la gagner, mais ils auraient pu atteindre les demies. Mais bon, avec des si .....
J'pense que Parme les aurait salement ouvert en demi-finale
Ce commentaire a été modifié.
TheDoctor Niveau : CFA2
En tant que supporter nantais je suis très lucide sur ce point là, tu pourrais aisément ajouter Sainté voir Lyon malgré son histoire récente.

Mais je pense que beaucoup kiff Nantes non pas pour ses résultats mais plutôt l'aura que dégage ce club : chaque championnat remporté ne souffrait d'aucune discussion possible et ça c'est beau, malgré les récents résultats en dents de scie tu attires toujours la sympathie des autres quand tu t'affiches en supp nantais.
Il aurait d'ailleurs pu en remporter quelques autres avec plus de vice et avec une direction moins avare... Mais ça aussi c'est dans l'ADN du club, le FCN ne paye pas c'est bien connu.
Je pense également que Parme serait passé.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Ce qui rend le FCNA si particulier aux yeux des amateurs de foot, c'est surtout le fait que le club possède une école de pensée propre, une philosophie de jeu qui a perduré sur plus de 40 ans. Et ça, c'est unique dans l'histoire du foot français.
Pas même le 4-3-3 cher à Guy Roux durant son mandat à l'AJA ? ;)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Nour, c'est pas idiot comme rapprochement.

Un autre truc que j'aime bien à Nantes, c'est leur cohérence poétique. Les mecs s'appellent "les canaris" et franchement, on vient d'en voir passer 50 et faut reconnaître que pour l'écrasante majorité, ils sont tous bâtis comme des serins. Y'a du lutin virevoltant, du grand maigrichon et pratiquement pas de déménageurs.

C'est aussi ça qui fait la beauté et hélas, comme l'analyse justement Henri Michel, les limites du FCNA : sa légèreté.
TheDoctor Niveau : CFA2
Pas faux, et disons que l'équipe de 95 est l’exception qui confirme la règle. Une belle équipe bien lourde sur le plan athlétique (bien évidemment je ne parle pas de vitesse mais de densité musculaire).
Au passage c'est peut-être la seule qui aurait pu marcher sur pas mal d'équipe européenne mais la direction en a décidé autrement...
15 réponses à ce commentaire.
Ce podium est étonnant et cette place d'Henri Michel l'est encore plus... Bon, tout le monde a compris que Japhet serait le number one... Il a été exceptionnel et même "sorcier" diront certains... Mais H Michel était Nantes et restera le joueur d'un seul club et de tant de saisons, un palmarès magnifique... Joueur exceptionnel sur et en dehors du terrain... Il jouait collectif, sentait le club et en fut très jeune le capitaine... Mal aimé et incompris notamment des médias, il le prouve à nouveau et malheureusement par ce classement... Celui-ci préférant le clinquant et le geste exceptionnel d'un Japhet ou d'un Touré (j'aurais mis M Bossis en 3...)...
Classement amer et goût inachevé comme un passage du FCN en coupe d'Europe...
Japhetauvillage Niveau : DHR
Je ne mets pas N'Doram devant Michel, non plus. Longévité, palmarès sont deux critères en faveur de Michel.
Japhet, c'est la magie mais c'est deuxième pour moi.
J'ai connu le Nantes des années 70/80 et je me faisais exactement la même réflexion, en toute objectivité en tant que supporter d'un autre club.
2 réponses à ce commentaire.
gaucherforever Niveau : CFA2
Le grand Japhet est donc le numéro 1.
Ce top nantais est en tout cas composé de joueurs franchement enthousiasmants..
Puisse cela donner aux dirigeants actuels du FCNA l envie de revenir a un projet de jeu audacieux(c est l été, j ai le droit de rêver)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Superbe article !
J'attendais Henri Michel à la première place mais Japhet, c'est bien aussi...
TheDoctor Niveau : CFA2
Henri Michel, pour tout suiveur du FC Nantes qui se respecte, est bel et bien le joueur N°1 de l'Histoire du club. La grand majorité des supporter s'accordent là-dessus.
Japhet en 1er valide la jeunesse qui peuple les rangs des rédacteurs SoFoot, sans prendre en considération quelle place un joueur peut avoir dans l'inconscient collectif.

C'était ma minute rabat-joie du jour, maintenant dégustons la présentation de ce bon vieux Japhet que l'on peut croiser régulièrement dans la cité des ducs avec son bel imper beige.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Ah oui ?! Dans mon quartier, c'est le mec de Tri Yann (Jossic) que je croise souvent : pompes en croco orange et mallette en alu. Un autre style.
TheDoctor Niveau : CFA2
Beh ouai, je l’aperçois souvent vers le Lieu Unique, quai de l'Erdre. Je lui ai même dit une fois d'enlever son imper et me faire un petit pas chaloupé : il s'est marré et s'est tiré avec son sac simply market...

Au passage j'ai 30 ans donc Japhet reste un peu mon dieu vivant (à l'instar de Da Roch) qui m'a fait kiffer ce club, mais des dires de plus vieux supporter et mon père Henri Michel reste le patron du club. Pour mon grand-père Gondet et Amisse sont les meilleurs joueurs qu'il est vu jouer à Nantes, comme quoi tout est histoire de perception.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Ben merde, c'est mon quartier dont tu parles ! Pourquoi j'ai jamais vu Japhet, moi ?!
Naoned Citizen Niveau : Loisir
Complètement d'accord.
J'ai 38 piges, Japhet est le joueur que j'ai le plus aimé voir jouer au foot. Mais Henri Michel est le vrai numéro 1 dans l'histoire de ce club, c'est une évidence..

A mon sens,
1- Michel
2- Bossis
3- N'Doram
4- Amisse
5- Vahid

Pendant que j'y pense, manque aussi l'ami Angel Marcos
4 réponses à ce commentaire.
En dépit de mon amour inconditionnel pour le sorcier de la Beaujoire, ne pas mettre Henri Michel n°1 est une véritable hérésie.
Putain, qu'est-ce que j'aimerais avoir une DeLorean pour me faire un match à Saupin à la fin des 70's.
TheDoctor Niveau : CFA2
Je te comprends, voici qui peut soulager ta peine : http://footballia.net/

D'ailleurs les matchs de Nantes sont bien représentés avec les classiques aller-retour contre l'Inter ou Valence par exemple.
Une petite donation au site et tu as accès à tout, ça vaut le coup crois moi.
1 réponse à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Je fais partie de ceux qui ont grandi avec l'image dégradée du Michel sélectionneur, "sac à merde" attitré des pseudo-rebelles 90's, caricaturé par les médias en une sorte de Baron Harkonnen fat et orgueilleux.

Merci pour cet article absolument brillant qui permet de se faire une idée précise du grand joueur que fut Henri Michel, et qui donne pas mal d'éléments pour comprendre le malentendu médiatique autour de sa personne.

PS : son analyse sur les limites du FCNA en coupe d'Europe est d'une remarquable lucidité.
Étrange que le FCN n'ait jamais fait appel à lui pour entraîner l'équipe.
Il a quitté le club en mauvais termes avec Budzinski et Suaudeau, je crois.
Kita avait essayé de la contacter par la suite, mais je crois qu'Henri Michel avait deviné à quel genre d'olibrius il avait à faire.
1 réponse à ce commentaire.
Allah Votre Niveau : Loisir
La chanson de bakavoine s'applique tellemment bien a Michel.
Mal aimé alors que ce fût un fantastique joueur et un selectionneur qui nous amene à l'or olympique et a une demie de mondial avec ce fameux quart contre le bresil qui reste, pour moi, un des plus beaux match de l'Histoire de la coupe du Monde.
Merde, c'est moi le Preums au classement alors?
Ce commentaire a été modifié.
Japhetauvillage Niveau : DHR
Euh, pardon, je dérange pas, j'espère ?
2 réponses à ce commentaire.
Il avait quand même une sacrée classe, quand je vois ces photos. J'aimerais pas que ma copine rencontre le Michel des 70s...
Tiens en parlant d'Henri Michel et de la désaffection des medias à son encontre (et du FCN en général), y'a pas une histoire de coucheries avec la femme de Thierry Roland ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Quoi ? Françoise Boulain ? Oh non, c'est elle qui réalisait Champs Élysées ! En tout cas j'espère que Drucker l'a pas touché parce que là j'aurais vraiment mal à mon Titi.
1 réponse à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié 4 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:24  //  Aficionado de l'Argentine
Effectivement, comme pas mal de monde ici, j'adore N'Doram mais pour moi, Henri Michel reste le n°1 incontesté du FC Nantes. Je reste d'ailleurs sur mon top 5 originel (dans l'ordre : Michel, N'Doram, Bossis, Blanchet, Touré).
En tout cas, le podium de So Foot reste pertinent dans le sens où il évoque trois grandes générations des Canaris : 70's (Michel), 80's (Touré) et 90's (N'Doram).

Sinon pour revenir à l'autre roi Michel, j'ai, un peu comme Alegria, grandi avec le Henri Michel sélectionneur mais surtout celui des dernières années, c'est-à-dire l'époque du fameux "sac à merde" de Canto qui m'a marqué quand j'étais gamin. Autant dire une image un peu dégradée...
Et puis, progressivement j'ai réalisé que ma première grande émotion footballistique, à savoir France-Brésil 86, venait par procuration d'Henri Michel. Ensuite, c'est vraiment le Mondial 98 et son superbe Maroc (sans doute l'une des éliminations au 1er tour les plus injustes de l'histoire des CDM) mené par Hadji, Naybet et Bassir, qui m'a mené à m'intéresser au personnage.
Et là, j'ai réalisé à quel point le joueur avait pu être un monstre à son époque et une légende vivante du FC Nantes. Je ne l'ai pas connu de mon vivant mais de ce que j'ai pu en lire/voir/entendre, Henri Michel, c'était vraiment la classe, la sûreté, la maîtrise technique, l'intelligence tactique, la vision du jeu et l'élégance incarnées ! Un profil qui me fait un peu penser à celui des Blanc, Baresi, Rijkaard, Passarella, Beckenbauer ou Chumpitaz (bien que Michel soit beaucoup moins coté que tous ceux-là).
Bref, un grand monsieur du football, ô combien sous-estimé...